VULNERA SAMENTO FERME SES PORTES ▲
Merci à tous pour avoir pris part à cette formidable aventure.

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dorian & snow - take nothing from granted.
ϟ celui qui lit ce titre est un elfe de maison. Ceci était la touche d'humour de Thor.
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Snow T. Petrovitch
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Message Posté Ven 8 Nov - 23:03.
high hopes
when it all comes to an end


informations particulièrement pas importantes
ϟ dénomination courante des participants ▬ Dorian Grimes & Snow Petrovitch
ϟ  étiologie du statut subjectif ▬  Privé
ϟ  datation approximative du moment exact ▬ Milieu du mois de mars 2057.
ϟ  cadran lunaire appréciable ▬ Milieu de la nuit.
ϟ  météorologie sorcièrement acceptable ▬  Il fait froid. Il fait nuit. Il neige.
ϟ  saison saisissante et palpitante ▬  Saison 3
ϟ  intrigue globalement intriguante ▬  Prélude;
ϟ chatiment divin exigible ▬  Non.

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Snow T. Petrovitch
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Message Posté Ven 8 Nov - 23:51.
« it's a shame but it's your honour  »
to take it on your shoulder til you can find another




« Oh my God.  » Il était ligoté sur une chaise, au milieu d'une salle de torture. Son visage n'était éclairé que par les rayons de la lune qui traversaient la lucarne, mais elle pouvait voir qu'il était recouvert de sang. C'était pas le visage glorieux du bon soldat qui tuait sans scrupule parce que l'ordre avait été donné. C'était le visage de celui qui était tellement détruit qu'il avait arrêté d'essayer. Et Snow, elle détestait ça. La peur. La vulnérabilité. Ce sentiment de ne rien pouvoir contrôler. Ce sentiment d'avoir été trahie, alors qu'elle n'était même pas sûre de la nature de leur relation. Ni de ses sentiments, s'il en avait.  Ce besoin presque vital de se rappeler de lui. D'apercevoir son visage dans les ruelles trop sombres d'une ville décimée. Elle n'aurait jamais dû s'embarquer là dedans. C'était con. Elle l'avait su dès la première minute, que c'était con. Et pourtant elle l'avait fait. Et pourtant elle avait plongé la tête la première dans la gueule du loup. Elle avait tout fait pour se protéger, mais au fil du temps, il avait détruit toutes ses protections. Elle les avait regardé s'écrouler comme un château de cartes sur lequel on souffle. Impassible. Impuissante. Elle s'était prise au jeu. Elle s'était laissée entraîner. Et maintenant, tout ce qu'elle avait pu ressentir lui glissait entre les doigts comme le fantôme d'un passé insaisissable. Et terriblement faux. Après de nombreux essais, elle avait finalement réussi à concocter le somnifère parfait, celui qu'elle avait donné aux soldats qui gardaient les cellules et qu'elle avait versé dans leur verre pendant qu'ils avaient le dos tourné. Un simple sortilège de duplication suffit pour obtenir la clé. Mais elle ne s'était jamais préparée à le retrouver dans un tel état. Elle l'avait toujours cru indestructible. Il était celui qui restait fort, celui qui ne ressentait rien. Celui qui avait préféré arrêter avec toutes ces conneries qui transforment les humains en montagnes de débris. Elle était celle qui prenait les coups et qui s'effondrait en silence. Celle qui tombait les yeux fermés parce qu'elle avait toujours eu peur de la réalité. Celle qui avait quitté son appartement en pleurs parce qu'elle avait fini par tout perdre. Celle qui continuait à jouer avec tout ce qui finirait par la blesser. Elle n'avait jamais eu la force d'arrêter.  Elle s'approcha de lui pour délier ses mains, ligotées aux accoudoirs de la chaise. « What have you done ?   » Mais elle le savait pertinemment, ce qu'il avait fait. Solomonia lui avait raconté avec le sourire comment les résistants avaient fini par rattraper son bourreau. Elle lui avait parlé de justice. Elle lui avait parlé de légitimité. Mais tout ce qu'elle avait entendu, c'était qu'il avait besoin d'elle. Parce qu'elle était la seule à pouvoir le sortir de là, même s'il ne le méritait pas. Elle s'était longtemps demandé ce qu'elle devait faire. Elle s'était longtemps demandée si elle devait agir, ou si elle devait le laisser croupir dans sa cellule. Après tout, c'était un tueur. Dieu sait combien de personnes il avait torturé dans cette même salle aux effluves sanguines. Combien de cris avaient heurté les murs, en vain. Combien de personnes l'avaient supplié d'arrêter, juste pour lui donner un peu plus envie de continuer. Elle aurait aimé pouvoir le voir comme un tortionnaire et un monstre. Elle aurait aimé partager la satisfaction des autres, sourire lorsqu'ils se vantaient de leur prise. Elle en avait toujours été incapable. Elle lui avait toujours trouvé toutes les excuses nécessaires, même lorsqu'il ne le méritait pas. Même lorsque ça la mettait en danger. Même lorsque ça impliquait la trahison de ses plus proches amis. En ce qui le concernait, elle n'avait jamais hésité, et elle n'avait jamais compris que ça finirait par la détruire, parce qu'elle faisait partie de ce genre de personnes qui donnaient toujours trop, pour se retrouver sans rien. Ce genre de personnes qui refusait les dommages collatéraux, et qui finissaient par tous briser. Ce genre de personnes destinées à attendre des promesses qui n'auraient jamais pu durer aussi longtemps. Et elle était en colère, parce qu'il ne pensait jamais qu'à lui. Elle était en colère, parce qu'il ne penserait jamais à elle, à ce qu'elle pouvait ressentir, et à combien ses actions pouvaient l'affecter. Elle était en colère parce qu'elle ne serait jamais assez pour lui, même si elle essayait. Une fois les cordes déliées, elle l'aida à se relever.  « Come on, we have to get you out of here. We don't have much time.    »


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Dorian S. Grimes
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Message Posté Sam 9 Nov - 11:09.
And I would have stayed up with you all night, had I known how to save a life.




