VULNERA SAMENTO FERME SES PORTES ▲
Merci à tous pour avoir pris part à cette formidable aventure.

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BORIS&PHOENIX ❧ I think I saw you in my sleep [pm]
ϟ celui qui lit ce titre est un elfe de maison. Ceci était la touche d'humour de Thor.
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Message Posté Dim 12 Mai - 18:32.



This one's for the lonely, the one's that seek and find
Only to be let down time after time

★ noms des participants: phoenix sherwood & boris fedorov.
★ statut du sujet: Privé.
★ date: Fin de mois.
★ heure: La nuit
★ météo: il neige dehors
★ saison: 2.
★ numéro et titre de l'intrigue globale en cours: 004
★ numéro et titre de l'intrigue en cours: 004
★ intervention de dominus: Nein
★ récompenses: Nein è_é





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Message Posté Dim 12 Mai - 21:07.



« I don't want love. »

J'essayais d'entendre une quelconque parole. J'essayais de me dire que rien n'était fini. Sauf que tout n'était qu'une lente descente aux enfers. Un cauchemar qui n'avait pas de fin, et qui n'a pas eu de début. Et plus le temps passe, plus on essaye de se demander par quel moyen on a pu arriver à ça. Par quel moyen on a réussi à se perdre. Par quel moyen on s'est transformés en machine, qui n'était guidée que par la rancœur. Puis on repense à la douleur, on repense aux échecs, aux opportunités, et aux mots qui ont étés dit. On repense à nos actions, et on se rend compte qu'au final, la seule chose qui restait à faire, c'était de se venger. D'agir comme une personne sans le moindre sentiment. Comme s'il n'y avait pas de lendemain, et comme s'il n'y avait pas d'autres solutions. On refuse toute l'aide qu'on essaye de nous apporter. Parce que la déception est trop forte. Elle n'est pas acceptable. Elle est tout simplement trop dure à gérer. Alors on reprend les mêmes erreurs, avec des personnes différentes, sans qu'elles ne s'en rendent compte. On oublie l'innocence et la naïveté, parce qu'elles ont étés sacrifiées au profit de la réalité. De la douleur. Et de la colère.

J'ai continué à ne rien ressentir. À vider mon cœur de tout sentiment. Parce que c'est ça qui nous détruit. L'humanité. Ce besoin incessant de souffrir pour comprendre. On rejette l'amour, et on rejette la compassion. On rejette la haine aussi. Parce qu'on apprend qu'elle n'est pas suffisante pour effacer les regrets. On essaye de trouver des passe-temps, on essaye de s'occuper en jouant. Et en pariant. On se laisse emporter dans un flot de péchés qui ne nous appartiennent pas, et le plus dur, c'est de se dire que c'est par notre propre faute que l'on souffre aujourd'hui. J'avais besoin de faire comme si c'était de la sienne. J'avais besoin de rester comme ça. À vivre, parce qu'il fallait respirer. À marcher, parce que c'était ce qu'il fallait faire. C'était ridicule, mais c'était tout ce que j'avais. J'ai tellement attendu pour que quelque chose arrive. J'ai passé ma vie à attendre que quelqu'un me rattrape, que c'était bien trop dur de voir cette personne me laisser tomber à nouveau. Alors je refusais toute les excuses. Je refusais de voir une explication. Je continuais à jouer. À laisser ma peau se faire marquer par leurs lèvres. Je continuais à fermer les yeux, en imaginant une autre échappatoire, sans jamais pouvoir l'atteindre à temps. Parce que la vérité, c'est que je n'en voulais pas vraiment.

C'était un Mokop dont j'avais oublié le nom. Un visage sans traits. Je continuais à l'embrasser en prétendant posséder une certaine conviction. Je courrais après un souvenir qui n'existait déjà plus. Une illusion sans la moindre logique. Une vie passée qui était déjà oubliée pour l'un d'entre nous. Le soucis c'est que je n'avais plus rien à perdre. Et plus rien à gagner. J'avais connu la peur de rester seule, et je savais maintenant que c'était encore pire d'être à nouveau accompagnée pour revenir à la solitude. Puis les minutes passèrent, et on était toujours au même point. J'étais toujours en train de m'accrocher à un souvenir. Sans le comprendre. Puis d'un commun accord, le Mokop et moi décidions de retourner à nos salles communes. Parce que ça n'avait aucune valeur. Aucun sens. On se retourna, et alors qu'il commençait à partir, je vis Boris, juste derrière nous. L'autre élève parti sans s'intéresser à la situation, et je me retrouvai seule face à lui. Je voulais partir. Je voulais m'en aller. Mais je savais que c'était plus douloureux de rester. Et je restais toujours en quête de la moindre émotion. De la moindre chose qui me ramènerait au stade où j'étais auparavant. Je plongeais mon regard dans le sien, sans réellement me rappeler qu'auparavant, c'était lui et moi. Et que ça semblait avoir un sens. Une logique. Juste avant que le moment ne se brise. Et juste avant qu'il ne choisisse de laisser tomber à son tour. Avant qu'il ne préfère jouer au lâche. Je reculais pour m'adosser au mur afin de garder une distance entre nous deux. Puis je croisais les bras. Parce que je voulais juste l'empêcher par tout les moyens de m'atteindre. Je voulais le repousser. Et lui faire comprendre qu'il avait déjà abandonné. Et qu'on ne revient pas en arrière. « Here to watch the show, Boris ? »
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Message Posté Dim 12 Mai - 21:50.

∞ funny you're the broken one
but i'm the only one who needed saving




De tous les types qu'elle aurait pu avoir, elle avait choisi un putain de mokop. De tous les types qu'elle aurait pu embrasser, elle avait choisi ce putain de mokop. De tous les types avec qui elle aurait pu l'oublier, elle avait choisi un putain de mokop. L'ironie du sort, c'était qu'il n'aurait même pas dû se trouver là. L'ironie du sort, c'est qu'il rentrait d'une retenue et qu'il avait juste envie d'aller se coucher. L'ironie du sort, c'était qu'il n'avait que ce qu'il méritait. Il n'avait pas le droit de lui en vouloir à elle. Il n'avait pas le droit de s'en prendre à elle. Il n'avait pas le droit de la mépriser pour ce qu'elle faisait. Il n'avait pas le droit de la juger. Il n'avait pas le droit d'être en colère. Et pourtant, il l'était. Son visage se contracta en même temps que ses poings. Mais il n'avait pas le droit d'agir. Il se contentait de regarder, planté là, au milieu d'un putain de couloir. C'était pathétique. Mais c'était la voie qu'il avait choisi. Et tous les jours, il en payait les conséquences. Et tous les jours, il la voyait avec un garçon différent. Et tous les jours, ça lui faisait le même effet. Cette envie de tout casser. Cette envie de se jeter sur lui et de l'étrangler. Cette envie de réparer les promesses brisées. Cette envie de transformer ses mensonges en cette vérité qui restait inconnue.

Il ne comprenait pas pourquoi c'était aussi difficile. Il ne comprenait pas pourquoi ça lui faisait aussi mal de la voir avec un autre alors qu'il avait renoncé. Il ne l'avait pas choisie. C'était sa décision. Ca n'aurait pas dû le faire souffrir autant. Ca n'aurait pas dû lui donner envie de hurler. Ca n'aurait pas dû être aussi compliqué. Parce que quand il la voyait avec l'autre, c'était comme si tout se brisait à nouveau. Les éclats de verre tombaient encore une fois sur le sol de leurs souvenirs oubliés. Le château de carte à peine reconstruit laissait le souffle de son orgueil l'emporter, et avec lui tous les rêves qu'il avait pu supporter. Les fantômes de cette soirée valsaient encore autour de lui. Comme pour lui montrait tout ce qu'il avait perdu. Comme pour lui montrer tout ce qu'il n'aurait jamais.

« Here to watch the show, Boris ? »

Un sourire sarcastique s'afficha sur son visage lorsqu'il leva les yeux au ciel. Il était fatigué de ses provocations. Il ne savait même pas pourquoi elle s'obstinait. Elle était visiblement passée à autre chose. Et elle le lui crachait à la gueule à chaque fois qu'elle le croisait. Il était fatigué de la voir s'afficher avec un autre que lui. Mais il avait laissé passer sa chance. Il avait tout détruit parce que c'était la solution qui le protègerait. Et il venait seulement de se rendre compte qu'il s'était trompé. Il venait seulement de se rendre compte que rien ne se déroulait comme il le voulait. Il n'était pas censé ressentir ça. Il n'était pas censé être aussi froid. Il n'était pas censé avoir envie de l'embrasser autant qu'il avait envie de la tuer. Il n'était pas censé avoir envie d'elle autant qu'il avait envie de se barrer. Il était censé ne plus rien ressentir. Et le temps n'arrangeait rien. Parce qu'il se rendait compte que chaque jour qui passait, c'était une chance de moins de pouvoir la récupérer un jour.

