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JANUARY & SOLOMONIA ϟ when I was younger
ϟ celui qui lit ce titre est un elfe de maison. Ceci était la touche d'humour de Thor.
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B. Solomonia Marcovic
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Message Posté Sam 9 Nov - 12:31.
why are we so human ?
Now that I'm older, I think I figured it out : We're just doing what we can.


informations particulièrement pas importantes
ϟ dénomination courante des participants ▬ Januart Lockhart & Solomonia Marcovic
ϟ étiologie du statut subjectif ▬ privé
ϟ datation approximative du moment exact ▬ fin du mois
ϟ cadran lunaire appréciable ▬ vers 16 h
ϟ météorologie sorcièrement acceptable ▬ il y a des nuages noirs, et il fait un peu froid.
ϟ saison saisissante et palpitante ▬ saison 3
ϟ intrigue globalement intriguante ▬ prélude
ϟ chatiment divin exigible ▬ nein

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I wake up, they said we won. they didn't say what we lost
As the snowflakes cover my fallen brothers, I will say this last goodbye. Many places I have been, many sorrows I have seen, but don't regret, nor will I forget all who took that road with me. Night is now falling, so ends this day, the road is now calling and I must away. To these memories I will hold with your blessing I will go to turn at last to paths that lead home. And, oh, where the road then takes me, I cannot tell. We came all this way, but now comes the day to bid you farewell.
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B. Solomonia Marcovic
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Message Posté Sam 9 Nov - 14:05.



« When I was younger, I told my mother 'I say, one day I'm gonna make you proud'. »

C'était la fin de tout ce qu'on avait pu connaître. Je me rappelais du passé comme si on pouvait encore le revivre. Je voyais les choses d'une manière différente et j'essayais de me dire que tout ça n'était qu'un mauvais souvenir. Je me tenais face à tout ce que j'avais déjà perdu. J'avais envie de hurler. Parce que c'était trop dur. Parce que c'était la guerre et que je voulais m'enfuir. Parce que c'était trop dur. Parce que c'était la seule chose que j'avais connu jusque là. J'attendais un miracle et tout ce que je voyais c'était le futur bien trop noir qui se dessinait devant nos yeux. Les miracles n'existaient plus. Plus maintenant. On se tenait face à tout ce qu'on avait détruit, tout ce qu'on avait fini par réduire en miette. On avait peur parce que personne n'était là pour nous protéger. On avait mal mais c'était jamais assez. Parce que personne n'était là pour nous protéger. Parce que personne ne viendrait nous sauver, personne ne viendrait empêcher le destin d'accomplir son œuvre macabre. Personne n'était là pour nous. On nous avait oublié parce qu'on se battait et on détruisait tout. On se battait pour une cause que l'on pensait juste. Sauf que personne ne pouvait savoir ce qui allait se passer. Personne ne pouvait découvrir à quel point la douleur était intense. Personne ne pouvait empêcher le cauchemar de devenir si horrible qu'il finirait par nous torturer. On entendait chaque pas, chaque cri, on entendait chaque malheur comme s'il était le dernier. On laissait les visages se tordre et se disperser dans les flammes. Et c'était ça, c'était la fin. C'était le but que l'on avait finalement rempli. C'était la mort qui nous avait enveloppé dans sa cape sombre. Et qui nous rappelait que rien ne compterait. Qu'on ne possédait aucune valeur. Pas aux yeux de la providence. On étaient seuls face au destin. Et il nous poussait à creuser le sol avec nos mains couvertes de sang.

