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and the feeling coming from my bones says find a home | SOLOMONIA&NIKOLAI
ϟ celui qui lit ce titre est un elfe de maison. Ceci était la touche d'humour de Thor.
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Message Posté Sam 1 Juin - 15:38.



playing video games
watching me get undressed.

★ noms des participants: B. Solomonia Marcovic & Nikolai M. konstantinov.
★ statut du sujet: Privé.
★ date: Début du mois de janvier 2057.
★ heure: Vers 2h du matin.
★ météo: Il fait froid.
★ saison: Saison 2.
★ numéro et titre de l'intrigue globale en cours: number five.
★ numéro et titre de l'intrigue en cours: number five.
★ intervention de dominus: Non.
★ récompenses: Non.





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Message Posté Sam 1 Juin - 16:23.



coldest story ever told
_____________________________________________
he lost his soul.


Dans le dortoir des Radgentis, il y avait un endroit appelé la réserve. Officiellement, c’était là qu’étaient entassés les draps et tissus en tout genre pour que les elfes de maison puissent faire leur travail. Officieusement, c’était la seule pièce qui possédait une fenêtre qui pouvait s’ouvrir. C’est là qu’on allait tous prendre l’air. Fumer. S’enfuir quelques instants de l’enfer qu’était devenu l’institut. Se retrouver seul, juste quelques secondes, avant de ressortir affronter la jungle qui nous attendait. Je n’avais jamais eu le sommeil facile, mais depuis que j’avais revu Solomonia, c’était de pire en pire. Plus j’essayais de trouver le sommeil, moins il venait à moi. Tout ce à quoi je pouvais penser, c’était à ce qu’elle m’avait dit, l’autre jour, à l’infirmerie. J’avais beau m’interdire de rassembler mes espoirs, j’avais beau m’interdire d’en faire plus que ce que c’était, je n’arrivais plus à lutter contre moi-même. Dans le chaos qui m’entourait, elle était la seule bonne chose qui avait réussi à arriver jusqu’à moi, et j’avais tellement peur qu’on me l’enlève que ça en devenait un supplice.

Il existe des soirs où le silence mérite d’être brisé. Où les respirations ne réussissent plus à couvrir les rêves et les mensonges. Il existe des nuits où tout devient possible, et où on ne peut plus tenir en place. Il existe des nuits où, même si on est persuadé qu’on a tort, on fonce dans le tas, parce que, tout à coup, on n’a plus peur de tous les risques. Il existe des soirs où la Lune se moque de nous. Et elle brillait si clairement, cette nuit-là, que j’ai cru qu’elle m’encourageait. J’ai eu tort.

J’ai fini par me résigner. Je n’arriverai pas à dormir ce soir. Alors je me suis levé. J’ai attrapé mon paquet de clopes, mon briquet, et j’ai foutu le camp du dortoir. J’ai ouvert la porte de la réserve, et c’est là que je l’ai vue. Elle était assise sur le sol, le dos collé contre le mur. Et pour moi, c’était plus qu’une coïncidence. C’était tous mes rêves qui se concrétisaient. Je n’ai pas réfléchi aux raisons qui l’avaient poussée à venir se réfugier ici. Je n’ai pas pensé une seule seconde que c’était trop facile. Je n’ai pas vu plus loin que mon nez. J’avais tellement cru que je serai seul, que je n’avais pas pris la peine de m’habiller. Torse nu, tout ce que je portais, c’était un pantalon de jogging. Mais, de toute façon, elle avait déjà vu l’ampleur des dégâts. Je n’avais plus rien à lui cacher. J’ai allumé ma cigarette, avant de lui lancer un sourire.

« Don’t worry, it’s only a cigarette. »

J’ai ouvert la petite fenêtre pour laisser entrer l’air froid de la réalité et la lumière de la Lune qui riait déjà. Mais je n’ai pas entendu les rires. Je n’ai pas entendu les affronts. Tout ce que j’entendais, c’était mon putain de cœur qui n’en finissait pas de marteler ma poitrine. Parce que c’était peut-être là que je l’aurais enfin. C’était peut-être là que ça finirait par se réaliser. C’était peut-être là que j’arrêterai de me laisser sombrer dans les abysses. Qu’elle me tendrait la corde. Et que j’aurais enfin les couilles de l’attraper. On avait toujours été plus que des amis. On avait toujours été plus que deux étrangers. Elle le savait mieux que moi. Alors, je me suis retourné vers elle. J’ai craché la fumée, et avec elle, toutes mes craintes.

« So, what brings you here, Solomonia Marcovic ? »

Dans le dortoir des Radgentis, il y avait un endroit appelé la réserve. Officiellement, c’était là qu’étaient entassés les draps et tissus en tout genre pour que les elfes de maison puissent faire leur travail. Officieusement, c’était l’endroit où elle me détruirait. Mais ça, je ne le savais pas encore.
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B. Solomonia Marcovic
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Message Posté Sam 1 Juin - 20:00.



« Give me hope in silence, it's easier, It's kinder. »

C'était le vide, le plus dur à ressentir. La disparition de tout ce qui avait pu compter. Parce que le pire était d'affronter la réalité. De voir leur tombe alignées, en sachant qu'il n'y avait pas de retour en arrière. En sachant qu'ils ne reviendraient pas. Parce qu'on ne revient pas d'entre les morts. Parce que le moindre fantôme, le moindre esprit n'est qu'un souvenir de ce qui n'existera jamais plus. Parce que le passé appartient au passé, et que tout les souvenirs sont toujours aussi durs à comprendre et à encaisser. Parce qu'ils sont là, pour nous rappeler de ce qui a existé auparavant. On se rappelle des moments où on a failli tombé, on se rappelle de ceux où tout a disparu sous nos yeux. Et de ceux où l'on pensait que rien ne pourrait nous arracher à ce moment précis. On se rappelle des dernières paroles et des derniers mots, de la dernière respiration. Parce que c'est la seule chose à laquelle on peut se raccrocher quand plus rien n'est là. Les choses que l'on pensait acquises, et celles que l'on a pas su retenir assez fort. Et aujourd'hui, la seule chose que je pouvais faire, c'était observer le désastre qui avait suivi. Je pouvais seulement voir les inscriptions sur les pierres tombales, et je pouvais seulement me tenir debout face à la destruction massive de tout ce que j'ai pu connaître. En essayant de me rappeler pourquoi est-ce que je continuais à me battre contre quelque chose qui finissait toujours par tout me prendre. C'était me demander pourquoi est-ce que tout semblait tellement plus simple dans les livres, et dans les contes. Parce que lé héros ne se demandait jamais si ça ne serait pas plus simple de changer de côté. Parce que le héros ne se posait jamais de questions, et qu'il continuait à se battre sans même penser au fait qu'il pouvait mourir. Il continuait à vivre, sans relâcher un seul instant. Sans penser au malheur, et au désespoir. Parce qu'il savait qu'il pourrait sauver ceux qui comptaient réellement pour lui.

