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NIKOLAÏ & SOLOMONIA ϟ be still and know that I'm with you (don de voyance)
ϟ celui qui lit ce titre est un elfe de maison. Ceci était la touche d'humour de Thor.
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B. Solomonia Marcovic
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Message Posté Dim 21 Juil - 20:48.



Oh, feel our bodies grow, and our souls they blend.
Yeah love I hope you know, how much my heart depends.


★ noms des participants: Nikolaï M. Konstantinov & B. Solomonia Marcovic
★ statut du sujet: privé
★ date: Mois de Novembre, dans 8 ans.
★ heure: Début de soirée.
★ météo: il neige à l'extérieur.
★ saison: aucune angel
★ numéro et titre de l'intrigue globale en cours: lalala angel
★ numéro et titre de l'intrigue en cours:   futur angel
★ intervention de dominus:   nein niark
★ récompenses:   pas encore devil





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I wake up, they said we won. they didn't say what we lost
As the snowflakes cover my fallen brothers, I will say this last goodbye. Many places I have been, many sorrows I have seen, but don't regret, nor will I forget all who took that road with me. Night is now falling, so ends this day, the road is now calling and I must away. To these memories I will hold with your blessing I will go to turn at last to paths that lead home. And, oh, where the road then takes me, I cannot tell. We came all this way, but now comes the day to bid you farewell.


Dernière édition par B. Solomonia Marcovic le Lun 22 Juil - 2:19, édité 1 fois
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B. Solomonia Marcovic
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Message Posté Lun 22 Juil - 2:18.



« I guess that's love, I can't pretend. »

On peut faire toutes les prévisions du monde. On peut faire tous les bons choix. Dessiner les bons plans. On peut créer un futur qui nous ressemble, mais au final, on ne voit le résultat que bien trop tard. On ne découvre tous les méandres et les chemins qu'on aurait pas dû prendre qu'au bout de plusieurs années. Mais le plus important, c'est de ne pas se perdre en chemin. De rester la même personne. Sans se transformer. Sans devenir quelque chose d'autre. Sans devenir un monstre assoiffé de sang. Et au final, c'était ça le combat final. Le combat de chaque être humain. Se battre contre ce qu'il devient. Se battre contre ce qu'il est. Parce que la décision lui revient. Il choisit de vivre, ou de mourir. Il choisit d'abandonner, ou de continuer. Et c'était ce qu'on avait fait. Ce qu'on avait toujours choisi de faire. On se battait en pensant que c'était la bonne solution. En se disant que les regrets et les blessures finiraient par disparaître. En se disant que c'était quelque chose qu'on pouvait réparer. Mais ça serait jamais assez. Ça serait jamais suffisant. Ça serait toujours quelque chose d'insignifiant. Quelque chose sans valeur. Un monde qui se brise et qui nous rappelle qu'on est si désespérément humain. On est tous si faibles et si ignorants. On se noie dans les flots de notre existence. Les flots de notre idiotie. On essaye de prétendre que rien ne compte, mais la vérité, c'est qu'on ressent tout. Chaque goutte de sang qui tombe. Chaque corps qui s'ajoute sur la pile. C'était ce que j'avais ressenti. C'était ce que j'ai toujours été, même si je refusais de l'admettre. Les années étaient passées et on se retrouvait comme au point de départ à certains moments. Parce qu'on doutait. On se posait des questions. On se rappelait que tout était fragile. Qu'on pouvait tout perdre en un instant. J'avais 26 ans et c'était comme la vie nous ouvrait les bras. Comme si elle commençait tout juste à prendre un chemin normal. Comme si la bataille pour la liberté était terminée. J'étais entrée à l'université dans la filière défense des nations. Ça a été dur, mais c'était ce que je voulais. C'était ce que je devais faire. C'était mon choix. Ma décision. C'était la fin d'une guerre sans logique. J'avais postulé à Durmstrang et à son université pour prendre un poste de professeur d'ASP. Et je le suis devenue. Mais c'était comme si tout allait trop vite. Comme si les années étaient passées sans qu'on ne puisse les rattraper. Comme si elles ne comptaient pas revenir. J'étais devenue quelqu'un qui possédait un passé et un futur. Et c'était difficile encore de repenser à tout ce qu'on avait perdu. À tout ce qu'on ne retrouverait plus jamais. Et aussi à ceux qui ne reviendraient plus. Ceux qui faisaient partie des victimes. De ceux qui étaient tombés. C'était cruel de voir qu'on était toujours là, qu'on avait toujours une chance, alors qu'ils n'en avaient aucune. Mais on avançait parce qu'on avait pas le choix. Parce qu'à partir du moment où on naît, on doit se jeter dans la fosse aux lions, et on ne peut pas poser le genou à terre. On n'a pas la possibilité de faire ça, sans périr. Sans se faire dévorer par les bêtes sauvages. On doit se battre jusqu'au bout. On doit se défendre jusqu'à la fin.

Parfois je repensais aux personnes qu'on était. Les épreuves qu'on a dû surmonter. Et les cicatrices qui étaient encore là pour nous rappeler qu'on était pas des héros, mais des combattants. Des soldats sur un champ de bataille enfermés dans les méandres de la nuit. Dans un antre que personne ne pouvait pénétrer. On avait pas d'honneur, ni de gloire. On était rentrés victorieux alors qu'on ne l'aurait jamais imaginé. Mais la victoire était amère. Parce qu'on avait trop perdu en chemin. Et on continuait à perdre, encore aujourd'hui. Les souvenirs s'effaçaient. Les visages s'effondraient. Mais au fond, on était heureux. Parce qu'on était ceux qui survivaient. Ceux qui étaient encore là après tout ce temps. Il était tard, et je venais de sortir de l'institut après une nouvelle journée de cours. C'était étrange de me dire que j'étais à leur place avant. Que j'ai vu ces murs emporter des personnes que j'aimais. Que j'ai vu les classes remplies de personnes qui riaient. Et leurs rires résonnaient encore à l'intérieur. Un souvenir de plus dont on ne parvenait pas à se défaire.

Et il était toujours là. On s'était sauvés. On s'était sauvés depuis le début, et ça fonctionnait encore parce qu'on avait pas de raison d'abandonner le champ de bataille. J'étais heureuse parce que j'avais l'impression d'avoir gagné. Parce que même si on avait perdu des personnes et des souvenirs, même si les morts s'empilaient, on avait pas le droit de se plaindre. On avait pas le droit de gâcher les instants qu'on avait remporté. J'étais heureuse parce que j'avais tout ce que je voulais. Et j'avais aucune raison de tout gâcher. Je savais que je le retrouverais au bar. Il m'attendait souvent là. C'était devenu une habitude. Et c'était drôle de se dire qu'on avait des habitudes. Des endroits. Des millions de souvenirs répartis sur huit années. Je suis entrée à l'intérieur, et je l'ai vu, accoudé au bar. Sauf qu'il avait l'air aussi sobre qu'un alcoolique dans une piscine de whisky. Je me suis assise à côté de lui, avant de déposer un baiser sur ses lèvres. Puis j'ai laissé ma main à côté de la sienne. « Something is telling me that you're the complete opposite of sober right now, aren't you ? »

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Message Posté Lun 22 Juil - 22:11.
et moi, j'voudrais remonter le temps
en le devançant pour toi.  

Ces derniers temps, j'ai beaucoup réfléchi à propos de nos prises de risque. Toute ma vie, j'ai vécu dans l'aliénation. J'ai regardé le monde se détruire autour de moi sans rien faire d'autre. J'ai respiré l'air corrompu. J'ai admiré l'éventrement de la terre. J'ai regardé les murs se fissurer puis s'écrouler. C'est ce que j'ai toujours fait. Laisser ma vie se perdre dans le vent. Laisser mon oxygène se gâcher et corrompre le reste du monde. Incapable de prendre une décision parce que j'en ai jamais valu la peine, j'étais condamné. Un mort qui vivait. Un cadavre qui parlait. Un squelette qui respirait, et qui hurlait en silence parce qu'il n'avait pas le droit à la parole. Une gorge arrosée par la pluie acide de l'alcool. La seule brûlure qui me permettait de vivre.

J'ai jamais cru qu'un jour j'aurais droit au bonheur. Et cet état qui s'en approchait, je n'osais pas en profiter, parce que j'avais peur que la vie me l'enlève. J'avais peur d'être ce Midas de poussière qui continuait à détruire tout ce sur quoi il posait le doigt. J'avais peur, c'était ça le problème. J'avais toujours été le plus lâche. Même lorsque la guerre n'était plus qu'un vieux souvenir encore brûlant, j'essayais de fuir tout ce qui pouvait me perdre, tout ce qui pouvait me blesser. La douleur, je connaissais. La douleur, je la respirais. La douleur, c'était ma drogue. Mais la douleur n'était rien comparé à ce qui s'abattrait sur moi si jamais elle me laissait tomber. Et je savais qu'elle allait le faire. Ils l'avaient tous fait avant elle. C'était ma malédiction. Pourquoi est-ce qu'elle serait l'exception ?