On pense toujours qu'on ne fait pas assez. On pense qu'on se bat pour les mauvaises raisons, et qu'on ne sait pas exactement ce qu'il faut changer pour tout sauver. On se bat pour chaque histoire. On se bat pour le passé et pour le présent, mais au final, c'est jamais assez. On se bat pour tout, et on se bat pour rien. On espère s'en sortir mais c'est impossible, parce qu'on est toujours coincés dans l'abysse du temps. Et c'était ce qu'il voyait jour après jour. Que la perte continuait de se faire ressentir. Que les tortures n'étaient pas assez puissantes pour lui rappeler tout ce qu'il avait perdu. Parce qu'il n'y avait pas d'équivalent. Parce que perdre ce qu'il avait dû laisser s'envoler, c'était déjà trop dur. Parce qu'il n'avait aucune photo, aucun souvenir. Parce qu'il n'avait rien à part le souvenir. À part le passé qui continue de s'enfuir. À part le présent qui refuse d'accepter la réalité. Et il voyait toutes ces âmes en peine en train de se débattre pour s'en sortir. Il se cachait derrière un mur de brique qu'il avait lui-même construit, parce qu'après tout, c'était jamais assez. C'était toujours ce qu'il ne parvenait pas à protéger. C'était toujours ce qu'il souhaitait changer et ce qui ne devenait jamais réalité. Il entendait les cris de la mort. Il entendait les bruits qui ne pouvaient pas changer. Il pensait qu'il pourrait la revoir. Qu'il pourrait changer les choses. Mais il se mentait à lui même. Parce qu'on ne change rien. Parce qu'on ne dessine par notre futur. Parce que le destin choisissait de le maudire. Parce qu'après tout ce temps, il était encore celui qui méritait de souffrir. Il avait été abandonné, et il avait été détruit par un monde qu'il n'a jamais pu comprendre. Il ne ressentait plus rien. Il refusait de ressentir quoi que ce soit. Il refusait d'admettre ce qui était en face de lui. Une rédemption. Il l'avait entendu ouvrir la porte. Il l'avait entendu pousser un soupir d'effroi. Comme si elle n'arrivait pas à croire ce qu'elle voyait. Mais c'était la réalité. Une guerre reste une guerre. Et les deux camps ne sont jamais innocents. Ils sont toujours des tueurs. Des meurtriers. Mais on oublie le sang versé. On oublie tous ceux qui ont souffert à cause d'une guerre qui n'a jamais été demandée. Il pensait à tout ce qu'il avait promis de faire, à tout ce qu'il n'a jamais pu contrôler, à toutes les promesses qu'il entendait encore prononcer. Mais il avait abandonné. Parce qu'il faisait partie de ces gens-là, ceux qui n'avaient plus le cœur de sauver le monde. Ceux qui ne voyaient que leur propre intérêt. C'était ce qui tuait tout le reste. Et il s'en fichait.

« What have you done ? » Un rire jaune. Parce qu'elle le voyait encore comme le fautif. Peut-être qu'au fond elle avait raison. Peut-être qu'il mourrait sans se rappeler de ce que c'était d'être humain. D'être une personne dotée de sentiments. Peut-être qu'il mourrait en ayant oublié le goût d'un bonheur qu'il n'a jamais pu garder. Peut-être qu'il serait encore assailli par les regrets de tout ce qu'il n'a jamais pu protéger. Il s'en voudrait peut-être toujours d'avoir été le bourreau, et d'avoir laissé les victimes s'échapper en sang, dans la peur et dans la crainte. Sans le moindre espoir de rétablissement parce qu'elles avaient perdu l'espoir. Il l'avait pris et l'avait gardé comme une bête assoiffée. Il entendait encore leurs hurlements et parfois, en pleine nuit, c'était ça qui le réveillait. Le bruit de tout ce qu'il avait détruit. « Come on, we have to get you out of here. We don't have much time. » Elle a commencé à le libérer. Mais il était vide. Il ne comprenait pas pourquoi elle se battait pour une cause perdue. « Well, it's obvious that I was on holidays. Took a ticket to the best beating up party ever. » L'ironie était plus simple, moins cruelle. C'était le seul moyen de se protéger contre le vice qui le tuait. « Why are you trying to save the man who did the same and worse to your best friend once ? Because that's a hell of a way to tell her to go fuck herself actually. » Elle le sauvait et il continuait de la détruire. Il répétait les mêmes erreurs sans jamais changer. Son corps était couvert de bleu. De coupure. De sang. Et pour une fois il savait ce que c'était de perdre la place du bourreau. Pour prendre la place de la victime. « Do you know what you're doing ? You're helping a prisoner escape. Didn't you notice what happened to me after I did the same ? » Sauf qu'il ne s'en voulait étrangement pas. Il se demandait simplement pourquoi il l'avait fait. Pourquoi est-ce qu'il avait pris cette décision. Et quoi qu'il arrive, il ne trouvait la solution. Parce qu'il n'y en a peut-être jamais eu.

