VULNERA SAMENTO FERME SES PORTES ▲
Merci à tous pour avoir pris part à cette formidable aventure.

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NIKOLAÏ & JAMES △ I'm glad you have been my friend
ϟ celui qui lit ce titre est un elfe de maison. Ceci était la touche d'humour de Thor.
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James L. Halden
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Message Posté Mar 22 Oct - 22:23.
I'm glad you have been my friend
in the time of our lives


informations particulièrement pas importantes
ϟ dénomination courante des participants ▬ Nikolaï et James, apprend à lire, connasse.
ϟ étiologie du statut subjectif ▬ privé
ϟ datation approximative du moment exact ▬ début du mois de mars tahvu
ϟ cadran lunaire appréciable ▬ le soir ta mère
ϟ météorologie sorcièrement acceptable ▬ tu me fais chier avec tes conneries, donc on va dire qu'il pleut
ϟ saison saisissante et palpitante ▬ saison 3
ϟ intrigue globalement intriguante ▬ prélude
ϟ chatiment divin exigible ▬ non ma pute

_________________



    ⊹ This is my kingdom come
    When you feel my heat, look into my eyes, it’s where my demons hide, it’s where my demons hide. Don’t get too close, it’s dark inside, it’s where my demons hide, it’s where my demons hide. They say it's what you make, I say it's up to fate, it's woven in my soul, I need to let you go. Your eyes, they shine so bright, I want to save that light, I can't escape this now, unless you show me how.



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Message Posté Mar 22 Oct - 22:31.



« But if it has to end, I'm glad you have been my friend in the time of our lives. »

On sous-estime souvent l'importance de notre famille. De nos amis. On se dit qu'on peut continuer à vivre seul, on se dit que la solitude est une protection. Une barrière. On se dit qu'après tout, ce qui peut nous sauver est déjà parti, mais la vérité, c'est qu'on y arrive jamais. On finit toujours par s'attacher à un être inattendu, une personne que l'on aurait pu ignorer. Ne plus jamais revoir. Une personne qui aurait pu disparaître dans les abysses. Je pensais tout avoir. Je pensais ne plus jamais avoir la chance d'avoir une famille. Quelque chose qui comptait. Je pensais que toutes les belles choses étaient détruites dans une guerre que des soldats refusaient de combattre. On se cachait dans une cour des miracles, derrière des masques et des faux semblants. Je pensais que les liens du sang étaient les plus forts, et qu'on ne pouvait les surpasser. On pensait qu'on étaient tous éternels, comme des statues de pierre que l'on ne pouvait pas renverser. On avait peur de tout, peur de la mort, peur de la vie. Peur de l'échec, mais aussi peur de la victoire. Parce qu'après qu'on a accompli notre mission, il ne reste plus rien. Il ne reste plus aucun but. C'est pour ça qu'auparavant, les soldats tombaient dans l'oubli. Dans la dépression. Dans la crainte de tout ce qui appartenait au futur, parce qu'ils ne savaient plus comment avancer à partir de là. Comment se retrouver au prochain endroit, à la prochaine arrivée. Ils ne savaient plus ce que c'était d'être guidés par quelque chose de plus fort que la vie. Une mission qu'on doit remplir. Une solution qu'on doit trouver à tout prix, parce que personne ne peut nous guider à travers les cadavres et les familles en pleurs. Entre le sang et la pluie, quand il ne reste que de la souffrance et de la destruction. Quand il ne reste rien à part la douleur de tout ce qu'on ne peut pas encore maîtriser, tout ce qu'on doit abandonner pour réussir à s'en sortir.

J'étais dans le bar, et il était plutôt tard. Tout semblait perdu, et tout semblait trop long. C'était comme si on retournait en enfer, chaque jour. Comme si on se promettait que ça irait mieux, alors que tout était bien trop long. Alors qu'on commençait tous à parfois douter. J'étais devenu un dirigeant. J'étais devenu celui qui prenait des décisions. Celui qui avait des responsabilités, et c'était pas forcément juste. Parce que j'ai toujours été un soldat. Parce que j'ai jamais été celui qui donnait des ordres. J'étais celui qui les recevait, et qui les exécutait sans broncher. Parce que je savais que c'était la seule possibilité que j'avais. Ma seule chance de réussir. Ma seule réalité. La seule qui était réellement compréhensible.

J'ai vu Nikolaï s'asseoir à côté de moi. C'était étrange de se dire qu'on pouvait se retrouver dans cette situation. Qu'on avait trouvé un étrange lien sans pour autant vouloir le comprendre. Qu'on se battait pour des causes différentes, mais qu'on semblait être les seuls qui restaient les mêmes. Sans jugements. Sans destruction. Simplement le soutien d'une famille qui se rappelait ce que c'était de vivre dans le sang et la crainte. « Mate, you look like hell itself. » C'était la vérité. Parce qu'il avait été détruit par l'adversité. Parce que la guerre l'avait transformé, de la même façon qu'elle nous avait tous changé. Elle nous avait poussé à faire des choses terribles. À trahir nos principes. Et encore une fois, on était trop lâche pour faire quoi que ce soit d'autres que de la blâmer pour toutes nos erreurs réunies. « She's giving you a hard time, isn't she ? » J'ai regardé face à moi. À cette masse de gens que l'on ignorait, sans pouvoir comprendre comment est-ce qu'ils se retrouvaient là. Sans réaliser que de l'extérieur, on ressemblait à de vieux amis. Réunis autour d'un verre. Dans un bar miteux. « An ex junkie with a shitty girlfriend, and an ex traitor with an amnesic girlfriend, we're truly one of a kind. » J'ai fais signe au barman d'apporter un autre verre de whisky. Une fois qu'il lui a donné, je me suis retourné vers lui. « Come on, have a drink with an old friend. »

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Message Posté Mer 23 Oct - 17:55.


