VULNERA SAMENTO FERME SES PORTES ▲
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Where is my mind [PM]
ϟ celui qui lit ce titre est un elfe de maison. Ceci était la touche d'humour de Thor.
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Amadeus Debussy
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Message Posté Mar 16 Juil - 16:39.



i wanna live like music, rolling down the streets.
hey looking at you i wanna take you to the back of the room..


★ noms des participants: Hayleen & Amadeus.
★ statut du sujet: Privé
★ date: vers le 10 janvier
★ heure: 19h00
★ météo: Neige et vents forts.
★ saison: 2
★ numéro et titre de l'intrigue globale en cours: 05
★ numéro et titre de l'intrigue en cours:   05
★ intervention de dominus:   non
★ récompenses:   //  





_________________
❝ Pride & Prejudice ❞

Viens-tu du ciel profond ou sors-tu de l'abîme, Ô Beauté ! ton regard, infernal et divin, verse confusément le bienfait et le crime, et l'on peut pour cela te comparer au vin. Tu marches sur des morts, Beauté, dont tu te moques ; de tes bijoux l'Horreur n'est pas le moins charmant.
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Amadeus Debussy
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Message Posté Mar 16 Juil - 21:13.
Le vent avait beau clairsemer la neige avec violence, rien ne put être plus polaire encore que ce silence régnant entre Hayleen et moi-même. Moue renfrognée, nez glissé dans sa lourde écharpe, la jolie brunette marchait sur mes pas sans pour autant délivrer une seule palabre de ses lèvres gercées. Je connaissais pourtant l'origine de ce mutisme bien fondé ; ces sentiments qui l'agitaient et qui n'avaient reçu réponse de ma part. Maintes fois je me retournai, jaugeant ma camarade et espérant futilement croiser son regard au détour de prunelles s'accrochant par presque inadvertance. Las cependant. Hayleen restait aveugle à mes oeillades comme je demeurais depuis trop longtemps sourd à ses aveux. Mes pupilles braquèrent de nouveau l'horizon troublé par des éclats de neige de plus en plus virulents, aussi dans un soupir m'exclamais-je avec dernier espoir qu'elle me réponde enfin. « Il va falloir qu'on s'abrite. » Elle acquiesça, silencieuse, me laissant là vaincu par sa déception évidente.

Chemin faisant je ne pus que plonger à loisir dans mes pensées puisque aucune conversation ne trouverait grâce aujourd'hui aux yeux de la belle Hayleen. Je ne pouvais que comprendre cette exaspération qui l'assaillait depuis déjà quelques jours face à mon attitude hésitante : la brunette était une bonne amie, intelligente demoiselle dont les charmes subtiles limaient les contours de sa personnalité parfois trop grinçante. Je n'ignorais plus, pourtant, ce qui ralentit autant ma réflexion face aux confessions sentimentales de Hayleen : j'étais pétrifié. Par l'idée d'écrire un nouveau chapitre, par l'appréhension de saper son bonheur par une de mes trop nombreuses conneries, par l'abandon très probablement. Un frisson traître s'engouffra sou mon pull et vint mordre mon dos à m'en hérisser le poil... Maudite neige, maudit froid, maudit palpitant effarouché qui ne sut jamais que fermer les vannes depuis que Delilah était sortie de ma vie. Quoique cette voix rugissante sortie de nulle part, trouvant écho en mes tripes et en ma gorge désespérément muette, me sommait d'accueillir pour chaleur les bras de Hayleen qui me donnaient tant envie. Peut-être était-elle celle qui me fallait, après tout.