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- You had it coming -
That's what you want, but it's not what you're asking for, I said that's what you're asking, but you're gonna get more than you bargained for. I said that's what you had, but you don't have it any more, you had it coming. Oh, you know you had it coming my friend, my friend, you know you had it coming my brother, my brother.
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Snow T. Petrovitch
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Message Posté Sam 9 Nov - 14:14.
« and I am angry  »
because i'm restless and i am flawed




« Well, it's obvious that I was on holidays. Took a ticket to the best beating up party ever. » Elle s'arrêta un instant pour le fusiller du regard. Elle n'arrivait toujours pas à comprendre la facilité qu'il avait à ne jamais rien ressentir. Cette désinvolture à l'égard de tout ce qui lui arrivait. Et parfois, elle aurait voulu être comme lui. Sans cœur, sans âme, sans toutes ces choses qui lui faisaient peur et qui l'écorchaient vive. Sans toutes ces choses qui l'avaient amenée à se rendre ici. Elle aurait aimé être plus forte que ça. Elle aurait aimé pouvoir le regarder croupir dans sa cellule et éprouver un sentiment de satisfaction. Elle aurait aimé être comme les autres, comme tous ceux qui passaient leur chemin devant une porte fermée, sans voir le visage qui mourait derrière les barreaux. C'était pas du courage, c'était de la folie. C'était pas du courage, c'était l'aveu de sa lâcheté la plus profonde et la plus ancrée.  D'un égoïsme qui n'avait aucun sens. Après tout ce temps, après tout ce qu'il lui avait fait, elle s'obstinait encore à refuser de lâcher prise. Elle refusait l'idée de cause perdue, et elle continuait à se battre pour ce qui n'existait plus. Une partie d'elle en avait conscience. Mais le reste préférait crever pour un mensonge.  « Why are you trying to save the man who did the same and worse to your best friend once ? Because that's a hell of a way to tell her to go fuck herself actually. » Snow baissa les yeux pour fuir les accusations. Elle baissa les yeux pour oublier ce que sa présence ici impliquait. Pour oublier qu'il était coupable. Elle était déchirée par les remords qu'elle essayait d'oublier par tous les moyens. Elle aurait aimé savoir faire les bons choix au bon moment. Mais elle était en colère, et elle n'avait jamais compris que rien de bon ne sortait jamais d'un âme en feu. Elle essayait de trouver la justice dans l'injustice. Les explications dans les mystères. Les excuses dans les chefs d'inculpation. Elle réfutait les preuves sans argument valide. Et le pire, c'était Solomonia. C'était l'impossibilité de la situation. C'était le fait de la trahir pour quelque chose qui risquait de mourir. Pour quelque chose qui n'en valait pas le coup. Parce qu'elle savait que Solomonia serait toujours là pour elle. Et elle savait que Dorian n'en ferait jamais de même. Mais elle avait vu le juge devenir le bourreau. Elle avait vu la résistance se transformer en répression. Elle avait vu les promesses brûler de tous les côtés. Mais cette guerre qui n'avait jamais été la sienne s'immisçait peu à peu dans chaque bouffée d'air qu'elle respirait. C'était devenu une question de survie. C'était devenu du chacun pour soi, là où elle avait toujours fait passer les autres avant elle. « Why are you trying to save the man who did the same and worse to your best friend  Do you know what you're doing ? You're helping a prisoner escape. Didn't you notice what happened to me after I did the same ? »

Elle poussa un soupir agacé. Elle ne comprenait pas pourquoi il ne profitait pas de la situation pour fuir, comme toute personne l'aurait fait. Elle ne comprenait pas pourquoi il s'obstinait à la rejeter, et elle en avait sa claque d'être celle qu'on jetait aux ordures dès qu'on en avait fini avec elle. Elle en avait marre de ne pas obtenir ce qu'elle voulait. Elle en avait marre d'abandonner. Elle en avait marre de le laisser la détruire sans réagir. Ce choix là, c'était le sien. Aussi cruel et détestable soit-il, c'était elle qui devrait vivre avec l'idée qu'elle avait préféré sauver un criminel plutôt que sa meilleure amie. Alors elle s'adressa à lui, d'un ton sec et énervé. « Would it hurt you to say thank you ? » Elle essayait de garder une voix basse pour ne pas se faire repérer, mais elle avait envie de hurler. Elle faisait les cent pas dans sa cellule, incapable de tenir en place. Elle avait peur que ça ne fonctionne pas, elle avait peur du temps qui passait, elle en avait après lui et après elle. Elle en avait après tout ce qu'elle lui mettait sur le dos tout en sachant pertinemment que c'était sa décision. Elle tenait sa baguette dans sa main droite, mais son autre main était tout aussi fermée, contractée par la haine qu'elle vouait à cette situation qu'elle ne contrôlait déjà plus. Elle s'arrêta de bouger pour le regarder dans les yeux.  « Don't you talk to me about loyalty. Don't make me regret this more than I already do. » Elle n’avait pas de plan. Tout ça, ça la dépassait. Ca l’avait toujours dépassé. Elle n’avait pas réfléchi à la suite. Elle n’avait réfléchi à rien. Et puisqu’il s'évertuait à la faire tomber, elle n’avait plus le choix. Elle n’avait plus le contrôle. Et ça lui faisait peur. Ca lui faisait peur de se rendre compte qu’il avait plus de contrôle sur sa vie à elle qu’elle n’aurait pu l’imaginer. Ca lui faisait peur de tout foutre en l’air pour un homme qui s’obstinait à la faire souffrir. Ca lui faisait peur de se laisser détruire par de simples suppositions. Mais elle n’y pouvait rien. Parce que ça brûlait, dans ses entrailles. Ca brûlait, dans son corps. Ca brûlait, dans son sang. Les doutes enflammés encerclaient sa gorge, encore froide. Et tout se consumait dans les mensonges des souvenirs bafoués. Tout ce qu’elle entendait, c’était des cris qui tombaient en cendres. C’était des moqueries. Du foutage de gueule. Il se foutait de sa gueule. Pourquoi s’infliger un spectacle qu’aucun d’entre eux n’avait envie de voir. On laissait le rideau tomber sur un passé qu’elle se damnerait pour oublier. On laissait les applaudissements résonner dans son crâne sans comprendre comment elle avait pu se faire avoir aussi facilement. On laissait le monde entier constater qu’elle n’était plus qu’un tas de poussière. Et cette fois, ça serait beaucoup plus dur de se relever. Mais elle n'avait pas fini de se battre et elle n'avait pas fini de l'aimer. Alors cette fois-ci, elle se rapprocha de lui, de son corps blessé, de ses plaies ouvertes et ensanglantées. « I'm mad at you, like crazy. If you weren't all bloody and numb, I would probably hit you right where it hurts. You've never though about me during this whole process, have  you ? You've never thought about how I would feel when they told me that they locked you up here and what they were going to do to you. You only think about yourself and it's unfair because I don't.  »  Elle s'arrêta pour reprendre sa respiration. Elle s'arrêta pour le regarder. Et, à mieux contempler son empire de poussière, elle se rendait compte que tout était logique. Il était plus vieux qu’elle. Il était dans le camp adverse. Il couchait avec tout ce qui bougeait. Elle n’était qu’une distraction de plus dans son banquet noir. Et juste quand elle avait fini par croire que tout était vrai, l’innocence des jours heureux disparaissait soudainement. Et avec elle, tout le reste. « You know why. I know why. Don't ask me to say it. Just because I walked away doesn't mean I was done.   »