The soul can wait


Le truc, c'est que j'ai passé ma vie à fuir. J'ai fui une famille qui ne voulait plus de moi. J'ai fui une réalité trop froide, trop dure. J'ai fui des mots, des paroles, des regards. J'ai fui des obligations, des responsabilités. J'ai fui des matins trop assassins, j'ai fui des soirées interminables. J'ai fui des engagements et des promesses. J'ai fui tout ce que je n'aurais jamais pu accomplir. Et encore une fois, je ne cherchais pas une réponse. Je ne cherchais pas une vérité. Je fuyais, parce que c'était tout ce que j'avais appris à faire.  Je regardais les plaques en argent qui pendaient à mon cou. J'avais atteint le stade ultime de l'aliénation. Je n'étais plus qu'un numéro. Un soldat dans une armée trop nombreuse, trop ambitieuse. De nouveaux engagements pour fuir les anciens. J'avais signé un contrat sans savoir dans quoi je m'engageais. Ma chambre était vide, à présent. Tout ce que je possédais était rangé dans un sac. Demain, je partais pour Londres. Demain, tout serait enfin fini. Et je ne savais pas si je devais avoir peur. Je ne savais pas si je devais me réjouir. Je ne savais pas si c'était une nouvelle chance, ou une dernière chance. D'un coup, j'ai renversé mon sac par terre, incapable de continuer à contempler ce qu'il représentait. Tous mes échecs, toutes mes pertes. J'ai décidé de sortir.  Les mains plongées dans mon blouson, je me suis rendu au village, comme tous les soirs ces derniers temps.  Quand j'ai ouvert la porte du bar, j'ai vu James. Après avoir regardé autour de moi, je me suis résigné et je suis allé m'asseoir à côté de lui. Avec tous ces événements, on avait fini par se rapprocher. Mais je savais ce que j'étais. Je savais que j'étais un lâche. Et les lâches ne restent jamais bien longtemps dans la même équipe que les héros.  « Mate, you look like hell itself. » Un sourire. Ca faisait un mois que je jonglais entre drogues et sevrages. Ca faisait un mois que je ne savais plus comment est-ce qu'on faisait pour vivre. J'étais épuisé, fatigué par une guerre que j'avais jamais maîtrisé. Et à présent, j'y étais engagé jusqu'au cou. « She's giving you a hard time, isn't she ? »  J'ai haussé les épaules pour faire comme si elle n'était pas la principale raison de ma venue ici. De mon engagement dans l'armée. De toutes ces choses que je continuais à faire à cause d'elle. J'étais pas convaincant, parce que j'avais plus la force de cacher ce qui me tuait. «  An ex junkie with a shitty girlfriend, and an ex traitor with an amnesic girlfriend, we're truly one of a kind. »  J'ai esquissé un rire. C'était donc ça, la raison de sa venue. January restait un sujet tabou, pour des tas de raisons. Déjà, et surtout, parce que je ne la supportais pas, et que toute discussion à son propos finissait par des moqueries incontrôlables. Ensuite, parce qu'elle avait récemment perdu la mémoire, ce qui signifiait qu'elle n'avait aucun souvenir de nous. Même si je savais que ça le tuait, James n'en parlait pratiquement jamais. «  Come on, have a drink with an old friend. »  J'étais pas doué pour ce genre de chose. J'étais pas le type le plus amical du monde. Une grande partie de la relation qu'on avait m'échappait complètement. Sûrement parce que personne n'avait pris la peine de rester aussi longtemps dans ma vie auparavant. J'ai pris le verre qu'on me tendait. « You're buying, how could I say no ? »  J'ai bu quelques gorgées avant de reposer le verre sur la table. Le silence s'est installé, mais il n'était pas pesant. Il n'était pas dur, et encore moins froid. Il était désespéré. Parce que la guerre nous avait pris trop de chose. Et parce qu'au fond, on était devenus comme des frères sans même s'en rendre compte. Finalement, j'ai brisé le silence. J'ai essayé d'en savoir plus, sans forcer la discussion. « January still doesn't remember anything ? Were you that bad in bed that she had to forget ?  »  Aussi longtemps que je m'en rappelle, j'avais toujours admiré James. Il avait ce côté glorieux que je ne pourrais jamais atteindre. Ce côté héros qui m'était interdit. Il réussissait tout ce qu'il entreprenait. Enfin presque tout. Et quelque part, j'essayais de faire la même chose. J'avais pris une décision, en espérant que ce soit la bonne. J'avais pris une décision irrévocable et j'essayais de me racheter une conscience. J'essayais de tourner la page, tout en sachant que ça ne marcherait pas. J'ai soupiré.« She's giving me hell. But she's not the reason I look so bad  today.  » J'ai enlevé les plaques militaires qui pendaient autour de mon cou pour les poser sur la table sans savoir ce que je voulais entendre. Sans savoir ce que je devais attendre. « I'm leaving tomorrow. I'm going to London for the strike back.  »  

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Message Posté Mer 23 Oct - 19:38.



« Brothers in more then name, you would kill for me, and knew that I'd do the same. »

Les choses sont fragiles. On pense que tout ira bien, on pense qu'on aura la chance de les protéger, mais elles se retrouvent toujours dans cet endroit, perdu entre le vide et l'incompréhension. On se retrouve toujours dans tout ce qu'on a pas su sauver. Parce qu'on fait rapidement le bilan de notre existence, et tout ce qu'on voit, c'est la mort. La destruction. On voit tous les corps qui se sont empilés. On voit tout ce qu'on a pas pu sauver, et c'est cruel, parce qu'on ne peut pas rattraper nos erreurs. On doit les assumer jusqu'au bout. On doit regarder le poids de nos mauvais choix et de nos mauvaises décisions qui s'accumulent. On doit voir tout ce qui nous échappait auparavant, parce que cette fois-ci, on ne peut plus se rattraper. On doit continuer d'assumer les mêmes erreurs, les mêmes dégâts. On doit continuer de regarder la route qui se dresse droit devant nous, et on doit continuer de souffrir, même si c'est insuffisant. On doit continuer de se battre pour garder cette forme d'humanité que les anges nous envie. Que les démons ont préférés abandonner par lâcheté. On doit continuer de faire honneur à ces valeurs que l'on veut toujours et encore respecter. On doit continuer de se battre pour que notre cœur ne se fatigue jamais de ressentir les choses. « You're buying, how could I say no ? » Je voyais que quelque chose n'allait pas. Qu'il avait abandonné quelque chose. Qu'il se retrouvait dans ce moment de doute et de crainte. Parce que j'avais été à sa place. J'avais ressenti la haine. J'avais ressenti la peur. Mais j'étais quand même devenu ce soldat dont ils avaient tous besoin. Parce que me battre, c'était la seule chose qui comptait réellement. C'était la seule chose qui aurait pu me protéger de tout ce que le passé avait pu apporter. « January still doesn't remember anything ? Were you that bad in bed that she had to forget ? » J'ai éclaté de rire. Par moments, je me disais qu'elle ne se rappellerait jamais vraiment. Qu'on serait toujours dans ces périodes de doutes. Que j'avais tout abandonné pour au final, ne pas être capable de la sauver de tout ça. Je m'en voulais parce que je voulais faire quelque chose, mais j'étais inutile. Alors j'essayais de lui montrer des photos. De lui rappeler des souvenirs qu'elle ne parvenait toujours pas à rattraper. « She's giving me hell. But she's not the reason I look so bad today. » J'ai attendu, tout en regardant dans le vide, comme un peu plus tôt, en attendant la sentence. « I'm leaving tomorrow. I'm going to London for the strike back. »