Je l'avais vu entrer, torse nu. J'ai vu les cicatrices et les marques, et ça me rappelait qu'il faisait parti des corps que je laissais pourrir. Au fond, je n'ai jamais été capable de rattraper ceux qui tombait. J'étais celle qui les poussait dans le vide. Et c'était trop dur à accepter. C'était trop dur de se dire que j'aurai dû faire quelque chose avant. Alors mon seul choix restait d'agir aujourd'hui. De le laisser partir. De laisser tout partir. Parce que de cette façon, la souffrance sera moindre. Parce que comme ça, je le sauvais d'une certaine manière. Parce qu'au fond, l'amour est cruel. Il nous donne tout, et nous reprends tout en l'espace d'un instant. C'est pour ça que la solitude apporte un certain réconfort. Qu'elle nous sauve, et qu'elle nous protège d'une douleur trop intense. Elle éteint tout le reste. « Don’t worry, it’s only a cigarette. » C'était ça. Les quelques instants avant que je ne détruise tout à nouveau. Parce que j'ai sincèrement pensé qu'on pourrait s'en sortir. Puis je suis allée sur la tombe de Jaroslav et j'ai compris que la mort me suivait depuis déjà trop longtemps pour que je ne puisse m'en débarrasser. Et le plus dur était d'apprendre à dire au revoir à toutes ces choses dont on a rêvé. Dire au revoir aux illusions. Les laisser s'en aller. Comme tout le reste. « So, what brings you here, Solomonia Marcovic ? »

On se dit qu'on fait le bon choix. Qu'on le fait pour la bonne cause. Pour l'amour, et pour tout ce qu'il représente. On se rassure et on se cache derrière des mensonges plus importants parce qu'on sait qu'on a tort. Mais on continue à le faire, sans relâche, comme des monstres avides de malheurs. « What makes you think I care ? » J'étais toujours assise contre le mur, une bouteille de vodka entamée à côté de moi. Parce que c'était le soulagement que j'avais. Au fond, l'oubli était plus simple, tout comme le déni. Un silence suivit, parce que j'étais incapable de me concentrer assez fort sur la colère. Sur tout ce que je voulais détruire. « Do you know the worst, about loving someone ? It's when you have to loose them. » C'était la seule ombre de vérité. Et c'était pour ça que je devais faire ça. Pour ça que je devais le laisser s'en aller. Et s'en convaincre devenait de plus en plus dur. « But you never knew that feeling right ? You chose to run away, like the coward you are. » Je regardais dans le vide, sans oser croiser son regard. Parce que ça rendait le mensonge moins réel. Ça me permettait d'éviter de le regarder dans les yeux, et de lui dire tout ça, comme si ça ne voulait rien dire. Ça me donnait du courage. « You chose to stop fighting. » Si la lumière était plus forte, il aurait pu voir que j'ai ravalé les larmes qui se cachaient dans mes yeux. Parce que tout était un jeu d'acteur. Tout était dans l'illusion du mensonge.

« Because I never did you know. I might have run away from my past but I always faced it when it came back. » Je ne le regardais toujours pas. J'essayais de gagner un quelconque sursis dans une décision que je regrettais déjà. « You didn't, you just gave up. » Encore un coup en plein cœur. Encore un mensonge de plus. Et au final, je m'en voulais plus que tout, mais c'était la seule solution, avant de se laisser attraper. Avant d'être attrapé pour être réduit en miette. Et que tout redevienne poussière. « And the worst about you is that you still think you can have me while you never were able to fight for me. » Et je relevais le regard avant de prononcer le reste. Parce que je devais créer le mensonge parfait. Parce que je devais donner tout mes efforts dans la création d'un cauchemar. « Because I probably would have chose you in the end. » Je ne laissais plus rien me perturber. Je pris le masque, et je le mis comme si de rien était. Comme si tout ça était la vérité. « I'm just glad I didn't. » C'était de cette façon que je l'avais laissé tombé. De cette façon que j'avais effacé toutes nos chances. Et de cette façon qu'on perdait. « Because in the end you chose to let go. » Il n'y avait plus rien. Et c'était dur d'admettre que c'était de ma faute. « I never made the wrong choice when I decided to go with Jaroslav. The wrong choice was to let you believe I could be yours. » C'était le vide, le plus dur à ressentir. La disparition de tout ce qui avait pu compter. Parce que le pire était d'affronter la réalité. Et d'affronter le poids de tout ce qu'on choisit de laisser partir.

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I wake up, they said we won. they didn't say what we lost
As the snowflakes cover my fallen brothers, I will say this last goodbye. Many places I have been, many sorrows I have seen, but don't regret, nor will I forget all who took that road with me. Night is now falling, so ends this day, the road is now calling and I must away. To these memories I will hold with your blessing I will go to turn at last to paths that lead home. And, oh, where the road then takes me, I cannot tell. We came all this way, but now comes the day to bid you farewell.
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Message Posté Sam 1 Juin - 22:12.



trying to prove who's right.
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just wasting time.