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Message Posté Sam 9 Nov - 19:14.
I was only trying to bury the pain, but I made you cry and I can't stop the crying.




On voit le feu et ses dégâts. On découvre à quel point il est monstrueux, à quel point il peut nous mener vers une chute de plus en plus longue. On découvre que quoi qu'il arrive, on ne s'en sortira pas. On sera détruit par l'adversité, détruit par ce qui nous entoure. On découvre que l'on sera malmené et détruit par ce qui est à l'intérieur de nous. On découvre que la mort nous approche un peu plus de ce qui n'est pas réel. De ce qui n'est pas palpable. On découvre que quoi qu'il arrive, tout est déjà écrit. Le mal n'est qu'une excuse. Le bien n'est qu'un réconfort. On se dit que tout s'améliorera au fur et à mesure parce que c'est plus rassurant. Parce que c'est plus logique. On ne donne d'excuses qu'à ceux qui font des erreurs, et on continue d'essayer de les sauver par tout les moyens possibles, mais ce n'est jamais assez. On se bat pour des causes que l'on ne comprends pas. On change les règles du jeu dès qu'il ne nous convient plus. Parce que l'être humain préfère faire les mauvais choix. Il préfère changer tout ce qui compte pour maîtriser tout le reste. Il préfère être égoïste. Il préfère mentir jusqu'à ce que tout soit écrasé sur le sol. C'est pour cela qu'il crée des mensonges qu'il finit par oublier. Créer des illusions qu'il ne peut empêcher de dégénérer. Il meurt un peu plus chaque jour, et c'est ça le soucis. Il est dépassé par l'adversité. Dépassé par le cauchemar de tout ce qu'il n'a déjà plus.

« Would it hurt you to say thank you ? » Il avait mal mais il préférait mentir. Il préférait la regarder se débattre pour une cause perdue. Parce que c'était ce qu'il était, et c'est ce qu'il sera toujours. Une personne qui n'a pas su se battre. Un monstre qui n'a pas été capable de rattraper ses erreurs. Il a été le monstre pendant bien trop longtemps déjà. Il a été le criminel et l'assassin. Il a été le bourreau et elle a été la victime. C'est pour ça qu'il voulait parfois oublier que tout ça était une erreur. Un mensonge de plus. Quelque chose qu'il ne pouvait pas contrôler, et quelque chose qu'il ne pouvait pas saisir. Le sens de la vie était quelque chose qui lui échappait. Le courage. Toutes ces choses qui font des humains ce qu'ils sont. Des êtres faibles mais qui ne cessent jamais de se battre. Des êtres qui ne cessent jamais de se rappeler de tout ce qu'ils ont pu perdre. Des êtres qui se considèrent tantôt comme des frères, pour devenir finalement des ennemis mortels. Ils s'entre-tuent jusqu'à ce qu'il ne reste plus que les ruines d'un passé qui était fait dans la glace et la pierre. Un royaume de tueurs et de meurtriers. C'était tout ce qui restait. Un futur incertain pour des âmes torturés dans un monde qui les rejetait sans cesse. « Don't you talk to me about loyalty. Don't make me regret this more than I already do. » Il savait qu'elle s'en voulait, et elle ne méritait pas ça. Elle ne méritait pas le poison qu'il lui offrait. Elle ne méritait ni la souffrance ni la douleur. Elle ne méritait pas la bombe qui allait exploser sous peu. Elle ne méritait rien de ça. Elle méritait de partir avec son Balolo et de vivre heureuse pour toujours. Mais le soucis c'est qu'il était égoïste, et qu'il refusait de la voir partir. « I'm mad at you, like crazy. If you weren't all bloody and numb, I would probably hit you right where it hurts. You've never though about me during this whole process, have you ? You've never thought about how I would feel when they told me that they locked you up here and what they were going to do to you. You only think about yourself and it's unfair because I don't. » Elle avait raison alors il continuait à souffrir en silence. Il continuait à écouter ses erreurs se répéter encore et encore. « You know why. I know why. Don't ask me to say it. Just because I walked away doesn't mean I was done. » Il a levé son visage vers elle, et il a laissé le silence s'installer pendant quelques secondes. « Thank you. » De nouvelles secondes de silence. Comme pour oublier qu'ils étaient encore là. « You don't have to do this. You're ruining your life. » Il disait la vérité, pour une fois. Pour une fois il lui montrait qu'il avait tort, même si ça ne changeait rien. « I'm going to hurt you, and I'm going to be a jackass all my life. It's not going to change. That's why you should go, I won't say it was you who opened the door. » Il avouait son secret avec honte. Avec peur. Parce qu'elle pouvait toujours faire le bon choix. « I don't want you to suffer because of me. »

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- You had it coming -
That's what you want, but it's not what you're asking for, I said that's what you're asking, but you're gonna get more than you bargained for. I said that's what you had, but you don't have it any more, you had it coming. Oh, you know you had it coming my friend, my friend, you know you had it coming my brother, my brother.
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Message Posté Dim 10 Nov - 15:54.
« You're the reason that I'm alive  »
You're what I can't live without