Un faible sourire nargua mes lèvres glacées comme mon regard ambré se posa sur un bar pointant à l'horizon : de sa silhouette informe, la vieille maison de pierre dominait la nature rompant contre ses murs toute sa fureur grotesque. D'une fumée blanche soufflée par une bouche tremblotante, je trahis un soupir de soulagement. Ce bar fera l'affaire, pourvu que nous n'évitâmes quelques personnes malvenues ; en tant que fugitif il me fallait être prévoyant. Ainsi vins-je rabattre d'une main défiant les gerçures le capuchon de ma robe de sorcier sur ma tignasse brune, accélérant le pas pour mieux fuir une tempête approchant. Quoique arrivé au seuil du pub salvateur, Hayleen ne bougea pas d'un pouce lorsque je lui ouvris galamment la porte. « Ne fais pas ta mauvaise tête, Hayleen. Rentre. » Le timbre doux et la voix éraillée par le froid, je comptais intérieurement les secondes me rapprochant de cette chaleur enfermée tel un cocon dans ce bar d'apparence miteuse. Je songeais également au verre de vodka qui viendrait réchauffer nos corps, et enfin pensais-je à Hayleen, si belle avec son teint pâle, son teint boudeur, ses pupilles fermes. « Je te promets que nous allons en parler. » Puisque ces derniers jours, ni le temps ni la chance ne furent de notre côté. Aucun moment ne fut propice à tels échanges pourtant primordiaux pour notre relation. Et alors que je percevais en ses yeux une déception glanée, mêlée à un amour aussi cru que poétique, je sentis mon palpitant reprendre une pulsion sauvage. Hallelujah, il était vivant.

Dès l'instant je sentis quelque chose m'envahir profondément : un état de fait, une conviction propre, une illumination impromptue. Comprenant que ma tendre amie pouvait prétendre à la nationalité française tant elle était bornée, je m'avançai malicieusement, déposa un baiser à ses lèvres (saveur sorbet glacé) et susurrai quelques mots déterminés : « Je veux tenter. » affirmais-je dans un sourire, lui tendant la main afin qu'elle ne passe enfin le seuil. « Allez viens. » La couvant alors du regard, je dévorai son visage opalin qui se voila d'un demi sourire soulagé, puis la suivis dans l'antre des buveurs.

Nulle paroisse en son sein sinon l'écrin du cœur. Nul toit avenant qu'un pub aux effluves de vodka, laissant ronronner en son âtre un feu réchauffant la peau.

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Hayleen R. Blackburn
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Message Posté Ven 19 Juil - 17:39.

Plongée au fin fond de mon écharpe, j'observais du coin de l'œil le bel Amadeus marcher devant moi.  La neige frappait avec violence nos corps meurtris par le froid, et intérieurement, je finis par me dire que ce pays allait signer mon arrêt de mort... Aussi bien physiquement que mentalement. A force d'attendre le jeune homme, j'avais la désagréable impression que mon palpitant s'était engourdi, comme si le froid ambiant avait fini par l'atteindre. Las de son comportement, je le suivais à petit pas, gardais mes lèvres closes et lui adressait à peine quelques regards. J'étais fatiguée de le voir ainsi sourd à mes aveux. Pour autant, je ne pouvais me résoudre à abandonner... Pauvre folle.

    « Il va falloir qu'on s'abrite. »

Sortant alors ma tête de l'eau, je remarquai à quel point la météo avait décidé de ne pas être tendre avec nous en nous envoyant ce qui serait très probablement une tempête de neige. Muette, j'acquiesçai d'un simple signe de tête, avant d'accélérer mon pas pour que nous trouvions un refuge au plus vite.
Pour autant, mon visage reparti bien vite dans les méandres de laine qui couvrait mon cou, rejoint par ma détermination à ne pas vouloir adresser le moindre mot à mon compagnon, aujourd'hui. Le français eu l'air de s'y résigner, car il ne se retourna plus vers moi. Je ne doutais pourtant pas de ce qui le faisait tant hésiter. Je savais bien que s'engager dans une nouvelle relation, après une rupture difficile, était terrifiant. Mais cela faisait deux mois que je lui avais ouvert mon cœur, et que mes sentiments étaient restés sans réponse. A présent, je n'espérais même plus une réponse positive, mais juste une réponse. Je ne demandais rien de plus qu'un oui ou qu'un non, plutôt qu'un « je ne sais pas ».