Ses lèvres m'ont sorties de mes rêveries. Et moi, j'étais toujours aussi lâche. J'étais toujours aussi con. J'étais toujours le même gars qui fuyait jusqu'à ce qu'il n'ait plus le choix. Cet insensé enchaîné au fond de l'océan et qui nageait vers la surface en espérant l'atteindre un jour. J'avais pas le droit à la lumière, bordel ! Pourquoi est-ce que j'arrivais pas à m'y faire ? Pourquoi est-ce que je continuais à m'obstiner avec elle ? Elle n'était pas faite pour moi. Elle était bien trop belle. Elle était bien trop parfaite. Elle était trop. Et j'ai jamais été assez. «  Something is telling me that you're the complete opposite of sober right now, aren't you ?   »  J'osais pas la regarder, alors j'ai continué à fixer mon verre. J'avais pas envie de connaître la sentence. J'avais pas envie de la voir partir. J'avais pas envie de tout gâcher. J'avais pas envie de perdre cette bataille. Mais j'avais jamais eu le droit de me battre. Je me suis tourné vers elle avec un sourire sarcastique. Un de ces sourires faux qui cachent à peine toute la misère qui me bouffe.  « Well, you can tell this something that he is wrrrrong. Who's this guy anyway, what kind of name is something? » J'ai haussé les épaules en indiquant mon verre d'un signe de tête. « I only had a couple of drinks, right, bartender ?  » Bien sûr, c'était un mensonge. Bien sûr, je sombrais dans les affres de mon existences sans comprendre que le gouffre n'avait pas de fond, et que l'alcool ne comblerait jamais le vide qu'elle laissait. « 'Had to take his wand. He had more than just a couple.  » Le traître. Je l'ai regardé tendre ma baguette à Solomonia avec des yeux désespérés.  « My wannnnnnd. Liar, you stole it ! If I had it, I'd silencio you right away. But since I don't, you're in the clear.   » Je l'ai vu lever les yeux au ciel, mais j'y ai prêté aucune attention. « Yeah, pay me first and we'll see about that.   »

Dans ma main droite, je serrais fort la bague. Si fort qu'au bout d'un moment, ça n'en valait plus la peine. Alors j'ai ouvert la main, et j'ai joué avec la bague. Je l'ai faite se promener entre mes doigts. Je l'ai regardée avec attention. Je la lui ai montré sans pour autant la regarder elle. J'étais qu'un sombre con et j'avais honte. J'avais honte d'avoir pu oser croire qu'elle dirait oui. « I bought the ring. I bought the damn ring. Look at that, there's a bloody diamond on it and all. 'Been saving money for six years. But what did I expect, right ?    » Je me suis tourné vers elle, juste pendant une seconde. J'ai posé la bague sur le comptoir avant de boire une gorgée de mon verre. Je cherchais à me donner du courage. Je cherchais à apaiser la douleur alors qu'elle n'existait pas encore. Je préparais le terrain avant que le champ de mines n'explose. Et moi, je voudrais tellement tout oublier pour ne pas avoir à vivre tout ça. Je voudrais l'oublier pour ne pas avor à sentir la douleur. Parce que cette fois-ci, ça me tuerait. Je me suis retourné complètement vers elle pour la regarder dans les yeux.  « I love you Solomonia, but you don't love me. You think you do 'cause you're not bored yet, but someday you'll meet the right guy and I'll just watch you like I always do.     » Parfois, je me demandais si j'étais pas né comme ça. Complètement passif face au reste du monde. Je n'avais jamais vraiment lutté. Je n'avais jamais vraiment essayé. Contrairement aux autres, j'avais décidé de me laisser couler. C'est la seule façon que j'ai trouvé pour survivre. M'abandonner pour protéger les autres. Vendre mon âme au diable et me battre pour les autres parce que j'avais volé une vie. Je ne méritais pas ce cœur qui battait. Je ne méritais pas ce sang qui se propulsait dans mes veines. Je ne méritais même pas une bouffée d'air.  « I'm nothing. I'm a crappy mediwizard who hoped that one day, it'll be enough for you but you deserve better. You deserve someone that'll protect you and stand by you no matter what.     » Certains ont peur du vide. D'autres ont peur des serpents. Moi j'ai peur de l'abandon. J'ai peur de me retrouver tout seul. Pourtant j'aurais dû le voir venir, pas vrai ? J'aurais dû comprendre que c'était ce qui m'attendait depuis le début. J'aurais jamais dû m'attacher. Ca faisait trop mal, putain, ça faisait tellement mal.  J'ai pris une inspiration avant de me retourner face au bar. Je fuyais son regard. « Am I this person ? I don't know. Deep down, I'd like to think I am, but I'm a nobody. I'm just some loner who's always trying to get what's out of his league.     » Mais parfois, j'osais aventurer mes yeux ves elle. Des regards en coin, comme si j'attendais la punition. J'ai pris mon verre, mai cette fois-ci, j'ai tout bu d'un seul coup. Puis j'ai tourné mon visage pour la voir une dernière fois.  « In case it wasn't obvious enough, I was going to propose tonight. Big time. Had it all planned in my head and all... Well... That was until I thought about that little fact that I completely forgot. The huge chance that you'd say no. I don't think I can deal with you saying no. That's why my friend Whisky and I had this great talk about bravery and all. We came to the conclusion that I didn't have any.    » Dans mes rêves, elle avait dit oui. Mais les rêves avaient toujours été les pires des connards, pas vrai ?  

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B. Solomonia Marcovic
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Message Posté Mar 23 Juil - 2:44.



« If you forget the way to go, and lose where you came from. If no one is standing beside you, be still and know I am. »

Au final, on ne peut jamais retourner dans cet endroit qui nous appartient. Cet endroit qui nous fait penser qu'on a la chance de s'en sortir. On a la chance de devenir des personnes qui se battent. On a la chance d'obtenir des choses qui comptent. Des personnes qui se transforment et qui deviennent plus importantes. On obtient des choses qu'on aurait jamais pu imaginer. On découvre des miracles qui se transforment en espoir. Des images qui nous rappelle qu'on a la chance de gagner un peu plus chaque jour. On a le pouvoir de remporter une guerre qui n'avait aucune logique. De récupérer quelque chose qu'on a perdu. Parce que tout ce qu'on recherche, c'est ce coin de paix qui se trouve dans un endroit inconnu, après une longue recherche. Cette paix qu'on a recherché toute nos vies dans l'espoir que ça s'arrangerait. Et le soucis, c'est qu'on continue tellement à chercher que l'espoir parfois s'en va. Et c'est pas suffisant. C'est jamais assez. C'est toujours trop peu. Je voulais redonner de l'espoir à ceux qui n'en avaient plus. Parce que c'était ce dont j'ai eu besoin tout ce temps. Me dire que ça irait mieux. Que les fantômes finiraient par disparaître. Et même si parfois le passé me hantait, je me rappelais que j'avais quelque chose à quoi me raccrocher. Quelque chose qui avait une plus grande valeur que je n'aurais pu l'imaginer. Un point de chute. Un endroit qui me protégeait des attaques d'un démon dont je ne connaissais pas le nom. J'avais pas besoin de trahir. Pas besoin d'avoir mal. J'avais tout simplement besoin de laisser le futur faire son œuvre et créer de nouveaux horizons auxquels je n'aurai jamais pensé. Des visages que je ne pensais pas rencontrer. C'était compliqué de faire de l'ordre dans tout ça. Compliqué de faire de l'ordre dans des pensées que je ne pouvais pas maîtriser. Des pensées qui parfois me rappelait que tout s'envolait trop rapidement. Qu'on faisait des promesses en l'air sans les tenir. Et un jour on implosait, et on ne comprenait plus ce qui allait se passer. « Well you can tell 'something' that he is wrong. Who's this guy anyway, what kind of name is 'something' ? » Je l'ai regardé et j'ai compris qu'il était en train de tomber. De chuter si vite et si rapidement que j'arriverais pas à le rattraper. Et c'était bien trop horrible de découvrir que les choses qu'on avait pouvait nous filer si rapidement entre les doigts. Qu'elles pouvaient disparaître. Sans aucun espoir de guérison. « I only had a couple of drinks, right, bartender ? » J'ai regardé le barman. « Had to take his wand. He had more than just a couple. » J'ai fermé les yeux un instant. Avant de les rouvrir, et de le remercier d'un sourire. « My wannnd. Liar, you stole it. If I had it I'd silencio you. But since I don't, you're in the clear. » Un nouveau sourire. « Yeah, pay me first and we'll see about that. » « I'll pay you, don't worry. »