Mon visage s'est retourné vers lui. « Mate, you know that if you're going there, you might never come back, right ? » Je parlais calmement. Parce que c'était son choix. Et parce que mon rôle d'ami, c'était juste de lui dire ce qui l'attendait. C'était pas mon rôle de le faire changer d'avis. Même si j'aurai préféré l'éviter. Même si j'aurai préféré me dire que je pouvais le sauver de la mort. « It's civil war, out there, Pritchard doesn't care about anyone. He doesn't care about the aurors. They do the fight for him. And they'll crush you, because they don't see a boy. They see a terrorist. A killer. A threat to peace. » C'était difficile, de se dire que c'était peut-être la dernière fois que je le voyais. La dernière fois qu'il serait en vie. Avant qu'il ne se transforme en victime. En soldat tombé pour la guerre. « I've been there. I fought, and I've seen things I wish I could forget. » J'ai baissé les yeux, et j'ai repris une gorgée de mon verre. « And look where I am today. I'm dying. Lucky as you are, you'll probably live longer than I will. » C'était quelque chose qu'il ignorait. Ma maladie. C'était quelque chose que j'avais réussi à cacher à tous, mais aujourd'hui, ça n'avait plus vraiment d'importance, après tout. J'avais peur, mais c'était ce genre de choses que l'on ne se disait pas. On préférait prétendre que ça n'avait aucune importance, alors qu'en réalité, ça en avait. « I guess I'll have to drink on my own now. » On étaient devenus comme des frères. Des amis qui se battaient côte à côte dans une guerre, sans pour autant la voir totalement de la même façon. Je l'enviais parce qu'il semblait avoir le choix. Qu'il prenait ses propres décisions. Parce qu'il n'avait pas répété mes erreurs. « Come here bartender. » Je me suis retourné à nouveau vers Nikolaï. « Give my brother another drink. »

And it cut me sharp, hearing you'd gone away. But everything goes away, yeah everything goes away.

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Message Posté Mer 23 Oct - 20:09.


maybe it's just too late


« Mate, you know that if you're going there, you might never come back, right ? » J'ai continué à regarder devant moi, comme si ça allait changer quelque chose. Parce que je savais exactement ce que mon choix impliquait. Je savais exactement quelles étaient les conséquences de mon engagement. Je savais que je ne reviendrai pas. Mais c'était le seul choix que je pouvais faire. J'avais retourné la situation des millions de fois dans ma tête. J'avais regardé Solomonia partir des dizaines de fois. Je l'avais entendue me répéter des centaines de fois que c'était fini. Et, la vérité, c'était que j'y arrivais plus. J'arrivais plus à vivre comme ça, perdu entre deux continents sans savoir où aller. J'étais comme ça avant. Je sais où ça m'a mené. Je sais toutes les conneries que j'ai fait. Je sais que j'ai plus le choix. «  It's civil war, out there, Pritchard doesn't care about anyone. He doesn't care about the aurors. They do the fight for him. And they'll crush you, because they don't see a boy. They see a terrorist. A killer. A threat to peace. » Je l'écoutais en buvant le contenu de mon verre. Le truc, c'est que la guerre ne peut rester qu'une idée. On ne peut jamais s'imaginer qu'on tuera des hommes pour sa propre survie. On ne peut jamais s'imaginer que l'humanité doit s'entretuer pour assurer sa propre survie. Il y a cet espèce de trou noir qui se crée. Il y a la personne qu'on était avant que toute cette merde ne se mette à sévir. Et il y a la personne qu'on est après. Celle qui a peur de voir des visages trop familiers en fermant les yeux. Celle qui fuit parce qu'elle sait combien le passé est assassin. Entre les deux, ça n'appartient qu'à nous. Un duel contre la mort. Une négociation inutile. Parce qu'on sait tous que les plus chanceux sont morts pendant la bataille. Nous, on n'est plus que des fantômes, des fantômes qui se battent pour toucher cette réalité qu'ils possédaient autrefois. C'est un combat dérisoire, vraiment. Parce qu'il n'y a aucun moyen de revenir en arrière. Je l'ai appris à la dure. «  I've been there. I fought, and I've seen things I wish I could forget. »  Je me suis tourné vers lui, et je me suis demandé ce qu'il avait bien pu voir. J'avais toujours vu James comme un héros, mais j'avais jamais compris la notion de sacrifice de cette façon. On nous nourrit avec ces belles histoires. Ces grands hommes qui se battent pour leur patrie. Et puis on les abandonne au sommet de la gloire sans réfléchir à la chute qui arrivera ensuite. Parce qu'elle arrivera toujours. Mais j'ai pas posé la question, parce que c'était pas mon boulot de faire mariner les mauvais souvenirs. Mes doigts glissaient sur mes plaques. Je jouais avec le feu. «  And look where I am today. I'm dying. Lucky as you are, you'll probably live longer than I will. »  J'ai froncé les sourcils. Soit il avait trop bu et il était en train de délirer. Soit il venait de m'avouer quelque chose. Quelque chose que je ne pouvais pas encore comprendre. «  I guess I'll have to drink on my own now. » J'ai regardé le fond de mon verre, il était vide. «  Come here bartender.  Give my brother another drink. » Je l'ai regardé quelques instants en essayant de comprendre, puis j'ai parcouru la salle du regard. Le verre a glissé jusqu'à moi et j'ai bu une gorgée avant de reprendre la parole. « Yeah, something tells me you're not gonna be drinkin'alone for much longer.   » D'un signe de tête, j'ai indiqué une fille qui le dévorait du regard. Au fil du temps, on s'habitue à passer inaperçu. On s'habitue à vivre dans l'ombre des héros qui sauvent le monde pendant qu'on détruit tout ce qu'ils ont construit. Une nouvelle gorgée. Un sourire, désespéré, avant de me retourner vers lui. « Where would be the thrill if it wasn't risky as hell, huh ? » J'avais peur. J'étais effrayé à l'idée de me retrouver sur un champ de bataille à nouveau. Mais je ne l'avouerai jamais, parce que j'avais plus rien à perdre. J'avais plus de rêve, plus d'espoir, plus rien à part cette colère qui ne demandait qu'à s'exprimer. J'ai repris, d'un ton plus froid. « I know what I'm doing. I know why I'm doing it.  » J'ai froncé les sourcils. « There's nothing here for me anymore, man. I've tried, though. God knows how hard I've tried. But there's no point clinging to something that's long gone.  » Je voulais pas de réponse. Je voulais pas de conseil. Je voulais pas d'histoires, pas de mensonges, encore moins de vérités. J'ai fait tourner mon verre entre mes doigts. J'ai essayé de trouver des explications. J'ai essayé de comprendre ce qu'il ne disait pas. J'ai essayé de trouver des excuses, mais j'avais passé l'âge de me cacher derrière ce genre de choses. Je savais, à présent, qu'il n'y avait pas de miracle. Je savais comment ça se finirait. Pas d'illusion. Rien. Et peut-être que c'était la dernière discussion qu'on aurait avant longtemps. Peut-être que c'était la dernière qu'on aurait tout court. Mais c'était plus facile de faire comme si on se reverrait ici le lendemain soir. Comme si rien n'allait changer.  «So, you'gonna explain the whole I'm dying thing or what ? »

