VULNERA SAMENTO FERME SES PORTES ▲
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Des buts différents ? - PV Boromir
ϟ celui qui lit ce titre est un elfe de maison. Ceci était la touche d'humour de Thor.
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Lotta A. Häkämies
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Message Posté Lun 22 Juil - 10:29.



Des buts différents ?
Retrouvailles pour le moins étonnant.


★ noms des participants:   Boromir K. Andropov & Lotta A. Häkämies
★ statut du sujet: privé
★ date: fin-janvier 2057
★ heure: 15 heures environ
★ météo: Ensoleillé mais froid  
★ saison: 2
★ numéro et titre de l'intrigue globale en cours: 2x05
★ numéro et titre de l'intrigue en cours:   2x05
★ intervention de dominus:   Non
★ récompenses:   Non  





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Lotta A. Häkämies
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Message Posté Lun 22 Juil - 14:44.
Des buts différents ?




Lotta était impatiente. Réellement impatiente. Il y a de cela une année environ, elle avait fait la connaissance d'un jeune médecin à Saint Mangouste, lorsque son frère y était soigné. BIen qu'elle avait du revenir en Russie, elle avait toujours garder des contacts avec lui en s'envoyant régulièrement des hiboux. Et il y a de cela deux semaines, il lui avait dit qu'il allait venir la voir !
Et ils s'étaient donnés rendez-vous "Chez l'Antilope", un petit restaurant dans le village, à quinze heures. Alors comment dire, Lotta était pressée d'y être !
Il faut dire que Lotta entretenait une relation étrange avec Boromir Andropov. Lorsqu'elle l'avait rencontré, elle avait tout de suite voulu le connaître, bien qu'il est plus âgé qu'elle de dix ans. Et elle s'était sentie attirée par ce personnage étonnant et rapidement ils avaient commencé à passer les moments où elle n'était pas au chevet de son frère, à boire du jus de citrouille dans la cafétéria de l'hôpital.  
Et il faut avouer qu'elle ne comprenait pas pourquoi ce jeune homme prenait du temps pour elle, après tout, à cette époque, elle n'était qu'une petite étudiante de première année à Dumstrang. Et maintenant, elle était en deuxième année, mais n'était pas quelqu'un d'intéressante pour Boromir. Mais allez savoir, dans la tête d'une adolescente ce qui peut tourner.

Dans tous les cas, elle était pressée de revoir son ami. Elle avait donc vêtu de beaux vêtements pour ce samedi et était partie rejoindre le point de rendez-vous toute heureuse. Ce n'était pas compliqué de sortir de l'école, étant samedi. Il fallait juste qu'elle ne rentre pas trop tard, et si on lui demande où elle va, elle répondrait qu'elle irait voir son frère. Elle ne se voyait pas expliquer à quelqu’un qu'elle allait revoir un ami de dix ans son ainé, qu'elle n'a pas revu depuis plus d'une année. ça faisait légèrement... malsain.
Elle avait de la chance avec le temps, certes il faisait froid, mais le soleil était tout de même au rendez-vous pour donner un air chaleureux à la Russie.

Lorsqu'elle pénétra dans "Chez l'Antilope", elle avait un peu d'avance. Elle se dirigea tout de même vers une petite table pour deux personnes près d'une vitrine et attendit que son ami arrive. Autant elle était ravie de le retrouver, autant elle angoissait un peu. Sa plus grande question était : pourquoi s'intéressait-il à elle ? Mais, si elle enlevait cette angoisse, elle se demandait s'il avait changer. S'il était ravi de la revoir, et encore ce qu'il comptait faire durant ces vacances. De nombreuses questions qui faisait que sans s'en rendre compte, elle jouait avec une mèche de ses cheveux. Les entortillant autour d'un de ses doigts, elle regardait autour d'elle pour voir s'il arrivait.

Puis, voyant qu'elle avait toujours trop d'avance, elle regarda la carte qui était posé devant elle pour se choisir une boisson.

Une serveuse arriva à sa table et lui dit d'un ton très professionnel.  : «Bonjour, bienvenu "Chez l'Antilope". Que puis-je vous servir ? » Lotta releva la tête lorsqu'on se mit à lui parler. Elle avait eu le temps de choisir une boisson, en attendant que son ami arrive.  «Bonjour, je vous prendrais une boisson au miel du monastère s'il vous plait. Je prendrais peut-être quelque chose à grignoter lorsque mon ami sera arrivé. »

Quelques minutes plus tard, sa commande était arrivée et elle commença distraitement à la boire par petite gorgée. Elle sentait qu'elle se réchauffait à chaque fois qu'un peu ce liquide lui parcourait le corps. ça faisait du bien, vu le froid qu'il régnait dehors.
A chaque fois que quelqu'un rentrait dans le petit restaurant, elle relevait la tête, pour voir si c'était pour elle. Soupirant et se décourageant un peu plus à chaque fois, elle commençait à en avoir marre d'attendre. Mais la sixième fois que la porte s'ouvrit, alors qu'il était très exactement quinze heures, la personne qu'elle attendait tellement arriva.
Mais au lieu de la détendre, ça eut l'effet inverse, elle se retrouva encore plus tendue, ne sachant pas trop comment réagir devant lui.
Elle lui fit un petit signe de la main pour lui faire remarquer sa présence puis, tout en le regardant en se sentait légèrement gênée, elle se leva de sa chaise. Et oui, intimidée, mais bien élevée.

Lorsqu'il arriva à sa hauteur, Lotta commença à lui parler, heureuse de le revoir en premier lieu.
« Salut ! Je suis ravie de te revoir, comment tu vas ?   » Elle ne savait pas trop si elle devait lui faire la bise, lui serrer la main ou quoi que ce soit d'autres. Elle attendit donc qu'il prenne l'initiative.  

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Boromir K. Andropov
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Message Posté Ven 2 Aoû - 13:53.
Une porte. Une bête porte. Boromir fixait une porte. Il se trouvait à quelques mètres de cet objet entièrement composé de bois, à une distance suffisante pour ne pas être aperçu de l'autre côté des fenêtres de la petite brasserie. Il entendait des voix, des rires qui s'en échappaient, et la buée qui s'installait lentement sur les vitres, témoignant de la chaleur qui régnait à l'intérieur du bâtiment tandis que le froid le faisait lui-même grelotter, lui donnaient l'envie de rentrer, mais il ne pouvait s’empêcher d'hésiter. Rendre visite à une amie. Pourquoi pas ? Cela n'avait rien de mal en ce sens... Mais lorsque la dite personne n'est pas même majeure et que vous avez une petite dizaine d'années de plus qu'elle, des questions étonnantes peuvent se poser dans le voisinage... Enfin, par habitude, il se serait royalement fichu de l'avis que pouvaient avoir "les autres". Seule sa propre opinion était maîtresse en son monde. Cependant, c'était l'opportunité que lui offrait la pseudo-amitié de Lotta qui l'effrayait. Revoir son frère... C'était une chose à laquelle il n'avait plus songé depuis ce qui paraissait maintenant des siècles. Il avait tout fait pour oublier sa famille qui ne l'avait jamais satisfait comme il l'aurait voulu et la jeune adolescente avait fait resurgir de vieux souvenirs en son esprit. Un esprit trop faible pour résister à la tentation et qui avait fini par lâcher prise. Il avait profité de ces vacances et il était venu. Boromir avait retrouvé Durmstrang, sa vieille maison -ou prison, les deux termes correspondaient assez bien- où travaillait désormais son jeune frère. Incapable de savoir ce qu'il voulait vraiment, le médicomage avait donné rendez-vous à Lotta dans l'espoir de recueillir de nouvelles informations à son sujet. Et... Peut-être réussirait-il à le voir et à comprendre ce qu'il était devenu... Peut-être se parleraient-ils... Peut-être, peut-être.