«  It may surprise you, but corridors were not only made for you to make out with every guy you meet. »

Alors il avait décidé de la chasser. De la faire fuir. De l'éloigner de lui, encore plus fort. Parce que c'était la seule solution. S'il ne voulait pas devenir fou, il ne devait plus jamais la voir. Le problème, c'était qu'il n'était pas sûr de le vouloir. Parce que cette souffrance, cette douleur qui le déchirait, l'étalage de toutes les promesses qui n'existaient que dans ses rêves, c'était tout ce qui le rattachait encore à elle. Et il n'était pas sûr de vouloir abandonner ça. Pas encore. Alors il restait planté devant elle à attendre un miracle qui ne viendrait pas.

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Message Posté Dim 12 Mai - 22:30.



« And I've seen your flag on the marble arch, and love is not a victory march : It's a cold and it's a broken Hallelujah. »

Il n'y avait pas de justice. Pas de véritables voix qui guideraient ceux qui s'étaient perdus. Il n'y avait pas de choix, pas de vérité. Il n'y avait que des mensonges. Des histoires toujours plus idiotes, des mensonges toujours plus gros. Il n'y a que les sentiments qui détruisent le reste, et qui nous présentent nos plus grandes peurs. Il n'y a pas de courage et de valeurs dans l'être humain. Ce n'est que perfidie. Malheur. Manipulation. L'homme est fait pour détruire. Il est fait pour créer des larmes, et pour créer la douleur. Il est là pour se disputer la première place et pour prétendre être plus fort que le destin. Il est là pour fuir ses propres démons, pour essayer de les détruire un à un. Mais il est aussi là pour être un lâche. Il est là pour défendre son territoire, et pour laisser partir les choses auxquelles il tient, au fur et à mesure. Et c'était ce que je faisais. Je correspondais à tout les critères. Je me cachais derrière ma propre fierté. Je me cachais derrière la lâcheté, et derrière la honte. Parce que la vérité, c'est que je voulais une réaction. La vérité, c'est que je voulais voir que je voulais dire quelque chose, pour lui. Que je n'étais pas une simple passade. Je voulais voir que je n'étais pas une simple erreur. Mais j'avais tellement mal à force de penser à toutes les différentes possibilités que j'ai continué à le détruire, au fur et à mesure que je me détruisais moi aussi. Je me cachais derrière la recherche de ce qu'il était le seul à pouvoir me donner. Je me cachais derrière la jalousie et derrière la colère. Et je savais que là encore, je faisais une erreur. Mais j'avais peur de devoir prendre les devants. J'avais peur de devoir le chasser sans jamais pouvoir l'attraper. Parce que c'était comme vouloir fuir et chercher la même chose. C'était paradoxal. Et j'avais peur de m'affronter à ce genre de sentiments, parce que je n'étais pas prête à les gérer. Et il n'étais pas prêt à m'y aider, de toutes façons.

« It may surprise you, but corridors were not only made for you to make out with every guy you meet. » Il y avait comme de l'amertume cachée dans sa voix. Comme si il réprimait sa rage. Mais encore une fois, je ne pouvais pas me permettre de penser comme ça. Je ne pouvais pas me permettre de penser comme si j'avais une quelconque valeur, puisqu'il a été clair depuis le début. Je n'étais rien qu'une emmerde de plus. Et peut être que ce qui me gênait, c'était que j'étais incapable de démentir sa pensée. J'étais toujours la même. Je cherchais à m'envoler au loin, tout en gardant les pieds sur Terre. Je cherchais à fuir et je cherchais à rester. Et lui, il n'avait pas envie de se battre. Il avait choisi de se battre pour lui même. Il avait choisi la liberté. Et j'aurai tellement aimé faire le même choix. Parce que ça semblait si simple pour lui. De continuer à marcher, seul. Sauf que le problème, c'est que j'avais besoin de savoir que je comptais. Pas pour un instant. Pas pour l'espace d'une seconde.

« Oh really ? Thanks for you wise advice. I also believed nurseries were made to cure people, not to fuck them on a wall and taking away their virginity but well, obviously, we both misunderstood each other. » C'était plus loin que de l'ironie. Plus loin que du sarcasme. C'était de la douleur pure qui ressortait sous forme de flèches empoisonnées. Sous forme de poignards. Parce que j'avais besoin d'expulser cette colère. Cette rage. Mais plus que tout, la déception. Parce que c'était ça qui dominait, par dessus tout. C'était ça qui rendait la guérison impossible, si guérison il y avait. Et la vérité c'est que je savais que je continuerais à lui en vouloir. Que je continuerais à l'aimer et à le détester en même temps, et je m'en voulais d'être sotte à ce point, parce que je savais qu'il y avait des choses qu'on ne peut pas avoir. Des choses qui seront toujours inaccessibles. On essaye tant bien que mal de se protéger contre le chaos, contre le carnage de l'impact, mais ça fait toujours aussi mal quand on réalise qu'on attend quelque chose qui, quoi qu'il arrive, n'arrivera jamais pour nous.« Anyway, now that's settled, I should go, since, you know, we're done, back to what we were, back to nothing, whatever you want to call this. » Je continuais à le regarder. Parce que c'était comme ça que je trouvais le peu de courage que je possédais. Parce que c'était comme ça que j'empêchais les larmes de couler. Parce que c'était comme ça que je continuais à avancer et à fuir. Sans grand succès. Parce que quoi que je fasse, je me rappelais à chaque fois qu'il avait gagné. Parce qu'il avait réussi à se détacher avant moi.
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Message Posté Dim 12 Mai - 23:06.

∞ where there is desire there is gonna be a flame
where there is a flame someone's bound to get burnt




« Oh really ? Thanks for your wise advice. I also believed nurseries were made to cure people, not to fuck them on a wall and taking away their virginity but well, obviously, we both misunderstood each other. »

Son visage se figea. Toujours contracté. Toujours froid. Mais figé. Parce qu'il n'avait pas pensé à ça. Il n'avait jamais pensé à ce qu'elle pourrait ressentir. Parce que maintenant elle lui racontait son histoire. Elle lui racontait ce qu'il avait toujours refusé de croire. Elle lui racontait ses peurs. Elle lui racontait sa colère. Elle lui racontait tout ce qu'il avait oublié. Parce qu'il s'était toujours dit que c'était mieux pour elle qu'elle ne sache pas qui il était. C'était mieux pour elle qu'elle ne découvre jamais que la vie le terrifiait. C'était mieux pour elle qu'elle ne découvre pas tout ce qu'il avait perdu. Qu'elle ne découvre pas qu'il ne retrouverait jamais rien.

Dans les rares moments comme celui-ci, le temps semblait s'arrêter. Ses yeux se perdaient dans ceux de Phoenix à la recherche de la preuve du mensonge. Mais il n'y trouvait que des vérités. Comme si elle abandonnait le jeu. Comme si elle abandonnait les illusions. Comme si elle espérait qu'il lui retourne la faveur. Si seulement. Si seulement il pouvait. Parce que déjà, les flammes de ses regrets le consumaient. Déjà, les cendres tombaient autour de lui. Déjà, tout tombait en miettes. La façade qu'il avait construit exprès pour ce moment là. Le masque qu'il avait enfilé. Tout ce qu'il avait fini par accepter s'effondrait. Il n'arrivait pas à y croire. Il n'arrivait pas à se dire qu'il avait été tout ce qu'il détestait. Il n'arrivait pas à se dire qu'il avait fini par la blesser avec ses conneries. Parce que dans les rares moments comme celui-ci, plus rien ne comptait à part ce qui restait en face de lui. Et déjà, elle s'en allait.

.«  Anyway, now that's settled, I should go, since, you know, we're done, back to what we were, back to nothing, whatever you want to call this. »

Il refusait de la voir partir une nouvelle fois. Il refusait de continuer à échouer. Encore et encore. Pourtant, c'était ce qu'il s'était condamné à être. Celui qui l'avait laissé en plan. Celui qui n'en avait plus rien à foutre. Celui qui se foutait de sa gueule. Il avait cru qu'il serait plus facile de la fuir que de la laisser s'enfuir. C'était con. C'était con parce qu'elle s'en irait de toute façon. Et lui, il avait tout gâché. Et ça le rendait fou. Il prit une inspiration.

«  Wait, what did you just say ? »

Peut-être que ça marcherait. Peut-être que ça la ferait rester. Peut-être qu'il pourrait encore profiter de ses yeux quelques instants. C'était comme un pari. Comme s'il misait pour sa vie. Il gagnait du temps. Parce que plus il fuyait cette fille, plus il pensait à elle. Parce que tout ce qu'il chérissait venait d'être détruit, encore une fois. Parce qu'il n'avait plus rien, mais qu'il continuait de lutter. Comme s'il lui restait quelque chose à défendre. En réalité, il ne lui restait que des cendres froides.