L'arène était un lieu étrange. Quand il était rempli, on sentait presque que l'on appartenait quelque chose. Une communauté plus forte que nous, quelque chose qui avait une valeur. On sentait qu'on appartenait à un monde qui voulait nous sauver. On étaient une force. Et c'était comme si une seule personne pouvait réussir à sauver tous les autres. Comme si ensemble on avait la possibilité de soulever des montagnes, de gagner des trophées. Mais aujourd'hui, personne n'avait le cœur à se réunir dans un de ces lieux. Parce que ça nous rappelait tout ce qu'on avait dû abandonner. Ça nous rappelait que ça ne serait jamais assez. Rien de ça n'était suffisant. L'arène était vide, et on pouvait presque encore entendre les cris de surprises, de joie. Les rires et les sursauts de peur. C'était comme si les fantômes du passé revenait nous hanter. J'étais venue ici parce que je savais que personne ne me suivrait. Parce que personne n'osait venir ici. C'était trop dur. Trop dur d'imaginer tout ce qu'on a perdu en choisissant la solution la plus difficile : le combat. Il n'y avait personne et on entendait véritablement le sens du mot silence. Parce que tout ce qui nous entourait, c'était les discours prônant la liberté. Des personnes qui hurlaient de douleur à cause d'une blessure. Une heure plus tôt, je faisais partie de ces derniers. Mais j'ai décidé de partir aussi rapidement parce que je ne supportais plus les murs. Les mêmes voix qui répétaient les mêmes questions encore et encore. Les mêmes personnes qui courraient dans l'infirmerie pour savoir qui avait survécu à l'attaque, et qui n'était pas parvenu à s'en sortir. C'était devenu trop. Parce qu'il n'y avait plus personne. Parce que January était partie. Parce que je la voyais tous les jours sans qu'elle réalise qui j'étais. Et elle était censée être là. Elle était censée m'aider à me relever. Elle était censée me redonner cette confiance et cette volonté de se battre. Mais elle était partie. Elle faisait partie de cette longue liste qui ne semblait jamais s'arrêter de s'étendre. Ils étaient partis et ils ne reviendraient pas. Pas assez tôt. Pas avant qu'il ne soit trop tard. L'espoir avait disparu. Les promesses étaient parties en fumée. Parce qu'il n'y avait plus de famille. Plus d'amis. Il n'y avait plus rien. Elle était ma famille. Elle l'a toujours été, plus que n'importe qui d'autre. Et elle n'était plus elle. Elle avait disparu dans les abysses de l'oubli. J'étais au milieu de l'arène. Je me suis arrêté et j'ai fermé les yeux. Je priais pour quelque chose sans réaliser que je le faisais. Je priais pour qu'on arrête ma chute. Je priais pour m'en sortir. Je priais pour que les choses changent. Même si je n'admettrais jamais que ça ne marchait plus. Que la colère ne parvenait plus à soulager le reste. Que l'indifférence était impossible. Parce que je ressentais chaque chose. Chacune d'entre elle. Et ça faisait bien trop mal. C'était comme si on me tuait à petit feu. « I already told you that I don't have time to help you remember who you were before. Plus, I don't even care, so you might as well go away, now. »

Now that I'm older, it's so much harder to say those words out loud.

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January D. Lockhart
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Message Posté Sam 9 Nov - 16:57.
« I was dressed embarrassment. I was dressed in wine.  »
If you had a part of me, will you take you're time?