Boromir renifla. L'odeur qui se dégageait de la vieille bâtisse n'était pas désagréable. Il espérait que ce qui se vendait là-bas serait pour le moins mangeable, puisqu'il n'avait aucune envie d'effrayer son amie. Amie... Était-ce vraiment le mot pour désigner cette étrange relation ? Il ne pouvait pas dire que leur lien soit vraiment celui de deux superbes "potes" -comme disaient les jeunes. Ils avaient simplement partagé des moments à discuter, puis échangé des lettres. Et l'idée d'en apprendre plus sur son père avait fait oublier toute sincérité à Boromir... Alors qu'est-ce que c'était donc que... ça ? Il ne savait pas trop qu'en penser.

Le jeune homme entra dans le restaurant de "l'Antilope" et fouilla vivement la salle du regard. Il ne mit pas longtemps à trouver Lotta. Elle avait conservé son visage d'ange et ses beaux cheveux blonds qui donnent d'envie d'être caressés. Elle avait levé la main avant de se redresser de tout son corps afin de se tenir debout. Elle semblait un peu inquiète, agitant lentement ses doigts. Boromir lui rendit son sourire timide et s'approcha. Elle lui lança alors quelques mots :

« Salut ! Je suis ravie de te revoir, comment tu vas ?   »

Un salut simple. Efficace. L'ancien élève de l'institut Durmstrang ne répondit pas tout de suite. Il réfléchissait. La complexité de cette relation l’embarrassait, d'autant plus qu'il ne savait pas vraiment comment se comporter vis-à-vis de la jeune adolescente. Être très agréable avec elle ? Poser immédiatement une certaine distance entre eux ? Il y avait tellement de façons différentes de réagir à tout cela est il était tout bonnement incapable de faire un choix. Boromir se contenta donc de reprendre le registre utilisé par son interlocutrice.

« Salut ! Eh bien je vais bien, et toi ? »

Il se décida à lui faire la bise. Après tout, cela ne l'engageait en rien puisque n'importe qui se serait comporté de la sorte avec une connaissance, surtout d'un homme vers une femme... Et quelle que soit la différence d'âge. Le jeune homme s'installa ensuite à la table qui se trouvait à leurs côtés. Il poussa un soupir fatigué et déposa son coude gauche sur le plateau. Remarquant le verre posé du côté de Lotta -qui se rasseyait justement à sa place, juste en face de lui- il décida d'appeler une serveuse.

« Hum... Du rhum ! Tu veux manger quelque chose Lotta ? Ou peut-être boire un autre verre ? »

Boromir dirigea à nouveau son regard vers elle. Il ne désirait pas qu'elle comprenne la raison de sa venue, voilà pourquoi il allait glisser ses interrogations de la manière la plus fine et discrète possible...
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Lotta A. Häkämies
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Message Posté Dim 4 Aoû - 1:24.
Des buts différents ?




Dire que les deux personnes étaient détendues serait une belle blague. On pouvait les sentir crispé, ne sachant pas trop comment réagir. Se prendre dans les bras ? Se faire la bise ? Se serrer la main ? Bref, ce n'était pas simple d'agir lorsqu'on ne s'était pas vu depuis longtemps et durant longtemps. Mais bon, finalement, Boromir sembla se décider pour lui faire la bise. D'abord tendue, Lotta se laissa faire pour le saluer. « Salut ! Eh bien je vais bien, et toi ? » Une question simple. La question que l'on pose toujours lorsqu'on rencontre quelqu'un. « Je vais bien merci. Tu as fait bon voyage ? Le changement de température ne t'a pas trop dérangé ? » Une réponse simple et surtout, une manière simple de commencer une discussion. Il faut dire que parler du temps était un peu bateau, mais fonctionnait à tout les coups. Et puis, la question semblait être valable, car entre la Russie et l'Angleterre, le climat n'était pas du tout pareil et pouvait être un peu déroutant.

Elle se rassit alors en même temps que Boromir (hj: ce nom me fera tout de même toujours penser à Faramir... si je me trompe, c'est pas ma faute. ) reprenant sa place. Elle le vit alors appeler une serveuse pour commander. « Hum... Du rhum ! Tu veux manger quelque chose Lotta ? Ou peut-être boire un autre verre ? » La jeune fille s'adressa alors à la serveuse pour passer également sa commande. « Je n'ai pas trop faim merci, mais je prends volontiers un thé au lair s'il vous plait. »
Elle finit en vitesse sa boisson précédente pour redonner la tasse vide à la dame qui travaillait dans le restaurant.
Lotta tourna alors à nouveau son regard vers son "ami". Il semblait être en pleine forme, mais la jeune étudiante se demandait ce qui lui passait par la tête. Ou plutôt, ce qu'il pensait d'elle. C'est bête, mais Lotta ne se sentait pas forcément très à l'aise avec lui. Car elle se demandait toujours ce qu'il pouvait trouver d'attirante chez elle pour être amis. C'était pas courant que des personnes ayant plus de dix ans de différences d'âge soient amis, surtout lorsque la plus jeune était encore mineur. ça faisait un peu... pervers se dit Lotta.
Mais elle balaya rapidement ces idées de sa tête pour reprendre la parole.

« Comment se passe ton travail ? Tu es toujours à Saint Mangouste ? ça se passe bien ? »
Pour cela aussi, Lotta le trouvait impressionnant. Travailler en tant que médicomage ne devait pas être facile tout les jours, pourtant il le faisait. Durant une période, elle avait voulu choisir cette voie pour son futur, mais avait très vite renoncé lorsqu'elle avait vu son frère dans ce lit d'hôpital. Elle n'aurait pas été capable de gérer la douleur, la pression et les heures de travail. Elle n'aurait pas su résister à toute cette pression. Pour cela, elle enviait son ami, il avait réussi à trouver un métier qu'il semblait apprécier. Pour Lotta, aucun choix de travail pour son avenir, elle avait l'impression d'être submergée par trop de choses en ce moment pour pouvoir se projeter dans un futur si lointain. Alors elle préférait poursuivre ses études sans trop se poser de question, en se disant que lorsque le moment des choix se ferrait, elle aurait surement trouver quelque chose qu'elle voudrait faire pour des années.

La serveuse arriva alors avec leurs boissons et les déposa sur leur table, les regardant tout les deux bizarrement se dit Lotta. Probablement en se demandant ce qu'ils représentaient l'un pour l'autre. Puisqu'ils n'avaient pas du tout le même physique pour donner l'impression d'être frère et soeur. Bah, ne pouvait-on pas être ami avec qui on voulait de nos jours ? Cependant, ça ne découragea pas Lotta qui était toujours aussi gentil avec toutes les personnes qui l'entouraient. «  Merci madame. » Son thé au lait devant elle, elle y plaça ses deux petites mains dessus pour se réchauffer. Un sort avait probablement été lancé sur la tasse pour qu'elle reste chaude le temps que la boisson soit bue.

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Boromir K. Andropov
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Message Posté Mer 7 Aoû - 17:16.
Un enfant. Ce n'était qu'un enfant. Enfin, une enfant plus précisément. Elle le fixait de ses beaux yeux gris qui faisaient songer Boromir aux nuages qui couvraient le ciel en cette après-midi hivernale. Il était devenu ami avec une gamine. Enfin, c'était ce qu'il paraissait, puisqu'il ne réussissait toujours pas à trouver l'expression précise pour désigner cette relation ambiguë qui les unissait. Il était en tout cas certain que Lotta l'appréciait.... Mais pour le reste, il n'en savait franchement rien. Et il fallait absolument qu'il arrête de se prendre la tête, sans quoi il allait finir par exploser. Autant profiter de ce petit moment de détente qui s'offrait à lui, et attendre que l'opportunité tant attendue s'offre à lui pour poser des questions sur son frère. Oui... Il valait mieux agir de la sorte.

« Je n'ai pas trop faim merci, mais je prends volontiers un thé au lait s'il vous plaît. »

Le médicomage regarda la serveuse griffonner sur une feuille de papier avant de relever la tête. Son regard paraissait désapprobateur, et le jeune homme se doutait bien de la raison qui la menait à agir de la sorte. Un  homme encore proche de l'adolescence mais certes devenu un adulte devait être vu d'un mauvais œil si il fréquentait une frêle gamine sans défense. Comprendre la serveuse n'empêcha pas Boromir d'agiter sa main devant elle, lui faisant ainsi signe de s'éloigner. Pfff. Les gens étaient-ils donc incapable de s'intéresser à leur propre vie plutôt qu'à celle des autres ? Enfin, peu importait désormais.