Puis, enfin la silhouette d'une vieille bâtisse en pierre apparut à l'horizon, surplombant le reste des alentours aussi désert que l'Antarctique. J'observai alors le beau brun cacher sa chevelure en y rabattant la capuche de sa robe de sorcier. J'en déduis qu'il n'avais pas envie de prendre le risque d'être reconnu à l'intérieur du bar – ce qui n'était franchement pas dans notre intérêt en tant que fugitifs – aussi, je renfonçai légèrement le bonnet enseveli de neige posé sur ma tête et rabattus à mon tour le capuchon de ma robe. A cause de notre statut de résistant, nous devions rester discret continuellement, ainsi avais-je pris l'habitude d'être quotidiennement sur le qui-vive, ce qui me fatiguait énormément.
Arrivés aux portes de la maison, tandis que Amadeus m'ouvrait la porte avec galanterie, j'eus quelques secondes d'arrêt.

    « Ne fais pas ta mauvaise tête, Hayleen. Rentre. »

Une fois à l'intérieur, réchauffés par l'alcool, je savais que le français allait éviter le sujet, que nous allions encore tourner en rond, et je n'en avais pas envie. Alors, d'une moue boudeuse, je restai plantée devant l'entrée, au lieu de profiter pleinement de la chaleur régnant à l'intérieur.

    « Je te promets que nous allons en parler. »

Mon regard se fixa sur ses yeux ambrés. Était-il sérieux? J'étais partagée entre la déception, persuadée qu'une fois de plus il se jouait de moi, las d'entendre toujours les mêmes mots sortirent de ses lèvres - aujourd'hui glacées - sans pour autant entendre ce dont j'avais vraiment besoin, et pourtant une lueur d'espoir pointa le bout de son nez dans ma poitrine. Tout de même, je restai toujours plantée sur le seuil du pub, peu convaincue par sa promesse... mais toujours plongée dans son regard perçant.
Puis, mon tendre ami se rapprocha malicieusement, quand soudain il déposa sur mes lèvres violettes un doux baiser, avant de murmurer avec conviction :

    « Je veux tenter. affirma-t-il dans un sourire en me tendant la main pour m'inviter à rentrer. Allez viens. »

Étais-je en train de rêver? Était-il bien en train de dire qu'il partageait mes sentiments? Je crus que mon cœur allait exploser, c'était un véritable feu d'artifice là-dedans. Dans un sourire que j'eus du mal à cacher, je pris sa main et acceptai – enfin – son invitation à rentrer. La chaleur qui régnait à l'intérieur n'était rien comparée à celle qui venait de réchauffer mon cœur suite aux aveux d'Amadeus. Après son baiser et ses mots, j'aurais pu rester dans cette tempête, tant qu'il aurait été à mes côtés. Mais ma raison était encore présente et elle me disait que, physiquement, il valait mieux rester dans ce bar, bien au chaud.

Alors, nous sommes allés nous assoir au coin du feu. A peine étions-nous assis, qu'un serveur vint aussitôt chercher notre commande. Puisque nous étions en Russie et qu'il faisait un froid glacial dehors, je décidais de prendre une vodka. Une fois notre commande pris, il repartit au bar pour nous la préparer. Je me tournai donc vers le beau brun pour enfin prendre la parole.

    « Tu es sûr de toi? Tu ne me dis pas ça par pitié ou à cause d'une quelconque pression? »

Ne voulant me réjouir trop vite, je préférais être certaine qu'il avait fait ce choix car il le voulait vraiment et non pour de mauvaises raisons. Et alors que j'attendais sa réponse, mon regard s'arrêta sur une table non loin de nous. Deux hommes se murmuraient des choses à l'oreille, tout en nous observant du coin de l'œil. Intuition ou paranoïa? Je préférais quand même garder un œil sur eux...
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