«  Why didn't you tell me ? »

On ment. On ment pour se protéger. Parce que c'est plus facile de trouver des parades que de livrer aux autres tous ses secrets. Et lui, planté là, comme un con, étouffé par tous ses regrets, il se demandait si ça en valait encore la peine. Mais il le sentait déjà qu'il ne la méritait pas. Il le sentait déjà que c'était fini avant que ça n'ait pu véritablement commencer. Parce qu'il avait merdé. Et qu'il ne pouvait plus rien lui reprocher. Alors, il s'avança vers elle. Il attrapa son bras pour la forcer à lui faire face.

«  Why didn't you fucking tell me ? »

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Message Posté Dim 12 Mai - 23:39.



« You and me, we’re doomed. »

« Why didn't you fucking tell me ? » Et en l'espace d'un instant, c'était tout qui s'écroulait à nouveau. Sa main brûlait ma peau nue. Ses paroles résonnaient comme une sentence. Comme le souvenir que je n'arrivais pas à enlever de ma tête. Comme les millions de choses que j'aurai aimé dire, et que j'ai préféré garder sous silence. Comme les millions de choses que j'aurai dû faire, mais que je n'ai jamais fait. C'était un éternel recommencement. Une erreur qui se reproduisait encore et encore, et qui faisait plus de mal qu'autre chose. Le problème, c'est qu'il y a toujours eu l'espoir. Que j'avais beau continuer à l'ignorer, il revenait à nouveau. Il m'offrait la possibilité de penser pendant un instant qu'il ne s'en fichait pas. Que tout ça voulait dire quelque chose pour lui. Et la vérité, c'est que j'aurai voulu que ça ait un sens pour lui, comme ça en avait eu un pour moi. Parce que je lui avais fait confiance. Je lui avais fait confiance jusqu'au bout, et ça n'avait pas payé. Ça n'avait pas de sens. Ça n'en avait plus. Et ça n'en a peut être jamais eu pour lui. Et c'était plus compliqué de l'accepter. Accepter que quoi qu'il arrive, je me rappellerais de ce moment comme le moment où je n'ai pas su l'empêcher de me laisser partir. Celui où il a quand même choisi de fuir. Et où je l'ai laissé faire.

Je me rappellerais de toutes les choses que je ne lui ai pas dite, parce que j'avais peur, et parce que je craignais de le voir partir. Et aujourd'hui, il l'apprenait parce que c'était trop dur de continuer à faire semblant, de continuer à faire comme si tout n'avait aucune importance. Parce que ça en avait une. Et que ça me brisait à l'intérieur de voir que quoi que je fasse, j'étais coincée. J'étais toujours à la case départ, et il était déjà non loin de l'arrivée. Parce que ce que ça nous avait appris, c'est qu'on fuyait. Tout les deux. Qu'on fuyait les responsabilités, et qu'on fuyait l'inconnu. On préférait détruire, et on préférait la douleur à n'importe quel autre sentiment. C'était pour ça qu'on s'était détesté au départ. C'était pour ça qu'on avait déversé notre haine. Et qu'on avait continué à se haïr. Jusqu'à ce que la haine se transforme en quelque chose de plus fort, mais de plus étrange. Et la seule chose qu'on pouvait faire, c'était observer le château de carte s'écrouler sous nos pieds, tandis qu'on tombait à nouveau dans le vide, sans la moindre idée de ce qui allait se trouver en dessous. Sans pouvoir savoir si l'on se rattraperait en route pour affronter la chute à deux. Et sans savoir si on allait réussir à s'en sortir.

Je répondis presque instantanément après sa troisième tentative. Parce qu'au final, il n'y avait plus aucune raison de continuer à le cacher. Parce qu'il gagnait, encore et encore, et que ça faisait de plus en plus mal. « Because I was scared you would leave ! » Ma voix se brisa un peu sur les derniers mots, et je continuais à le regarder quand même, parce que c'était encore une fois la même lutte pour le pouvoir. J'étais aveuglé par la colère, et par la déception. J'étais aveuglé parce que je savais qu'il m'avait emmené quelque part pour m'y perdre. Qu'il m'avai t laissé me perdre, et que c'était plus dur à accepter que quoi que ce soit d'autres. Quand je repensais à toutes les raisons qui m'avaient poussées à lui cacher, c'était celle que je venais d'énoncer la plus réelle. Celle qui m'avait poussé, sur le moment, à prétendre. À mentir. Et j'apprenais aujourd'hui que la vérité finit toujours pas se faire savoir. Elle finit toujours par ressortir, quel que soit le moyen. Je sentais mes orbes brûler.

Alors j'utilisais les dernières forces qu'il me restait pour reprendre, après le silence que je venais de jeter. « But in the end, it didn't prevent you from doing so later on, did it ? » C'était ça ma plus grande peur. Celle de continuer à voir les gens partir. Celle de continuer à les observer au loin, sans qu'ils ne se retournent pour voir si je les suivais. Et c'était ce qu'il avait fait. Et il ne s'en rendait tout simplement pas compte. Il pensait à ses propres sentiments, à ses propres craintes, sans se soucier des miennes. C'était ça qui m'empêchait de lui pardonner totalement. Une nouvelle fois je me retournais pour partir, en m'aidant de ma main pour retirer la sienne qui avait agrippé mon bras. « Well, it doesn't matter now anyway, so you can just let me go. » Et une fois de plus, je me retournais, en espérant à la fois qu'il ne me rattrape pas, et à la fois qu'il me rattrape.
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Message Posté Lun 13 Mai - 0:17.

∞ only miss the sun when it starts to snow
only know you love her when you let her go




C'était lui qui avait réclamé la raison. C'était lui qui avait réclamé la sentence. C'était lui qui avait rendu les armes. Parce qu'il avait abandonné le rôle de celui qui n'en avait rien à foutre. Il avait abandonné le rôle de celui à qui tout survivrait. Il avait quitté son déguisement comme un quitte une maison vide. Parce qu'il s'était dit qu'il y avait peut-être une raison à tout ce non-sens. Et cette raison, il la voulait. Il la voulait comme on se jette dans un puits sans fond. Il la voulait comme on plonge la tête la première dans l'eau glacée. Il la voulait comme on se laisse tomber du haut d'un précipice. Il la voulait parce qu'il en avait marre de regarder en arrière sans comprendre. Il la voulait désespérément. Parce qu'il avait beau pensé qu'il s'habituerait à la douleur, ça lui faisait toujours le même effet. A chaque fois qu'il la voyait. A chaque fois qu'il l'écoutait. C'était comme si elle lui ouvrait sa chemise pour lui arracher son cœur.

C'était lui qui avait réclamé la raison, mais maintenant il avait peur. Il avait peur de tout ce que ça impliquait. Il avait peur de s'être trahi. Mais ça n'avait plus vraiment d'importance, après tout. Parce que tout se perdrait avec ses mots. Parce qu'elle porterait le coup fatal à tout ce qu'il protégeait. Parce qu'elle lui enfoncerait une dague en plein cœur et qu'il ne pourrait rien faie pour l'arrêter. Parce que tout ce qu'il ressentait n'avait aucun putain de sens. C'était pour ça qu'il avait toujours préféré lui mentir. Parce qu'il savait que cette fille, c'était comme du poison. C'était une putain de drogue qui s'infiltrait doucement dans ses veines. Il ne l'avait même pas vu faire. Il ne l'avait même pas senti. Jusqu'à ce qu'il la laisse s'enfuir.

« Because I was scared you would leave ! »

Et sa voix brisée résonnait contre son crâne. Because Rien de ce qu'elle disait n'avait plus d'importance. Parce qu'elle lui donnait la raison. Elle lui donnait tout ce qu'il avait toujours demandé. Elle lui donné la clé de l'énigme. La seule qui méritait d'être résolue. Il s'attendait à tout, sauf à ça. Il s'attendait à des mensonges. Il s'atendait à des mirages. Il s'attendait à un nouveau spectacle. Au dernier spectacle. Mais elle lui servait la vérité sur un plateau d'argent. Elle lui offrait tout ce qu'elle avait perdu. I was scared Et il se demanda comment il avait pu être aussi con. Comment il avait pu être aussi aveugle. Ca semblait évident. Ca lui éclaitait en pleine figure. Ca brisait toutes ses défenses. Ca brisait tous ses plans. Parce que de toutes les alternatives possibles et inimaginables, de toutes les histoires qu'il avait fini par se raconter, c'était celle qui avait le moins de sens. You would leave. Et en même temps, c'était la plus logique. Il s'en voulait. Il s'en voulait d'avoir tout foutu en l'air. Il avait cru qu'il pouvait tout contrôler. Il avait cru qu'il pouvait tout maîtriser. Il avait cru qu'il en savait trop. Il avait cru qu'il en ressentait trop. Mais là, à cet instant précis, il n'était plus que le roi déchu d'un empire de poussière et de rouille. Il sentait son sang bouillir. Il sentait tout ce qu'il avait toujours refusé d'avouer refaire surface. Et ça le rendait fou. Ca le rendait fou de ne rien pouvoir lui dire. De la regarder s'en aller, encore une fois. Alors il décida de la retenir.