« What makes you think I care ? »

C'était comme une douche froide. Son ton était sec. Et, même si je ne pouvais pas vraiment voir son visage, j'aurais parié qu'il était aussi froid et impassible que ses mots. Ca me tuait, parce que j'aurais dû m'en douter. J'aurais dû savoir que ça ne serait pas aussi facile. Que c'était un piège de plus dans lequel j'avais fini par tomber. C'était toujours la même histoire. Ca se terminait toujours de la même façon. Pour une fois, juste une fois, j'avais espéré qu'elle ne me laisserait pas tomber. Pour une fois, juste une fois, j'avais osé faire confiance à mon instinct, croire tout ce que mes rêves me disaient. J'avais eu l'audace de pensé qu'elle ne s'était pas foutu de ma gueule. Mais comme toujours, j'avais eu tort. Bordel, qu'est-ce que j'étais con ! Like the coward you are. Donc, tout ça, c'était du vent. Tout ce qu'elle m'avait dit. Tout ce qu'elle m'avait laissé entrevoir. La réunion tant attendue. Ses regards. Ses paroles. Tout ça, ce n'était qu'un tissu de mensonges. Pour elle, j'étais resté le lâche. J'étais resté celui qui avait abandonné. Elle avait raison. Elle avait raison, au fond. Mais j'aurais cru qu'elle aurait su voir plus loin que les autres. J'aurais cru qu'elle, plus que tous les autres, aurait fini par comprendre combien c'était dur. Et ses mots, c'était comme du poison. C'était comme du venin qui s'infiltrait dans mes veines. Bientôt, ça atteindrait mon cœur. Et là, ça ferait mal, terriblement mal. Beaucoup plus que d'habitude. Parce que cette fois-ci, j'avais espéré. J'avais juste espéré. Et juste comme ça, j'avais commis un crime. You chose to stop fighting. Les dieux ont cette façon terrible de punir ceux qui ont laissé leur orgueil les porter trop haut. C'était exactement ça, que je ressentais. J'avais voulu toucher le Soleil. J'avais voulu m'envoler haut, avec elle, dans une forteresse que nous seuls connaissions. Mais mes ailes avaient brûlées. Parce que j'avais pas calculé tous les paramètres. Parce qu'encore une fois, j'avais seulement regardé dans ses yeux pour y trouver la vérité. Et je commençais à penser que j'avais tout inventé. You just gave up. J'avais toujours fini par abandonner. J'avais toujours fini par baisser les yeux et m'enfuir. Parce que les gens m'avaient tellement blessé que je n'avais plus le courage de me battre contre la douleur. Je n'avais plus le courage de regarder mes souvenirs en face et de les combattre, comme elle le faisait. Je n'étais pas fort, j'étais faible. Je ne faisait pas partie des grands, j'étais dans leur ombre. Et le pire, c'était que le choix, je l'avais eu. Parce que la seule chose qu'on ne peut pas choisir, c'est la douleur. Mais j'avais décidé de la fuir, tout en sachant qu'elle finirait toujours par me retrouver. J'avais choisi de m'évader de la réalité pour retarder le moment où je devrais l'affronter. Mes démons s'étaient multipliés. La masse noire qui me suivait était devenu trop grande, trop forte pour que je puisse un jour espérer faire le poids. C'était trop tard. C'était toujours trop tard. Et j'avais eu tort de penser qu'elle aurait pu me tirer d'affaire. Ce n'était pas à elle de se battre pour moi. C'était un combat qu'on avait tous abandonné depuis bien longtemps. Parce qu'il était perdu d'avance. You were never able to fight for me. Contrairement à Jaroslav, je n'ai jamais été courageux. Contrairement à tous les types qu'elle a connu, j'ai jamais été assez brave pour lui dire ce que je voulais. J'avais abandonné trop vite. Et maintenant, je devais en affronter les conséquences. Tout ce que j'avais toujours fui, toutes les conversations que j'avais évité, tous les combat que j'avais déserté, tout se jouait là. Et je n'étais pas capable de prononcer le moindre mot, parce qu'elle avait toujours été plus forte que moi à ce jeu-là. I probably would have chosen you. I'm just glad I didn't. Là, c'est là que le venin a atteint mon cœur. C'est là que je l'ai senti s'arrêter de battre, l'espace d'une seconde. Parce que c'était là que je réalisais tout ce que j'avais perdu. C'était fini. C'était terminé. On rangeait les pions sur l'échiquier. On reprenait nos mises. On détruisait le château de cartes. On soufflait les dernières bougies. Parce que j'avais échoué. J'avais échoué comme un con. Et je ne pouvais m'en prendre qu'à moi-même. C'était ça le pire, j'étais le seul coupable, dans l'histoire. J'avais été lâche. J'avais préféré me réfugier dans ma peur plutôt que d'affronter son silence. J'avais préféré laisser le destin neutraliser les risques plutôt que de leur faire face. Et elle m'aurait choisi. Elle m'aurait choisi si j'avais été assez bien. Je l'avais jamais été. C'était là tout le problème. The wrong choice was to let you believe I could be yours. J'avais jamais été assez bien pour elle. J'avais jamais été capable de lui prouver quoi que ce soit. J'avais jamais été celui dont elle rêvait, parce que je n'avais rien à lui offrir. J'étais un raté. Un moins que rien. Et elle le voyait enfin. Elle découvrait ce que tous les autres avaient découvert avant elle. Ma vraie nature. Celle à qui je n'échapperai jamais. Parce que j'avais renoncé depuis trop longtemps pour pouvoir essayer.

J'ai laissé le silence s'installer. J'ai fumé ma cigarette sans répondre. J'aurais aimé lui dire qu'elle avait tort, qu'elle s'était trompé sur tout la ligne, mais elle avait raison. Elle avait raison et je n'avais pas les armes pour me battre. Mais j'avais pas assez de cran pour partir, non plus. J'avais pas envie de continuer à fuir. J'avais pas envie de lui donner raison. Pourtant, j'étais incapable de prononcer le moindre mot. J'avais toujours cru qu'on finirait ensemble. J'avais toujours cru qu'elle resterait à mes côtés. Et juste comme ça, elle disparaissait, avec les autres, dans la masse des visages que j'avais déçu. Dans l'océan de mes lâchetés. Elle me laissait seul, une dernière fois. Et moi, je tentais de la retenir. Et c'était pathétique.

«  Is that really what you think ?   »

Ca ressemblait plus à un appel à l'aide qu'à une véritable question. Parce que je sentais que je sombrais. Je sentais que je coulais, et qu'il fallait qu'elle me rattrape, une dernière fois. Juste une dernière fois. Parce que cette fois, lorsqu'elle sortirait de la pièce, lorsqu'elle me laisserait seul, complètement seul, ça me détruirait. C'était le genre de pouvoir qu'elle avait sur moi. Et elle le savait. Vous connaissez, ce sentiment ? Cette impression que, quoi qu'il arrive, quoi qu'on fasse, rien ne pourra jamais plus changer. C'était ce genre de moment. Ce genre d'instant où tout se décidait. Ce genre de soir où votre vie change. Où la fatalité prend le dessus sur les choix. Où la liberté prend tout son sens parce que les dés sont déjà jetés. Parce que tout s'est déjà écroulé. C'était juste moi qui ne voulait pas encore y croire.