Puis je l'ai vu. Il jouait avec une bague. Et j'ai commencé à comprendre. J'ai commencé à comprendre ce qui m'effrayait le plus. L'engagement. Cette chose qui m'a toujours terrifié parce que je me suis rappelée que c'était quand le rêve semblait parfait qu'il commençait à s'écrouler. C'était quand le rêve atteignait son apogée qu'on finissait par tomber plus bas que terre. Ça me terrifiait parce que je savais que tout pouvait s'écrouler en l'espace de quelques secondes. Grâce à quelques phrases. « I bought the ring. I bought the damn ring. Look at that, there's a bloody diamond on it and all. 'Been saving money for six years. But what did I expect, right ? » J'ai froncé les sourcils. J'essayais de comprendre. J'essayais de trouver la logique dans le chaos. La raison dans la folie. Mais c'était impossible. C'était comme essayer d'attraper de la fumée avec les doigts. C'était comme mettre sa main devait un brasier ardent, et prétendre qu'on ne pourra jamais brûler. Il me regarda. « I love you Solomonia, but you don't love me. You think you do 'cause you're not bored yet, but someday you'll meet the right guy and I'll just watch you like I always do. » J'ai ouvert la bouche pour parler, mais j'en ai pas eu le temps. C'était comme si la situation m'étouffait. Comme si j'avais pas le droit de faire mon choix. De prendre de décision. Comme si j'avais pas le droit de dire ce que je pensais. Comme si ce choix là m'était arraché des mains. « I'm nothing. I'm a crappy mediwizard who hoped that one day, it'll be enough for you but you deserve better. You deserve someone that'll protect you and stand by you no matter what. » J'avais un sourire rempli de regrets. Parce que j'ai jamais été douée pour lui dire qu'il comptait. Pour lui dire que j'avais besoin de lui. Que j'étais brisée et qu'il avait quand même choisi de se battre. « Am I this person ? I don't know. Deep down, I'd like to think I am, but I'm a nobody. I'm just some loner who's always trying to get what's out of his league. » Je voulais lui dire que c'était ridicule. Mais il a continué. « In case it wasn't obvious enough, I was going to propose tonight. Big time. Had it all planned in my head and all... Well... That was until I thought about that little fact that I completely forgot. The huge chance that you'd say no. I don't think I can deal with you saying no. That's why my friend Whisky and I had this great talk about bravery and all. We came to the conclusion that I didn't have any. » J'étais en colère. Contre lui. Contre moi. Parce que même après tout ce temps la confiance restait fragile. On avait peur de s'effondrer. Peur de s'attacher parce qu'on savait à quel point c'était facile de tout perdre. De se retrouver dans une maison vide. Avec plus rien sauf des sanglots et des rêves brisés. Le vide éternel de ceux qui ont trop priés.

« How could you think that ? » Je le regardais, sans baisser le regard. Parce que c'était trop facile de tomber maintenant, sans essayer. Je refusais de perdre sans m'être battue auparavant. « I mean, didn't you notice that when I actually dislike someone, that someone is fully aware of that ? » J'avais utilisé l'humour comme un nouveau bouclier. Comme une arme ultime contre le chagrin. J'ai posé ma main sur sa joue pour le forcer à me regarder. « I love you. I always loved you. There's nothing in the world which could make me change my mind. » J'ai pincé mes lèvres. « You're not a Nobody. You're with me. You always were here when I needed you. When people I care about, died. When I had no hope left. When I was scared and weak. You were there to pull me back, every single time. You fought by my side, and you never left. You chose to fight with me for what I believed was right. » J'ai expiré un grand coup. « I'm not perfect, I never were, and you didn't even try to change me. You never accused me of anything, even if I'm selfish and even when I'm angry or agressive. Even when I try to push you away cause you're the only one who's never giving up on me. There's no one I'd rather spend my life with. » J'ai laissé quelques secondes passer avant de reprendre. « If you'd ask me to marry you, I would say yes, in an heartbeat, no question. »

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Message Posté Mar 23 Juil - 18:38.
when you need directions
then i'll be your guide forever forever 

« How could you think that ? » Parce que c'était la réponse la plus évidente. Parce que c'était la plus logique. Parce que tout le monde finissait par partir un jour. Les gens s'en vont. C'est ce qu'ils font. D'une façon ou d'une autre, ils partent. Parfois, c'est parce qu'ils le veulent. Parfois, c'est parce que le destin nous les retire trop tôt. Parfois, c'est parce qu'on les chasse. Mais ils se cassent. Ils dégagent. Ils prennent tout sur leur passage. Il pillent les espoirs. Il volent dans les tombeaux, nos rêves les plus précieux. Ils ne sont jamais comme on les aurait imaginé. Et c'est ça, qui fait le plus mal. Accorder toute sa confiance à une personne et la voir la trahir au moment le plus crucial. Au moment où on sait, on sait tellement fort que ça brûle, qu'on ne s'en remettra jamais. Pourtant j'ai continué à regarder dans les yeux. A attendre les mots du bourreau. « I mean, didn't you notice that when I actually dislike someone, that someone is fully aware of that ?  » J'ai esquissé un sourire.  Mais je n'attendais plus les miracles. Parce que je ne les méritais pas. Les miracles étaient réservés à ces âmes qui brillent si fort qu Dieu en a pitié. La mienne ne brille pas. Elle se meurt. Elle se flétrit comme une rose qu'on a voulu conserver trop longtemps. Et peut-être qu'elle n'avait jamais vraiment brillé au fond.  La lumière faisait partie de toutes ces choses que je ne méritais pas. Que je ne pourrais jamais lui offrir. C'était pour ça qu'il fallait renoncer. « I love you. I always loved you. There's nothing in the world which could make me change my mind.  » Le problème, c'était qu'elle ne voyait pas ce que je voyais. Elle ne connaissait pas ce que je connaissais. Personne ne l'avais sciemment abandonnée. Personne n'avait choisi de la laisser tomber. Elle n'était jamais rentrée dans une maison vide. Elle n'avait jamais vu la déception dans les regards. Tous ceux qu'elle avait perdu, ils lui avaient été injustement enlevés par des dieux cruels. Ce n'était pas un choix. C'était une fatalité. Et ça me tuait de devoir faire partie de ces personnes qui choisissaient de s'en aller. Mais c'était tout ce que je pouvais faire. Parce qu'un jour ou l'autre, ça se terminerait comme ça. Et j'avais assez perdu mon temps. « You're not a Nobody. You're with me. You always were here when I needed you. When people I care about, died. When I had no hope left. When I was scared and weak. You were there to pull me back, every single time. You fought by my side, and you never left. You chose to fight with me for what I believed was right.  » J'ai repensé au passé. J'ai repensé aux souvenirs que j'avais. A cette histoire qu'on construisait malgré nous. A ce château de cartes qui menaçait de s'effondrer à chaque instant. Parce que la peur était aux fondations. La peur, depuis le début, laissait planer son ombre sur les nôtres. La peur de se retrouver seul. La peur de tout perdre. La peur des autres. Le courage à deux. J'ai essayé d'y croire. J'ai essayé de me persuader qu'on pouvait définir le futur par le passé. Mais j'y arrivais pas. J'arrivais pas à voir l'avenir sans elle et ça me faisait peur. Ca me faisait peur de me dire qu'un jour elle partirait et que je ne pourrais rien y changer.  « I'm not perfect, I never were, and you didn't even try to change me. You never accused me of anything, even if I'm selfish and even when I'm angry or agressive. Even when I try to push you away cause you're the only one who's never giving up on me. There's no one I'd rather spend my life with.  » J'ai froncé les sourcils, intrigué. Personne ne m'a jamais parlé comme elle le faisait. Pour le reste du monde, j'étais une merde qui ne méritait pas sa place ici. Pour elle, j'étais tout le contraire. Le problème ? J'avais toujours préféré croire la majorité. J'avais toujours préféré me défiler sous des excuses, frapper mon poing contre des mots pour défendre les autres. Eviter les regards parce que je savais déjà ce qu'ils voulaient dire. Sauf le sien. C'était ça l'énigme. La seule qui vaille le coup d'être résolue. « If you'd ask me to marry you, I would say yes, in an heartbeat, no question.  » J'ai répondu immédiatement. « You would ?  » Puis j'ai murmuré, pour moi. Pour me convaincre. Pour comprendre. Comprendre que la réalité n'était pas toujours ennemie des rêves. Parfois c'était elle  qui les constituait. « You would.  »