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Message Posté Mer 23 Oct - 20:43.



« And I built a home, for you, for me. Until it disappeared, from me, from you. »

On pense qu'on a l'éternité. Que toutes les belles choses seront toujours là. Qu'on aura la possibilité de rattraper le temps. De l'empêcher de nous détruire, mais il est toujours là. Il nous hante, et c'est impossible de savoir quand est-ce qu'il choisit de nous faire payer. On a beau souffrir, c'est toujours la même chose, toujours la même cruauté. On espère que certaines choses sont éternelles, on espère qu'on pourra toujours s'arranger pour les revoir. Mais le passé reste le passé. Les erreurs pèsent sur nos épaules. Et le poids de ces choses est trop lourd pour qu'on puisse continuer à le porter. On a mal et peut-être que c'est ça, le but. Supporter cette douleur jusqu'à la fin, et c'est de cette façon qu'on est jugés fort ou non. On prétend que nos existences sont limitées, qu'elles sont toujours définies à l'avance par un destin, parce que ça nous rassure. Ça permet d'imaginer que d'un côté, on touchera au bonheur. À la joie. Ça permet d'imaginer que le futur est parfait. Qu'il est splendide. Ça permet d'imaginer qu'on a le temps de changer, et de faire des choix. Mais c'est faux, parce que le destin nous pousse à être des personnes cruelles. Sans sentiments. Des tueurs nés pour réduire le monde en poussière. Et peut-être que c'était ça, l'erreur, depuis le départ. Peut-être que ça a été ça qui nous a mené à l'oubli. À la souffrance. Peut-être que c'était ça la cruauté des choses. On supplie le destin de nous laisser le courage pour continuer. De nous permettre d'affronter le froid, la pluie, et les sentiments. D'affronter chaque trahison et chaque deuil. De voir les départs comme un renouveau. On supplie des anges qui ne nous écoute pas. Et qui ne nous ont probablement jamais écouté.

« Yeah, something tells me you're not gonna be drinkin'alone for much longer. » J'ai vu la fille qu'il indiquait, et j'ai souri tout en retournant à l'admiration de mon verre. Parce que c'était un adieu. Parce que ça a toujours été comme ça. Les gens partent, et restent. Les gens disparaissent de nos vies et on ne peut pas réellement les empêcher de partir, parce qu'on ne peut pas les contrôler. C'est ça qui nous rends plus humains. Tout ces regrets que l'on accumule, un peu plus chaque jour. « Well man, no offense but I don't exactly fancy being in your situation. » L'honnêteté, c'était ce qu'on avait. Parce que depuis le départ, ça a été la seule chose qui nous a lié. Même quand j'ai déconné. Même quand on s'est battus. Ça a toujours été cette honnêteté, cette vision fragile de la douleur qui nous guidait. « Where would be the thrill if it wasn't risky as hell, huh ? » Un sourire rapide. Parce que c'était ce que j'avais pensé, des années auparavant. Parce que c'était peut-être ça qui nous liait. On faisait les mêmes erreurs, sans le savoir. « I know what I'm doing. I know why I'm doing it. » Il était déterminé, comme je l'avais été. C'était ça le soucis. L'entêtement. On pensait tout savoir, alors qu'on était aussi perdus que tous les autres. « There's nothing here for me anymore, man. I've tried, though. God knows how hard I've tried. But there's no point clinging to something that's long gone. » Il pensait que c'était perdu, parce que la guerre perdurait. Parce que les jours, les semaines et les mois passaient, sans aucun changement. Parce que tout n'est pas éternel, et parce qu'on commençait à peine à le réaliser. « So, you'gonna explain the whole I'm dying thing or what ? » J'ai repris un autre verre. « I know you do. Because I did too. » J'avais tellement cru en ce rêve que tout pouvait être sauvé. En ce rêve qui me disait que l'être humain pouvait réussir à soulever des montagnes grâce à sa croyance, grâce à sa foi. Et j'avais tort. J'ai toujours eu tort. Mais j'ai toujours aussi refusé de l'admettre. « She's not gone. She's right here. She's just being.. Well, herself. » J'ai bu une nouvelle gorgée. « And well, there's nothing to explain. I'll be one of the lucky few who will die because of a sickness at 50 years old, maximum. That's what the doctors said. I won't go into details but basically I'll just... become more and more tired, years after years. I'll keep coughing blood from time to time, and sometimes, it's going to be like I'm not sick at all. » C'était ça. La conclusion d'une vie en l'espace de quelques phrases. Un fichu résultat qui me poussait à abandonner le futur pour vivre dans un présent incertain. « I guess we all have to face judgement day, one way or another. » Je me suis retourné vers lui à nouveau. « Being almost drunk makes me touchy feely, so I'll admit that I'm gonna miss you buddy. » J'ai ri pendant quelques instants. « I never actually thought I could meet someone as crappy as a friend as you. » Un nouvel éclat de rire. Parce que c'était tout ce qu'on avait. Le présent. Et il nous glissait déjà entre les doigts.