«  You think this was my choice ? You think I chose to gave up on you ? It's not fair. You can't blame me for a choice you made. Fuck you Solomonia ! Fuck you ! You made it very clear that no matter what I'd do, you'd be long gone. I never fought because you never wanted me to. That's the reason.  »
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B. Solomonia Marcovic
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Message Posté Dim 2 Juin - 1:18.



« And I built a home for you, for me. Until it disappeared from me, from you. »

« Is that really what you think ? » C'était simple de prétendre que oui. C'était simple de prétendre que tout ça était vrai. Que j'étais vraiment ce monstre contre lequel il se battait. Je n'ai jamais voulu ça. Je n'ai jamais voulu me retrouver à cette place. Parce que c'était celle qui me menaçait. Et j'ai toujours su qu'il fallait savoir choisir ses batailles. Et j'ai appris que parfois, le courage, c'était de savoir abandonner. Même si c'était lâche. Même si ça voulait dire laisser le monde s'écrouler sous une montagne de cauchemars. Tout était gris. Il n'y avait plus de joie, ni de confort, dans le malheur. Il n'y avait plus rien à part la mort et le chaos. Les sentiments disparaissaient, et ils revenaient, comme pour montrer qu'ils avaient plus de force que prévu. La colère se mélangeait à l'amour. Les pleurs se mélangeaient aux rires. Et c'était comme continuer à vivre sans savoir réellement pourquoi on a choisi de se battre. Il n'y a pas d'autres solutions que de faire ça. Il n'y a pas d'autres solutions que de fuir quand tout devient trop fort. On devient courageux dans sa lâcheté. Et il avait le droit d'être en colère. Il avait le droit de me haïr. Et c'était peut être ça, l'issue finale. C'était peut être ça, la bonne solution. Parce que sans la haine, je n'avais aucun moyen de l'éloigner. Et c'était juste impossible de rejeter quelqu'un qui a toujours été là. Quelqu'un qui a toujours été une possibilité. Même lorsqu'on l'a laissé fuir. Lorsqu'on l'a laissé se détruire.

J'ai toujours pensé que je n'avais besoin de personne. J'ai toujours pensé que je n'avais qu'à vivre seule, puisque c'était moins douloureux. J'attendais quelqu'un pour me secourir, en sachant que personne ne viendrait, puisque j'avais rejeté tout le monde. Je les avais repoussé jusqu'à la haine. Ou alors ils étaient morts. Ou alors ils n'avaient pas confiance. Et je n'ai jamais voulu ça au fond. J'étais remplie de toutes ces contradictions sans pouvoir réellement les comprendre. Je disparaissais et j'ignorais la réalité des choses. Je pensais que je pouvais vivre comme ça, en ne possédant que la colère. Je pensais que je pouvais vivre en ne possédant que le côté négatif des choses. Et je préférais vivre aveugle plutôt que de voir à quel point j'avais fini par tout détruire. Je préférais tout abandonner puisqu'au final, il n'y avait plus qu'un seul but. La liberté. C'était pour ça qu'on se battait tous, dans cette guerre qui nous mènerait vers notre mort. Mais on se battait parce que c'était ce qui comptait. Parce que tant qu'on aurait la force de tenir debout, c'est ce qu'on ferait. Même s'il n'y avait jamais de dignité dans la mort. Parce qu'on savait que personne ne se battrait à notre place. Parce que personne n'aurait la force de défendre ce qui nous appartenait avec tant de férocité que nous. Alors on se battrait. Et on mourrait en se battant.

« You think this was my choice ? You think I chose to gave up on you ? It's not fair. You can't blame me for a choice you made. Fuck you Solomonia ! Fuck you ! You made it very clear that no matter what I'd do, you'd be long gone. I never fought because you never wanted me to. That's the reason. » C'était comme le bruit d'une porte qui se claquait. Le bruit qui désignait la fin du rêve. Le début du cauchemar. C'était comme si tout n'avait plus aucun sens et qu'on essayait pourtant d'en retrouver. Je répondis presque immédiatement, d'autant plus que je m'étais levée entre temps. « Of course I never wanted you to ! Everyone who is trying to fight for me ends up bloody dead anyway ! » C'était de la véritable colère. La haine qui s'était incrustée dans mon sang et qui coulait dans mes veines. Celle qui me rappelait qu'il n'y avait aucun retour en arrière, et que je devrais me battre pour ceux qui n'en avait pas la possibilité. « And the truth is that I don't care about you being a coward, I don't care about all this fucking mess, and I don't even care about the fact you gave up on me. Well, in fact I do but whatever, because this is fucking pointless, and there's not fucking solution ! » C'était le désespoir, en fin de compte, qui gagnait. La vérité qui éclatait au grand jour parce qu'elle avait encore plus de puissance que tout le reste. Parce qu'elle me permettait de me battre. « The only thing I wanted was you, and that's why I have to let you go now. » Je continuais à parler fort. À presque crier mes paroles. Parce qu'au final, il n'y avait pas d'échappatoire dans tout ça. Et la peur était trop tentante. Sauf que l'abandon était impossible. « You're the only person I don't want to see disappear. » Je m'étais calmée, mais j'étais toujours guidée par cette même colère qui renforçait la véracité de mes paroles. « And if you die because of me, I'll never forgive myself. » Encore une nouvelle révélation. Encore une nouvelle page que nous n'arrivions pas à tourner.« All of them died, one after the fucking other, and I know I won't survive this war. Not this one. » Parce qu'il faut bien mourir un jour, n'est-ce pas ? On finit tous par disparaître. Même si on aimerait dire qu'on s'en sort à chaque coup. On meurt, et dans une guerre, on meurt plus souvent que l'on ne réussit à vivre. Et je devais commencer à me faire à cette idée. « So go on and hate me, 'cause I'd rather see you hate me than seeing you loving me and then dying. » Et comme un serpent, je crachais mon venin. Toujours aussi mortel. « Hate me because you'll see it's easier than doing the opposite. »

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Message Posté Dim 2 Juin - 2:44.