Peut-être qu'il existe des causes pour lesquelles il faut se battre jusqu'à la fin. Il existe des épreuves plus difficiles les unes que les autres pour arriver au but. Peut-être que ça en faisait partie. Peut-être que j'avais réussi tous les tests, que j'avais exécuté toutes les tâches, qu'il n'en restait plus qu'une. Un sacrifice ultime. Celui qui mènerait à la gloire ou aux lambeaux. Celui qui marquait la fin d'un chapitre et le début d'un autre. Tout reposait sur mes épaules. C'était mon choix. Et au bout d'un moment, j'ai arrêté de me demander si je méritais quelque chose. J'ai arrêté d'avoir peur des mains avides du destin. J'ai entendu à nouveau tout ce qu'elle avait à me dire. J'ai mis des idées sur les mots. Et j'ai compris que ça n'avait rien à voir avec le mérite. J'ai compris que l'amour était injuste. Qu'il n'avait aucun sens et qu'il n'en aurait jamais. J'ai compris que tout seul j'y arriverai jamais. J'avais toujours vécu par elle. Et je ne voyais pas pourquoi ça devrait s'arrêter. « 'Right then. Let's do the damn thing. But I'm not doing it in a crappy bar – no offence bartender.   » J'ai pris la bague avant de me tourner vers lui. « None taking, as long as you pay.   » J'ai poussé un soupir en laissant trois galions sur le comptoir. C'était largement suffisant.  Puis j'ai attrapé la main de Solomonia. « Let's go out.   » Je me suis levé et j'ai fait quelques pas avant de me souvenir d'une chose : j'avais trop bu. J'avais tellement bu que le monde se mettait à tourner. Pourtant, j'avais encore cet instinct de lucidité. Je savais ce que je faisais. J'avais plus d'inhibition. Mes réactions étaient décuplées. Tout devenait plus réel. Parce que plus rien ne pouvait m'arrêter. A part le fait que je n'arrivais plus à poser un pied devant l'autre.  « Hold on... The floor and the walls just switched. Be very careful.   » J'ai essayé d'avancer lentement. Elle a fait passé mon bras derrière sa nuque pour m'aider à marcher. Et puis on était dehors. Au milieu des flocons de neige. Lorsque le sol est retourné à sa place, j'ai pu m'agenouiller devant elle, comme je rêvais de le faire depuis des années.  « I know I said I planned the whole thing, but I can't seem to remember anything right now. So I'm just gonna go with the flow if that's ok with you. I'm not good with words. I'm no poet. I'm rude and pretty straightforward. But I don't think you have much choice anyway because I'm not getting up until you say the word.  » Mon coude sur mon genou. La bague au bout des doigts. J'hésitais à la regarder dans les yeux. Il y avait toujours cette peur qui me rongeait. Il y avait toujours ces regrets et cette impression d'être un condamné à mort qui attendait sa peine depuis trop longtemps. Et puis il y avait tous les souvenirs. Il y avait son sourire, celui qui me hantait depuis le début. Il y avait sa voix, la seule qui pouvait m'apaiser, la seule qui pouvait me réconforter. Il y avait les moments où on avait cru crouler sous le poids du destin, les moments où on s'était perdus, les moments où on s'était retrouvés, les moments où on s'est battu tellement fort qu'on avait gagné, les moments où plus rien ne comptait à part le contact de nos lèvres, les moments où on laissait l'univers aux autres et où on créait le nôtre. Les moments qui m'avaient guidé jusqu'ici. Jusqu'à ce moment précis où je me rendais compte que c'était elle. Ca avait toujours été elle. « The way I think about it, we've met a lot of times. The first time I met you, I just discovered I was a wizard. My family was rejecting me and you found me. You taught me that it was ok to be like this. You taught me that magic wasn't a bad thing. You had faith in me. You saved me. » Elle était devenue ma seconde famille, à cette époque. La seule personne qui était capable de me comprendre, et de me voir comme ce que j'étais réellement, et pas ce raté qu'on essayait de me faire devenir. Et à qui j'avais fini par ressembler comme deux gouttes d'eau. « A lot of shit happened until we met again, but I never stopped caring about you. I never stopped watching your back. I don't know if you remember this ASP  class where I did the most idiotic gesture. I saw that ball of fire running to you, so I just put myself in front of you and it hit me. Got myself in the nursery, but I was happy I did it because I thought you'd notice me. And this was only one thing on the long list of the stupid things I did for you. The only thing that got me that far was the hope that one day, you'll realise that I've always been here. That it was me who fixed your damn cauldron when this stupid mokop fucker broke it. It was me who beat the shit out of the damn radgentis who dared to call you a bitch.  It was me who cured your owl after she got attacked by the organisation. It was me who turned myself in when you blew up the potion class while trying to make some polynectar. Sure I was lost. I was a drunkyard and a drug addict. But once again, what saved me was you.    »  Tous les secrets tombaient. Mais j'avais pas honte. Je continuais à la regarder dans les yeux, à essayer d'y trouver l'espoir que je recherchais avec tant de force et de brutalité.  « And then, you came back to my empty house. I was thinking about doing something really, really stupid. I was drowning and you were the gasp of air I always needed. You saved me. » Elle m'avait toujours sauvé. Et le problème c'était que j'avais jamais pu faire la même chose. J'étais toujours arrivé trop tard. J'étais toujours tombé trop vite. Elle perdait son temps avec moi. Peut-être que c'était vrai. Peut-être que j'étais un gâchis d'air. C'était pour ça que je jalousais tous ceux qui avaient pu l'approcher. J'avais toujours l'impression d'être le dernier choix. Celui qu'elle n'avait jamais osé faire. Celui de la dernière chance. La roue de secours pour ne pas se retrouver seule. Mais je savais que pour elle, j'avais toujours eu plus de valeur que ça. Alors j'ai continué.  « We met again in Durmstrang. I was mad and inconscious. And you still saved me. You sacrificed yourself for me.  »  J'ai baissé les yeux, en repensant à tout ce qu'elle avait dû subir par ma faute.  «I'm sorry I couldn't return the favor.  » J'ai expiré lentement avant de relever la tête vers elle, un sourire plein d'espoir fiché sur mon visage. J'avais toujours refusé d'accorder la moindre attention aux espérances. Je les savais fourbes et détestables. Mais là, tout de suite, maintenant, j'avais pas le choix. Il fallait que j'y crois. Il fallait que je le fasse.  «You keep saying that you're not perfect. But I just gave you five reasons why you are perfect to me. And I could name a billion more if we had enough time. But here we are in the middle of a snow storm and I bet you're as cold as I am now.  So I'll just give you one reason why I'd be perfect for you.   » Mon cœur battait trop fort. C'était complètement insensé. Mon souffle se faisait de plus en plus court. Parce que je sentais que le moment arrivait. Et même si elle m'avait déjà donné sa réponse, la peur était toujours là. Elle continuait à dévorer tout ce qu'on avait comme elle l'avait toujours fait.   J'ai pris un air faussement cérémonieux. «I can stand your snoring. I'm kidding. Don't slap me.     »  J'ai esquissé un rire avant de prendre un air plus sérieux.   «I love you.  I love you to hell and back. I can't live without you. Litteraly, I never could live without you. And maybe this is selfish to want someone this bad that you just can't let them  go. But I don't care. I don't care because I don't have anyone but you. I don't want anyone but you. I want you now, and for the rest of my life, until death tear us apart. I want you in the worst moments, I want you in the pain, I want to fight with you, I want to be with you when I'm sick, I want to disagree with you, I want you to piss me off, I want you to tell me that I drink too much and I want you to slap the doors when you're mad. I want you to kick me out of bed when you want to have a sleepover with Snow and I want to be mad about it. I want the make up sex and I want the injuries. I want you in the best moments, I want your voice, I want the memories, I want you with a big family, with kids and smiles and christmas reunions and birthday parties. I want the dreams, I want to be even more proud of you than I am today, I want to travel with you, I want to laugh until I can't breathe, I want  your face to be the last one I see when I go to sleep and I want to wake up next to you. I want you to ask me for advices, I want to listen to you complaining about your students, I want you to tell me everything. I want you to tell me you love me until the end of times and I want to do the same. I want the breakfasts in bed, the shopping trips you know I hate but I still do because I love you. I want to hear your voice forever.  I want to keep dressing up as a unicorn for January's birthday because it will make you laugh and I love your laugh. This is my reason. This is why you should marry me. » J'ai repris ma respiration et je lui ai tendu la bague. «This is why I'm down on my knee in the middle of the snow, cold as crap, with a dumb smile on my face because I can't hide it anymore, asking you this one thing : will you marry me ?  »

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Message Posté Mer 24 Juil - 19:33.