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Message Posté Jeu 24 Oct - 0:05.


somebody calls out to your brother


« I know you do. Because I did too. » J'aurais aimé pouvoir comprendre ses avertissements. J'aurais vraiment aimé trouver une autre solution. J'aurais aimé apprendre de ses erreurs et changer la donne. Mais c'était pas ce que je faisais. Je détruisais, encore et encore, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien. Je brûlais tout ce que j'avais, et je brûlais les cendres. Je devenais mon propre écho, mon propre fantôme. J'oubliais ce qui comptait et je me focalisais sur ce qui ne comptait plus. C'était probablement la pire des choses à faire. Mais quand est-ce que j'avais déjà fait les bons choix ?  « She's not gone. She's right here. She's just being.. Well, herself. » Un ricanement. Elle était partie, c'était un fait. Elle était parti trop loin et trop vite pour que je puisse espérer la rattraper un jour. Et je traînais trop d'erreurs, trop de souvenirs amers pour pouvoir courir après mes rêves. Tout ce que je fuyais me retenait, et même si je savais qu'il n'y avait aucun réel moyen d'y échapper, je continuais à essayer. « And well, there's nothing to explain. I'll be one of the lucky few who will die because of a sickness at 50 years old, maximum. That's what the doctors said. I won't go into details but basically I'll just... become more and more tired, years after years. I'll keep coughing blood from time to time, and sometimes, it's going to be like I'm not sick at all.»  Je l'ai regardé en fronçant les sourcils. Être défaitiste ne lui allait pas du tout. Il était censé être celui qui se battait. Il était censé être celui qui affrontait le reste du monde et qui gagnait. Et c'est là que j'ai compris qu'on ne contrôlait jamais rien. C'est là que j'ai compris que le temps passait si vite qu'on ne se rendait pas compte que les plaies avaient cicatrisé alors que le sang continuait à couler. Il était malade et ça me tuait. Ca me tuait de voir que le destin était aussi cruel. Il méritait une vie que j'avais eu gratuitement. Il méritait une vie que je gâchais et que je gâcherai toujours. Ca n'avait rien de juste. « I guess we all have to face judgement day, one way or another. » J'ai levé les yeux au ciel. C'qu'il pouvait être mélodramatique après quelques verres... J'en ai d'ailleurs profiter pour boire le mien, cul-sec. Le jugement dernier. Toute une existence résumée en quelques minutes. En un jour, fatidique, où tout sombrera dans l'oubli. C'est ironique, vraiment, de vivre dans le vide. Pourtant, c'était ce que j'avais toujours fait. Et c'était comme ça que je partais.  « Being almost drunk makes me touchy feely, so I'll admit that I'm gonna miss you buddy. »  Un regard en coin, sans bouger. Cette conversation était de plus en plus étrange. Je me suis raclé la gorge pour qu'il arrête de m'embarrasser. Je ne savais pas comment ça fonctionnait, une famille. Je ne savais pas comment j'étais censé réagir, alors j'ai préféré l'ignorer. Faire comme si je n'avais rien entendu, tout en répondant en silence. « I never actually thought I could meet someone as crappy as a friend as you. » J'ai fait signe au barman de me servir un nouveau verre. J'ai baissé les yeux, incapable de le regarder en face. La vérité, c'était que j'étais terrifié. J'étais terrifié à l'idée de tout ce qu'on ne contrôlait plus. De tout ce qui nous échappait et qu'on ne réussirait jamais à rattraper. Alors j'ai esquissé un sourire. Un nouveau masque, parce qu'il est toujours plus confortable de se cacher quand on est un imposteur comme moi.  «Likewise. You did punch me in the face multiple times, remember ?  » Plusieurs gorgées, assez pour ressentir ces brûlures dans la gorge, celles dont je ne pouvais plus me passer. «Come on man, let's not lose the testosterone here. » J'ai regardé autour de nous en me demandant ce que pouvaient bien penser les gens, coincés dans ce bar. Puis j'ai arrêté de fuir la réalité. J'ai arrêté de fuir les questions sans réponse. Je refusais de le voir sombrer alors qu'il était censé être le plus glorieux de nous deux. Je refusais de le laisser s'effondrer sous le poids d'une fatalité stupide. J'aurais aimé pouvoir y changer quelque chose. J'aurais aimé avoir autre chose que de la colre à offrir. Mais ces derniers-temps, c'était tout ce que j'avais. Je me suis retourné vers lui.  «You're full of shit, you know that ? You're not the guy that weeps in a bar because he's going to die or because his girlfriend is too dumb to remember stuff. » J'ai marqué une pause. Peut-être que j'avais tort. Peut-être que j'avais raison. Peut-être qu'il était déjà trop tard pour rattraper toutes nos erreurs. Peut-être que tout était réellement fini. Peut-être que c'était comme ça qu'on perdait.  «You're the guy that fights this shit and tell it to go to hell. » J'ai regardé en face de moi en soupirant, énervé. «Shit, man. Fucking hell.   » J'ai jamais cru aux dernières volontés. Je savais mieux que personne que toutes les promesses étaient si facilement brisées qu'elles n'avaient plus aucune valeur. Mais James était ce qui ressemblait le plus à une famille. Et ça me tuait de le laisser dans cet état. Je savais pas comment cette histoire se terminerait pour moi. J'avais juste envie de savoir comment ça se terminerait pour lui.   « Do something for me, will you ? Don't come back to this bar. Don't get drunk. Don't do this kind of bullshit. You go and stay with January. You tell her everything, you make her remember. And you live. You don't let the war get to you. You don't let other people decide for you.  You don't let a disease rule your world. You just live. »
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Message Posté Jeu 24 Oct - 22:53.