« I didn't leave. You did. »

Please don't go. Another second, please. Just another second. Mais elle ne se retournait pas. Alors il passa à la vitesse supérieure. Alors il repensa à tout ce qu'elle lui avait dit. Alors il repensa à tout ce qu'il avait souffert. Alors il voulut la blesser. Encore une fois. Parce que c'était ce qu'elle faisait. Et il ne supportait plus d'être celui qui devait la sauver. Il voulait la voir sombrer avec lui. Il voulait l'entraîner dans sa chute. Il voulait se noyer avec elle. Parce qu'il était hors de question que ça se termine comme ça. Et c'était con. C'était terriblement con. Mais c'était tout ce qu'il avait.

« You were the one who closed the fucking door. I didn't make that choice for you.  »

C'était la bataille entre le bourreau et la victime. Sauf qu'il ne savait plus quel rôle il jouait. C'était une dernière tentative. Et il ne savait pas comment ça se terminerait. C'était tout ce qu'il avait perdu. Et tout ce qu'il ne pourrait jamais retrouver. C'était lui qui commençait à lâcher prise. Et elle qui commençait à se détacher.



Dernière édition par K. Boris Fedorov le Lun 13 Mai - 10:00, édité 1 fois
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Message Posté Lun 13 Mai - 0:49.



« This morning I woke up with this overwhelming fear of love, and I’m not sure if I can resurrect you. »

« I didn't leave. You did. » Je continuais à marcher. Je continuais à avancer, parce que je refusais de rester là. Parce que je refusais de continuer à entendre les mêmes promesses brisées. Parce que je refusais de continuer à le regarder me mentir, et le regarder transformer en brasier tout ce qui avait pu se passer. J'avais peur de revoir la même chose se reproduire. J'avais peur de le voir et de l'entendre me détruire. Parce que ça me faisait tout simplement trop mal de savoir qu'il me détruisait parce qu'il en avait la possibilité. De savoir qu'il prenait du plaisir à tout effacer. Comme s'il avait tout prévu. Comme si il s'était rendu compte que j'étais naïve. Que j'étais la plus faible d'entre nous deux. Et je ne savais pas quoi penser. J'étais perdue au milieu du chemin, et j'entendais toujours sa voix résonner, comme pour me rappeler qu'il était déjà infiltré à l'intérieur de mon esprit, et qu'il était là pour me détruire. Pour me réduire en miette, et m'interdire toute la joie que j'avais essayé de conserver jusque là.

« You were the one who closed the fucking door. I didn't make that choice for you. » C'est le signal qui déclencha l'ouragan qui était contenu à l'intérieur de moi. Les hurlements, les cris, le dégoût. L'impression que tout nous échappe, et que tout est tellement éphémère qu'au final, on ne parvient jamais à retenir les souvenirs. Je m'arrêtais, toujours retournée, incapable d'avancer, ou de me retourner. Je fermais les yeux. J'espérais que si je priais assez fort, les tremblements cesseraient. Que si je restais dans le noir assez longtemps, il s'en irait. Qu'il abandonnerait. Mais je pouvais toujours entendre sa respiration, je pouvais toujours le sentir derrière moi. Et c'était presque cruel de le laisser me torturer de cette façon. Le laisser jouer avec mon destin, et avec ce qui restait de moi. Un vassal brisé. Un corps sans âme. Sans cœur. Sans espoir, et sans vie. Un corps qui se préparait à se jeter au bord du précipice, parce que tout ce qui le retenait, les moindres chaînes qui l'en empêchait jusque là, s'étaient détachées.

Une grande inspiration. J'ouvrais les yeux à nouveau. Parce qu'il n'y avait plus de moyen de se cacher. Plus aucun moyen de disparaître, de fuir. C'était lui contre moi. Et c'était la bataille finale entre nos propres démons et tout ce qui nous a mené à cette situation. C'était la vision du brasier, attirante et repoussante à la fois. L'envie de rester et l'envie de partir. Je me retournais lentement, et commençait à avancer. Mes mains tremblaient toujours. « Excuse me ? Are you fucking kidding me ? » C'était plus que de la haine. C'était plus que de la colère. C'était un sentiment perdu quelque part entre l'amour et le dégoût. Un sentiment inexplicable, plus fort encore que l'indignation. Parce qu'il mentait. Parce qu'il devait mentir. Parce que j'étais incapable de voir un seul scénario où il ne serait pas le méchant de l'histoire. Je m'approchais encore de lui, jusqu'à ce qu'il ne reste qu'un seul mètre entre lui et moi. « I may have be the one who closed the door, but you were the one who told me leave. » Ce n'était plus de l'ironie. C'était la vérité, pure et simple. Et c'était celle que je refusais d'admettre, et qu'il refusait de comprendre. « We are back to square one because of you. We are in this situation because of you. And I'm in this fucking mess because of you. » J'accentuais à chaque fois que le fait que c'était de sa faute. Parce que j'avais besoin de continuer à croire qu'il avait merdé. Parce que j'avais besoin de continuer à croire que je n'avais négligé aucune possibilité. Et que c'est lui qui nous avait mené vers cette situation.

« Because you can't help yourself, you're always lying. You lied when you said you weren't playing me. You lied when you said you wanted me. And you lie again because you can't admit you're the one who screwed this up. » Une fois de plus, je plongeais mon regard dans le sien. Je l'affrontais, parce que c'était ce qu'on avait fait, depuis le début. Et qu'encore une fois, j'attendais sa réaction. J'attendais de savoir ce qu'il allait faire. Parce que je savais qu'un jour, je partirais pour de bon. Et il n'y aurait plus de dernières chances. « I mean, do you even know what do you want ? »

I swear it's different 'cause I'm lonely
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Message Posté Lun 13 Mai - 1:34.

∞ come on skinny love just last the year
pour a little salt we were never here.




Because of you. Tout ce qu'ilvoulait lui dire s'enfermait dans un silence deplomb. Tout ce qu'il voulait lui montrer s'envolait avec ses mots à elle. Parce qu'encore une fois, elle lui crachait la vérité à la gueule. Sauf que cette fois-ci, le miroir ne se brisait pas. Cette fois-ci, les mirages ne s'évanouissaient pas. Cette fois-ci, les illusions ne disparaissaient pas dans l'air ambiant. Non, cette fois-ci, tout explosait. Tout s'envolait. Cette fois-ci, il ne pourrait pas recoller les morceaux. Cette fois-ci, il ne pourrait rien réparer. Parce qu'il n'y avait plus rien. De ses défenses, de ses citadelles, de ses putains de mensonges, il ne restait même plus les ruines. Il ne restait que le constat éphémère et profondément dégueulasse. Il ne restait rien. Because of you. Et chaque mot le rendait fou de rage parce qu'il était criant de vérité. Chaque mot le rendait plus lâche qu'il ne l'avait jamais été. Chaque mot lui faisait prendre conscience de tout ce qu'il avait fait. De tout ce qu'il était en train de perdre. Ses souvenirs, elle les envoyait valser. Elle les chassait comme on chasse des démons. Ses promesses, elle les brûlait avec tout le reste. Et bientôt, il n'y aurait plus que des cendres froides. Bientôt, il n'y aurait plus que la triste vérité. Il n'avait rien de plus que les autres. Son courage était imaginaire. Et sa peur était magnifique. Because of you. Il aurait pu lui dire d'arrêter. Il aurait pu se barrer comme il l'avait déjà fait tant de fois. Mais, comme à chaque fois qu'il était avec elle, il n'y arrivait pas. You can't help yourself. C'était plus fort que lui. Il mentait. Il s'inventait des histoires, parce qu'elles étaient plus facile à croire que la réalité. C'était plus facile de se dire qu'il voulait la protéger, plutôt que de s'avouer qu'il avait peur. C'était plus facile de se dire qu'il faisait tout ça pour elle alors que non, vraiment, c'était pour lui. Il était égoïste. Il était faible. Dans l'histoire, il n'avait jamais été le héros. Jamais. You're lying. Et juste comme ça, elle savait tout. Et juste comme ça, il n'avait plus rien. Elle lui avait tout pris. Ses excuses bidons. Ses prétextes à la con. Ses masques et ses sortilèges. Juste comme ça, elle avait détruit tout ce qu'il pensait encore posséder. Juste comme ça, il se retrouvait face à tout ce qu'il avait toujours fui. Face à cette vérité à laquelle il avait tant de mal à se faire. Face à cette réalité insoutenable et terriblement irréductible. Face à la fatalité qu'il avait longtemps fui. Et qui avait fini par le rattraper. You screwed this up. Il avait merdé. Il s'était tellement enfoncé dans ses propres mensonges qu'il n'en voyait pas le bout. Il arpentait le dédale de sa conscience à la recherche de la solution. Parce qu'il savait que le moment viendrait où il devrait choisir. Parce qu'au fond, il avait le choix. Il pouvait remplir ce vide qui le hantait. Ou il pouvait rejoindre ses peurs. Comme il l'avait toujours fait.