Elle avait toujours voulu croire aux héros. Elle avait toujours voulu croire aux fins heureuses. Elle avait voulu que tous ses rêves deviennent réalité, mais le monde en a décidé autrement. Il n'y avait pas de paix, que des guerres de pouvoirs, des machinations politiques, des stratégies destructrices. Il n'y avait pas de magnifique château, il n'y avait que des ruines et de la magie noire, des ombres qui engloutissaient le reste du monde. Il n'y avait pas de sourire sans prix. Pas de sacrifice, mais que des pactes. Pas de gestes glorieux, mais des actions calculées à la seconde près. Une réalité où tout n'était que mensonges. Une réalité qui ne laissait aucune place aux rêves. Une réalité qu'elle n'avait jamais pu affronter seule. Alors elle écoutait son cœur battre un peu trop vite. Elle sentait l'angoisse nouer ses entrailles, la peur se loger au creux de son cou. Et l'équation se résoudre seule.  Il la scrutait, et elle était incapable de dire si c'était une bonne ou une mauvaise chose. Elle était incapable de savoir ce qu'il pensait, ce qu'il voulait. Il avait toujours été un mystère pour elle, et parfois ça la fatiguait d'essayer de le résoudre. Il y avait trop de zones d'ombre. Trop de choses qu'elle ne devrait jamais connaître.  « Thank you. » Elle fronça les sourcils avant de détourner le regard. Elle les entendait, les âmes, qui criaient. Elle les sentait, les ombres, qui rôdaient dans les couloirs. Et elle faisait tout son possible pour lutter contre cette malédiction qui assénait son esprit. Elle consacrait toutes ses forces à ce masque de fer qui s'effritait peu à peu.  « You don't have to do this. You're ruining your life. » Elle l'interrogea du regard.  Elle gâchait sa vie, c'était comme ça qu'il la voyait. Comme une fille qui faisait toujours les mauvais choix, comme une fille qui ne comprenait pas les avertissements. Et peut-être qu'il y avait une partie de vérité dans ce portrait, mais elle refusait de le voir. Elle refusait la possibilité de s'être trompée. C'était plus facile d'imaginer qu'elle avait raison et que c'était la solution à ses problèmes plutôt que de continuer à se battre. Parce que pour elle, c'était la seule alternative viable. C'était la seule qu'elle acceptait, la seule qui lui convenait. Snow avait toujours été dépendante des autres. Elle n'avait jamais réussi à survivre sans pouvoir s'appuyer sur quelqu'un d'autre. Et parfois, elle s'appuyait sur les mauvaises personnes sans même s'en rendre compte. Parfois, elle se noyait toute seule sans comprendre pourquoi elle se retrouvait toujours dans la même situation. « I'm going to hurt you, and I'm going to be a jackass all my life. It's not going to change. That's why you should go, I won't say it was you who opened the door. » Elle baissa la tête, refusant de le regarder plus longtemps. Elle ne comprenait pas pourquoi c'était aussi difficile de la suivre, pourquoi c'était aussi difficile de présumer que, pour une fois, elle avait raison et qu'elle savait ce qu'elle faisait. Mais c'était encore un nouveau mensonge sur la montagne de ceux qu'elle avait créé. Encore une excuse qui rejoignait les épaves abandonnées. Les fruits égoïstes d'une colère ravagée. Autrefois, elle avait de l'espoir, à présent elle n'avait que la réalité, et ça n'avait jamais été suffisant.  «I don't want you to suffer because of me. » Un sourire amer courba ses lèvres pendant qu'elle tournait la tête vers lui. Elle ne savait pas s'il mentait ou s'il disait la vérité. Elle ne savait pas s'il pensait bien faire ou si c'était une nouvelle façon de la poignarder. Elle présua qu'il disait la vérité, et elle en conclut qu'il n'avait aucun scrupule. Parce qu'elle souffrait déjà et qu'elle souffrirait encore. Parce que toute sa vie elle avait subi la même douleur et qu'elle ne partirait jamais. Parce qu'elle avait appris à vivre avec le fait qu'elle ne méritait rien ni personne, mais qu'elle ne voulait pas apprendre à vivre sans lui. «Well that's already covered, isn't it ?  »

On peut mentir jusqu'à en perdre la raison. On peut créer des illusions démoniaques et des secrets insensés. Et on peut fuir tout ce qu'on a inventé parce qu'on n'arrive plus à se regarder dans le miroir. Mais il arrive toujours un moment où on se retrouve au pied du mur et où on n'a pas d'autre choix que d'affronter ce dont on voulait se protéger en courant. On se rend compte qu'on n'a jamais rien fait d'autre que de tomber dans le même piège, encore et encore, jusqu'à ce qu'on touche le fond. Certains ont la force de se relever. D'autres restent dans les abysses à attendre un sauvetage qui ne viendra jamais. Il y a des cris que personne n'entend et des prières qui se heurtent contre des murs. Elle aurait simplement aimé qu'il l'entende, juste cette fois. C'est pour ça qu'elle parlait avec plus d'assurance. C'est pour ça qu'elle s'est rapprochée de lui, et c'est pour ça qu'elle l'a regardé droit dans les yeux. «You're clueless, aren't you ? It's always been like this with you. You think you're some kind of monster, but you're like home to me. You think I'm better than you, but I'm not . I'm really not. I only feel safe when you're around and it will never change. I've tried to change it and it didn't work. Nothing is working without you, everything is falling apart and I don't know what to do. I need you. » Personne n'aime révéler ses secrets. Personne n'aime se mettre consciemment en danger, à la merci de la cruauté des autres. Personne n'aime être vulnérable. C'est pour ça qu'on répète des phrases qu'on ressort sans y croire. Seulement parfois on n'a plus le choix, parce que les mensonges ne suffisent plus à boucher les trous d'un navire qui coule. Parfois, si on veut vraiment survivre, il faut se jeter à l'eau et laisser l'épave toucher le fond sans nous. Son visage se durcit, comme pour affronter une tempête qui n'avait pas encore éclaté.  «I'm sorry but I'm not leaving without you. » Ca n'avait pas de sens et ça n'en aurait jamais, cet attachement qu'elle éprouvait pour lui. Depuis le début, c'était voué à l'échec. Pourtant, elle était persuadée que quoi qu'ils fassent, où qu'ils aillent, peu importait les détails qu'ils altéraient au fur et à mesure, peu importait les comportements qu'ils essayaient de changer sans jamais réussir, peu importaient les échecs et les tentatives désolées, ils finiraient toujours ensemble à essayer de sauver ce qu'il leur restait, à essayer de trouver quelque chose qu'ils n'avaient jamais mérité.   «And if I mean anything to you, even the littlest thing, you'll leave with me. I don't care if it means that you're lying to me or that you're using me, I really, really don't. All I want is for you to come with me, now.  »