« And you are not alone in this, as brothers we will stand. »

On a tous des rêves. Des idéaux. Des mensonges qu'on préfère ne pas donner, des miracles qu'on croit encore entendre. On préfère se dire qu'on a réussit à vivre entièrement, mais c'est faux, parce qu'on en veut toujours plus. On désire des choses qui ne sont pas possibles. On veut décrocher la lune, alors qu'elle n'est jamais à notre portée. On décide de prendre des décisions ridicules. On pousse le monde à s'écraser parce qu'il a toujours été trop gros, trop important pour nous. On pousse les cadavres à refaire surface parce qu'après tout, on a pas le choix, on doit toujours se débattre, on doit toujours protéger ceux qui méritent de l'être. On dit qu'on doit défendre les plus faibles, même si l'on fait parti des plus forts. On nous transmet des valeurs que personne n'arrive à comprendre, parce que tous le monde est terrifié à l'idée de sauter dans le vide. Dans un endroit que personne ne peut contrôler. Personne ne peut savoir, ce que ça fait d'être seul au monde. De ne pas maîtriser ce qui nous arrive. De se dire que le monde est beaucoup plus compliqué qu'on ne l'avait imaginé au départ. Et c'est ça, c'est la terrible cruauté de son monde. On affronte le jugement dernier sans le savoir. On affronte les monstres et on se débat contre les liens qu'ils nous forcent à supporter. On raconte des mensonges et on vit chaque jour comme s'il était le dernier. Parce qu'ils finissent tous par gagner. Par nous retrouver. Par comprendre nos stratagèmes et nos pièges. Ça a toujours été de cette façon, et ça ne changera probablement jamais.

« Likewise. You did punch me in the face multiple times, remember ? » C'était ça, le plus drôle avec les souvenirs. C'est qu'ils continuaient à vivre, tant qu'on existaient. Ils perduraient, et en quelques sortes, c'était peut-être ça le plus important. Ils étaient là, et personne ne pouvait les retirer. Ils continuaient à vivre en nous comme si tout avait un sens, comme si tout avait un pouvoir. Je voulais vivre les choses sans les comprendre. Je voulais les maîtriser sans les contrôler. J'avais peur du temps qui passait parce qu'il volait tout ce que je possédais. Mais je l'acceptais en même temps. Parce que je savais que le monde tournait de cette façon, et que personne ne le changerait jamais. Les amitiés se perdent, et d'autres continuent à exister. C'était ce genre d'amitié là, avec Nikolaï. Parce qu'on avait essayé de se combattre, sans réellement saisir la dualité des choses. Sans réellement comprendre qu'il n'y a jamais de perdants ou de gagnants. Seulement des soldats qui se battent pour une cause commune. Pour un bonheur qui n'existait pas encore. On ne comprenait rien, et on suivait parfois les ordres. Sauf que les choses avaient changés. Maintenant je les donnais. Et maintenant il prenait ses décisions. « Come on man, let's not lose the testosterone here. » J'ai souri. « You're full of shit, you know that ? You're not the guy that weeps in a bar because he's going to die or because his girlfriend is too dumb to remember stuff. » Sauf que c'était faux. Je ne pleurais pas sur mon sort. Je l'acceptais simplement. Parce que toute chose doit se terminer. C'est l'ordre des choses, et personne ne pouvait le combattre. « You're the guy that fights this shit and tell it to go to hell. » J'aurai peut-être attendu autre chose que ça, mais peu importe. « Shit, man. Fucking hell. » J'ai longtemps pensé qu'on pouvait battre le destin. Mais la vérité c'est qu'il est là, et que tout est déjà écrit. On ne peut se battre contre personne. « Do something for me, will you ? Don't come back to this bar. Don't get drunk. Don't do this kind of bullshit. You go and stay with January. You tell her everything, you make her remember. And you live. You don't let the war get to you. You don't let other people decide for you. You don't let a disease rule your world. You just live. » J'ai déposé une main sur son épaule, un air faussement dramatique sur le visage. « Mate, I appreciate the comfort, but I'm still not gay. » Puis j'ai explosé de rire. Parce que je n'avais pas de regrets. Seulement des souhaits qui demandaient encore à être exaucés. « I'm not a hero, man. There's no such thing as heroes. And I'm not weeping. I'm drinking my whiskey, and I'm being realistic. » C'était honnête, comme à chaque fois. Et c'était peut-être ça, le secret du succès et de la réussite. « Sometimes, I could almost think that you're... Wise. But then I remember the last party, when you were emptying your stomach on the bartender boots. » J'ai repris une gorgée, laissant le liquide brûler ma gorge. « Come on man, we both know you could do this as well. Fight for the girl. And get the girl. »

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Message Posté Mer 20 Nov - 20:38.