I'm coming up only to hold you under
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And coming up only to show you wrong


« Of course I never wanted you to ! Everyone who is trying to fight for me ends up bloody dead anyway ! »

Il y avait quelque chose de désespéré dans sa voix. Et ça me tuait. Ca me tuait de la voir dans cet état sans pouvoir rien faire. Quoi que je dise, elle trouverait toujours la faille, la faiblesse. Elle trouverait toujours un nouvel angle d'attaque, parce que maintenant, c'était chacun pour soi. Maintenant, c'était elle qui se protégeait des autres. Maintenant, c'était elle qui semblait renoncer. Et ça me dégoûtait d'en arriver à ce point où on savait tous les deux que ça devait se terminer, mais où aucun d'entre nous n'avait le courage de quitter cette foutue réserve. Parce que ça voulait dire adieu. Parce que ça voulait dire qu'on tournait la page. Et moi, j'étais toujours pas prêt à le faire. Pourtant, j'ai froncé les sourcils, parce que j'étais pas sûr de comprendre ce qu'elle voulait me dire. J'étais pas sûr de saisir l'importance de ses mots. J'étais pas sûr du message qu'elle voulait me faire passer. Parce qu'elle venait de me dire le contraire. Parce qu'elle venait de m'accuser d'avoir tout gâcher. Et parce que, sans le vouloir, j'avais fini par lui donner raison.

«  And the truth is that I don't care about you being a coward, I don't care about all this fucking mess, and I don't even care about the fact you gave up on me. Well, in fact I do but whatever, because this is fucking pointless, and there's not fucking solution !  »

Le truc, c'était que je ne l'avais jamais vraiment abandonnée. J'avais jamais vraiment quitté cet espoir vain qu'un jour, on finirait ensemble. Et même si cet espoir me consumait, même si cet espoir me tuait un peu plus chaque jour, il était là. Il était là et il me dévastait. Il était là et il aspirait toute la vie qui était en moi. Parce qu'il n'y avait plus de solution. Il n'y avait plus de remède miracle. Et même si je le savais, je refusais de m'y résoudre. Pour la première fois, je refusais de fuir. J'étais suspendu à ses lèvres, parce que j'avais l'impression que c'était là que tout se jouait. Que tout se disait. J'avais l'impression que c'était là que les mensonges éclataient en fumée pour laisser place à la vérité, celle qu'on n'avait jamais osé se dire. Parce que ça avait toujours été plus facile pour nous d'ignorer ce qui nous liait. De se perdre dans les ténèbres en espérant secrètement se retrouver un jour.

« The only thing I wanted was you, and that's why I have to let you go now.  »

C'était la phrase la plus terrible. Parce qu'elle m'avouait tout. Et elle me disais adieu. C'était la phrase la plus dégueulasse qu'elle pouvait me dire, parce que c'était comme si elle abandonnait aussi. Parce que c'était comme si elle choisissait pour moi. Parce que c'était comme si elle réduisait tous mes rêves en poussèire, encore une fois. Et j'avais beau essayer de lutter, la guerre était déjà terminée. You're the only person I don't want to see disappear.  J'y comprenais plus rien. Elle ne voulait pas me voir crever. Mais elle ne voulait pas me voir non plus. Elle s'obstinait à m'ignorer depuis la rentrée à Durstramng. Elle s'obstinait à se trouver des excuses. Et normalement, c'était moi qui faisait ça. Pas elle. And if you die because of me, I'll never forgive myself.  Tout se résumait à ça. La mort. Pour moi, ça n'avait jamais été rien de plus qu'une simple fatalité. Pour elle, c'était devenu une malédiction. Au final, on n'était pas si différents. On finissait toujours par se faire abandonner par les autres. On finissait toujours par se retrouver seuls. La seule différence, c'était que moi, j'avais le choix. All of them died, one after the fucking other, and I know I won't survive this war. Not this one.  C'était des paroles glacées et des regrets amers. C'était le refus d'affronter l'avenir. Ce refus que je connaissais si bien. C'était la défaite avant la bataille. Pour la première fois depuis longtemps, elle se confiait à moi. Et tout ce à quoi je pouvais penser, c'était à tout le temps qu'on avait perdu. Elle avait toujours voulu me protéger. Elle avait toujours présumé que je n'y serai jamais arrivé seul. Et ça, ça faisait mal. Ca faisait mal de se rendre compte que, même dans ses yeux à elle, j'étais un moins que rien. Un gâchis. J'essayais d'imaginer toutes les fins alternatives, tous les choix qu'on aurait pu faire. Mais dans tous les cas, j'étais toujours le lâche. Celui qui la décevrait. Parce que c'était comme ça qu'elle m'avait toujours vu. On ne lutte pas contre les fatalités. On ne combat pas des armées invincibles. Parce que cette fois-ci, c'était un duel à la mort. Et je refusais d'y laisser ma peau.

«  So go on and hate me, 'cause I'd rather see you hate me than seeing you loving me and then dying. Hate me because you'll see it's easier than doing the opposite.  »

Le problème, c'était que ça n'avait jamais étéplus facile. J'avais essayé, pourtant. J'avais essayé de lui en vouloir. De la détester. De l'oublier. Mais, comme tout le reste, j'avais abandonné. Parce que c'était plus facile de croire en ces rêves mensongers, quitte à souffrir, que de lutter corps et âmes pour oublier tous nos espoirs. Ca avait toujours été plus facile de la regarder de loin, que de ne pas la regarder du tout. Ca avait toujours été plus facile de l'écouter parler en cachette, plutôt que d'essayer d'oublier le son de sa voix. J'étais un lâche. Je l'avais été depuis le début. Elle avait toujours su que j'aurais jamais la force de me battre contre elle. Et, encore une fois, elle me demandait l'impossible.

«For fuck's sake, will you stop chosing for me ? I don't want to hate you. »

J'avais volontairement haussé la voix, parce que c'était la seule façon pour elle d'entendre ce que j'avais à lui dire. J'avais plongé mon regard dans le sien, parce que, pour une fois, j'avais décidé de ne pas fuir. Pour une fois, j'avais décidé de l'affronter jusqu'au bout. Pour une fois, j'avais décidé que ce que j'avais à perdre valait le coup que je me batte jusqu'à en crever. Et tant pis si j'avais tort, j'étais déjà à moitié à terre de toute façon. J'ai balancé ma cigarette par la fenêtre.