Boromir se rappela tout-à-coup que la jeune élève de l'institut lui avait posé une question avant qu'il ne passe sa commande... Quelle était-elle déjà ? Le voyage et la température, oui... Le jeune homme adressa un sourire à sa vis-à-vis et laissa s'échapper un petit ricanement :

« Boarf. Pour en revenir à ta question, c'était comme d'habitude ; le portoloin m'a un peu secoué mais on s'y fait. Et puis la température n'est pas vraiment un problème pour moi tu sais... La Russie est ma terre natale et c'est le genre d'habitudes qu'on ne perd pas. C'est surtout en Angleterre que je meurs de chaud -pas en ce moment à la limite-, et encore pire quand j'étudiais à Beauxbatons. »

Lotta semblait un peu ailleurs. Son regard traînait dans toute la salle. Elle avait l'air aussi tendue que Boromir, raison pour laquelle ce dernier tentait de détendre l’atmosphère en l'amusant. Cependant, cela paraissait peu concluant.

« Comment se passe ton travail ? Tu es toujours à Saint Mangouste ? ça se passe bien ? »

Cette fois, Boromir gloussa. Et ce ne fut même pas prématuré. Il venait simplement de songer à sa patronne, à ses collègues. Oui, il était ravi d'avoir laissé tout cela de côté pendant une petite semaine histoire de... de faire quelque chose dont il ne connaissait pas vraiment la nature ni le but. Ah ! Ce qu'il était heureux de penser que Keira devait être en ce moment même en train de supporter les gémissements des patients tous persuadés d'être plus malades les uns que les autres pour le moindre mal de tête qui, soit-disant, les "ronge", pendant que lui pouvait faire ce qu'il voulait. Une question lui frappa soudain l'esprit. Comme l'hôpital devait être tranquille en son absence... Enfin, peut-être que la patronne avait décidé de s'amuser avec les nouveaux, ou qu'une autre personne avait décidé de garder sa place d'emmerdeur de première toute chaude pour son retour ?

Écartant toutes ces images de son esprit, le médicomage concentra à nouveau toute son attention sur l'adolescente. Il remarqua que leurs boissons étaient arrivées. Lotta continuait de le fixer, semblant attendre une quelconque réponse :

« Euh... Et bien ma patronne est une emmerdeuse mais sinon je dois dire que le travail à Sta Mangouste me plaît toujours aussi bien. »

Boromir s'interrompit et décida qu'il était peut-être temps de mener l'interrogatoire :

« Et toi, alors ? Les cours, la vie à l'institut... ça se passe bien ? Ces derniers temps j'ai entendu dire que c'était pas mal animé avec le débarquement des résistants. Et comment va ton frère, Zadig ?  »

Il venait de l'assaillir de questions des plus diverses et qui n'avaient pas vraiment de rapport avec ce qui l'intéressait vraiment -bah oui, qui est franchement intéressé par la vie d'une gosse ?-, mais il allait falloir être patient pour obtenir les informations voulues. Et il en profiterait peut-être pour éclaircir ses propres pensées vis-à-vis de la résistance et de leurs actions contre Pritchard.
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Lotta A. Häkämies
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Message Posté Mer 7 Aoû - 18:36.
Des buts différents ?




Après avoir posé de nombreuses questions, Lotta eu ses réponses. Et c'est là qu'elle se souvint que dans une discussion qu'elle avait eu avec lui à Saint Mangouste, il lui avait dit qu'il venait de Russie. Forcément, du coup, il ne souffrait pas du tout du froid, c'était logique.


« Boarf. Pour en revenir à ta question, c'était comme d'habitude ; le portoloin m'a un peu secoué mais on s'y fait. Et puis la température n'est pas vraiment un problème pour moi tu sais... La Russie est ma terre natale et c'est le genre d'habitudes qu'on ne perd pas. C'est surtout en Angleterre que je meurs de chaud -pas en ce moment à la limite-, et encore pire quand j'étudiais à Beauxbatons »

Effectivement, les portoloins étaient un moyen de transport des plus détestables d'après Lotta. Elle préférait largement utiliser les cheminées pour arriver à destination. Mais on n'avait pas toujours ce choix là. « Tu as étudié à Beauxbatons ? Tu n'as pas fait tes études ici, à Dumstrang?  » Oui, Lotta était une jeune fille très curieuse lorsqu'elle se sentait à l'aise avec une personne. Et c'était le cas avec Boromir, elle posait donc ses questions. Et puis, avec son visage d'ange et ses yeux brillant de joie, il était dur de ne pas lui répondre. On avait l’impression qu'en lui répondant, on lui faisait tellement plaisir que ça lui éclairait sa journée. Et tout le monde a envie de lui illuminer sa journée non ?

« Euh... Et bien ma patronne est une emmerdeuse mais sinon je dois dire que le travail à Sta Mangouste me plaît toujours aussi bien. »

Lotta sourit à cette phrase, elle était ravie pour Boromir s'il aimait toujours autant son travail. Et ne s'inquiétait pas trop pour le fait que sa patronne était apparemment une emmerdeuse. Parce que bon, des emmerdeurs, y en a partout et à tout moment, donc ça ne devait pas être la première personne chiante qu'il croisait sur sa route. Il n'y avait qu'à regarder ici, à Dumstrang, le nombre de professeur complètement mal léché dès le matin qu'on pouvait trouver. Ou encore, le nombre d'élèves qui se croyaient tout permis et qui passaient leurs temps à embêter les autres.

Et puis, c'est à son ami de la submerger de questions : « Et toi, alors ? Les cours, la vie à l'institut... ça se passe bien ? Ces derniers temps j'ai entendu dire que c'était pas mal animé avec le débarquement des résistants. Et comment va ton frère, Zadig ?  » Immédiatement, la jeune fille se met sur la défensive avant de s'obliger à se détendre à nouveau. Sa vie était un sujet un peu compliqué en ce moment. La résistance prouvait que quelque chose de grave était en train de se passer. Et puis Zadig était un sujet qui lui faisait vraiment mal tellement elle ne le reconnaissait plus. Pourquoi ne pouvait-elle pas simplement parler de quelque chose de léger. Du style, si on arrive au pied d'un arc-en-ciel, on trouve un chaudron rempli d'or. Et se mettre en quête d'aller le trouve... Non, il fallait toujours qu'on parle des choses qui font mal.
Tout en choisissant bien ses mots, la jeune fille se mit à lui répondre.
« Rien de bien extraordinaire de mon côté. Certains cours se passent mieux que d'autres... » La jeune fille n'avait pas trop envie de s’étaler sur le sujet, elle lui montra alors simplement son poignet droit qui était encore bandé suite à sa blessure à la main - probablement une entorse - qu'elle s'était faite au cours de ASP (’apprentissage spirituel et physique de mon cul ouaip... ) « Souvenir d'un cours d'ASP... heureusement, certains cours se passent mieux que celui là. J'aime beaucoup la métamorphose, mais certains cours sont une vraie torture, littéralement.  » La jeune fille n'aimait pas se plaindre, d'ailleurs, elle ne disait pas cela sur un ton qui réclamait sa pitié, non, elle exposait juste un fait. Et d'ailleurs, sa blessure au poignet n'était qu'une petite blessure comparée à celle qu'on lui avait fait. Elle ne devait donc pas vraiment s'en plaindre. « Oui, la résistance est arrivé, mais pour tout te dire, je ne me suis pas trop mêlé de tout cela. J'essaie plutôt de faire ma vie de mon côté sans trop m'attirer d'ennui ou quoi que ce soit. Donc je ne pourrais pas trop t'en dire plus. Si ce n'est que ça prouve simplement que quelque chose va surement bientôt se produire. » Ce n'était pas tout faux, Lotta s'intéressait peu à tout cela, même si elle en savait plus que ce qu'elle voulait bien en dire. Mais elle avait appris il y a longtemps que parfois, en jouant à l'imbécile, on s'attirait le moins d'ennui et on en apprenait beaucoup. Et c'était donc ce qu'elle faisait lorsqu'on parlait de politique. Car il faut bien imaginé qu'en tant que fille de ministre, elle connaissait ce monde et savait comment jouer avec. « Et sinon Zadig...  » Oui c'est vrai ça... et Zadig ? Comment en parler... C'était tellement compliqué. Et dans le regard de Lotta, on pouvait y voir une vraie expression, elle était soucieuse, inquiète pour son frère. Mais elle se reprit rapidement pour répondre « Ben tu sais, c'est pas vraiment facile tout ça pour lui. Alors je te mentirais en te disant qu'il va bien. Mettons qu'il essaie de s'en sortir. »   Ou du moins, c'était ce que la jeune fille s'obligeait à penser.