I shoul've crashed the car the night I drove alone


« Mate, I appreciate the comfort, but I'm still not gay. » J'ai levé les yeux au ciel en pensant à combien son humour à la con me manquerait. Je m'étais promis de ne pas tomber là dedans. Dans ces souvenirs nostalgiques. Dans ces pensées qui me rendaient déjà à moitié fou. Je ne voulais pas penser à ce que je perdais. Je ne voulais pas regarder derrière moi. Je sentais déjà leur souffle, sur mon épaule, à tous ces rêves agonisants que je tuais à chaque nouvelle gorgée. Je pensais que l'alcool et la fumée suffirait à rendre les monstres invisibles. La vérité, c'était que j'avais jamais vu aussi clair.  « I'm not a hero, man. There's no such thing as heroes. And I'm not weeping. I'm drinking my whiskey, and I'm being realistic. » Je fixais le fond de mon verre en me demandant si je devais le boire. C'était un de ces moments que je ne voulais pas oublier, mais qui finirait par m'être arraché. J'aurais aimé comment savoir lui dire que les héros existaient, et qu'il ferait toujours partie de cette catégorie. J'admirais James. Il serait toujours celui dont les yeux brûlaient un peu trop. Et moi, je serai toujours celui qui avait un goût un peu trop prononcé pour la destruction. Il se battrait toujours pour les bonnes choses, les bonnes raisons. Il semait la gloire, je récoltais la tempête. Parce que j'étais le gars avec un sourire sardonique fiché sur le visage, j'étais le gars dont l'univers avait oublié le nom, et qui le lui hurlait en silence.  « Sometimes, I could almost think that you're... Wise. But then I remember the last party, when you were emptying your stomach on the bartender boots. » J'ai haussé les sourcils en souriant. J'étais le type qu'on devait détester. Celui qui avait fait toutes les erreurs et qui croulait sous les regrets. J'étais le type qui n'essayait même plus, parce qu'il savait ce qu'il se passait lorsqu'il tentait de construire quelque chose. Je buvais beaucoup, ces temps-ci, parce que j'essayais de cacher trop de choses. Mes soupirs étaient tâchés par la nicotine et l'alcool, et tous ces secrets que je ne voulais pas montrer et que je hurlais quand je me retrouvais seuls. Tous ces secrets qui se retrouvaient dans mes yeux et que j'essayais d'enterrer en détruisant tout le reste. On se dit qu'on n'a peur de rien, on essaye de se persuader que le monde ne nous terrifie pas. Mais c'est faux. J'avais peur de ce qu'il se passerait à Londres. Peur de ce qu'il se passerait ici. Peur de tout gagner et de tout perdre à nouveau. «Come on man, we both know you could do this as well. Fight for the girl. And get the girl. » J'ai expiré lentement. Je savais ce qu'il essayait de faire, mais je refusais de l'écouter. Je fuyais. J'en étais pas fier, mais je fuyais. Parce que c'était comme ça que je sauvais ma peau, en allant mourir ailleurs. Plus j'y pensais, plus ça avait du sens. J'avais détruit tout ce que j'avais et tout ce que je pouvais avoir. C'était la fin la plus logique. Le dénouement qui avait le plus de sens. La seule éventualité possible. «No, we dont. »  Non, je ne me battrai pas. Non je ne l'aurai pas. J'avais raté ma chance de le faire. Et c'était ça, être réaliste, James. C'était pas me raconter des histoires dans lesquelles tout se finirait bien, c'était pas de me donner un mode d'emploi qui ne fonctionnerait pas. C'était ça, la vérité, la dure, la froide, la vraie. Il n'y avait plus aucune autre solution. Peut-être qu'il fallait du courage pour le reconnaître. Peut-être que c'était encore plus lâche que d'habitude. Mais c'était la seule certitude qui fonctionnait. «I can't fix it. It's too late.  » On connaît tous ces dictons stupides. Ne jamais dire jamais. Il n'est jamais trop tard. Un détail à propos du temps : on lui court tous après. Même James s'essoufflait à essayer de le rattraper. J'étais pas quelqu'un d'optimiste parce que je savais exactement de quoi la vie était faite. Je ne savais pas grand chose, mais je savais ceci : on ne peut rien espérer de l'univers. Personne n'a droit à quoi que ce soit. Il faut se battre pour obtenir chaque putain de chose. Et quand se battre ne fonctionne plus, seuls les fous continuent à donner des coups dans le vent. J'avais volé trop près du soleil et j'étais tombé durement contre le sol. C'était ma façon de me relever, personne ne pouvait me l'enlever. «I fought so hard and I lost, every fucking time. Truth be told, I'm not sure I even  care anymore.  » Parce qu'en vérité, je m'étais tellement battu que j'étais épuisé. J'avais plus rien à donner. Plus rien dans les tripes, plus rien dans le cœur. Juste des souvenirs et des cendres. Il y a bien longtemps, je m'étais engagé sur le chemin de la destruction et du désastre. Mais cette fois-ci, le monde brûlerait avec moi. «I'm done, you know. I'm just done with all of this shit.  » Finalement, j'ai décidé de boire le fond de mon verre. Peut-être que c'était parce que j'avais peur. Peut-être que c'était parce que je mentais. Peut-être que c'était parce que je priais pour un miracle. Peut-être que c'était parce que je savais que les miracles n'existaient pas. «Maybe this is for the best. »
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Message Posté Sam 23 Nov - 13:44.



« It's round about and it's somewhere here, lost amongst our winnings. »

On veut tous désespérément être sauvés de la perdition. On espère que les miracles seront au rendez-vous, on espère que l'on aura la force de continuer, quoi qu'il arrive. On s'invente des excuses et on passe notre temps à attendre, parce qu'on a jamais su réellement s'en sortir. Je voyais les choses comme si elles avaient déjà une fin, comme si quoi qu'elles arrivent, aussi forte soit leur lumière, elles étaient destinés à périr. Et c'était ça, le combat contre la mort. Réaliser qu'il y avait tant de choses que l'on aurait jamais le temps de voir, des millions de visages que l'on continuerait à oublier. Des personnes qui ne deviendraient que des fantômes. On continuerait à se battre pour faire les bons choix, et il ne resterait que des ruines. Il ne resterait que des visages couverts de larmes, incapables de se réparer, incapables de se sauver de l'échappatoire finale. On joue tous à un jeu, et comme dans chaque jeu, il y a des gagnants comme des perdants. Des personnes qui essayent de s'échapper des ténèbres, alors que d'autres continuent à se jeter dedans. Le temps est une entité qui nous détruit, qui nous torture. Un Dieu qui n'a de merci pour personne. Il tue et saccage les empires qui ont été créés, parce que c'est la seule chose qu'il a toujours été capable de faire. Et on se retrouve une fois de plus sans rien, dans le vide insupportable de notre existence, parce que la moindre de nos prières n'a jamais pu être entendue. On écrit des tragédies à propos des héros parce que ce sont les seuls qui sont capables d'accepter le sacrifice. On les voit comme des lumières, nous guidant vers le droit chemin. On suit leurs ordres parce qu'après tout, ils semblent toujours faire les bons choix. Jusqu'au moment où l'on réalise qu'il n'y a pas de héros. Qu'il n'y a pas de soldats fidèles. Il n'y a que des traîtres qui poursuivent leur mission tortueuse et criminelle. Il n'y a que des monstres prêts à vivre sans savoir ce qui aurait pu se passer. On imagine que tout est sauvé, alors qu'en réalité, tout est déjà perdu. On passe des années à courir après ce temps qui nous a tout pris, et on finit par comprendre qu'on ne pourra jamais s'en débarrasser. Il restera toujours le magicien, avec toutes les cartes en main. Le tueur organisé qui ne laisse aucune goutte de sang sur la scène de crime. L'assassin méthodique qui a toujours su qu'il faudrait en arriver là. Il était la victime, et il était le bourreau.