« All lies and jests, still a man hears what he wants to hear, and disregards the rest. »

Parfois les souvenirs nous rappelle qui on est, et ce qu'on doit faire. Ils nous rappellent les choix qu'on doit faire. Ils nous rappellent que le seul moyen de s'en sortir, c'est de continuer à se battre. Rentrer chez nous avec cette sensation que peut être, on aura la chance de continuer à vivre. De continuer à prétendre. Continuer à offrir tout ce qu'on est, parce que le sacrifice est le plus beau des cadeaux. Parce que nos cœurs continuent à battre, même une fois qu'ils sont brisés. Ils continuent à nous montrer que c'est suffisant, que c'est un choix qu'on doit faire. Que même si c'est dur, même quand on ne peut pas s'arrêter de saigner pour ce qui compte, même quand notre espoir s'envole avec les idées et les miracles, on doit se battre. C'est un jeu qu'on ne peut pas se permettre de perdre. Une chute qu'on ne doit pas faire. On doit continuer jusqu'à ce que nos cœurs ne soient plus que poussière. Jusqu'à ce que les minutes filent trop vite. Que les heures passent sans qu'on ait le pouvoir de les rattraper. On peut tomber et c'est ça qui est beau. Se dire qu'on est au bord du précipice. Et se dire que quelqu'un est là pour nous tenir la main. Quelqu'un est là pour nous promettre qu'il ne nous laissera pas tomber. On s'accroche à cette personne jusqu'à ce que notre vie ne dépende plus que de cette personne. Jusqu'à ce qu'elle tienne plus entre nos mains. Jusqu'à ce que l'espoir ne soit plus nécessaire, mais dérisoire. Il était étonné et c'était dur à voir. Dur de comprendre que certaines choses ne changeraient jamais. Je serais toujours trop secrète. Trop mystérieuse. Je ne dirais jamais assez. Je ne dirais jamais les mots qui suffisaient. « Hold on... The floor and the walls just switched. Be very careful. » J'ai passé son bras sur mes épaules, en utilisant mon bras pour le soutenir, et on a commencé à marcher. « For the better and the worst yeah ? I think we're in the worst part, you're goddamn heavy. »

Puis on est arrivé dehors, et il s'est mis un genou à terre. J'ai pensé à ce moment de nombreuses fois. Je savais qu'un jour, je n'aurai plus la force de courir. Un jour, je n'aurai plus la force de l'abandonner. Je devrais juste sauter avec lui. Tomber dans un puits sans fond, parce qu'on n'atteindrait jamais le sol. Parce qu'on choisirait jamais la facilité. Parce qu'on refusait de mourir ou de perdre. On refusait d'avoir mal. Ou d'abandonner l'autre. Je l'ai écouté et j'ai rien dit. Je l'ai regardé. Je me suis dit que j'avais de la chance. Que je ne serais jamais totalement seule. Et c'était ça, qui me suffisait. « We met again in Durmstrang. I was mad and inconscious. And you still saved me. You sacrificed yourself for me. » Pour moi ça a jamais été un sacrifice. C'était quelque chose que je devais faire. Comme une évidence. Un choix qui ne ressemblait en rien à une décision. C'était évident et il n'y avait pas de choix possible. « I'm sorry I couldn't return the favor. » J'ai ouvert la bouche mais je l'ai vu continué. Alors j'ai choisi d'attendre. Je l'ai regardé et j'ai senti des larmes se former dans mes yeux. J'ai rien dit. J'ai pas bougé. « I can stand your snoring. I'm kidding. Don't slap me. » J'ai éclaté de rire. Et il ma offert toutes les raisons sur un plateau d'argent. « This is why I'm down on my knee in the middle of the snow, cold as crap, with a dumb smile on my face because I can't hide it anymore, asking you this one thing : will you marry me ? » J'ai encore éclaté de rire avant de répondre. « Yes I would, you bastard. » Puis je l'ai laissé me mettre la bague. Et puis je suis descendue moi aussi pour le prendre dans mes bras et l'embrasser. « What is wrong with you, now I'm acting all girly. You almost made me cry you idiot. » J'ai déposé un baiser dans son cou. « I love you too. I love you more than anything in the entire world. » J'ai déposé ma main sur sa joue, et je l'ai regardé. « What I want to say is that … When my parents died, I didn't want to feel anything again. I didn't want to go through loving someone that much and then loosing that person. It was easier to pretend I didn't care. Even with you. You were my best friend since longer than I can even remember. You were here for me when no one else wanted to. Not even my own sister. You were there and it was easier to pretend that what I could feel for you was nothing but friendship. But then Eilean died. Lunnyii disappeared. So did Snow. And everyone that I cared about. And you were there once more. I'm not proud of what I did. I let you believe that I was okay. That I was finally trying to set this right. But then I let you down again. Every time, every single time I let you down because I didn't want to care too much about you, cause then, it's like I was sure you would die in the end, because of me. And that's a thought I couldn't handle. A thought I still can't handle. But then, I realised that I needed you more than anything. I couldn't watch you with anyone else. And even when I was tortured and all of that, all I could think about was you. And how I made the wrong choice by letting you down. But I did it again by not trusting you at the right moment. By letting you suffer because of it. And you never gave up. For me, each person who chose to let you go is a fool. Because they didn't realise how much you're selfless and caring. » J'ai laissé le silence s'installer avant de reprendre. « Do you know that I've actually went to see that blond girl who was into you, years ago ? I even fought with her. I told you I pissed off an auror when I came back, but it was her. See what you force me to do ? » J'ai continué à rire. C'était simple. Facile. « I'm only here thanks to you. I wouldn't if you weren't here. I think that in the end, I would've give up. That's why I'm choosing you now. Because you were here all the way. When the program in university was so hard, both physically and mentally that I couldn't bare it anymore. When I came back covered in bruises because of training. You made me feel like I could do anything. Like I was good enough to succeed. And I don't see how you can still support me after all this time. I don't see how I saved you cause for me, I didn't. And I'm sorry for that. But I love you. I just love you. I would say yes a thousand times. »

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As the snowflakes cover my fallen brothers, I will say this last goodbye. Many places I have been, many sorrows I have seen, but don't regret, nor will I forget all who took that road with me. Night is now falling, so ends this day, the road is now calling and I must away. To these memories I will hold with your blessing I will go to turn at last to paths that lead home. And, oh, where the road then takes me, I cannot tell. We came all this way, but now comes the day to bid you farewell.
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Message Posté Jeu 25 Juil - 1:10.
i hope this gets to you
to you.  

C'est fou comme un seul mot peut changer la vie d'un homme. C'est fou comme trois lettres peuvent faire battre votre cœur si fort que ça vous déchire le torse.  Je lui ai passé la bague au doigt et elle m'a embrassée. J'ai senti son corps contre le mien. J'ai senti ses lèvres sur mon cou pendant que les miennes s'étieraient dans un sourire sans fin. Toute sa vie, on veut échapper aux conventions. On renie les règles et les principes. On laisse le mariage aux gens rangés. On leur donne les histoires classiques et les chemins tracés. Mais il arrive un temps où la rebellion n'a plus rien de séduisant. Il arrive un moment où les conventions auquelles on n'avait jamais cru avoir droit deviennent les refuges les plus précieux. J'avais toujours pensé qu'on grandissait seul. Qu'il s'agissait d'un processus naturel et automatique. Un jour, on se réveille et on est adulte. Un jour, on prend nos responsabilités le plus naturellement du monde. En réalité, grandir est un choix. Une décision qu'on avait pris à deux parce qu'on ne voulait plus être ces gamins perdus qu'on avait abandonnés sur le bord de la route. J'avais peur de ce que ça signifiait. J'avais peur de tout ce qui nous attendait. Mais peut-être que c'était comme ça que c'était censé se passer. Peut-être qu'il fallait vivre la peur avant de découvrir le courage. Peut-être qu'il fallait vivre les batailles avant de rafler les victoires. Mais ça n'était pas une épreuve. C'était une délivrance. C'était comme si on m'enlevait un fardeau que j'avais porté depuis si longtemps que j'avais oublié qu'il existait. C'était comme renaître de ses cendres. Elle me donnait ce qu'on m'avait toujours refusé. Elle légitimait l'air que j'accaparais. Elle me donnait la permission d'exister. Elle me donnait la force que j'avais jamais su trouver seul. Alors j'ai pris tous ses mots et je les ai ancrés dans ma peau. J'ai pris toutes ses phrases et j'en ai fait des mélodies. J'ai transformé le temps en promesses parce que pour la première fois depuis longtemps, lorsque j'ai regardé notre avenir, je n'y ai pas vu les ténèbres et les démons. J'y ai vu le plus pur et le plus simple des miracles. Notre miracle à nous, celui que nous seuls pouvions reconnaître. Celui que personne d'autre ne pouvait comprendre. Alors soudain tout devenait plus simple. Tout se forgeait dans des lèvres qui s'entremêlaient. Dans des souffles qui s'alliaient avec une force surprenante. Dans des mains qui se touchaient, qui se sentaient. Parce que soudain, le contact devenait aussi vital que de l'air. Il nous rappelait que tout ça n'était pas qu'un rêve qui s'en irait. C'était la réalité. Et pour une fois, elle nous souriait. Je l'ai regardée un instant. Je l'ai trouvée belle, alors j'ai passé une main dans ses cheveux. « Got it, no more blond girls, I promise.  »  J'ai froncé les sourcils en faisant semblant de réfléchir. « 'Never really liked blond chicks anyway.  » Je l'ai embrassée avant de me détacher brusquement d'elle. Une inquiétude gênée avait pris le contrôle de mon visage. « I have to confess something, though. I lied. I didn't get just two drinks. I'm pretty fucking drunk. I'm drunk as hell.  »  Tous les cauchemars s'évanouissaient. Tous les démons prenaient la fuite. Il n'y avait plus de souffrance. Il n'y avait plus de douleur. Il n'y avait que l'ascension d'un nouveau monde. De nouvelles couleurs qui valsaient autour de nous. Et même si je n'étais pas encore sûr de mériter tout ça, je ne laissais plus mon destin dans les mains des autres. Je refusais d'abandonner maintenant. « But it doesn't change anything. I meant everything I said. Every word of it. I just wish I could carry you home. But right now I don't even know if I can walk.   » Tant bien que mal, avec beaucoup d'aide de sa part, j'ai réussi à me relever. J'ai titubé jusqu'à un mur contre lequel je me suis adossé. Mes mains dans le creux de ses reins, je l'ai embrassée une nouvelle fois. J'ai souri en pensant que je pourrais continuer à le faire jusqu'à la fin des temps. Puis j'ai laissé mes pensées s'acheminer directement jusqu'à mes lèvres. « Who's gonna tell the Haldens ? Given that unicorn girl might just kill me, I definitely think you should do it.  »