« Fucking get it already !  »

Mais elle ne comprenait pas. Elle ne comprenait pas parce que, de toute façon, je n'étais jamais arrivé à le lui dire. Et comme j'étais un lâche. Comme j'étais toujours le même connard qui s'enfermait dans ses rêves inaccessibles. Je me suis avancé vers elle. Parce que c'était la solution la plus logique et la plus honnête. Parce que c'était la seule fin possible. La seule fin dont je voulais réellement. J'ai pris son visage entre mes mains. J'ai collé mon front contre le sien. Et je l'ai embrassé. Je crois que nos dents se sont entrechoquées. Je crois que nos langues se sont entremêlées. Je crois que j'attendais ça depuis tellement longtemps que j'ai oublié de reprendre mon souffle. Et juste comme ça, c'était fini.

« Fucking get it.  »
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B. Solomonia Marcovic
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Message Posté Dim 2 Juin - 3:58.



« I can only blame myself, you can only blame me. »

Parfois on décide pour les autres. On décide de faire nos choix, et on les laisse accomplir leur œuvre funeste. On prend nos propres décisions et on les impose. Parce qu'après tout, on veut rester maître de notre situation. On refuse de voir des détails changer. On refuse de changer d'avis, même si on nous donne des dizaines de bonnes raisons. Parce qu'on reste persuadés d'avoir raison. On préfère choisir de mentir et de vivre dans la douleur, et on choisit de se laisser emporter par la mer, comme s'il n'y avait rien d'autre à faire. Comme si le monde ne pouvait pas lâcher son emprise sur nous. Et comme si la nature reprenait ses droits après tout ce temps. Et la vérité, c'est qu'on est maîtres de rien. Les gens finissent toujours par faire leurs propres choix. Ils finissent toujours par comprendre et décider que nos décisions ne sont pas supérieures à celles qu'ils font. C'est à partir de là qu'on commence à sombrer. C'est à partir de ça que le fragile équilibre commence à prendre un côté inquiétant. Il n'y a pas vraiment de mode d'emploi qui nous permette d'empêcher le naufrage. Il n'y a que la volonté qui nous offre la possibilité éphémère de découvrir un monde merveilleux sans la moindre anicroche. Il n'y a que ce bonheur éphémère qui nous permet de se sentir complet. Mais comme toutes les choses éphémères, il fini par disparaître. Il fini par s'enfuir et par rejoindre ceux qui le protège de la colère et de la rancune de l'être humain. Parce que lui aussi il sait qu'on recherche toujours quelqu'un à blâmer, plutôt que soit même. Lui aussi il sait qu'on a toujours favorisé le fait de remettre la faute sur les autres. Et on s'est laissé trop emporté par cette colère depuis bien trop longtemps pour s'en défaire.

« For fuck's sake, will you stop chosing for me ? I don't want to hate you. » Sauf que je devais choisir pour lui. Sauf que je devais l'empêcher de faire une erreur. Et c'était devenu ça, mon unique but. Protéger ce qui restait. L'empêcher de partir, l'empêcher de se transformer en guerrier à son tour. Parce que la lâcheté protège. Elle protège du courage, et de l’imbécillité. Elle protège du monde entier, puisqu'elle ne comprend que la peur. Et la peur est le moteur de tout. C'est cette même peur qui nous pousse à protéger ceux auxquels on tient, même si on refuse de voir les choses de cette façon. On est bien trop fiers pour admettre que l'on est soumis aux mêmes règles que tout les autres, et on cherche tellement à se démarquer qu'on est obnubilés par le fait de se transformer en êtres communs. On cherche toujours l'originalité, pour se démarquer, et pour se séparer du troupeau qui nous étouffe. De cette foule sans visage qui nous oppresse et qui nous enferme dans une prison aux barreaux rouillés.

Il jeta sa cigarette, et j'étais surprise de voir qu'il n'abandonnait pas. Parce qu'en fin de compte, je méritais qu'il parte. Je méritais de la haine. Je ne méritais rien à part ça. J'étais trop égoïste pour mériter quoi que ce soit d'autres. Parce que j'aurai voulu lui hurler de rester. J'aurai voulu lui hurler de ne pas partir. Mais il m'échappait, et sans même comprendre pourquoi, je le laissais faire. Je le laissais s'en aller et je le laissais se transformer peu à peu en souvenir. Je n'avais plus la force de faire quoi que ce soit à part de laisser les choses suivre leur cours. « Fucking get it already ! » J'ai été surprise de le voir franchir les derniers pas qui nous séparait. J'ai été surprise de sentir ses mains chaudes se confronter à mes joues froides. Et j'ai été surprise quand j'ai senti ses lèvres se poser sur les miennes. Et quand j'ai compris que par instinct, par automatisme, j'avais répondu à son baiser. Parce que c'était comme une dernière chance. C'était comme un dernier au revoir après la bataille finale. Et c'était bien trop court. Au final, je n'ai jamais maîtrisé les choses aussi bien que je l'aurai voulu. « Fucking get it.  » Et c'est là que j'aurai dû oublier les raisons. C'était là que j'aurai dû l'écouter. Là que j'aurai dû prendre son parti et oublier tout ce qui me poussait à le rejeter. C'était là que je n'aurai pas dû déposer mes mains sur les siennes comme pour me rappeler de façon douloureuse que c'était tout ce que j'abandonnais. Que c'était tout ce que je ne pourrais pas obtenir. Ni maintenant, ni jamais. Parce que je le refuserais tant que la situation sera comme ça. « I have to. I'm selfish, and I don't want to feel this kind of pain anymore. » Je parlais moins fort. J'étais à bout de force. Parce que même si j'essayais avec tout ce qui me restait, je n'avais plus réellement le courage de le combattre. Je savais que je devais juste le faire. « So you'll have to make this choice. No matter if you want it or not. »

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Message Posté Dim 2 Juin - 11:49.



when it all comes to an end.
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i've got high hopes.