Quand on y réfléchit, la vie est une arène. C'est un endroit où son se rend pour se battre. C'est un endroit où on se rend pour mourir. C'est un endroit où on sait qu'on va gagner. C'est un endroit où on apprend qu'on va perdre. C'est l'écho des victoires les plus glorieuses. C'est les cris agonisants des défaites les plus cuisantes. C'est un endroit que certains rêvent d'oublier. C'est un endroit que d'autres aimeraient se rappeler jusqu'à la fin des temps. Mais j'ai appris à mes dépens que rien n'est éternel. C'est dans la nature des hommes d'essayer de contrôler l'univers. C'est dans la nature de chacun d'entre nous de croire qu'on peut défier le temps. On stocke des trésors dans nos mémoires et au fil du temps, on se rend compte que tout ce qu'on a réside dans des souvenirs trop précieux pour être partagés. On se remémore avec le sourire ces histoires qui nous font tenir chaque jour. On pense que les souvenirs ne nous quitteront jamais, parce qu'ils sont là, enfermés dans ces sanctuaires qu'on leur bâti. On pense qu'ils sont si ancrés dans notre être qu'ils ne pourront jamais disparaître. Mais on oublie bien souvent que tout est trop fragile. Que la moindre secousse peut fendre les craquelures et ouvrir une brèche. En une seconde, on peut tout gagner, mais on peut aussi tout perdre. J'aurais jamais cru me retrouver dans la même position une nouvelle fois. J'aurais jamais cru revivre ce vide angoissant, cette paralysie atroce. Je l'ai souhaité, pourtant. Je l'ai souhaité de toutes mes forces quand je me suis rendue à Londres pour la dernière mission. J'ai voulu fermer les yeux et oublier toutes les blessures qui m'avaient affectée. J'ai voulu oublier la trahison de William. J'ai voulu oublier ma propre trahison. J'ai voulu abandonner la vengeance et les revendications. J'ai voulu oublier tout le mal que j'avais fait. Et c'est vrai, on dit qu'oublier est confortable. Pendant un instant, ça l'a été. Mais personne ne peut prétendre vivre sans passé, parce que le reste du monde n'oublie jamais. Les fautes sont restées écrites, gravées dans un décret de l'univers. Et j'étais seule face à tout ce que j'avais fait, face à tout ce que j'aurais dû faire, face à tout ce que j'avais jamais réussi à accomplir. Et ce que je ressentais, quand je voyais Solomonia, seule au milieu de cette arène, c'était pas tant de la culpabilité que de la douleur. J'aurais aimé être plus forte que ça. J'aurais aimé être celle qui se battait, celle qui criait victoire. Pas celle qu'on jetait dans la fosse aux lions. J'aurais aimé être moins égoïste. J'aurais aimé avoir les réponses à toutes les questions. Le problème, c'est qu'il n'y a jamais vraiment de secondes chances. Il n'y a jamais vraiment de pardon. Parce que les actes restent écrits dans la mémoire des autres même si on aimerait les effacer à jamais.  « I already told you that I don't have time to help you remember who you were before. Plus, I don't even care, so you might as well go away, now. » Et c'est comme ça que mon sourire s'est effacé, temporairement. Juste le temps de comprendre que c'était peut-être trop tard. J'ai eu un mouvement de recul, surprise par le ton glacial qu'elle employait à présent. Peut-être que cette fois-ci, il y avait trop de dégât. Peut-être que c'était le son de la pluie sur une carcasse désossée. Peut-être que les épaves avaient définitivement sombré. Mais j'avais pas envie d'y penser. J'avais envie de croire que tout pouvait remonter à la surface. J'avais envie de croire qu'il y avait de nouveau quelque chose à sauver au milieu des décombres. J'ai froncé les sourcils, sans trop savoir par où commencer. « No, I... » Puis j'ai pas pu m'empêcher de sourire en la regardant dans les yeux. « I remember. All of it. »

Je me souvenais de tout. De la seconde la plus insignifiante. De la moindre action, du moindre mot. Je me rappelais de tout ce que j'avais perdu, de tout ce que j'avais gagné. Je me rappelais de tout ce qui avait merdé, de tout ce qui avait réussi. Je me rappelais des jours où il n'y avait plus d'espoir, et de ceux où on se croyait invincibles. Je me rappelais que le temps était une denrée trop précieuse pour être gâchée. Je me rappelais que rien n'était jamais garanti. Chaque chose pouvait nous être enlevée d'une minute à l'autre. Ce qui est là un jour, peut avoir disparu le lendemain. Et parfois, on se demande comment on survit, ce qui nous fait tenir jusqu'à ce lendemain où rien n'est jamais assuré. Pour moi, c'étaient eux. C'était chaque personne qui m'avait aidée à en arriver là. C'était James, c'était Solomonia. Ceux que j'avais laissé tomber, et ceux qui me pardonneraient, parce qu'on n'avait plus d'autre choix. Les miracles étaient précieux, et il fallait savoir les saisir. Le problème, avec les miracles, c'est qu'ils ne semblent jamais légitimes. Toute notre vie, on nous apprend que tout, sans exception, a un prix. Chacune de nos action aura des conséquences. Chacun de nos choix en affectera un autre. Est-ce que c'était un miracle ? Ou une nouvelle rançon qu'on devrait payer plus tard ? J'ai fait un pas en avant, parce que je savais que je devais la convaincre. Parce que je savais qu'elle avait perdu autant que moi, et que l'espoir se comptait en grain de poussière. « I remember everything. I remember you, your head stuck in a cauldron on diagon alley. I remember you being mad at me for taking pictures. I remember the cemetery. I remember us starting the war. I remember us escaping the ministry.  I remember the last fucked up year we had. I remember a very disturbing scene involving me opening the wrong door. I remember the times we fought and the times we screwed up. I remember the times we yelled and the times we grew apart. I remember the times we made up for it. I remember the last diner party and the endless sleepovers when you kept all the blankets for yourself. I remember the explosion and I remember you were there the whole time.  » Je l'ai serrée dans mes bras, en silence, en pensant que c'était peut-être la première fois que la paix était signée dans un endroit comme celui-ci. Puis j'ai murmuré.   «  I'm sorry I let you down.  »