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Boromir K. Andropov
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Message Posté Dim 1 Sep - 20:56.
Étrangement, Boromir se détendait peu à peu alors qu'il sentait que soudain sa voisine de table se raidissait, comme inquiète. Le jeune homme s'interrogea. Avait-il dit ou fait quelque chose qui la dérangeait ? Il n'en avait pas l'impression... Aucune des questions que le médicomage venait de poser n'était déplacée, et elles n'étaient en rien trop personnelles, étant donné qu'ils étaient supposés être amis. Alors... Pourquoi cette réaction ? Lotta lui cachait-il quelque chose ? Certainement, tous les hommes, qu'ils soient sorciers ou moldus, avaient des secrets. Mais là c'était particulier. Il sentait que quelque chose se passait dans l'esprit de la jeune fille. La question restait « Quoi ? » Il n'allait peut-être pas tarder à le savoir, puisque Lotta semblait prête à reprendre la parole. Et tout à coup, elle avait effacé cette air anxieux de son visage pour le remplacer par son expression habituelle. Boromir lui sourit et attendit :

« Rien de bien extraordinaire de mon côté. Certains cours se passent mieux que d'autres... »

Elle restait dans le vague. Cela confirmait les doutes de l'interne en médicomagie. Rester vague, c'était le meilleur moyen d'éviter de répondre aux questions qui nous dérangent. Donc, elle était véritablement gênée d'avoir à parler d'elle. C'était une mauvaise chose. En effet, ainsi, Boromir aurait certainement plus de difficultés à lui soutirer des informations concernant son frère. Lotta ne se fit pas attendre pour poursuivre. Elle présenta tout d'abord son poignet bandé que Boromir inspecta avec un petit rire... Cependant il se garda bien de lui annoncer qu'il trouvait le bandage mal fait, car c'était inutile de s'attarder là-dessus. La jeune fille commenta sa blessure sur le ton de la fatigue :

« Souvenir d'un cours d'ASP... heureusement, certains cours se passent mieux que celui là. J'aime beaucoup la métamorphose, mais certains cours sont une vraie torture, littéralement.   »

Boromir hocha la tête. Il était tout à fait d'accord avec cette affirmation. Au cours de sa propre scolarité, il avait d'ailleurs pu constater que Durmstrang n'était pas forcément l'école la plus sécurisée du monde. Les professeurs y étaient en général sans pitié et les blessures n'étaient pas rares durant les cours, tout comme en dehors de ces derniers. La longue cicatrice qui se dessinait sur l'une de ses jambes en témoignait.

« Oui, la résistance est arrivé, mais pour tout te dire, je ne me suis pas trop mêlé de tout cela. J'essaie plutôt de faire ma vie de mon côté sans trop m'attirer d'ennui ou quoi que ce soit. Donc je ne pourrais pas trop t'en dire plus. Si ce n'est que ça prouve simplement que quelque chose va sûrement bientôt se produire.  »

Même si il aurait été satisfait de comprendre un peu mieux ce qui pouvait bien se passer dans la tête des résistants, cela importa peu au médicomage de ne récolter aucune information à ce sujet. Après tout, ce n'était en rien l'objectif premier de sa visite. Et puis était-il certain de réellement vouloir éclaircir les choses ? Il était clair que non. Il était clair que ses doutes l'amenaient plutôt à ne rien vouloir savoir de plus. Il avait pris suffisamment de risques auparavant, comme lors de sa petite escapade au ministère, et ce, en pleine nuit. Oui, et puis... Il aurait peur d'apprendre des choses qu'il valait mieux ignorer.

« Et sinon Zadig... Ben tu sais, c'est pas vraiment facile tout ça pour lui. Alors je te mentirais en te disant qu'il va bien. Mettons qu'il essaie de s'en sortir.  »

En prononçant ces derniers mots, Lotta avait à nouveau paru plus tendue. Elle avait même marqué une pose avant de commencer à parler de lui. Zadig. Était-ce donc Zadig le problème ? C'était bien possible. D'ailleurs, Lotta venait de dire à Boromir que son frère n'allait pas bien. Peut-être la jeune élève était-elle simplement inquiète pour lui ? Peut-être craignait-elle de parler de sa propre vie, puisqu'il venait toujours le moment où elle aurait besoin d'aborder le sujet fatidique de la famille. La famille. Cela ramena le médicomage sur Terre alors qu'il était parti dans ses pensées. Oui ! Il était venu pour Andrei. Et même si il n'avait pas obtenu tant de réponses que cela à la suite de cette première série d’interrogations, il aurait peut-être plus de chance par la suite.

« Ah. C'est à propos de sa santé ou... D'autre chose ? Enfin, sans vouloir être indiscret, évidemment.  »

Boromir toisa un instant sa voisine, ne sachant s'il valait mieux la laisser répondre à sa question ou plutôt continuer. Mais il préféra finalement abandonner l'idée. Le jeune homme avait déjà certainement suffisamment embêté Lotta avec son frère, puisqu'il paraissait que chaque mot qu'elle avait déjà prononcé à son sujet lui avait coûté. Et puis... Il vaudrait certainement mieux creuser autre part.

« Enfin... Laisse tomber. Cela ne me regarde pas.  »

Le médicomage émit un petit rire.

« Tu es certaine que ça va ? Tu es amoureuse, hein ? C'est ça ? C'est... Un de tes professeurs ?  »

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Lotta A. Häkämies
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Message Posté Lun 2 Sep - 0:48.
Des buts différents ?




Des questions, toujours des questions. En même temps, c'est cela qui entretient une discussion. Ne rien se demander voudrait dire qu'on ne se parlait pas. Mais pourquoi est-ce que c'était toujours aussi compliquer à parler de certains sujets ? Et surtout, pourquoi est-ce que ce sont toujours ces sujets-ci qu'on aborde. Enfin, Boromir ne pouvait probablement pas savoir qu'il mettait le doigt sur un sujet sensible. Et bon, dans le cas de Lotta, Zadig est un sujet sensible, mais sa propre vie l'est également. Du coup, ça devient dur de pouvoir éviter tous les sujets qui risquaient de la déranger.