« No, we don't. » Je le voyais abandonner, et je le comprenais. Parce que c'était ce que j'avais fait. Parce qu'après toutes les erreurs, après tous les rêves, après tous les mensonges, tout ce qui restait à faire, c'était abandonner. Quitter tout ce qu'on aurait pu avoir, pour retrouver un monde meilleur. Une destination qui nous montrerait que rien n'est définitif, que rien n'est totalement perdu. On se retrouve face au poids du temps et de nos erreurs, mais on finit toujours par surmonter la chose. Parce que quoi qu'il arrive, on reste libre de pardonner, d'oublier. On reste libres de changer la donne. Même si la plupart du temps, ça n'est pas assez. « I can't fix it. It's too late. » Il faisait face à un destin trop cruel qui avait choisi de tout lui prendre. Je voyais de jeunes soldats se battre comme s'ils étaient déjà des hommes. Je voyais des visages autrefois innocents se transformer en guerrier. Et ça me tuait. Parce que c'était la chose la plus précieuse qu'ils avaient, et elle leur a été prise. Cette innocence, cette jeunesse qui les poussait à agir sans penser aux conséquences. Et aujourd'hui ils devaient penser à chacun de leur pas, parce qu'ils étaient condamnés à l'exil depuis bien trop longtemps. « I fought so hard and I lost, every fucking time. Truth be told, I'm not sure I even care anymore. » J'ai bu mon verre d'une traite. Peut-être qu'avec le temps, j'aurai pu lui faire comprendre qu'il n'avait encore rien perdu. J'aurai pu lui montrer qu'il n'était pas une machine, mais une personne qui faisait des bons, tout comme des mauvais choix. J'aurai pu lui expliquer que tout fini par s'arranger une fois que les monstres se cachent dans les abysses. Mais le temps était trop rapide. Il s'enfuyait et je ne pouvais pas le rattraper. Plus maintenant. « I'm done, you know. I'm just done with all of this shit. » C'est ce qu'on fait, quand on a tout perdu. On essaye de se convaincre à l'aide de mensonges et de fausses idées. Pour nous aider à avancer. « Maybe this is for the best. » Je me suis retourné vers lui.« This is not for the best, mate, you know that. But well, I can't really forbid you from going. » J'aurai voulu pouvoir l'aider. Mais c'était déjà trop tard. Sa décision était prise. « You can fix this, and I'm almost sure that she doesn't want you to leave. Not really. » Je savais que ça s'arrangerait. Et je ferais tout mon possible pour que ça fonctionne. Parce qu'après tout, c'était tout ce qui me restait. Continuer à essayer de faire les bons choix. « You should tell her, that you're leaving. » Je revoyais encore parfois ces jeunes soldats qui partaient pour une destination inconnue. Tout en sachant très bien qui reviendrait, et qui ne reviendrait pas. Et ça me tuait de ne pas pouvoir le savoir cette fois-ci. « Be careful in there, mate. » J'ai regardé mon verre vide, avant de lui tendre. « And be a nice friend, buy me another drink. »

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Message Posté Dim 8 Déc - 14:17.


So, I was lost.


« This is not for the best, mate, you know that. But well, I can't really forbid you from going. » Je fonçais droit dans le mur, et je le savais. Mais j'avais pas d'autre solution. Plus rien ne me retenait ici, et j'avais pas le courage de trouver de nouvelles raisons de rester. J'abandonnais la bataille en espérant en livrer une nouvelle bien moins rude, bien moins douloureuse. Je supportais le poids de mes erreurs depuis le début, et j'en avais marre de porter un fardeau beaucoup trop lourd. Je voulais laisser tout ce qui me faisait couler derrière moi et recommencer ailleurs. Je faisais partie de ceux qui n'avaient plus d'espoir, alors ils n'avaient peur de rien. J'avais rien, alors j'avais rien à perdre. Dans tout les cas, ça serait ma seule et unique victoire, peu importait si elle se soldait par mon sang. « You can fix this, and I'm almost sure that she doesn't want you to leave. Not really. » J'ai secoué la tête. Elle voulait que je parte et, quelque part, je le voulais aussi. Je voulais tout oublier. Je voulais devenir une machine qui ne ressentait plus rien. Plus de colère, plus de culpabilité, plus aucune émotion pour me faire douter ou me faire couler. Je voulais être comme ces soldats qui ne reculaient devant rien. Je ne voulais plus hésiter, je ne voulais plus échouer. Mais c'était plus facile à dire qu'à faire. A chaque fois que j'essayais de chasser la culpabilité, elle revenait trop vite et trop fort. Peu importait ce que je faisais, elle était toujours là, et j'arrivais pas à m'en débarrasser.  « You should tell her, that you're leaving. » J'essayais de me persuader que Solomonia n'était plus rien pour moi. J'essayais de regarder les autres filles, de trouver ce que je cherchais, mais j'arrivais plus à avancer. J'arrivais plus à aller nulle part sans elle et c'était presque cruel de constater cette emprise qu'elle avait sur moi malgré tout ce qui s'était passé.  J'ai fini mon verre d'une traite. « Be careful in there, mate. » J'avais aucune intention d'être prudent. J'avais aucune intention de revenir. J'avais aucune intention de survivre. Je voulais déverser toute la colère que j'avais en moi sur des innocents et les regarder mourir. Je voulais qu'on me lance un sort, et j'voulais tomber sans jamais me relever. Je voulais que ça se finisse comme ça, retrouver la place qui m'était due, six pieds sous terre, avec les autres. Il fallait que je parte. Il fallait que je parte maintenant.  « And be a nice friend, buy me another drink. » Il m'a tendu son verre. Je l'ai regardé avec un air faussement dubitatif. C'était les dernières minutes que je passais avec lui. Les dernières minutes où tout semblait plus ou moins normal alors que tout avait changé trop vite.  « I thought you were buying. » J'ai esquissé un sourire joueur. On avait nos habitudes dans ce bar. On avait trouvé le réconfort qu'on cherchait au fond de nos verres. On avait trouvé le courage qu'on reniait dans ces moments où l'alcool prenait le contrôle. On avait noyé notre culpabilité dans des gorges brûlantes. C'était dur de dire au revoir à une époque qu'on ne voulait pas voir se finir. Mais c'était la seule solution possible.  « Don't look at me like that,  it's common knowlege that I'm broke as fuck. » Je me suis levé, difficilement. J'ai mis mon blouson. J'ai regardé autour de nous, les mêmes visages inconnus. J'ai posé ma main sur son épaule, en signe d'adieu.  « Anyway, I'm out. I have to get up early. » Je me suis dirigé vers la sortie, mais avant d'ouvrir la porte, je me suis retourné.  « Hey James ? » J'ai pas eu le courage de lui dire adieu.  « Take care.» J'ai quitté le bar.
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