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B. Solomonia Marcovic
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Message Posté Jeu 25 Juil - 23:12.



« You and me, we're just fine, one million invisible lines. »

« Got it, no more blond girls, I promise. » J'ai souri à nouveau. Parce qu'au fond, le bonheur semblait tellement à notre portée. Il était là, et on avait cette sensation qu'il nous appartenait à nouveau. Comme si chaque histoire et chaque démon n'avait plus la possibilité de posséder cette chose qu'on avait gagné. Cette chance que personne ne pouvait nous prendre. C'était un nouveau départ alors qu'on ne le méritait pas. Alors qu'on aurait dû peut être continuer à se battre encore un peu. J'avais cette sensation, comme si tout était facile d'un coup. Comme si chaque minuscule petit instant était ponctué d'une dose de joie. Comme si on était enfin capable de mettre à profit les différences qu'on a jamais su cultiver. Les miracles qu'on a jamais su avoir. On se battait pour des raisons qui n'étaient pas communes. Pour des personnes qui ne nous comprenaient pas. On se battait encore parce qu'on savait qu'on était en quelques sortes protégés par cette idée que la justice nous avait enfin repayé. Qu'on avait la possibilité de retrouver ce qu'on a jamais pu être. Devenir les personnes dont on entendait parlé dans les livres et les contes. Comme si chaque sourire n'était pas capable d'être le dernier. J'étais heureuse parce que j'avais l'impression de retrouver cette chose si importante qui s'appelait la confiance. La famille. Comme si à présent on avait signé un pacte qui me prouvait qu'on pouvait s'en sortir. Qu'on était capable de gagner face aux démons et aux criminels. Personne n'aurait pu le prédire et pourtant ça semblait évident. C'était comme si on avait plus besoin de prier pour quelque chose qui était déjà si près. « Never really liked blond chicks anyway. » J'ai senti ses lèvres sur les miennes l'espace d'un court instant, avant de l'entendre parler à nouveau. « I have to confess something, though. I lied. I didn't get just two drinks. I'm pretty fucking drunk. I'm drunk as hell. » J'ai éclaté de rire. « But it doesn't change anything. I meant everything I said. Every word of it. I just wish I could carry you home. But right now I don't even know if I can walk. » J'ai commencé à me relever.

« Who's gonna tell the Haldens ? Given that unicorn girl might just kill me, I definitely think you should do it. » J'ai passé son bras sous mes épaules à nouveau, pour recommencer à marcher afin de nous éloigner du bar. « Well, this is very gentlemanly of you Nik, I hope you won't drink yourself to death to our wedding, because I expect you to carry me back home like they all do in those girly movie. » J'avais une voix teinté d'humour. Parce qu'au final c'était si simple que ça. Parce qu'au final même quand tout tombait, on pouvait se retrouver face à cette chose aussi simple, et on pouvait gagner jusqu'au bout. On pouvait découvrir des passages secrets et des solutions miracles qui nous permettraient d'échapper au passé. « Now come on, I'm bringing you back home. » J'ai commencé à marcher. « And well, when I'll do it, expect her to scream so hard you might get sober again if you're drunk like you are right now. » Au bout de plusieurs minutes, j'ai aperçu quelqu'un que je n'aurais jamais voulu voir. Quelqu'un qui ne devait même pas être là. C'est pour ça que j'ai fermé les yeux l'espace d'un instant, avant de continuer à marcher vers elle. « Oh my god please tell me this is a joke. » J'ai arboré un sourire, avant de m'arrêter, face à elle. C'était un cauchemar. Un putain de cauchemar, et je devais me réveiller avant qu'elle ne me tue. Ou qu'elle ne nous tue tous les deux, avant de cacher nos cadavres là où personne ne pourrait les trouver. « January, I didn't expect you to be here. »

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Message Posté Ven 26 Juil - 0:27.
trying to find a way
getting better everyday 

« Well, this is very gentlemanly of you Nik, I hope you won't drink yourself to death to our wedding, because I expect you to carry me back home like they all do in those girly movie. » J'ai souri. Tout devenait plus simple. Le monde devenait plus léger à porter. Pour la première fois depuis longtemps, j'avais un avenir. Pour la première fois depuis longtemps, je respirais sans que mes poumons ne soient compressés par la peur de rentrer dans une maison vide. Et oui, peut-être que les promesses ne pouvaient pas être éternelles. Peut-être qu'il arriverait un jour où elle se briseraient malgré toute la volonté qu'on mettrait à les sauvegarder. Mais en attendant, je comptais bien profiter de chaque instant. Parce que notre éternité semblait vouloir commencer maintenant. « Now come on, I'm bringing you back home. »  J'ai titubé avec elle. Je me suis appuyé sur son épaule. Et j'avais toujours le même sourire. Toujours les yeux qui brillaient. L'obscurité avait disparu de ma vie. Peut-être qu'elle reviendrait bien vite, elle l'avait toujours fait. Mais cette fois-ci, j'avais les armes pour me battre. J'étais plus seul. « And well, when I'll do it, expect her to scream so hard you might get sober again if you're drunk like you are right now. » J'ai levé les yeux au ciel. Ce n'était pas un secret, January ne m'aimait pas. Ou, si elle m'aimait, elle le cachait très bien. Je ne savais pas si c'était de la jalousie ou juste un instinct maternel étrange, mais dans tous les cas, il y avait toujours eu de la tension entre elle et moi. Même si ça faisait rire les autres, elle m'effrayait un peu.  « Oh my god please tell me this is a joke. »  Puisque j'étais perdu dans mes pensées, je me suis simplement exécuté, sans comprendre pourquoi elle me demandait de dire ça. « This is a joke.  » J'ai regardé Solomonia, en espérant obtenir une réponse à mes interrogations. C'était quoi cette putain de blague ? Jai vu qu'elle regardait en face de nous. Alors j'ai suivi ses yeux avant de sursauter.  « January, I didn't expect you to be here. »  Eh bien moi non plus. C'était tout bonnement impossible. Une coïncidence trop étrange pour être honnête.