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Message Posté Lun 11 Nov - 1:21.



« Regrets collect like old friends, here to relive your darkest moments. »

« Well that's already covered, isn't it ? » Il pensait qu'il avait trouvé toutes les possibilités. Il pensait être certain de ses devoirs, de la réalité. Il pensait qu'il était tout ce qu'il méritait de devenir. Il voyait les pièces brisées sur le sol sans pouvoir les rassembler. Et ça a toujours été comme ça. Parce qu'il était le monstre caché dans un cœur de bête. Il était le bourreau sans âme. Il était la violence du feu et la cruauté de la glace. Il était tout ce qu'elle ne méritait pas. Parce qu'elle était celle qui le sauvait à chaque fois, tandis qu'il aurait dû tomber. Elle le sauvait et il savait que sans elle, il redevenait ce qu'il a toujours été. Un montre. Il voulait la regarder partir. Il voulait l'entendre faire le bon choix et prendre les bonnes décisions. Il voulait se dire qu'il était responsable de ce qu'elle était, parce qu'il devait la protéger. Parce qu'après tout ce qu'il lui avait fait subir, elle méritait de s'en sortir, tandis qu'il méritait de disparaître. C'était comme une mélodie coincée dans sa tête, comme une promesse dont il ne parvenait pas à se débarrasser. C'était comme un miracle qu'il n'avait pas demandé. Parce qu'il avait passé trop d'années à rejeter tous ceux qui essayaient de l'approcher. Et il avait passé trop d'années à attendre que son jugement se termine. Il espérait pouvoir gagner, mais c'était comme si quelque chose le poussait à toujours perdre. Il répétait les mêmes erreurs, sans pouvoir s'en empêcher. Il se trouvait de mauvaises excuses, et il savait qu'il devait arrêter. Il savait qu'il aurait dû l'empêcher de rester, la pousser à partir. Il savait qu'il aurait dû porter la même carapace qu'à son habitude. Mais il était faible, couvert de sang et de bleu. Et à ce moment précis, la seule chose qui le ramenait à la surface, c'était elle. Une lueur d'espoir dans un océan de démons qui ne cessaient de le poursuivre inlassablement. Il n'a jamais fait parti de ceux qui marquait leur temps. Il faisait partie de ceux qui allaient être oubliés. Ceux qui allaient disparaître parce que personne ne pourrait jamais se rappeler d'eux. Et quand bien même il le savait, ça restait difficile de l'admettre. Difficile de faire les bons choix. Et il le savait. Il n'a jamais été ce qu'il fallait pour elle. Il a toujours été trop cruel. Trop monstrueux. Il a toujours décidé de voir ses propres intérêts. Et la vérité c'est qu'il refusait de la voir partir. Il refusait de la voir s'en aller. « You're clueless, aren't you ? It's always been like this with you. You think you're some kind of monster, but you're like home to me. You think I'm better than you, but I'm not. I'm really not. I only feel safe when you're around and it will never change. I've tried to change it and it didn't work. Nothing is working without you, everything is falling apart and I don't know what to do. I need you. »

La vérité c'est qu'il avait honte de ce qu'il ressentait. Il avait honte de la voir se sacrifier encore et encore, alors qu'il continuait à s'en aller. Il continuait à disparaître dans les abysses d'un cauchemar trop profond. Il continuait à la décevoir alors qu'elle continuait à le supplier de s'en sortir. Et il continuait à espérer qu'elle resterait, parce qu'elle était la seule chose qu'il possédait encore. La seule chose qu'il n'avait pas encore totalement brisé. « I'm sorry but I'm not leaving without you. » Et il pouvait continuer à espérer de s'en sortir. Il pouvait continuer à espérer qu'elle respirerait assez longtemps pour qu'il ait le temps de redevenir celui qu'il a été auparavant, avant qu'il ne décide de se briser pour une cause en laquelle il ne croyait que trop. Il savait qu'elle continuerait à rester celle qui le sauvait. Et ça le tuait véritablement parce qu'il aurait aimé être capable de la sauver plus d'une fois. Il aurait aimé être capable de la sauver de lui-même. « And if I mean anything to you, even the littlest thing, you'll leave with me. I don't care if it means that you're lying to me or that you're using me, I really, really don't. All I want is for you to come with me, now. » Elle s'était rapprochée, et il en avait profité pour déposer sa main désormais libre dans sa nuque. « Come here. » Et il l'a embrassé. Il a déposé ses lèvres comme si c'était tout ce qu'il pouvait lui promettre. Il a essayé de lui donner tout ce qu'il ne pourrait jamais lui dire. Tout ce qu'il continuerait à lui cacher. Toute la noirceur de son âme, celle qu'elle avait réussi à retrouver. Il a laissé sa main sur sa joue et il l'a regardé. Il aurait voulu lui dire ce qu'il pensait mais il savait que c'était impossible. Que c'était un rêve qu'ils nourrissaient à deux sans réaliser qu'il n'était pas réel. « I'll go with you then. » Il la suivrait parce qu'elle le suppliait. Il la suivrait parce qu'il savait qu'il n'y avait de bonheur possible qu'avec elle. Même si tout restait éphémère. « Because it's not a lie. Even if sometimes it would be easier if it was. » Il avait un sourire en coin. Parce qu'il retournait à tout ce qu'il était. Un monstre qui ne parvenait pas à montrer ce qu'il aurait pu être. Ce qu'il aurait pu devenir s'il en avait la force. Quelques secondes plus tard, il essayait de se lever, sans succès. Il était trop faible et ses blessures étaient trop profonde. « Did you bring any whiskey, by chance ? I'll need strength if we want to get out of here. »