En fin de compte, la somme de tout ce qu'on a se résume à peu de choses. Des souvenirs, et des gens qui sont trop vulnérables et qu'on n'arrivera jamais à protéger. Tout le reste est superflu, sans aucun pouvoir sur nous. Il a fallut que je meurs deux fois pour le comprendre. Il a fallut qu'on m'enlève tout ce que j'avais gagné pour comprendre la véritable signification du mot perdre.  Je me suis reculée.  « Wait... You don't have time for me ? You always have time for me, you're my bitch. I own your ass, Marcovic.  » Puis j'ai regardé autour de nous. « What's wrong with you ? Why are you here all by yourself ? Where's bafoon ? »


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at dusk, through narrow streets.
we're on an open bed truck on the highway, rain is coming down and we're on the run. think i can feel the breath in your body. we gotta keep on running til' we see the sun.
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B. Solomonia Marcovic
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Message Posté Sam 9 Nov - 20:35.



« What started as a whisper, slowly turned in to a scream. »

On espère toujours que les choses s'arrangeront. On prie pour un Dieu qui ne nous entend pas. On sait que rien ne se répare, mais que tout continue à se briser. On sait qu'on est comme des coquilles vides, des âmes torturées qui n'ont pas su trouver le droit chemin, parce qu'elles ont étés poussées à souffrir. Parce qu'elles ont été poussées dans un précipice dont tous le monde semble terrifié. On a mal, et on continue d'avoir mal. On se dit que tout va bien se passer. On se promet d'arranger les choses mais on continue à faire des erreurs. On continue à avoir des regrets mais les personnes disparues ne reviennent jamais. Elles sont toujours loin. Elles sont toujours inaccessibles. On se demande comment est-ce que les autres font. On se demande comment est-ce qu'ils parviennent à continuer. Comment est-ce qu'ils parviennent à se réveiller, à respirer. Comment est-ce qu'ils continuent à se dire que tout ce qu'ils ont, ce n'est plus rien. C'est le vide. Ils continuent à vivre alors qu'ils n'ont plus d'espoir. Alors que tout s'est écroulé sous leurs pieds. Alors que tout ce qui nous reste, c'est les voix de ceux qui sont partis. On doit apprendre à faire tout ce qu'ils parvenaient à nous aider à surmonter. On doit continuer à prétendre que tout est parfait. Que tout est encore récupérable. On doit prétendre que la douleur n'existe pas. Et c'est pour ça que je voulais qu'elle disparaisse. Parce que c'était comme si elle était morte. Comme si son fantôme revenait me hanter, encore et encore. Et c'était un peu plus douloureux chaque jour, parce que personne n'était là pour m'aider. Parce qu'il n'y avait plus personne d'autre. « No, I... » Et j'ai attendu l'impossible, avant qu'il n'arrive. « I remember. All of it. » J'ai entendu ce qu'elle disait, et je voulais réagir. Je voulais faire quelque chose. Je voulais arranger tout ce qui ne marchait pas. Je pensais que j'avais le temps. Je pensais que j'avais le droit d'avoir mal, mais c'était faux. Je devais continuer à avancer. Elle m'a serré dans ses bras sans que je réagisse. Parce que tout s'écroulait. Parce que l'armure n'était plus assez solide. Parce que tout ce qu'il restait, c'était un empire de fumée et de débris. « I'm sorry I let you down. » Je me pinçais les lèvres. Je ne voulais pas perdre, même si je savais que j'étais destinée à le faire. Parce que c'était comme si tout ce que j'avais retenu depuis des années essayait de ressortir. Comme si tout ce que j'avais était en train de disparaître. En cendre. « Wait... You don't have time for me ? You always have time for me, you're my bitch. I own your ass, Marcovic. » Je n'arrivais même plus à sourire. J'ai fermé les yeux, et je les ai rouvert. Je regardais ailleurs. J'avais mal en silence.