« I have to. I'm selfish, and I don't want to feel this kind of pain anymore. »

On dit que la pire des sentences sera toujours celle du jugement dernier. Le procès de l'être humain. Le procès d'une vie entière. De la manière dont il a orchestré son existence. Et, par extension, sa mort. Certains iront au Paradis. D'autres, iront en Enfer. Mais moi, j'étais condamné au purgatoire. J'étais condamné à être relégué au rang de ceux qui n'étaient pas assez bien. Qui n'étaient ni trop bons, ni trop mauvais. Et dans ce désert, j'avais erré si longtemps que j'y avais rencontré la lâcheté. Elle avait causé ma perte. Parce que j'avais tellement attendu que les choses se passent que j'avais laissé toutes mes chances s'écrouler. Tout ça parce qu'il avait toujours été plus confortable de ne pas prendre de risque. De choisir de suivre la peur plutôt que le courage. La facilité plutôt que les chemins sinueux. De tricher, sans aucun scrupule. Mais au final, j'avais jamais réussi à éviter la douleur. Au final, j'avais jamais réussi à éviter les déceptions. Et tout ce que je fuyais me retombait dessus avec la même arrogance et la même amertume. Comme pour me rappeler que je tournais en rond et que je ne pourrais jamais réellement m'évader. Tout ce que je faisais, c'était gagner du temps. Retarder la sentence que je ne voulais pas entendre. Sauf que ce soir-là, c'était trop tard. J'ai regardé Solomonia avec un air dégoûté. Parce que je venais de tout lui livrer sur un plateau d'argent. Parce qu'elle avait choisi de tout envoyer en l'air. Parce qu'elle m'imposait son choix. Son égoïsme. Et parce que je savais que je ne pouvais plus lutter.

«  So you'll have to make this choice. No matter if you want it or not. »

Toute sa vie, on attend la rédemption. Toute sa vie, on se noie dans des espoirs qui n'en ont jamais voulu la peine. Parce que la rédemption n'était qu'un mirage qu'on nous faisait miroiter pour nous donner une raison de ne pas nous foutre en l'air. La douleur, c'était ça, la seule réalité. Elle s'imposait à nous et nous consumait jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'un tas de cendres. Et les cendres se noyaient dans la poussière des éternelles déceptions. Il n'y aurait jamais de lueur d'espoir. Il n'y aurait jamais de beauté dans nos mensonges. Parce qu'ils avaient été si bien choisis et si passionnément calculés qu'il sonnaient vrai. Et c'était ça, le plus dégueulasse. Je savais qu'elle avait raison, mais je n'avais pas envie de partir. Je savais que je ne serai jamais assez bien pour elle, parce que tout ce que j'étais, c'était du vide. Un corps qui errait dans un monde qui avait toujours été beaucoup trop grand et beaucoup trop imposant. Un gars qui avait tellement merdé qu'il avait abandonné l'espoir de pouvoir se regarder dans le miroir un jour. Et d'y voir autre chose que de la déception.

C'était de ma faute. Si je n'avais pas été un putain de lâche, tout se serait passé autrement. Si je n'avais pas été un aussi gros gâchis, on aurait pu se battre, encore et encore, jusqu'à ce qu'on triomphe. Mais je ne pouvais pas luiimposer un combat qu'elle avait déjà gagné. Je ne pouvais pas continuer à me battre contre les fatalités qu'elle avait fini par créer. Tout ce que je pouvais faire, c'était avaler l'amertume et la rancoeur. Les cacher, loin derrière moi, dans ce fantôme dégueulasse qui me suivait partout. Et attendre le jour où je serai capable de les affronter. Ca faisait mal, ça faisait terriblement mal de voir que j'étais même pas capable de me battre pour elle puisque tout était déjà décidé. Je l'ai laissé dégager mes mains de son visage. Je l'ai laissée me détruire, encore et encore. J'ai laissé ses mots m'atteindre là où ils m'atteignaient toujours. J'ai abandonné l'idée d'être plus qu'un fantôme pour elle. Parce, même si j'en avais ni le courage, ni le désir, tout se terminait là. Et ça me dégoûtait d'en arriver à ce point où tout n'était plus que du passé. Ca me dégoûtait de la laisser décider pour moi. Alors cette fois-ci, ça serait différent. Cette fois-ci, si elle me laissait partir, si elle me demandait de partir, je partirai pour de bon. J'avais plus le courage de ressentir ça.

«  Is this what you really want ?  »

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Message Posté Dim 2 Juin - 14:42.



« There are things that drift away like our endless, numbered days. »

Tout se résume par un choix. Un simple choix. On espère sans cesse que ce choix sera simple. Qu'il sera moins périlleux. On espère qu'on fait le bon, parce qu'on ignore toujours vers quoi il nous mènera. C'est cette ignorance qui nous transforme et qui nous détruit. Parce que parfois on est persuadés que tout ira mieux. On est persuadés d'être plus forts que tout les autres. On est persuadés que le monde nous obéi, et qu'il nous appartient. On se croit plus fort que les autres, parce qu'on a toujours réussi à combattre l'ennemi. Les mots étaient comme des pierres dans mon cœur, lourdes et sans la moindre possibilité de pouvoir s'en débarrasser. Parce que j'aurai dû faire l'autre choix. J'aurai dû lui laisser sa chance. Mais c'était comme ça que tout partait. C'était comme ça qu'on écrivait une histoire, et une tragédie. C'était comme ça qu'on partait sur le champ de bataille. Et peut être que c'était le mauvais choix. Peut être que c'était tout ce qui commençait à disparaître qui nous effrayait. Et aussi le fait que le monde ne tournait plus assez vite pour nous. On était enfermés dans cette boucle intemporelle qui nous transporte dans un rêve. Le soucis, c'est que tôt ou tard, on doit se réveiller. On doit affronter le monde tel qu'il l'est. On doit observer la destruction, et se rendre compte à quel point l'homme fini par détruire tout ce qu'il touche. Il n'a aucun scrupule à détruire ses semblables, et à transformer l'amour en haine. C'est pour ça qu'on fini tous par se retrouver seul. Parce qu'on ne sait pas gérer ça. On ne comprend pas à quel point le monde est effrayant, et incompréhensible. On est perdu dans tout ce que l'on ne peut pas maîtriser. Les blessures sont toujours plus grandes, et le sang ne cesse jamais de couler. Il coule, et il fini même par empêcher la plaie de cicatriser, jusqu'à la mort total du sujet.

« Is this what you really want ? » J'aurai pu, et j'aurai dû dire non. J'aurai dû lui dire que j'avais peur. J'aurai dû lui dire que tout ce que je voulais faire, c'était le protéger, et que j'aurai préféré ne pas le lâcher pour continuer à le faire. Sauf qu'au final, c'était de l'égoïsme pur. Sauf qu'au final, je savais que j'aurai dû faire un autre choix. J'aurai dû abandonner tout ce qui se passait autour de moi. Et j'aurai dû lui expliquer les vrais raisons. Parce que tout le monde mourrait autour de moi. Et nous n'étions pas censés finir de cette façon. Nous n'aurions jamais dû nous retrouver comme des soldats dans une guerre que nous ne pouvions pas gagner. C'était la guerre qui nous avait transformé. C'était le geste fou qui définissait notre existence. Celui qui réduisait en miette les prières et l'espoir. C'était les prières que l'on hurlait à plein poumons dans l'espoir que tout irait mieux un jour. Mais les mots ne restent que des mots. Ils ne nous protègent pas. Ils sont cruels et sans la moindre aide. Ils nous font peurs, et ils réduisent les rêves dans la faible réalité. Ils se mélangent et ils s'opposent, en créant de nouvelles batailles et de nouveaux crimes. La peur passe, et la colère demeure. Et on continue à avancer.