« Ah. C'est à propos de sa santé ou... D'autre chose ? Enfin, sans vouloir être indiscret, évidemment. » Lotta déglutit en entendant cette question. Elle aurait préférer en rester là, ne pas continuer à expliquer ce qui se passait avec Zadig. Pourquoi d'ailleurs, tout le monde veut savoir comment va Zadig ? Lotta se demandait même s'il savait réellement comment il allait. Et puis, qui était-elle pour raconter la vie de son frère à un ami qu'elle ne voyait presque jamais ? Lotta allait reprendre la parole tout en ne sachant pas quoi dire lorsque la personne en face d'elle reprit la parole. «Enfin... Laisse tomber. Cela ne me regarde pas. » Soulagement. Lotta referme la bouche qu'elle avait ouverte bêtement. Elle respira un peu trop fort, mais s'en fichait. Elle prit alors la parole en étant plus calme. Ses épaules s'étaient relâchées, pour quelques instants, elle était détendue.  « Merci. C'est plutôt compliqué en ce moment et je n'ai pas vraiment envie d'en parler.  »

Boromir reprit alors la parole en changeant de sujet. C'est d'ailleurs avec soulagement que la jeune fille laissa le sujet "Zadig" derrière elle. Elle préférait réfléchir à cela en priver et essayer de l'aider le plus possible seule. Sauf qu'en ce moment, elle ne lui parlait pas beaucoup, ne sachant jamais quoi lui dire qui pourrait la trahir, et en plus il s'était mis en tête de percer son "secret". Elle qui se battait tellement pour ne rien laisser paraître, même si elle se rendait bien compte qu'elle avait énormément de peine à cacher ses sentiments et ses angoisses. Lotta sortit de sa courte rêverie lorsque Boromir reprit la parole.
« Tu es certaine que ça va ? Tu es amoureuse, hein ? C'est ça ? C'est... Un de tes professeurs ?  »
Bon apparemment, elle est encore plus nul que ce qu'elle pensait pour cacher ses sentiments en ce moment. Peut-être parce qu'elle avait vraiment un trop plein, extrêmement dur à gérer. Elle se promit de tenter de s'améliorer en s'entrainant devant un miroir à faire les mimiques qu'elle voulait.
Non, ça ne va pas, mais ça n'avait rien à voir avec le fait qu'elle était amoureuse. Elle avait rompu avec son dernier petit ami lorsqu'elle était repartie en Finlande. Depuis, sa vie amoureuse était un vide complet. C'était presque désolant, mais avec tous les soucis qu'elle affrontait en ce moment, elle ne se serait pas vu rajouter encore un potentiel petit ami dans le tas. Enfin, elle décida de prendre l'opportunité de changer de sujet et de parler de ses professeurs.

« Non, ma vie amoureuse est un vide complet en ce moment. Mais il faut dire qu'avec tous les travaux que nous donnent nos professeurs, je suis bien contente de ne pas rajouter un petit ami dans ma journée. Je crois que sinon, je n'aurais plus le temps de dormir du tout. Et pis bon, amoureuse d'un professeur, à quoi tu penses ? J'suis tout de même un peu jeune pour ce genre de truc tu ne penses pas ?   » Elle le regarda en souriant, heureuse de pouvoir parler de quelque chose de plus léger.
« Et si vraiment j'avais envie de cela. Il faudra en trouver un beau ET sympa et franchement, j'suis pas sur que ça se trouve ici. Le professeur de potion, Monsieur Turner est plutôt beau gosse, mais franchement, j'ose à peine l'approcher, il passe son temps à gueuler qu'on est des bons à rien, ou presque. Alors franchement non merci. Le professeur de sortilège, il est bien trop vieux ! Notre prof' d'ASP, si on peut appeler cela un prof - honnêtement - c'est un véritable cul de troll, alors non merci, il n'y aura aucune chance. Et puis, on a encore qui comme professeur pas trop vieux...  »
Il faut dire que la jeune fille en voyait défiler des professeurs pour enseigner les différentes matière. Mais elle n'avait jamais eu de relation plus détailler avec aucun d'eux. Elle avait plus tendance à se confier à des femmes, si elle avait besoin de se confier. Encore qu'en général, c'est Zadig qui possédait ce rôle. Jusqu'à il y a pas longtemps, puis qu’actuellement, elle ne se confiait plus à personne. Mais elle espérait toujours que tout redevienne pour le mieux entre son frère et elle.
Elle décida à nouveau d'arrêter de penser à Zadig et de se concentrer sur les différentes professeurs de l'école. Elle s'était mise à réfléchir, en levant les yeux, à des professeurs dont elle aurait pu tomber amoureux.

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Message Posté Dim 6 Oct - 17:31.
Boromir la regardait parler. Ses longs cheveux s'agitaient au rythme de ces paroles que Boromir écoutait avec attention. Il ne comprenait toujours pas ce qui avait provoqué son affection pour une fille de cet âge mais il avait décidé de faire l'impasse sur ce genre de détails. Trop de choses embrouillaient déjà son esprit pour l'instant, alors il ne devait pas trop se laisser aller. Plutôt se concentrer sur ses objectifs. D'ailleurs, il avait cru qu'en abordant le sujet de ses professeurs, Lotta en viendrait à parler de son frère, comme par magie -enfin, pour un sorcier, cette expression perdait un peu tout son sens. Mais évidemment, cela n'avait pas été le cas. Pourtant, elle avait dressé la liste de plusieurs de ses professeurs de sexe masculin, et aucun ne correspondait à la description qu'il se faisait d'Andrei. Car il ne l'avait pas vu depuis près de deux ans... Mais était-ce suffisant pour passer d'un beau chevalier au vieux crapaud poilu ? Sans exagérer, il avait pensé que son frère grandirait de la même manière que lui, devenant ainsi un homme séduisant. Et alors... Il ne pouvait pas s'agir du dénommé M. Turner -nom qui ne disait rien à Boromir, mais celui-ci avait quitté Durmstrang cinq ans plus tôt-, ni même du troll enseignant l'ASP puisque le jeune médicomage avait compris en un clin d’œil à qui Lotta faisait allusion. Alors... Pourquoi n'avait-elle pas parlé d'Andrei, par Merlin !

Boromir sourit d'un air moqueur à Lotta en lançant d'une voix rieuse :

« Quoi ? Mais c'est trop sexy les trolls ! Arrête ! La plupart des filles tueraient pour sortir avec l'un d'entre eux, paraît qu'ils embrassent super bien en plus ! »

Le jeune homme s'arrêta là, évitant de faire part à Lotta de l'image peu ragoutante de troll dégoulinant de bave embrassant la jeune fille. Il se contenta d'éclater d'un rire rauque. Avant de se racler la gorge. Puis, il resta un instant à observer Lotta, un sourire au coin des lèvres.

Remarquant qu'il n'avait toujours pas touché à sa boisson, Boromir attrapa le verre de Rhum qui se trouvait devant lui. Une boisson corsée qu'il appréciait justement pour ce goût. Il but lentement quelques gorgées, le regard toujours porté vers sa voisine. Il essayait d'occuper le silence gêné qui régnait soudain entre eux. Mais il n'osait plus rien dire, craignant que l'élève de l'institut Durmstrang ne repousse une fois de plus une à une toutes ses interrogations. Alors, il choisit finalement de boire la totalité de son verre, afin de repousser un peu l'échéance de la reprise de la discussion. Lorsque, enfin il eut goulûment avalé tout le liquide alcoolisé, il toussota légèrement -comme quoi, les vieux trucs peuvent toujours servir- et ouvrit la bouche pour glisser à Lotta quelques phrases sur le premier sujet qui lui vint à l'esprit :

« Ton poignet... C'est l'infirmière de Durmstrang qui t'as soignée ? Franchement, il faut faire quelque chose... Le bandage n'a pas l'air d'avoir été fait très sérieusement... A croire que tu te l'ais fait toute seule ! »

Il n'avait trouvé que cela à dire, choisissant ainsi de revenir sur cette pensée qui avait traversé son esprit quelques minutes plus tôt. De plus, il s'éloignait nettement de l'objectif qu'il s'était fixé pour ses retrouvailles avec Lotta : il ne parviendrait pas à récupérer suffisamment d'informations pour retrouver son frère et peut-être même aller lui parler -ou pas, il fallait qu'il réfléchisse- de cette manière, mais il s'était senti obligé de partir sur un autre sujet de conversation. Sinon, Lotta finirait par avoir des doutes... Et il n'avait pas d'idées d'approches discrètes pour le moment.

« Je peux voir ça de plus près... ? Comment c'est arrivé exactement ? »
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Lotta A. Häkämies
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Message Posté Dim 6 Oct - 23:55.
Le gif à rien à voir, mais je le trouvais cool ...