J'ai regardé à droite et à gauche. Puis j'ai dévisageé January tout en rapprochant mon visage de Solomonia. Dans ma tête, je murmurais. Mais en réalité, j'ai dû dire ça à voix haute. « Solomonia...What is the blond witch doing here ? Is she real ? Or is she a twisted creation of my own mind ?  » January a répondu à sa place. Elle n'avait pas l'air très contente.  « Hey, I'm right here big boy. You look... Great. » J'ai esquissé un sourire, surpris par cet élan de gentillesse.  «  Really ?  » A ce moment-là, j'étais incapable de déceler le sarcasme des bonnes intentions. «  No.  » J'ai froncé les sourcils. Je dois bien admettre que j'étais un peu vexé. Mais je n'étais pas surpris. Après tout, elle m'avait habitué à pire. Je me suis contenté de lui lancer un sourire faux avant de regarder autour de nous à la recherche de quelqu'un qui pourrait nous sauver de cette embuscade. « Anyway, I'm here for your pre birthday party ! » J'ai répondu sans réfléchir. «  Well, I don't think you can ever outdo what I just did for her.   » Je ne me rendais pas compte que je brisais le secret. Mes pensées s'acheminaient jusqu'à mes lèvres sans aucun filtre. J'avais plus la force de chercher les bons mots. Et encore moin de prendre des pincettes. Elle a ricané en croisant les bras. «  Try me, bafoon.   » A ce moment là, je voyais ma demande en mariage comme une victoire sur elle. Comme quelque chose qui lui fermerait son clapet une bonne fois pour toutes. J'ai pas pensé à la peur ou à la folie. J'ai juste pensé à nous. «  Look at her hand.   » Un sourire sarcastique pendant qu'elle cherchait. «  What about her hand ? She sure needs more nailpolish, this is a disaster. When was the last time you... Oh...  » Là, c'était là que tout se jouait. C'était là qu'elle m'égorgerait sur la place publique ou qu'elle me prendrait dans ses bras. Et même si je n'avais pas trop d'espoir, je continuais à sourire.  «  Oh my god ! You two are … ?  » J'ai hoché la tête. «  We are.    » Pendant quelques secondes, son visage est passé par toutes les phases du deuil pour finalement s'émerveiller dans un sourire. «  Merlin on a broom flying to the moon this is so exciting ! Oh my god this is the best thing ever !   » Elle a pris Solomonia dans ses bras et j'ai failli tomber à la renverse. Je me suis rattrapé à un arbre qui traînait là. «  Please, please, please, can I plan the wedding ? Am I going to be bridesmaid number 1 ? Please say yes. I'm so happy for you ! My little beautiful bright cow is getting married ! My babies are getting married !    » Elle s'est tournée vers moi. Je mentirais si je disais que j'avais pas eu la peur de ma vie. « And you.... You're going to be family ! I guess you're my brother now.    » J'ai froncé les sourcils avec une grimace lorsqu'elle m'a pris dans ses bras.  Puis elle s'est éloignée. «  But if you ever hurt her, I'll kill you. Without any hesitation.  » Justement, j'aurais peut-être dû hésiter avant de répondre. «  Yeah right, you're going to kill me  with an alohomora. Interesting.   » J'ai arrêté de parler brusquement avant de reprendre, dans l'espoir de me faire pardonner. Je parlais avec un air gêné. «  Yay, wedding !  »

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B. Solomonia Marcovic
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Message Posté Ven 26 Juil - 2:27.



« I stretched my hands out to the sky, we danced with monsters through the night. »

Pendant un moment, je me suis dit qu'on allait se prendre une bonne engueulade. C'était drôle de se dire qu'après tout ce temps, January était encore là. C'était drôle de se dire qu'on avait réussi à se battre jusqu'au bout pour s'en sortir. On avait combattu côte à côte, dans un monde qui n'attendait que la paix. On s'était retrouvé dans une réalité qu'on ne pensait jamais toucher, même du bout des doigts. On étaient persuadés que ça ne serait jamais assez, alors que pour l'instant, c'était largement suffisant. On avait tout ce dont on aurait pu rêver. On avait l'espoir là où les mondes commençaient à se déchirer. On avait la joie, là où la tristesse avait tout emporté pour certains. On avait le courage, là où les plus faibles avaient choisi d'abandonner. L'heure tournait et c'était de plus en plus cauchemardesque, de plus en plus difficile de trouver une solution. C'était comme se battre contre quelque chose qui ne réussirait jamais à revivre. Se battre contre un démon qui n'avait pas assez de force. C'était comme revivre inlassablement la même scène, et refaire les mêmes erreurs. Mais on s'en sortait toujours. Comme on l'a toujours fait. J'ai regardé Nikolaï se vanter de sa demande, et j'ai attendu le verdict de January au moment voulu. « Merlin on a broom flying to the moon this is so exciting ! Oh my god this is the best thing ever ! » En l'espace de quelques secondes, j'ai senti January m'écraser dans ses bras. J'ai commencé à sourire parce que j'ai compris que tout irait bien à partir d'aujourd'hui. Qu'on avait réussit à défier la mort. Qu'on était parvenu à réduire en miettes toutes les choses qu'on ne pourrait jamais contrôler. Tous les miracles qu'on ne saurait jamais réaliser. « Please, please, please, can I plan the wedding ? Am I going to be bridesmaid number 1 ? Please say yes. I'm so happy for you ! My little beautiful bright cow is getting married ! My babies are getting married ! » J'ai éclaté de rire. J'étais heureuse. J'étais véritablement heureuse pour la première fois depuis longtemps. « And you.... You're going to be family ! I guess you're my brother now. » J'ai écarquillé les yeux quand je l'ai vu le prendre sans ses bras. « But if you ever hurt her, I'll kill you. Without any hesitation. » J'allais dire quelque chose, mais il a parlé avant moi. « Yeah right, you're going to kill me with an alohomora. Interesting. » Je l'ai regardé d'un air désapprobateur. « Yay, wedding ! »

Comme j'ai vu qu'il n'avait toujours aucun équilibre, j'ai remis son bras sur mes épaules. C'était ironique de se retrouver à cette place aujourd'hui. Parce qu'après tout ce temps, après toutes les batailles et tous les cauchemars, on avait la place des héros. On avait touché la victoire. On avait décroché toutes les chances qu'on pouvait trouver. On avait tué le hasard et le mal. On avait prié assez fort pour réveiller un dieu qui avait abandonné ses soldats. « God, you're such a show-off. » J'ai regardé à nouveau January. « In case you didn't notice, he's drunk like hell. » J'ai fermé les yeux, un sourire toujours aux lèvres. « So... Even if I know I'll regret this tomorrow, yes, you can plan the wedding. And you can be my bridesmaid. » Je savais qu'elle serait heureuse. Et au final, j'avais pas le courage d'organiser un mariage. Ça a jamais été mon genre de truc. C'est là qu'elle entrait en jeu. « Well, I think it's pointless to ask you to keep it small, isn't it ? » Je découvrais pour la première fois le sens du mot bonheur. Je découvrais ce que ça voulait dire de sentir qu'un poids se levait de mes épaules. Je découvrais un monde qui offrait plus de choses que je n'aurai pu l'imaginer. « I thought you would try to kill him once you'd learn about the news, you lost your spark, Jan. » J'employais un ton ironique, en gardant un visage sérieux. « Maybe it's because you're too old now, » Puis j'ai ri à nouveau. « I'm joking. I'm glad you're okay with it. » Je me suis retournée vers Nikolaï. « So, Nik', ready to go home ? »

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Message Posté Dim 18 Aoû - 0:04.
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« God, you're such a show-off. » J'ai froncé les sourcils. Je savais que je vivais en ce moment un regain de confiance conféré à la fois par le fait qu'elle ait dit oui, et par tous les verres que je m'étais enfilé, mais de là à dire que j'étais prétentieux, il y avait de la marge. Beaucoup de marge. Un kilomètre de marge, au moins. Voire plus. « Am I ?  » Ma question était simplement rhétorique. Je savais qu'elle allait avoir une longue et non passionnante discussion avec January, et pendant ce temps,il fallait que je m'occupe. J'ai regardé autour de nous. Mais il n'y avait rien à voir. On était perdus au milieu du village, sur le chemin de la maison.J'ai soupiré.  «  In case you didn't notice, he's drunk like hell. » J'ai voulu me redresser pour m'insurger, mais j'ai eu le vertige, alors je me suis appuyé sur elle. « I'm most definitely not denying this information.   » J'ai regardé January. « Yeah, I figured.   »  J'ai levé les yeux au ciel. Ce qu'elle pouvait être condescendante. «  So... Even if I know I'll regret this tomorrow, yes, you can plan the wedding. And you can be my bridesmaid. » Ca oui, elle allait le regretter lorsqu'elle se retrouverait avec un cortège de dix licornes et une robe rose bonbon. Je ne savais pas encore comment, mais je sentais que, d'une façon ou d'une autre, ça allait se retourner contre moi. On dit toujours que les femmes sont compliquées, mais en réalité, elles sont assez simples à comprendre. Règle n°1 : elles ont toujours raison. Règle n°2 : nous avons toujours tort. Même si rien de tout ça n'était de ma faute, même si ce n'était pas moi qui venait de donner la permission à Miss Licorne première du nom d'organiser ce qui est censé être le plus beau jour de nos vies, ça allait forcément me retomber dessus. « And once again, the amnesic saved the day !  » Je l'ai regardée avec un air gêné. « What ?    » Ce que Solomonia a eu l'air d'ignorer.  «  Well, I think it's pointless to ask you to keep it small, isn't it ? » J'allais répondre, mais January m'a devancé.  « Not even a question.  »  C'est à partir de ce moment là que j'ai arrêté de les écouter. En général, lorsqu'elles se retrouvaient, je m'arrangeais pour avoir une conférence dans un pays étranger ou pour m'absenter afin de ne pas avoir à supporter leurs bavardages intempestifs. Sauf que cette fois, j'étais coincé. Alors j'ai attendu. J'ai compté les arbres, les dalles et les fenêtres. Puis j'ai compté les secondes. Puis j'ai entendu mon nom.  «  So, Nik', ready to go home ? » J'ai pas pu m'empêcher de sourire, soulagé. « More than ever !  »  J'ai agité ma main en direction de l'anglaise. « Goodbye January.  » Puis je l'ai regardée s'éloigner pendant qu'on continuait de rentrer chez nous. J'avais de plus en plus de mal à avancer. L'alcool m’assommait complètement. Incapable de penser clairement. Incapable de voir clairement.  « And once again, the balance is restaured to nature... »  Je me suis râclé la gorge. J'ai fouillé dans les poches de mon pantalon pour en sortir une cigarette. J'étais incapable de trouver mon briquet. Alors j'ai abandonné. Je me suis contenté de garder la cigarette à la bouche, comme si ça suffisait. « She's crazy, isn't she ? You girls are so different, I will never understand why you're so close.  To that, you might say that I don't understand much anyway. And i will give you that, yeah. But still, this is weird. » J'ai tourné la tête vers elle. J'ai remarqué combien elle était belle. J'ai remarqué combien j'aimais ça lorsque le vent jouait avec ses cheveux. Alors, je l'ai plaquée contre le premier arbre qu'on a croisé. Je lui ai adressé un sourire aguicheur.  « A friend once told me that whisky made him touchy feely. I guess I can now relate to that story.  »

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B. Solomonia Marcovic
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Message Posté Dim 1 Sep - 13:41.