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That's what you want, but it's not what you're asking for, I said that's what you're asking, but you're gonna get more than you bargained for. I said that's what you had, but you don't have it any more, you had it coming. Oh, you know you had it coming my friend, my friend, you know you had it coming my brother, my brother.
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Snow T. Petrovitch
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Message Posté Lun 18 Nov - 23:12.
« I never meant to fall for you  »
but I was burried underneath and all that I could see was white




« Come here. » Elle l'a laissé l'embrasser sans penser aux conséquences. Elle l'ai laissé poser sa main sur elle sans comprendre qu'elle se condamnait. Mais peut-être que ce n'était pas une fatalité. Peut-être qu'il y avait d'autres solutions, d'autres alternatives. Peut-être qu'il pouvait la guider vers un endroit réel, un endroit où elle n'aurait pas que des suppositions sur lesquelles se reposer. Peut-être qu'il pouvait l'aimer. Peut-être qu'elle pouvait se montrer courageuse. Peut-être qu'il n'était pas qu'un voleur, qu'elle n'était pas qu'une victime. Peut-être qu'il y avait quelque chose de plus, ou peut-être que c'était ce qu'elle voulait croire. Elle répondit à son baiser pour sceller la promesse. Elle passait un pacte avec le diable et elle n'avait aucun remords. Elle ancrait les promesses dans sa peau, elle cherchait du courage dans ses veines, elle contemplait des tours détruites, des souvenirs décharnés. Les carcasses avaient beau être recouvertes d'or, elles restaient des épaves perdues au milieu d'un océan trop grand, trop vide. Elle ne réalisait pas la vitesse à laquelle elle coulait. Elle ne réalisait pas à quel point elle était perdue. Tout ce qui semblait clair devenait flou en un clin d'oeil. « I'll go with you then. » Elle a souri, même si elle savait combien c'était fragile. Parce que la vie prenait tout le bonheur qu'elle pouvait trouver. A chaque fois qu'elle se pensait libérée, à chaque fois qu'elle se pensait à l'abri, un nouveau mur à escalader, une nouvelle chute à amortir. Parce que Snow finissait toujours par tomber à la minute où elle se relevait. Alors parfois, elle ne prenait même pas la peine de le faire. Mais cette fois, elle préférait ignorer les avertissements. Elle faisait semblant de ne pas voir les présages. De ne pas voir les cendres qui polluaient l'air. Elle sentait le feu, mais elle ignorait la fumée. Elle était fatiguée d'avoir peur. Elle était épuisée d'avoir mal. Elle n'était pas courageuse. Elle ne comprenait pas la bravoure. Mais pour la première fois depuis longtemps, elle était prête à se battre pour quelque chose qu'elle pensait mériter. Elle refusait de se retrouver seule, encore une fois. Elle refuser de voir les promesses se briser sans réagir. Alors elle emmerdait le monde et ses décrets stupides. Elle emmerdait les conséquences et le destin. Elle coupait tous les liens qui la retenaient sans voir les chaînes enroulées autour de ses chevilles. « Because it's not a lie. Even if sometimes it would be easier if it was. » Elle souriait toujours. Elle le croyait. Elle lui faisait confiance parce qu'il ne se forçait pas à dire ce qu'il n'arriverait jamais à lui dire. Parce qu'elle s'en contenterait toujours. La fille qui n'avait jamais su décerner ses propres mensonges pensait pouvoir trouver la vérité chez les autres. Elle serait toujours naïve, parce qu'elle préférerait toujours croire en la meilleure hypothèse, celle qui ne lui ferait pas de mal. Une partie d'elle savait qu'elle courrait à sa perte, mais elle ne la retenait pas. Ca faisait partie d'elle, ce besoin de se détruire. Elle avait toujours vécu comme ça. Elle déposa un baiser sur son front avant de se redresser. Ils n'avaient plus beaucoup de temps devant eux. « Did you bring any whiskey, by chance ? I'll need strength if we want to get out of here. » C'était la partie de l'histoire que personne ne racontait, parce qu'elle était inimaginable. Le moment où la victime sortait le bourreau de son cachot. Le moment où elle lui donnait tout ce qu'elle avait, et où il prenait tout sans aucun scrupule. C'était l'histoire des fugitifs qui s'évadaient sans se rendre compte qu'ils étaient damnés. C'était la partie de l'histoire qu'elle souhaitait oublier, mais ça serait celle qui continuerait à la hanter jusqu'à ce qu'elle ne soit assez forte pour fermer les yeux. Elle prit un air faussement offusqué. Les sourcils froncés, la bouche semi ouverte, elle le dévisageait. « Of course not. » Elle ouvrit son sac qu'elle avait agrandi par un sortilège et passa quelques secondes à fouiller dedans avant de trouver ce qu'elle recherchait, un sourire victorieux fiché sur le visage. « I brought vodka, genius. Whiskey's for pussies, we've already been down that road. » Elle lui tendit la flasque avant de se remettre à fouiller dans son sac. Elle n'avait pas prévu de le trouver dans un aussi mauvais état. Ca lui faisait mal, physiquement, de le regarder, avec ses plaies béantes, ses hématomes, ses os brisés. Il avait toujours refusé d'être humain. Blessé, devant elle, il n'était plus que l'ombre d'un dieu belliqueux et fier qu'on avait saigné à mort. Elle lui tendit un flacon. « Drink that too. No, it's not poison, it's mostly a pain killer... Amongst other things. » Un anti douleur, doublé d'un énergisant, d'un euphorisant, d'un calmant, de tout ce qui le rendrait à la fois différent et efficace, mais qui n'agirait que quelques minutes. Le plus dur n'était pas d'entrer dans la cellule, mais d'en sortir. Parce qu'elle savait que tout ce qu'on lui avait fait subir le suivrait jusqu'à chez lui. Elle savait aussi qu'il ne lui en parlerait jamais, et qu'elle devrait se contenter de ce qu'il lui donnerait. Elle l'aida à se relever. « Come on, lean on me. » Voyant qu'il ne semblait pas convaincu, elle plaida son affaire. « I'm stronger than I look and hopefully... You've lost some weight. »