Lorsque Lotta eut terminé de papoter de professeurs qu’elle pourrait – ou pas – aimer, elle remarqua que Boromir avait un sourire moqueur sur son visage. C’est vrai que ce qu’elle disait était un peu ridicule, mais elle fut soulagée de voir qu’il avait toujours le sens de l’humour bien aiguisé. Quoi que, c’était bien la première fois qu’elle se rendait réellement compte qu’il était rigolo. Car lorsqu’elle l’avait connu, avec Zadig hospitalisé, la situation n’avait pas tellement permis les plaisanteries.  

« Quoi ? Mais c'est trop sexy les trolls ! Arrête ! La plupart des filles tueraient pour sortir avec l'un d'entre eux, paraît qu'ils embrassent super bien en plus ! » Lotta rigola tranquillement avec une main devant sa bouche pour qu’on ne puisse pas l’entendre, puis passa sa main sur son collier, un réflexe qu’elle a depuis longtemps, avant de prendre la parole. « Tu es nul. J’ai jamais vu de troll, mais petite, Zadig m’en avait fait une description et vraiment c’était… dégoutant, au bas mot ! Alors si vraiment elles tueraient pour en embrasser un, je pense que les hôpitaux psychiatriques vont tous se remplir très rapidement. » Boromir avait éclaté de rire à ses paroles et Lotta n’imaginait pas ce qui lui passait par la tête. Les deux étonnants amis reprirent rapidement leurs sérieux pour continuer à discuter.

Un silence gêné s’installa, tandis que l’adulte prit son verre de rhume et le but. Pendant ce temps là, Lotta observa autour d’elle. Le petit restaurant commençait à bien se remplir et le soleil commençait lentement, mais surement, à décliner au loin. Elle réfléchit alors à ses autres professeurs, ceux qu’elle n’avait pas cités. Non pas car elle était attirée par eux, vu que ce n’était pas le cas, mais car elle n’y avait pas pensé. Il y avait le professeur de Latin et de Grec, un peu plus vieux que Boromir qui était assez attirant, pour ceux qui appréciaient les hommes plus âgés. Et puis, il y avait un autre professeur, un certain … comment est-ce qu’il s’appelait déjà ? Il semblait être relativement jeune, et enseignait des matières que Lotta n’avait pas. Elle ne faisait que de le croiser dans les couloirs ou lors des repas. Pourtant, ses amies qui l’avaient en cours lui avaient dit qu’il était extrêmement beau avec un sourire à faire craquer toute la junte féminine et plutôt sympa. Malheureusement, elle ne pouvait pas vraiment en parler avec Boromir, puisqu’elle ne connaissait pas son nom et ne l’avait jamais vraiment détaillé. Mais, dès qu’elle en aurait l’occasion, elle viendrait lui dire si oui ou non, il pouvait faire un bon parti, pour une personne plus âgée.
Elle allait d’ailleurs lui dire cela lorsqu’il posa son verre sur la table et reprit la parole.

« Ton poignet... C'est l'infirmière de Durmstrang qui t'as soignée ? Franchement, il faut faire quelque chose... Le bandage n'a pas l'air d'avoir été fait très sérieusement... A croire que tu te l'ais fait toute seule ! » Lotta rougit violement. Elle ne lui avait pas parlé de sa blessure, tout à l’heure, pour que maintenant il revienne là-dessus. En même temps, ça semblait logique, il était médecin et se rendrait très rapidement compte que c’était du bricolage. Pourtant, elle ne voulait plus repenser à ce moment. Les cours d’ASP étaient vraiment une torture pour la jeune fille et moins elle y pensait, mieux elle se portait. Pourtant, sous le regard insistant de Boromir, qui s’était mis en mode médecin, elle ne pu que lui répondre. « Non… Tu sais comment c’est à Durmstrang. » Elle baissa les yeux, son professeur lui avait dit qu’elle ne méritait pas d’aller se faire soigner par l’infirmière, vu comme elle avait été incompétente durant le cours. « C’est moi qui l’a fait. » Elle ne voulu pas lui parler de ce qu’on lui avait dit ce jour là, car elle savait que sinon, les larmes lui monteraient aux yeux, elle était vraiment nulle dans ce cours.
Elle passa son autre main sur son pseudo bandage, sur le moment, elle était plutôt ravie du résultat. Mais c’est vrai que pour un professionnel, ce qu’elle avait fait ressemblait à un torchon. Surtout qu’elle avait du faire avec la main gauche alors qu’elle est droitière. « Je peux voir ça de plus près... ? Comment c'est arrivé exactement ? » Réticente à lui tendre la main, elle finit par le faire avec des mouvements lents, qui pouvaient donner l’impression qu’elle ne voulait pas se faire mal en bougeant trop vite, ce qui n’était pas du tout le cas. « Ce n’est rien, je t’assure. Je me suis cognée contre un mur lors d’un cours d’ASP. Je suis sur que ce n’est rien de grave d’ailleurs. » Honteuse de ce qui lui était arrivé, qui était chose courante pour elle dans cette école, elle était décidée à ne pas croiser le regard de son ami. « Tu est là en vacance, tu ne devrais pas me soigner. Sinon, tu as prévu quoi de beau durant ton séjour ici ?   »

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Message Posté Jeu 31 Oct - 12:09.
Boromir observait d'un air faussement attentif le poignet de Lotta. Tandis que ses yeux étaient fixés sur l'avant-bras de la jeune femme, son esprit, lui, était ailleurs. Il fouillait dans celui-ci à la quête d'une manœuvre habile qui lui permettrait enfin d'obtenir des informations concrètes sur son frère, ce qui ne semblait pas prêt d'arriver pour l'instant. Il sourit hasardeusement en entendant son amie se moquer gentiment de l'institut et de sa totale absence d'infirmerie ou de personne qualifiée pouvant assurer cette fonction. Le médicomage était sur le coup un peu mélancolique. Repenser à sa vieille maison, avec tous ses défauts qui lui donnaient pourtant un charme, lui donnait comme un élancement au cœur. Il avait tant haï cette école, détesté chacun des maillon qui formaient cette immense chaîne qu'était Durmstrang qu'il en venait ce jour-là à rire de ses malheurs passés. Lâchant un petit soupir, il fit à nouveau mine de s'intéresser à la blessure de Lotta, alors qu'elle tentait de le rassurer d'un ton blasé :

« Ce n’est rien, je t’assure. Je me suis cognée contre un mur lors d’un cours d’ASP. Je suis sur que ce n’est rien de grave d’ailleurs. »

Boromir tâta un peu le poignet de Lotta d'un air qu'il voulait assuré. Il ne s'y connaissait pas vraiment dans ce type de médecine qui concernait plus les moldus que les sorciers. La jeune fille semblait, de plus, un peu réticente à le laisser l'examiner sur le moment, raison pour laquelle elle insistait pour lui montrer qu'elle allait bien, ce qui n'arrangeait rien à son impression de ne pas vraiment maîtriser la situation. Il avait beau tenter de lui expliquer qu'une bête bosse pouvait avoir des suites graves, qu'un os cassé pouvait immobiliser, rien n'y faisait. La jeune élève s'entêtait, refusant de le laisser l'aider. Et dans toute cette histoire, Boromir ne s'entendait même plus penser. C'était un bel échec, semblait-il.

« Tu est là en vacance, tu ne devrais pas me soigner. Sinon, tu as prévu quoi de beau durant ton séjour ici ?  »

Boromir acquiesça et se plia donc à son désir. Il réfléchit un instant à ce qu'elle venait de lui demander. Évidemment, il ne pouvait pas lui lâcher un bête : « Je vais retrouver mon frère, tu sais, ton prof, là, au même nom que moi. Andrei et moi, on s'est pas vu depuis un bail, ça va être sympa, ou pas du tout, en fait j'en sais rien. » Il devait réfléchir à une réponse plus subtile, qui ne serait pas forcément un mensonge complet, mais plutôt un camouflage de la vérité entière. Comme il l'avait fait jusqu'à présent, il allait lui expliquer les grandes lignes sans rentrer dans les détails. Et si elle venait à poser des questions, il ferait comme la jeune fille quelques minutes plus tôt : changer de sujet ne serait pas un problème trop difficile, jugeait-il.