« I mean, do you even know what you want ? »

Là. C'était là, maintenant, qu'il devait choisir. Le héros ou la victime. Le courage ou la lâcheté. Lui, ou elle. Il aurait tout donné pour arrêter le temps. Pour s'enfuir, une dernière fois, de toutes les responsabilités qu'il pouvait avoir. Parce que parfois, ça devenait difficile de ne pas penser à la mort tant la vie l'effrayait. Parfois, ça devenait difficile de se regarder dans les yeux sachant tout ce qu'on mentait. C'était plus qu'une histoire d'honneur. C'était plus qu'une histoire de gloire. C'était son histoire à lui. C'était son échappée belle. L'occasion ou jamais de fuir tous les mensonges dans lesquels il avait grandi. Et son cœur battait à cent à l'heure. Mais il ne le lui montrerait jamais. Parce que si elle savait, il était foutu. Et puis il se rendit compte qu'il était déjà fait comme un rat. Il était au pied du mur. Il ne pouvait plus avancer. Il ne pouvait plus reculer. Elle l'encerclait, elle et son regard hypnotisant. Elle et toutes ses insistances. Elle et tout ce qu'il avait toujours fui. Et au fond, ça le dégoutait. Le regard qu'elle posait sur lui le dégoutait. Parce qu'elle se trompait. Et c'était de sa faute. C'était lui qui avait créé ce mensonge. Il était tombé dans son propre piège. Il avait échoué. Et il voulait tellement être le héros qu'il oubliait tout.

«  I'm not the hero. I lied. I screwed up. I fucking failed. And I'm a fool. »

Il se rapprochait d'elle doucement. Pour ne pas l'effrayer. Parce qu'il savait mieux que personne combien leur équilibre était fragile. Parce qu'il savait mieux que personne qu'elle pouvait disparaître à tout moment. Parce qu'elle était la vérité au milieu de ses mensonges. Et que s'il ne faisait rien pour les arrêter, ils finiraient par l'ensevelir avec le reste.

«  Because the only thing I can't have, I want. »

Plus il avançait. Plus elle reculait. Et finalement, elle se retrouva contre le mur. Comme la réminiscence de tout ce qu'il fuyait. Comme un signe qu'il ne vit pas à temps. Comme si l'histoire se répétait, encore et encore. Comme s'il n'apprenait jamais de ses erreurs. Sauf que cette fois, il ne mentait plus. Cette fois, ce qui le séparait d'elle, ce n'était pas les mensonges, les parades, les jeux. C'était quelques centimètres qu'il aurait tant voulu franchir. Mais tout était déjà trop dangereux pour jouer avec le feu.

«  I know what I want. And I think you do too.  »

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Message Posté Lun 13 Mai - 2:12.



« And I would come back and admit that it wasn't your fault. But I'm tired and unwilling to be the only one who was wrong. »

Tout se résume toujours à un choix. Tout se résume toujours à ça, au final. Quand on fait un choix, on définit ce qui se passe pour le reste du temps. On fait ce choix, sans réellement en avoir conscience. Sans réellement comprendre son importance. Parce qu'on a besoin de continuer à croire qu'on fait le bon. On a besoin de continuer à croire au futur, et aux heures qui ne sont pas encore passées. On a besoin de croire à tout ce qui n'existe pas encore, et à tout ce qui aurait pu être évité. On a besoin de croire au futur, et au bonheur qu'il pourrait apporter. Parce qu'une fois de plus, on refuse de croire au pire. On refuse de croire que tout pourrait s'en aller une nouvelle fois. On est toujours tellement sûrs de nos choix qu'ils deviennent presque une méthode de vie. Ils guident notre conduite, et ils guident notre cœur. Parce qu'il est inutile de faire comme si ils ne comptaient pas pour nous. Parce qu'ils définissent ce que l'on est. Et à chaque minute de notre existence, on décide toujours de les chérir un peu plus. « I'm not the hero. I lied. I screwed up. I fucking failed. And I'm a fool. » C'était comme une page qui se tournait. Comme s'il n'y avait plus de faux semblants. Plus de mensonges. Et pourtant, il y avait toujours ce doute, cet infime doute que la trahison pouvait toujours frapper. Qu'elle pouvait encore détruire les mots. Et qu'elle était encore plus présente que jamais.

C'était quelque chose que je ne pensais jamais entendre. L'aveu. C'était l'abandon de toute fierté. L'abandon de tout ce qui définissait sa personne. Et la prise de risques. Parce qu'il y avait encore une chance pour que je sois celle qui finisse par lui dire de partir. Parce qu'il y avait encore une chance pour que je le fasse fuir. Et à ce stade, j'ignorais totalement quel serait mon choix. Parce que j'avais peur de retomber d'encore plus haut. D'avoir encore plus mal. Et de souhaiter disparaître de plus en plus. D'utiliser tout les moyens possibles pour fuir la réalité, comme je l'avais si bien fait jusque là. « Because the only thing I can't have, I want. » Il s'approchait dangereusement et je craignais de revivre la même scène. Je craignais que la seule chose qu'on puisse jamais avoir, était ces moments isolés, ces moments où tout semblait simple, et compliqué à la fois. Je reculais de plus en plus. Je perdais du terrain, et rapidement je me retrouvais dos au mur. Sauf que tout était moins violent. Moins incohérent. C'était la conséquence. Celle qu'on attendait depuis le début. Celle qui semblait tellement peu évidente au début. Celle à laquelle nous n'aurions jamais pensé. Celle que je n'aurai imaginé lorsque j'ai quitté Poudlard pour arriver ici. « I know what I want. And I think you do too. »

Une ligne infranchissable. Une nouvelle ligne qui ne pouvait pas être dépassée, parce qu'il attendait un quelconque accord, et parce qu'il attendait quelque chose, sans prendre de décisions. Et c'était ça le soucis. Ça a toujours été ça le problème. C'est que j'étais incapable de continuer si il ne faisait pas son choix, lui aussi. Mais la vérité, c'est que j'avais peur. J'avais tellement peur que tout recommence à nouveau. Que tout se transforme en quelque chose que je n'étais pas prête à assumer. Parce qu'il restait une possibilité à laquelle je ne m'étais pas préparée. « If you're saying this because you want to fuck me against a wall again, you're the biggest bastard to ever walk the Earth. » J'essayais d'ajouter une pointe d'ironie. Parce que ça ressemblait à une protection. Un bouclier en verre qui ne résistant à rien en réalité. Et c'était visible. « Why do you think you can't have whatever you want from me ? » C'était sincère. Et c'était de plus en plus dur d'avouer la vérité. De la servir aussi nue et aussi pure. « There's nothing to stop you, it's not like I'm stronger than you are. » Je le regardai à nouveau. J'essayais de déceler le mensonge. J'essayais de comprendre ce que je n'avais pas su voir avant. Sans réel succès. Parce que je voyais de la sincérité. Et j'étais tellement persuadée d'y trouver quelque chose d'autre que je restais méfiante. « What's holding back ? Proove it. » Le dé était lancé.
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Message Posté Lun 13 Mai - 12:05.

∞ you'll see that you can breathe without no back up
so much stuff you got to understand




« If you're saying this because you want to fuck me against a wall again, you're the biggest bastard to ever walk the Earth. »

Il leva les yeux au ciel dans un soupir exaspéré. Parce que c'était une excuse de plus pour fuir son regard. Ce regard dans lequel il ne se reconnaissait plus. Il s'éloigna pendant qu'elle continuait à parler. Il avait besoin d'air. Il avait besoin de s'enfuir. Parce que tout devenait insupportable. Sa voix. Ses jugements. Cette image qu'il fuyait, mais qui revenait le hanter, comme un fantôme sans raison. Un fantôme sans pouvoir. Un fantôme sans rien. Tentatives désincarnées de garder un visage impassible quand tout au fond de lui brûlait dans un hurlement sanglant. Tentatives dématérialisées de respirer quand tout son corps lui commandait de se barrer. Tentatives magnifiques de jouer son rôle jusqu'à ce que le rideau tombe, jusqu'à ce que le dernier éclat de rire ne condamne sa tragédie. Parce que tout ce qu'il faisait. Touts ses mouvements. Tous ses regards. Tout ne reflétait que ce moment où ça s'était brisé. Et son incapacité à lâcher prise.