Je n'arrivais plus à respirer, parce que tout se mélangeait. On implore le secours de toutes les divinités, sans jamais obtenir quoi que ce soit. On reste enfermés dans un monde sans la moindre idée de ce qui pourrait nous protéger du reste. De la peur. De la mort. Je devais faire mon choix. Alors on se moque de ce qui existe et de ce qui n'existe pas. On laisse le monde entier nous en vouloir, et on laisse les blessures s'agrandir sous le douleur. Je prétendais de ne rien ressentir. Mon visage était impassible, et je le regardais comme si tout ça n'avait aucune importance, parce que c'était plus facile qu'il pense ça. « Yeah. This is really what I want. » Je laissais les minutes passer, et le monde s'écrouler peu à peu. On veut toujours mieux faire. On veut toujours trouver une langue qui nous permettra d'exprimer ce que l'on veut. On ne veut jamais laisser l'ennemi prendre ce qu'il veut. On lui envoie des messages, et on lâche les démons. On les laisse mener la bataille. Et on abandonne la nôtre.

« I'm sorry. » C'était trois petits mots bien trop simples et bien trop ridicules face à ce que je laissais tomber. C'était ridicule de voir qu'on pouvait tout détruire en un seul instant. Alors on se battrait de plus en plus fort. On écrasait les rêves. Et on affrontait la réalité de plein fouet. On la laissait tout prendre, et on la laissait nous dominer. Tandis que l'on s'écrasait contre le sol.

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Message Posté Dim 2 Juin - 15:22.



to give up who we are.
_____________________________________________
we've come to far.


« Yeah. This is really what I want. »

Vous connaissez, ce sentiment ? Quand tout semble s'écrouler, autour de vous, dans un chaos qui n'a plus aucun sens. Mais que vous vous en foutez. Parce que tout ce que vous voulez se trouve juste en face de vous. A quelques centimètres de vous. Mais vous ne réussirez jamais à l'avoir. Parce que vous faites partie du chaos. Vous faites partie des pierres qui tombent et qui s'écroulent. Vous faites partie de la poussière qui flotte, dans l'air, et qui attend que tout soit terminé pour se poser sur le sol. Vous faites partie de tout ce qu'elle a toujours cherché à fuir. Alors vous restez planté là, en attendant le miracle qui ne viendra jamais. Un jour, quelqu'un m'a dit que l'univers était un chaos organisé. J'avais jamais réalisé à quel point c'était con jusqu'à maintenant. Parce que même ce qui semblait être en ordre n'avait plus de sens. Même ce qui était censé signifier quelque chose disparaissait dans les ruines et dans le sable. Le temps s'écoulait, le temps s'écoulait et je n'arrivais plus à lutter contre les secondes qui passaient. Je n'arrivais plus à lutter contre le passé qui m'aspirait et qui m'entraînait avec lui dans tout ce qu'elle voulait oublier. Parce que soudainement, je n'étais plus qu'un fantôme. Et ça ne sert à rien de se battre comme un fantôme. Parce qu'il a déjà tout perdu. Parce qu'il ne demande qu'à être oublié. C'était ça, ma sentence. Condamné à l'oubli. Ca aurait pas dû me faire si mal. Parce que depuis le temps qu'elle m'ignorait, depuis le temps qu'on n'était plus que des souvenirs, j'aurais dû me faire à l'idée de disparaître de sa vie. Le problème, c'était qu'elle n'avait jamais vraiment disparu de la mienne. Le problème, c'était que j'avais eu la détestable audace d'espérer. C'était ça, mon crime. C'était pour ça qu'on me punissait. C'était pour ça qu'on en revenait toujours au même point. Elle avançait. Et moi, je reculais.

« I'm sorry. »

Ca sonnait comme des adieux. Et c'était trop amer. C'était trop dégueulasse pour que ça se termine comme ça. Mais, encore une fois, le choix ne m'appartenait pas. Encore une fois, c'était elle qui décidait pour nous. Mais si je ne pouvais pas choisir de ressentir la douleur, alors je pouvais choisir de la détester. C'était tout ce qu'elle voulait, de toute façon. J'ai continué à la regarder dans les yeux, une dernière fois. Parce que cette fois-ci, ça m'avait détruit. Cette fois-ci, tout était partie en fumée. Cette fois-ci, c'était terminé. Et ça faisait mal de voir qu'on se terminait comme ça, sans avoir osé faire quoi que ce soit, parce qu'on avait tous les deux trop peur de tous les risques. On était des squelettes désincarnés. Des os rouillés et poussiéreux. On préférait les abysses parce qu'à la lumière, on risquait de nous voir, et de découvrir notre vraie nature. C'était naturel, de fuir. De sombrer. C'était humain, de refuser de combattre tout ce qui pourrait nous blesser. Mais, pour la première fois depuis longtemps, ce qui était humain me semblait profondément injuste.


« Yeah. »

J'avais répondu d'un ton sec. Presque violent. Parce que je venais de me rendre compte que je n'avais plus rien. Que j'étais seul, totalement seul, à présent. Je venais de me rendre compte que tout ce que j'avais osé espéré n'existait plus. Je venais de me rendre compte que les rêves étaient toujours accompagnés d'un poison mortel. J'étais plus personne. J'étais plus rien. Et le temps n'arrangerait pas les choses. Parce que je me connaissais. Et je savais que je réussirai pas à l'oublier. Pas comme ça. J'avais envie de me barrer. J'avais envie de courir. J'avais envie d'une dose d'héroïne. J'avais besoin de sentir la seringue s'enfoncer dans ma peau, et emporter mon esprit dans un monde où elle n'existait pas. J'avais besoin de trouver la force de la haïr. J'avais besoin de m'éloigner de cette fille, parce que tout ce qu'elle faisait, c'était me détruire. Et j'y arrivais très bien tout seul.

« I'm sorry too. »

J'ai claqué la porte derrière moi.

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