« Okay, okay, comme tu veux. Sinon, je pense que je vais essayer de reprendre contact avec de vieilles connaissances, de faire un petit tour à l'institut histoire de voir à quoi ça ressemble aujourd'hui... Enfin bref, j'ai envie de revoir des gens, de retrouver ma bonne vieille Russie, tu vois le genre. »

Il se sentait toujours plutôt mal, bien qu'il eut tout fait pour rester le plus sincère possible. Son pauvre esprit était surchargé de pensées qui s'opposaient et s’entrechoquaient dans une joyeuse cacophonie. Il avait l'impression de trahir Lotta, ce qui ne lui faisait pourtant jusqu'à présent ni chaud, ni froid. Il se sentait si mal face à elle, lisant dans ses yeux la confiance que les enfants accordent déraisonnablement à leurs aînés. Il ne respectait pas, ne méritait pas l'amitié de Lotta. Le médicomage se rendait compte du point auquel ce qu'il faisait était détestable. Il se servait d'une adolescente âgée de dix ans de moins qu'elle pour récupérer des informations sur son frère... C'était moche à un point difficilement imaginable. Il avait besoin de s'aérer l'esprit pour oublier tout ça, de souffler un peu. Et il avait une très bonne idée de ce qui pourrait l'aider à se détendre un peu :

« Tu veux pas sortir, aller faire un tour, j'saipas ? J'ai envie de me balader un peu histoire de quand même s'occuper ? Tu pourrais me faire visiter le village, il y a peut-être des trucs qui ont changé ? Il fait froid, mais bon... Comme tu veux en fait. »

Peut-être trouverait-il ainsi un moyen de repartir à la pêche de façon discrète ?
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Lotta A. Häkämies
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Message Posté Sam 16 Nov - 13:55.

Boromir dit à la jeune blondinette pourquoi il était venue dans ce pays froid. « Okay, okay, comme tu veux. Sinon, je pense que je vais essayer de reprendre contact avec de vieilles connaissances, de faire un petit tour à l'institut histoire de voir à quoi ça ressemble aujourd'hui... Enfin bref, j'ai envie de revoir des gens, de retrouver ma bonne vieille Russie, tu vois le genre. »
C'était logique quelque part, forcément qu'on avait envie de revenir à ses racines par moment. Elle même était à chaque fois très contente de retourner en Finlande pour y retrouver sa famille, ses amis, simplement ses racines.
Mais une chose qui est sur, c'est que jamais elle ne reviendrait en Russie pour voir à quoi ressemblera l'Institut. Elle devait supporter ses années d'études, mais ça se limiterait à cela. Jamais au grand jamais elle ne remettrait les pieds ici.

« T'es bien courageux, si y a bien un endroit où je ne remettrais plus jamais les pieds après mon départ, c'est bien à l'Institut. Je compte même oublier cet endroit dès que je pourrais partir. » Lotta avait dit ce qu'elle pensait sur le ton de la plaisenterie, mais au fond d'elle même, elle savait que c'était la vérité.
Elle avait un peu de peine à comprendre l'adulte assis en face de lui, pourquoi vouloir revenir. Et d'un coup, elle se dit que lui peut-être y avait passé de bon moment, peut-être qu'il était amoureux de quelqu'un là-bas ? Une professeur ? Une élève ? Non, ça ne semblait pas être trop le type de Boromir de s'attacher à des ado' tout juste sorti de l'enfance.
Lotta, tout en pensant à cela s'était mise à sourire, c'était drôle d'imaginer Boromir faire ce voyage pour une histoire de coeur.

Tandis qu'elle pensait à cela, Boromir reprit la parole et elle du revenir dans le présent rapidement pour écouter la phrase.

« Tu veux pas sortir, aller faire un tour, j'saipas ? J'ai envie de me balader un peu histoire de quand même s'occuper ? Tu pourrais me faire visiter le village, il y a peut-être des trucs qui ont changé ? Il fait froid, mais bon... Comme tu veux en fait. »

Sortir était une bonne idée, il y avait pleins de choses à voir dans le village. Surtout que comme il y avait du soleil, c'était le moment ou jamais de sortir pour profiter du beau temps, qui ne restait jamais bien longtemps.

Lotta prit alors la parole, toute motivée à aller dehors, marcher ferait du bien. «  Oh oui, bonne idée ! Il y a cinq ans, je crois, ils ont remis un coup de neuf à l'église, je ne sais pas si ça t'intéresse de la voir ? Sinon, ils ont mis une immense fontaine qui fonctionne par tout les temps pas loin de Gringotts, ça vaut également le détour. Et puis, il faut profiter du beau temps ! »

Lotta faisait déjà signe à la serveuse d’amener l’addition afin de pouvoir payer leurs consommations et pouvoir sortir rapidement. Puis, Lotta prit la parole pour un sujet plus précis, car il faut dire qu'elle était tout de même très curieuse et cette histoire de petite amie la turlupinait tout de même. Elle voulait savoir maintenant si sa venue était en rapport avec une histoire de coeur. Et oui, à l'âge de Lotta, on est pas forcément très futée.

«  Moi perso, je ne reviendrais jamais dans mon école, sauf si y a vraiment quelqu'un d'important que je dois voir. Mais suffisamment important pour qu'envoyer un hibou ne soit pas assez, genre pour une histoire de coeur. .. »

Voilà, c'était dit, elle était vraiment curieuse de savoir si l'amour de la vie à Boromir était par ici et surtout, si elle la connaissait. Ce serait vraiment un comble s'il était amoureux de quelqu'un qu'elle connaissait. Elle pourrait le taquiner avec cela longtemps si c'était le cas.

Elle se leva alors de sa chaise et enfila son gros manteau prévu pour les temps de grand froid comme ça pouvait être le cas ici. Il faut dire qu'elle était vite gelée, malgré qu'elle avait l'habitude des hivers enneigé. Elle sorti alors ses cheveux de son manteau et enfila des gants avant de se tourner vers Boromir pour voir s'il était près à partir également et savoir si les lieux qu'elle comptait lui montrer l'intéressait ou s'il préférait aller visiter autre chose. Et puis bien sur, elle voulait pouvoir écouter la réponse à sa dernière interrogation.

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Message Posté Ven 27 Déc - 14:51.
Elle n'avait pas semblé totalement en accord avec ce qu'il avait dit auparavant, d'après ses quelques phrases. Pour autant, l'idée de celui qui lui faisait face avait eu l'air de lui donner très envie, car elle avait immédiatement affiché un grand sourire, débordante d'idées de destinations :

« Oh oui, bonne idée ! Il y a cinq ans, je crois, ils ont remis un coup de neuf à l'église, je ne sais pas si ça t'intéresse de la voir ? Sinon, ils ont mis une immense fontaine qui fonctionne par tout les temps pas loin de Gringotts, ça vaut également le détour. Et puis, il faut profiter du beau temps ! »

Boromir n'avait aucune envie de voir cette vieille église à laquelle on avait donné "un coup de neuf". Il ne voulait absolument pas non plus savoir ce qui pouvait bien se trafiquer prêt de Gringotts. Pourtant, il avait hoché la tête. Pourtant, il avait glissé quelques mots à Lotta lui montrant son approbation et son enthousiasme à l'idée de "redécouvrir le coin". Alors qu'il parlait, une boule semblait étrangement se creuser au cœur de son ventre, comme si on était en train de lui perforer -sans la douleur, le sang, et la bouillie qui vont avec, évidemment. Une sensation de vide. Du remords à l'idée de mentir, encore et encore à une jeune fille qui ne demandait qu'à lui faire confiance. Pourtant, il devait le faire. Il devait revoir Andrei. Il devait être certain que tout allait bien pour son petit frère.