« Why do you think you can't have whatever you want from me ? »

Il releva les yeux vers elle.Parce que c'était la vérité. Parce qu'il avait renversé la table. Il avait tout envoyé en l'air. Il avait regardé le miroir se briser. Tomber en éclat sur le sol de sa plainte désespérée. Mais peu importait toute l'énergie qu'il mettait à le réparer depuis ce jour stupide, parce que ce putain de miroir, il serait toujours cassé. Les failles ne disparaitraient pas. Les craquelures qui l'ornaient à présent ne trompaient personne. Pas même lui.

« There's nothing to stop you, it's not like I'm stronger than you are. »

Tout le monde cherche une raison pour tout. Parce que c'est plus facile quand on peut blamer quelqu'un. Ou quelque chose. Tout le monde cherche une raison pour tout. Mais lui il avait abandonné la recherche du remède depuis longtemps. Parce qu'il avait peur de ce qu'il trouverait s'il continuait ses recherches. Il avait peur de se regarder en face. Parce qu'on dit que tout le monde a besoin de quelqu'un ou de quelque chose pour vivre. On dit que le bonheur ne se suffit pas à lui-même. On dit que l'être humain est fait pour vivre avec les autres. Et plus il y pensait. Plus c'était vrai. Plus il se séparait d'elle. Plus il avait besoin d'elle. Et lorsqu'il la regardait, parfois, il aurait juré qu'il voyait la même envie chez elle. Et au fond, il n'en savait rien. Mais c'était comme ça qu'il choisissait de s'en rappeler. C'était comme ça qu'il pensait à elle en secret.

«  What's holding you back ? Proove it.  »

Mais la vérité, c'était qu'elle n'avait jamais été là. Et qu'elle ne le serait jamais. Elle ne saurait jamais rien. Elle ne verrait jamais rien. Et lui, il devait lâcher prise. Il devait abandonner ce souvenir. Il devait abandonner ses eséprances. Il devait la laisser tranquille. Mais il se demandait quand il en serait capable. Parce que plus il la regardait, plus il s'en rendait compte. Il avait besoin d'elle. Mais elle, elle n'avais plus besoin de lui. Et ça le tuait. Ca le rendait fou de rage de voir qu'il ne contrôlait plus rien alors qu'il avait créé cette situation. Ca le rendait fou de rage de voir qu'il n'avait plus aucun pouvoir. Ni sur lui. Ni sur elle. Ni sur rien. Ca commençait par ce sentiment désagréable que quelque chose brûle dans son abdomen. Et le sentiment se généralise petit à petit. Très vite, ses poumons sont corrompus. Le reste de son corps cède à la pression. Son cœur ne prend même plus la peine de résister. La colère se propage comme un poison. La colère s'empare de lui comme une drogue. Alors son poing frappe le mur.

«   You don't get it... You don't fucking get it... »

Parce qu'elle ne comprendra jamais. Quoi qu'il fasse, elle ne comprendrait jamais. Et lui, il ne lui dirait rien. Mais déjà, tout partait en vrille. Déjà, plus rien n'avait de sens. Il tremblait, peut-être parce qu'il avait peur. Peut-être parce qu'il était en colère. Peut-être parce qu'il était froid. Il n'en savait rien et il s'en foutait. Il s'en foutait de se montrer comme ça parce que le mal était déjà fait. Parce qu'il avait déjà merdé. Parce qu'il avait déjà tout gâché. Alors il s'enfermait dans sa prison. Il s'enfermait dans des visions qui ne se réaliseraient jamais. Parce qu'il n'avait jamais été capable de tenir une promesse. Alors, puisque tout reposait déjà sur le sol. Puisque le monde était déjà recouvert de poussière. Puisque tout n'était plus que des souvenirs oxydés par l'amertume et la rancoeur. Il abandonnait.

«  Do you even know how hard it was to let you go, and let it die ?  »

Non, elle ne le savait pas. Parce qu'elle, elle était déjà passée à autre chose. Et tout ce qu'il dirait, tout ce qu'il ferait n'aurait plus aucune importance. C'était ça, la vérité. Elle n'avait pas besoin de lui. Ses yeux dans les siens. Ce regard désespéré. Tout ce qu'il avait toujours caché. Tout ce qui n'était plus. Tout ce qu'il n'aurait jamais dû dire. Tout ce qu'il ne contrôlait plus. Et ce putain de mokop. Et son ironie dégueulasse. Et ses provocations. Et le lac. Et le sexe. Tout se mélangeait pour se transformer en un monstre contre lequel il se battait. Il luttait pour ne rien lui dire. Il luttait pour tout lui avouer. Il luttait pour la regarder. Il luttait pour fuir. Sa voix était de plus en plus forte.

«  To see you with them when you could have been...  »

Il arrêta net. When you could have been with me. C'était ce qu'il aurait dit s'il en avait eu le courage. C'était ce qu'il aurait dit s'il avait pu prononcer quoi que ce soit. When you could have been with me. C'était déjà trop tard. Parce qu'il la regardait sans agir. Il lui montrait toute sa lâcheté et toute son impuissance. Et elle le regardait confronter ses peurs. Elle le regardait lutter contre les monstres invisibles qui s'emparaient de lui. Son visage contracté. Ses yeux qui la suppliaient d'arrêter de le torturer. When you could have been with me. De toute façon, il avait déjà perdu. De toute façon, il n'avait plus rien à perdre. De toute façon, il finirait par avoir mal. De toute façon, il détruisait tout ce qu'il touchait. C'était de sa faute. Peut être qu'il n'avait pas assez essayé. Peut-être qu'il n'avait jamais vraiment essayé. Alors, dans un soupir.

«  When you could have been with me.  »

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Message Posté Lun 13 Mai - 20:01.



« Take what is left of me, and make it a melody. »

Le problème c'est qu'on continuait à jouer. On continuait à tourner en rond sans jamais pouvoir se rejoindre. Et j'avais envie de faire le premier pas. J'avais besoin de lui faire comprendre qu'il pouvait avoir confiance en moi. Parce que tout partait de là. Sans confiance, il n'y avait aucune possibilité. Et je savais qu'au fond, il y avait de la confiance. Au fond, il y avait quelque chose qui nous avait permis de nous retrouver là. Mais la peur n'est pas contrôlable. Parce que j'avais passé trop de temps à craindre ceux qui m'entouraient pour trouver assez de courage et pour oublier la peur. Parce que j'ai passé trop de temps loin de l'être humain pour le comprendre dans sa totalité. Et ça me faisait souffrir. Parce que je pouvais ressentir qu'il avait mal, à cause de moi. Qu'il souffrait de la même manière, mais qu'il n'avait pas géré la peine de la même façon. Je m'étais réfugiée dans le mensonge et derrière les illusions, alors qu'il a préféré faire comme si de rien était. Il a préféré renoncer à tout, parce que c'était ce qui semblait être la bonne décision. Et au final, on se retrouvait toujours au même endroit, comme s'il n'y avait pas eu de chemin parcouru. Et comme si nous n'avions pas été capable d'évoluer.

Je sursautais tandis que son poing frappa le mur. Parce que comme tout ce qui s'était passé jusque là, c'était inattendu. C'était quelque chose que je n'aurai jamais pu imaginer. Et quelque chose dont j'avais peur. « You don't get it... You don't fucking get it... » Le pire, c'est que je comprenais. Parce que j'avais fait tout ça pour oublier. J'avais fait tout ça pour faire comme lui. Pour faire semblant. Mais je n'ai pas réussi à prétendre que ça me plaisait. Je n'ai pas réussi à me battre, parce que j'étais persuadée que je serais la seule à essayer de le retrouver. Et au fond j'ai peut être eu tort. Au fond, j'avais peut être fait une erreur, et c'était cette incertitude qui me pesait. Vivre sans savoir. Vivre en ayant peur. Et en se fermant des portes. « Do you even know how hard it was to let you go, and let it die ? » Je le savais. Je savais à quel point c'était dur d'être celle qui était laissée sur le côté. Celle qui avait été oubliée, entre les mensonges et entre les promesses brisées. Je savais à quel point c'était difficile de prétendre. « To see you with them when you could have been... » Et c'était là que je compris que c'était maintenant qu'on faisait notre choix. Maintenant qu'on abandonnait notre lâcheté, et maintenant qu'on disparaissait derrière un écran de fumée sans savoir vers où on se dirigerait. C'était maintenant qu'on se lançait dans le vide, les yeux fermés. « When you could have been with me. » C'était le signal. Celui de la vie brisée. C'était le soupir d'un homme qui avait peur d'avancer. Et je pouvais le comprendre mieux que quiconque. Parce qu'il savait qu'il pouvait tomber. Et j'avais la même peur. J'étais terrifiée à l'idée d'être obligée de disparaître, et d'être obligée de faire tout ce qui construisait mes craintes.