« For the love you bring, won't mean a thing. »

« I don't know where ''there'' is, but I know it's somewhere, and I hope it's beautiful. »

On essaye de se convaincre de la beauté des choses. On essaye de se rappeler de tout ce qu'on a perdu. On se dit qu'on est perdu pour toujours, et au bout d'un moment, on finit par réaliser qu'il existe une sortie. On finit par réaliser que chaque sortie est atteignable. On réalise qu'on peut s'en sortir. On réalise qu'on peut trouver un autre moyen. On réalise que toute chose peut disparaître, et qu'il faut s'accrocher. On réalise qu'il faut se sauver de la perdition si on veut espérer survivre. On réalise qu'il faut échapper au jugement dernier si on veut éviter l'enfer. On essaie de trouver les bonnes excuses et de profiter de chaque instant, mais on sait que tout est déjà perdu avant que l'on ait eu la chance de se battre. On sait que tout est déjà enfermé dans une boîte contenant toute la douleur qu'on ne peut pas supporter. On sait que le futur possède toutes les cartes, bien plus que le passé ou le présent. On sait qu'il nous détruit, et on sait que parfois il nous torture avec toutes les erreurs qu'on a pas su corriger. Toutes celles qui nous hantent pendant des nuits entières, alors que l'on espérait enfin trouver la paix. Je me rappelais qu'on avait failli perdre, et que même si ça semblant trop peu pour l'instant, un jour, il y a plusieurs années, ça avait une valeur. Quand on pensait que chaque histoire était condamnée à mourir. Quand on pensait que le destin avait fini par gagner, alors qu'on ne s'était pas encore assez battu. Quand on pensait que tout avait une fin, alors que ce n'était que le commencement.

January a fini par partir, et j'avançais difficilement en direction de notre maison. C'était ironique de se dire qu'on avait déjà eu mal tant de fois. Qu'on s'était brûlé à cause de choses qui étaient au dessus de nous. Qu'on avait fait les mauvais choix, ceux qui nous condamnaient à disparaître dans un océan de douleur et de crainte. On ne méritait pas tout ça. On méritait mieux. On méritait de s'en sortir avec la gloire et tout ce qui allait avec. Mais on a jamais pu le faire. On a jamais su le faire. Au lieu de ça, on est tombés dans l'oubli. Des noms sur une liste de personnes qui s'étaient défendus pour la liberté, il y a presque dix années de ça. « And once again, the balance is restaured to nature... » J'ai éclaté de rire. Il ne savait même plus ce qu'il disait. Il était totalement à l'ouest. « She's crazy, isn't she ? You girls are so different. I will never understand why you're so close. To that, you might say that I don't understand much anyway. And I will give you that, yeah. But still, this is weird. » Je me suis arrêtée quelques secondes pour reprendre mon souffle. « Well, I'll never understand why you guys need to proove that you're the stronger man in the room, that's something I really don't understand either. » Ca a toujours été ça. La bataille pour ceux qui ne savaient plus quoi faire pour se défendre. La bataille entre ceux qui ont choisi d'ignorer toutes les guerres. Ceux qui se sont retrouvés à la place des morts, à la place des victimes, et à la place des héros. On voyait chaque minute comme un cadeau. On voyait chaque cauchemar comme une punition pour tous ceux qu'on a pas été capables de sauver. J'ai senti brièvement qu'il me plaquait contre un arbre près de nous. « A friend once told me that whiskey made him touchy feely. I guess I can now relate to that story. » Je me suis avancé et je l'ai embrassé. Parce que c'était ce qu'on possédait à présent. Parce qu'on semblait avoir l'avenir devant nous. Et c'était suffisant. « Who is that friend ? I'd like to met him. He seems like a very good person indeed. »

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Message Posté Lun 2 Sep - 12:04.
explosions, on the day you wake up
needing somebody

Les baisers s'effacent trop vite. Les sourires disparaissent trop tôt. Et c'est fou de se dire que chaque seconde qui passe est déjà un souvenir. Il y a quelques années, j'aurais jamais cru que je tiendrais encore debout. J'avais toujours obéi à ces décrets injustes venus d'un univers aléatoire. J'avais toujours pensé que je ne valais rien et que ma vie me serait reprise une fois que les dieux se seraient rendus compte du gâchis qu'ils avaient fait. J'avais peur d'ouvrir les yeux et de me rendre compte qu'elle avait disparu. Que tout ça n'était qu'une hallucination de plus, une vision de tout ce que j'aurais jamais. Tout ce que je ne méritais pas. Alors je les ai gardé fermés un instant de plus lorsque ses lèvres se sont détachées des miennes. J'ai prié, j'ai espéré, j'ai attendu, j'ai souri. J'avais confiance. Pour la première fois depuis longtemps, j'avais confiance.

« Who is that friend ? I'd like to met him. He seems like a very good person indeed. »

J'ai souri en ouvrant les yeux. J'ai posé ma main sur sa joue. Je l'ai contemplée, comme un trésor que je venais tout juste d'acquérir. Comme quelque chose de trop précieux pour un homme aussi pauvre, aussi détruit. Pour quelqu'un qui ne méritait rien, et qui n'aurait jamais cru qu'un jour, il pourrait obtenir tout l'or du monde. Un jour, un homme m'a dit que lorsqu'on trouve la fille parfaite, alors il faut oublier sa fierté. Il faut oublier son honneur et toutes ces conneries qui nous sont montées à la tête. Il faut effacer tous nos vieux réflexes, ceux qui nous protègent et qui nous tuent. Il faut regarder en bas, et sauter. Il ne faut pas attendre, pas hésiter, il faut y aller et la rattraper avant qu'elle ne s'évanouisse dans l'air. C'était ce même homme qui m'avait tout appris des pouvoirs cachés du whisky. De la force. Du courage. Et de la mort, aussi.

«  You already know him. »

Quand je pense à James, je ne peux pas m'empêcher de penser à la guerre. Et quand je repense à la guerre, je vois toujours la même chose. J'entends les cris. Je sens l'odeur du sang. Je vois les sorts fuser de tous les côtés. Les canons magiques exploser. Mais je ne regarde pas le monde se détruire. Je ne regarde pas les entrailles de la terre s'ouvrir à nos pieds. Je la cherche, elle. Jusqu'à ce que je la trouve. On dit qu'il existe un traumatisme de guerre, mais c'est plus fort que ça. C'est un gouffre, un gouffre qui engloutit tout. Il y a l'avant. Il y a l'après. Mais tout ce qui est au milieu appartient à la mort. Et parfois, quand ça nous revient comme une explosion de rêves, on se rassure avec un regard et un sourire, et on continue.

«  He's the jerk who adopted you along with crazy unicorn over there. »

Un éclat de rire. On formait une famille plutôt originale, pour ne pas dire complètement étrange. Parfois, je me demandais ce qui nous unissait. Mais la réponse semblait évidente. Toute ma vie j'avais fui le passé sans comprendre que c'était la seule chose qui pourrait me sauver.

«  James, my bro. You know, before the whole sickness thing. »

C'est comme un électrochoc. Un séisme, une secousse. On repense à tout ce qu'on peut perdre en si peu de temps. On repense à tout ce qui peut s'envoler sans qu'on puisse faire quoi que ce soit. On se rend compte que toute sa vie, on n'a fait que contempler un mirage sans comprendre que nos souffles étaient comptés. Alors on répète les mêmes mots comme s'ils pouvaient nous acheter des secondes, des jours et des vies. Comme s'ils garantissaient l'éternité.

« I love you. »

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Message Posté Lun 2 Sep - 12:05.
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Message Posté .

NIKOLAÏ & SOLOMONIA ϟ be still and know that I'm with you (don de voyance)

T H E . H E A R T . O F . A . D R A G O N :: Б р у с о к

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