« Moi perso, je ne reviendrais jamais dans mon école, sauf si y a vraiment quelqu'un d'important que je dois voir. Mais suffisamment important pour qu'envoyer un hibou ne soit pas assez, genre pour une histoire de cœur... »

Le jeune homme ne répondit pas, tout simplement parce qu'il était surpris. Jamais il ne se serait attendu à une telle remarque de la part de Lotta. Telle qu'il la connaissait, elle avait beau être assez joyeuse, elle restait plutôt timide à son égard, n'osant jamais s'aventurer là où son esprit lui posait des barrières. Au fond, s'était une qualité que Boromir lui avait toujours été reconnaissant de posséder. Mais ce jour-là, elle avait décidé de dépasser ses limites pour poser une question plus directe -pourtant seulement sous-entendue- au jeune homme dont le sang se mit à battre plus vite dans les veines. Elle s'intéressait à sa vie privée. Et qu'est-ce que cela signifiait ? Que leur amitié prenait un nouveau tournant, les amenant de simples bons amis à "intimes" ? Qu'elle avait des doutes au sujet des véritables raisons de sa venue ? Peut-être avait-elle donc tout compris... Boromir sentit la sueur perler le long de son front, soudain prit d'une torpeur immense. Il inspira, puis expira. Non. Il devait se contenir, garder son calme.

Lotta avait appelé la serveuse pour qu'elle puisse apporter l’addition. Le médicomage annonça qu'il se charger de payer avant de poser quelques pièces sur la table. Il lança un grand sourire plein de sarcasme à la serveuse qui fronçait toujours les sourcils en le regardant, puis se leva, accompagnant Lotta qui commençait déjà à enfiler son manteau. Boromir fit de même, et, quelques secondes plus tard, l'étrange couple était à l'extérieur de la bâtisse qui accueillait le restaurant, en proie au vent qui continuait de se déferler sur le village. Très accueillant.

Pendant quelques instants, ils restèrent tous deux silencieux. Puis, le jeune interne en médicomagie décida qu'il était temps pour lui de répondre à l'adolescente. Il fallait trouver les bons mots, pour ne pas être trop brusque. Mais visiblement, il n'était absolument pas doué pour cela.

« Lotta, il est très clair que je ne suis pas ici pour une histoire de cœur. Tu sais... Disons que tout ne se passe pas comme dans les romans. Il y a d'autres choses plus importantes que l'amour. J'ai d'autres choses à régler avant de me préoccuper de ce genre de... trucs. »

Il savait que son ton avait été froid, mais il ne s'en voulait pas vraiment. Pour une fois, il avait été totalement franc avec elle. Sa vie amoureuse, il avait depuis quelques temps fait une croix dessus. Pas le temps, pas l'envie. Mais maintenant, il sentait bien que la jeune fille était mal à l'aise. Elle ne devait plus savoir comment réagir. Alors, c'était à lui de prendre les devants, une fois de plus.

« Bon, tu veux commencer par aller où ? Tu m'as dit qu'il y avait des tas de choses à voir alors je te suis, fais à ton aise ! »
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Lotta A. Häkämies
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Message Posté Ven 14 Mar - 0:04.
[HJ : Désolée désolée désolée Désolée désolée désolée Désolée désolée désolée Désolée désolée désolée Désolée désolée désolée Désolée désolée désolée Désolée désolée désolée de l'attente. Mais je t'aime tout de même promis juré <3 ]



Boromir avait eu la gentillesse de payer leurs consommations, elle n'avait donc rien eu à débourser. Non pas que ça lui aurait posé problème, elle avait de l'argent, mais elle n'allait pas se plaindre de pouvoir économiser. Et d'un autre côté, ça aurait bizarre que la plus jeune des deux doive payer. Puisqu'en général, c'est toujours l'adulte qui sort le porte monnaie.
Bref, passons ce petit détaille, les deux personnes étaient sortis du restaurant pour marcher un peu et aller visiter l'endroit.

Avant même que Boromir ne réponde, elle se dit qu'elle était probablement allée trop loin. Elle aurait du se taire, mais sa curiosité mal placée avait frappé. Même si pour cela, elle s'aventurait sur un terrain dangereux et ne gardait pas sa place "d'enfant" par rapport à un adulte.

« Lotta, il est très clair que je ne suis pas ici pour une histoire de cœur. Tu sais... Disons que tout ne se passe pas comme dans les romans. Il y a d'autres choses plus importantes que l'amour. J'ai d'autres choses à régler avant de me préoccuper de ce genre de... trucs. »

Lotta se sentit rougir au ton et aux mots froid utilisés et si elle n'était pas emmitouflée dans ses habits, probablement que Boromir l'aurais vu. C'était peut-être le cas d'ailleurs ? La jeune fille savait qu'elle avait été trop loin, mais il n'avait pas été tendre non plus. Avait-il oublié qu'il s'adressait à la douce, petite, mignonne et gentille Lotta-chou ? Mais en même temps, qui était-il pour dire qu'il y avait des choses plus importantes que l'amour ? Parce qu'il imaginait que la vie de Lotta était faite de bisounourses et de rose partout ? En tout cas, c'était bien mal la connaitre. Mais en même temps, c'était tout de même le cas, elle était bien méconnue cette jeune adolescente torturée. Parce qu'elle faisait son maximum pour ne rien montrer à personne de ses sentiments. Elle préférait qu'on la prenne pour la douce, gentille et un peu niaise (il faut bien l'admettre) Lotta privilégiée et protégée de son frère.

Elle ne savait d'ailleurs pas quoi répondre et cette tirade avait jeté un froid entre les deux, que Boromir, après quelques instants, finit par rompre.

« Bon, tu veux commencer par aller où ? Tu m'as dit qu'il y avait des tas de choses à voir alors je te suis, fais à ton aise ! »

Lotta fit alors son maximum pour se reprendre, faire en sorte d'enlever le rouge à ses yeux (si c'est possible) et rendre sa voie assurée. Ne rien montrer de ce qu'elle pensait ou imaginait. Cette habitude était d'ailleurs devenu une habitude en ce moment, faire croire à tout le monde que tout va bien. Ne jamais se plaindre ou dire à qui que ce soit ce qui se passait réellement dans sa vie. On se dit toujours que quelqu'un va se rendre compte du mensonge qui nous entoure et on se rend compte que non. Est-ce qu'on est tellement doué qu'on arrive à tout caché ? Ou alors c'est simplement que les autres n'ont pas envie de perdre du temps pour ça ?
Lotta ne saura probablement jamais la réponse et elle continuera encore longtemps à mentir à son entourage.

« Oui, allons voir la fontaine près de Gringotts, c'est vraiment beau tu verras.»

Elle le guida alors en marchant devant lui, mais après quelques pas, elle reprit la parole pour s'excuser. Car oui, elle savait qu'elle aurait du se taire auparavant. Et elle ne voulait pas que cela gâche leur amitié. Pour cela, elle se retourna vers lui, ses longs cheveux tournant au vent, puis elle prit une grande respiration avant de prendre la parole.

« Excuses-moi pour toute à l'heure. Je n'aurais pas du dire cela, j'aurais du me taire. C'est juste que... ça me parait tellement étrange que tu viennes ici pour me voir que du coup j'imagine beaucoup d'histoire. Détrompes-toi, je suis vraiment ravie de te voir, mais c'est juste... étrange. Mais ça n'excuse en rien ce que j'ai dit avant, je suis désolée. »

Et oui, demander pardon n'est jamais facile, mais depuis toute petite, elle avait appris le bon du mauvais. Elle avait appris à s'excuser, même si cela lui demandait beaucoup. Et en général, personne ne pouvait lui en vouloir avec sa bouille d'ange. Mais ça ne changeait rien au fait qu'elle avait pesé ses mots et qu'elle les pensait réellement.
Et avant qu'il ne puisse parler, elle rajouta encore une phrase, mais contrairement aux autres, elle n'était pas pleine de légèreté et était même ... sombre. Comme si, en une phrase, elle avouait tout ce qu'elle avait sur le coeur.


« Et je te rassure, je suis au courant que l'amour n'est pas comme dans les romans et qu'il y a des choses plus importantes. »

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Des buts différents ? - PV Boromir

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