Le jeu devait se terminer. Il devait arrêter, avant de nous détruire tout les deux. Il devait devenir réel. Et c'était seulement maintenant que j'osais dire les choses en lui faisant comprendre qu'il n'était pas seul. Qu'on était tout les deux enfermés dans ce merdier. « Then why did you let me go ? » Je le regardais à nouveau. Perdue dans ce nouveau monde, et encore rattrapée par l'ancien. Toujours attirée par les miracles, sans pour autant les désirer. Coincée entre les millions de paradoxe qui venaient de se créer entre le passé et le présent. « Because after that, I didn't know what to do. I didn't know how to act. I just wanted to forget you. Because I thought you already had. » C'était plus dur de s'expliquer. C'était plus dur de réaliser et de lui dire pourquoi j'avais fait tout ça. Pourquoi j'avais essayé de me détruire tout en le détruisant. « So I just kept pretending. It's what we always do after all. » La réalité de l'être humain dans sa splendeur. Dans son idiotie et sa naïveté. « I trusted you and I just felt like you were leaving because you got what you wanted. » Et sans m'en rendre compte, je fuyais à nouveau dans les regrets. Je fuyais à nouveau dans les millions de scénarios qui auraient pu être réalisés, sans les désirer. Je ne voulais pas le laisser passer sa chance. Je ne voulais pas le laisser tout court, à vrai dire.
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Message Posté Lun 13 Mai - 20:55.

∞ think of all the stories that we never told
one day baby we'll be old, oh baby we'll be old.




« Then why did you let me go ? »

C'était la question sans réponse. C'était l'énigme sans clé. Peut-être qu'il aurait dû tout lui avouer. Peut-être qu'il aurait dû lui rendre la pareille. Mais il n'en avait pas la force. Il sentait le poids de son destin sur ses épaules. Il sentait le poids de tous les mauvais choix, de toutes les mauvaises décisions flotter au dessus de lui. Il n'arrivait plus à tenir. Il n'arrivait plus à porter tout ce qu'il détestait. Et il savait qu'il ne pourrait pas se libérer. Il courrait après le temps comme on chasse un démon. Il pensait qu'il maîtrisait encore ce qu'il faisait, mais il se laissait emporter par des illusions si douces qu'il en oubliait la véritable nature. Si seulement tout était plus simple, alors il pourrait tout lui raconter. Il pourrait lui dire qu'il avait peur. Il aurait pu lui dire qu'il avait mal. Mais ce n'était pas ce qu'il faisait. Il supportait en silence les jugements des autres. Et il agissait. Parce que les actions avaient toujours eu plus de portée que les mots.

Il écoutait les excuses, mais il ne les entendait plus. Il restait concentré sur ses yeux. Il restait concentré sur ce qui le rassurait. Sur ce regard qui finirait peut-être par changer, un jour. Sur ce regard qui en disait plus que tout ce qu'il aurait pu imaginer. Il y cherchait la rédemption. Il y cherchait le pardon. Mais tout ce qu'il y trouvait, c'était les promesses qu'il avait foutu en l'air. C'était toutes les histoires qu'il n'avait pas raconté. C'était tout ce qu'il avait touché et qui s'était transformé en poussière. Parce qu'ils avaient tellement essayé de tout oublier que tout leur éclatait à la figure à nouveau. Il n'était pas sûr d'avoir la force d'affronter ses erreurs. Il n'était pas sûr d'avoir la force de plonger dans les abysses et d'attendre la sentence. Et peut-être qu'il y avait une raison à tout ça. Peut-être qu'il n'était pas le seul coupable. Mais il ne voulait pas l'admettre. Parce que ça faisait trop mal de voir que tout ce qu'il avait voulu éviter avait fini par se passer. Comme si tout était écrit. Comme si tout était inéluctable. Comme si tout ce en quoi il avait toujours cru n'était que des tissus de mensonges.

«  I trusted you and I just felt like you were leaving because you got what you wanted. »

Et il avait tout fait pour. Il avait tout fait pour la tenir loin de lui. Il avait tout fait pour qu'elle le haïsse. Il avait tout fait pour qu'elle le voit comme ce qu'il n'était pas. Parce que c'était la seule façon pour lui de se protéger. Du moins, c'était ce qu'il avait cru. Parce qu'il avait continué à souffrir. Bien malgré lui, il avait continué à ressentir cette colère qui le possédait. Cette colère qui le poussait à faire ce qu'il faisait. Parce qu'elle l'étouffait. Parce qu'elle l'étranglait. Parce qu'il aurait tout donné pour qu'on le sauve de cette masse noire qui s'emparait de lui. Parce qu'il s'en voulait. Parce que tout ça, c'était de sa faute. Il avait creusé sa propre tombe. Et il y plongeait la tête la première. Il le savait. Il le savait, putain. Alors pourquoi est-ce qu'il s'était avancé vers elle avec autant de confiance ? Pourquoi est-ce qu'il avait pris son visage entre ses mains ? Pourquoi est-ce qu'il l'avait regardé dans les yeux, aussi profondément, aussi longtemps ? Pourquoi est-ce qu'il avait fini par céder à tout ce contre quoi il luttait ? Pourquoi est-ce que ses lèvres avaient fini par se poser contre celles de Phoenix ? C'était tous les secrets qu'il n'aurait jamais cru pouvoir lui révéler. C'était tous ses espoirs qu'il rassemblait dans un dernier baiser. Une tentative ultime et désespérée de lui dire ce qu'il ne pouvait pas prononcer. Parce qu'il n'avait plus les mots. Parce qu'il n'avait plus les raisons. Parce qu'il n'avait plus rien, plus rien à part ça.

Il se sépara de ses lèvres. Mais son visage était toujours prêt du sien. Il prenait le risque. Il lui laissait tout ce qu'il avait. Tout. C'était entre ses mains à elle. Et elle pouvait le détruire. Elle pouvait le briser. Elle pouvait tout faire exploser jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien. Mais peut-être que c'était déjà le cas.

«   I never really did get what I wanted, did I ? »

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Message Posté Lun 13 Mai - 21:53.



« But this is your heart, can you feel it, can you feel it ? »

Le soucis, c'est qu'on jouait sans règles. On jouait sans savoir ce qu'on pouvait perdre, et on jouait sans savoir ce qu'on pourrait gagner. Parce qu'on était effrayé d'ouvrir la porte. On était terrifiés à l'idée de suivre les obligations. On se transformait en machine, dans le but d'obéir. Et c'est les obligations qui nous font peur. C'est le fait que chacun est capable de nous convaincre. Que chacun possède un pouvoir sur nous. Alors on se fond dans la masse, on devient à notre tour un visage sans nom et sans traits. On se perd parmi les autres, on se perd parmi les monstres, comme par honte, et comme par peur. On se perd dans la foule, comme si on préférait abandonner, et comme si on voulait avancer à la fois. On avance sans faire de choix, et on se perd dans ce chemin sans issue. On reste dans le noir et dans l'incertitude. Parce que c'est comme ça qu'on se protège du mal. Comme ça qu'on fuit le négatif, et qu'on recherche une paix intérieure.

C'était comme si il ne nous restait plus qu'une chance. Comme si après tout ce temps, on cherchait toujours à disparaître, comme si on cherchait toujours l'impossible et l'irréalisable. Comme si on courrait derrière cette utopie qui n'avait pas de sens, et qui n'avait pas de fondations. On donne tout à ce miracle, comme s'il représentait notre avenir. On dessine un endroit parfait, sans jamais pouvoir y entrer. On s'imagine que quoi qu'il arrive, tout ira bien si on arrive à se séparer de l'autorité. Si on arrive à se séparer de l'opinion des autres. On suit comme des idiots, et on fuit comme des monstres de foire, sans grâce, sans respect, et sans pirouettes. On repart dans un autre monde pour redevenir quelqu'un d'autre, et pour recréer une vérité plus agréable à entendre. On sait très bien qu'on entendra toujours les mêmes questions. Qu'on lira toujours les mêmes histoires, mais on garde confiance en ce monde idyllique. On continue à laisser l'argent tomber, on continue à laisser la haine couler entre nos mains fragiles, et on laisse les sentiments nous remplir d'un courage presque inconnu. On ment, et on manipule. Et on redéfinit le monde, comme s'il nous appartenait personnellement.