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Message Posté Jeu 21 Nov - 11:58.



« Happiness damn near destroys you, breaks your faith to pieces on the floor. »

Il pensait qu'il était fait pour perdre, en quelques sortes. Que quoi qu'il arrive, peu importe ses décisions, il ne ferait que repousser l'inévitable. Il ne ferait que se torturer un peu plus à l'idée de se perdre dans la violence de l'instant. Il imaginait une vie parfaite, il imaginait pouvoir se battre pour son frère. Sauf que rien de tout ça n'a marché. Sauf qu'il avait beau continuer à penser à ce rêve, il savait que c'était tout ce qu'il resterait : un rêve. Une illusion qui ne pouvait pas exister, par dans ce monde. Une illusion qui l'avait détruit et qu'il ne pourrait plus jamais revivre. Parce que le mensonge était le pire des châtiments. Parce que les cauchemars étaient réels. Parce que les visions d'horreur se multipliaient. Parce qu'il savait qu'il ne pourrait jamais retourner en arrière. Il ne pourrait jamais revoir ce temps là, où tout ce qu'il faisait avait une valeur. Où ses décisions avaient une logique. Où il ne répondait ni à la colère ni à la rage. Le bonheur continuait de frapper à sa porte et il continuait de l'ignorer. Parce que son secret, c'est qu'il avait peur de savoir qu'il avait peut-être tort. Il avait peur de se dire qu'il avait une chance. Il n'était qu'un monstre, une bête au sang froid. Il n'était qu'un visage que l'on oublie, parce qu'il ne savait pas comment être loyal. Parce qu'il continuait à trahir ceux qui l'entourait, encore et encore. Il se répétait des mensonges, il pensait qu'il pourrait un jour finir par y croire. Mais c'était toujours la même chose, il était puni par des Dieux qu'il ne voulait même pas comprendre. Il était puni par quelque chose de plus fort que le destin, quelque chose de plus fort que les choix et les décisions. « Of course not. » Il voulait croire en quelque chose mais il perdait. Il voulait trouver une solution mais il savait que les mensonges étaient plus simples à raconter. Il savait que les miracles étaient plus simple à oublier. Il cherchait une solution sans comprendre le problème. Il voulait devenir celui qui se sauverait de lui-même, mais il ne faisait qu’emmêler son propre esprit. Personne ne lui avait dit que ça serait si difficile. Qu'il serait pour toujours un fantôme, qui hanterait le passé et le présent. « I brought vodka, genius. Whiskey's for pussies, we've already been down that road. » Un rire jaune. Il essayait de se dire qu'il pouvait s'en sortir. Qu'il pouvait la sauver. Mais il ne faisait que la détruire. « Drink that too. No, it's not poison, it's mostly a pain killer... Amongst other things. » Il a avalé les deux liquides. Après tout, il n'avait plus rien à perdre. « Come on, lean on me. I'm stronger than I look and hopefully... You've lost some weight. »

Le temps passait, et il savait qu'il serait bientôt à nouveau seul. Il savait qu'il la briserait trop fort. Qu'à force de jouer à un jeu qu'il ne maîtrisait pas, il serait bientôt en train de tomber dans les abysses de l'océan. Il voulait la consoler et lui offrir des promesses qu'il saurait tenir, mais il n'était pas aussi fort qu'il aimait à le penser. Il était courageux. Il était un combattant. Mais il n'était plus celui qu'il avait été. Il avait changé pour devenir le monstre sanglant. La bête qui tuait et qui abandonnait les siens. Celui qui avait arrêté de se battre pour la seule raison qu'il aurait dû garder à l'esprit. Il a abandonné sa famille. Il avait choisi de tout détruire. Il avait choisi de souffrir. Il avait choisi de laisser son cœur se briser encore et encore. Et c'était de sa faute. Ça l'a toujours été. Et peut-être qu'il n'y avait aucun moyen de réparer ses erreurs. « Lean on you ? Have you looked at yourself recently ? You're a tiny little thing, I'm going to break you. » C'était ce qu'il avait toujours fait. Il l'avait brisé. Il l'avait poussé à trahir ce en quoi elle croyait. Il avait détruit sa meilleure amie, et parfois il réalisait qu'il ne s'en voulait pas. Parce qu'il avait choisi d'oublier les remords. De ne plus ressentir cette culpabilité. Et d'autres fois, elle le frappait à nouveau, comme s'il ne pouvait pas réellement s'en séparer. « What was in the stuff that you gave me ? Cause it's fucking strong. » Il s'appuyait sur elle tout en essayant de marcher, car il savait qu'elle pouvait tomber si il s'appuyait de tout son poids. « Why is everything so hazy ? » Il s'est arrêté, pour la regarder. « You drugged me ! I can't believe it. » Il regardait devant lui, sans comprendre ce qui lui arrivait. « I'm walking on air right now, should I be worried ? »

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