Et c'était ce qu'on voulait faire au final. On voulait vivre dans un monde qui serait pour nous un véritable havre de paix. On voulait vivre dans un monde où il n'y aurait pas de choix. Pas de mensonges. Où on pourrait être les héros, les mauvais, les tricheurs ou les figurants. Un monde qui n'avait pas besoin d'être sauvé. C'est en pensant à tout ce qu'on ne pourrait jamais avoir que je sentis ses mains se poser sur mon visage. Que je sentis ses lèvres s'emparer des miennes avec quelque chose de plus, quelque chose qui ne semblait pas exister avant. Quelque chose dont j'avais pressentis l'arrière goût auparavant. Et que je n'aurai jamais pensé retrouver. Et c'était trop court. Comme pour représenter le fait que tout fini par partir. Que la vie passe si vite qu'elle semble presque ridicule. « I never really did get what I wanted, did I ? » Son visage était prêt du mien. Et c'était à moi de choisir quoi faire. C'était à moi de le détruire ou de l'accepter. À moi d'avoir peur, ou de ressentir de la joie. J'oubliais la honte. Et la culpabilité. J'oubliais les mensonges et la vérité.

« I think you did actually. » Et je m'approchais à nouveau de lui. Je bravais à nouveau l'interdit. Et je rassemblais à nouveau nos deux âmes brisées. Nos lèvres encore froides. Parce que c'était un pacte secret. C'était un nouveau mensonge, ou une nouvelle page. C'était quelque chose d'indéfinissable et d'incompréhensible. Je voulais qu'il comprenne que tout était à gagner, même si tout était à perdre aussi. Et qu'on aurait peut être la chance de notre côté cette fois-ci. Je souriais avant de déposer ma main sur sa joue. « I always knew you were slow, but I didn't expect you to be this slow. » Essayer de retourner à quelque chose de normal. C'était plus dur que je ne l'aurai imaginé. Retrouver quelque chose qui semblait réel. Qui semblait encore logique aujourd'hui. On recherchait désespérément de l'ordre dans le chaos. « So, I have to ask you again, I guess. What do we do now ? »
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Message Posté Mer 15 Mai - 14:59.

∞ with every broken bone
i swear i lived




« So, I have to ask you again, I guess. What do we do now ? »

Il y a toujours un moment où il faut sauter. Il faut se jeter du haut du précipice tout en ayant confiance que quelque chose de meilleur nous attendra en bas. Alors on fait le premier pas. La logique, les calculs, les anticipations, plus rien ne compte là bas. Et ça fait peur. Ca fait tellement peur qu'on hésite. Ca fait tellement peur qu'on fait des conneries pour éviter d'avoir à faire un choix. Ca fait tellement peur que tout ce qui nous entoure devient effrayant. Le moindre geste, le moindr e mot peut déclencher une tempête. Et ça serait tellement plus facile de courir. De partir. Mais au final, on saute. On saute parce que c'est la meilleure chose à faire. On saute parce qu'on n'a plus rien à perdre. Et qu'on a tout à gagner. Et on sait que ça va faire mal. On sait qu'à un moment où à un autre, on souffrira. Parce qu'on souffre toujours. Tout le reste n'est qu'une diversion. Mais peut-être que ça en vaut le coup. Peut-être que ça vaut le coup de souffrir si ça signifie qu'on n'aura jamais de regrets. Il prit la main qu'elle avait déposé sur sa joue dans la sienne. Il lui adressa un sourire.

« Now, I guess one of us will have to tell Jean-Ralphio.  And I definitely think you should do it. »

Mais ce n'était pas ce qui le dérangeait le plus. Jean-Ralphio finirait par s'y faire. Il le savait. Mais il y avait tout le reste. Tout ce qui n'avait pas été dit. Et tout ce qui allait les faire souffrir. Tout ce dont il avait peur. Il avait peur de s'attacher à elle. Il avait peur de lui livrer tous ses secrets. Il avait peur de tout ce qu'elle pourrait lui faire. Et pourtant, il lui faisait confiance. Pourtant, il croyait son sourire. Il croyait son regard. Il croyait tout ce qu'elle lui disait. Parce qu'il n'avait plus la force de lutter contre ce que lui disait sa raison. Il n'avait plus la force de vaincre les fatalités. Il replaça une mèche de cheveux derrèire son oreille.

« And then, there's the mokop guy situation... »

S'il n'y avait que ça, ça aurait été facile. Mais tout n'est jamais aussi simple qu'on veut bien le croire. Et au fond, il repensait à ce moment où il l'avait trouvée, au bord du lac. Au fond, il repensait à ce moment où il l'avait vu se confronter à ses peurs. Au fond, il se disait que quoi qu'il fasse, il ne pourrait jamais la sauver. Il y aurait toujours ces monstres qui la pourchasseraient. Ces monstres qu'elle n'avait plus envie de chasser. Mais il essayerait. Il essayerait jusqu'au dernier moment. Parce que c'était ça qu'il était. Il était le héros. Sûrement pas celui de tout le monde. Mais d'être le sien, ça lui suffisait amplement.

« And if you're still up for something cool against the wall, it's fine by me.»

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Message Posté Mer 15 Mai - 19:08.



« Are we human, or are we dancers ? »

On ne s'attend jamais au pire. On est toujours persuadés que tout ira bien, que le monde continuera à tourner, et une fois qu'on trouve le bonheur, on ignore tout le reste. On ignore la méfiance. On ignore la colère. On continue à vivre comme dans un rêve, parce que l'espoir est là à nouveau, et il n'y a pas de choix. Pas de monde qui ne semblent trop loin. Trop noir. On construit nos choix à deux, et on avance à deux. Parce que désormais, une simple chose appelée confiance s'est instaurée. Parce que maintenant, tout est plus logique. Et on rêve de nouvelles choses. On rêve d'avancer plus vite, et de brûler les étapes. On rêve de liberté et de miracles. De contes de fées et d'histoires à dormir debout. On veut se battre sans prendre les armes. Et on continue à prétendre. « Now, I guess one of us will have to tell Jean-Ralphio. And I definitely think you should do it. » C'était presque trop irréel. C'était quelque chose qui n'avait aucune logique, et que je refusais pourtant de voir. Je voyais ça comme quelque chose de parfaitement normal. Je sentais ses doigts s'entrelacer entre les miens. Je sentais quelque chose que je ne comprenais pas vraiment. « Well, this is going to be awkward... »

C'était presque ironique d'en être arrivé là. De voir à quel point les choses avaient changées. Parce qu'au final, on a toujours refusé de voir ce qui était en face de nous. On a toujours avancé à reculons, et sans vraiment savoir où ça nous mènerait. Parce qu'on étaient tellement certains que nous n'arriverions jamais à cette situation. Qu'on avait toujours su comment nous diriger sans nous perdre. Mais la vérité, c'est qu'aujourd'hui, on avait tout perdu. Et le pire, c'est que nous n'en avions aucune idée. « And then, there's the mokop guy situation... » Je détournais le regard. Parce que quoi qu'il arrive, on recommençait, et on retomberait à nouveau. On serait toujours perdus entre l'éternité et le néant. « And if you're still up for something cool against the wall, it's fine by me. » Je lançais un coup de poing léger sur sa poitrine en riant. « You can be so annoying you idiot. » Je le regardais à nouveau avant de poursuivre. « But we'll have time for this, don't worry. »

Je n'avais pas peur de la chute. J'avais peur d'être incapable de me relever, et de le voir tomber à sans tour, sans pouvoir le sauver. J'avais peur de ce que le futur apporterait et de tout les mondes que nous n'aurions jamais l'occasion de voir si tout se terminait aujourd'hui. Si on battait une cause perdue et qu'on mourrait pour elle. Je le regardais à nouveau, avec un sentiment que j'ignorais encore, et un sentiment qui m'effrayait. Quelque chose qui apparaissait à chaque fois que je l'approchait, et qui semblait de plus en plus barbare, de plus en plus étranger. Mais je préférais fuir une fois de plus, sans pour autant qu'il ne s'en rende compte. Je me détachais de lui lentement. « I should go, I should be asleep in my bed by now. »

Et je l'embrassai doucement, avant de disparaître au fond du couloir. Avant de disparaître sur une route qui n'avait pas encore de sortie. Et qui n'a peut être jamais eu d'issue.
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BORIS&PHOENIX ❧ I think I saw you in my sleep [pm]

T H E . H E A R T . O F . A . D R A G O N :: С Т А Н О К Т О К А Р Н Ы Й :: о б щ е ж ит и я . P O U L O U D N I S T A

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