« What's wrong with you ? Why are you here all by yourself ? Where's bafoon ? » J'ai senti mes yeux se remplir de larmes. Ma gorge se nouer comme jamais. J'ai senti la douleur me posséder. Parce que rien ne pourrait changer la réalité. Parce que rien ne pourrait ramener le passé. Parce que tout ce que j'avais, c'était le néant. Et la culpabilité. « He cheated, we're done. » Un sourire de regrets. De peine. « Looks like the happy ending crap was never made for me after all. » Ma voix a dérapé, et pour la première fois je l'ai regardé dans les yeux. « But I can't exactly blame anyone. » Les larmes ont commencés à couler. Je respirais bien trop fort. Parce que je n'avais pas assez d'air. Parce que j'avais bien trop mal. Et parce que tout ce que j'avais c'était le vide qui m'aspirait de plus en plus. « I can't blame him for cheating on me, I can't blame my sister for leaving nor can I blame Snow for betraying me, or Tyler, Irina, Silke, Eilean and Lunnyii for dying. I... And I can't blame my parents for not being there even I want them to be. Because it's my fault. Even if I pray all the time that I might see them again, it's never going to change. » Je pleurais bien trop fort. Parce qu'il n'y avait rien qui ne puisse soulager des années de souffrance. « And if they were here, that would mean that I wouldn't be this person. Because they could give me some advice, that's what parents right ? They give you something to lean on, they're here and you think that they're going to be there all your life, and just in an instant, they're gone. And after years of trying not to feel you find finally something worth dying and living for and the same time. But now ? I didn't have anyone anymore. And I can't blame anyone for all of this, I can't blame you for loosing your memory. I can't blame you for remembering sooner. I can only blame myself, because I chased everyone away. I acted like I didn't feel while I do and it hurts so damn much. Then I did the same with you over and over again, but you're my family, you've always been my family and I... » Je me suis effondrée dans ses bras pour la première fois. J'ai été celle qui lâchait prise. Je l'ai serrée fort parce qu'elle était tout ce que j'avais. Parce que c'était comme si soudainement j'avais le droit d'abandonner. Parce que je n'avais jamais dit ça à qui que ce soit. Et parce que je n'avais jamais abandonné jusqu'ici. Parce que c'était trop dur de rester forte. « I'm sorry, I'm sorry. I'm so sorry. » C'était trop dur de continuer à se battre pour quelque chose que j'avais moi-même détruit.

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Message Posté Dim 10 Nov - 18:55.
« lost and insecure, you found me.  »
where were you when everything was falling apart ?




« He cheated, we're done. » Peut-être que si j'avais fait attention, j'aurais compris l'étendue des dégâts. Peut-être que si j'avais vu que ses yeux brillaient, que son sourire était faux, que sa respiration se faisait de plus en plus courte, j'aurais compris ce qu'il se passait. Mais j'étais aveuglée par deux choses. D'abord, la satisfaction d'avoir eu raison sur toute la ligne. Ce sentiment de victoire quand on sait que quelqu'un est profondément mauvais. Puis, la colère qui l'accompagne. Parce que Solomonia avait toujours été bien plus qu'une amie pour moi et ceux qui lui faisaient du mal étaient des ennemis par assimilation. J'étais pas la personne la plus fiable qu'on puisse connaître. J'étais amnésique, maladroite, lunatique, bizarre. Je faisais des réflexions qui n'avaient aucun sens, des blagues qui ne faisaient rire que moi, et des erreurs qui affectaient trop de gens. Mais s'il y avait quelque chose dont on pouvait être sûr, c'est de ma loyauté, et de la hargne que j'emploierai à combattre ceux qui ont blessé mes amis. Je n'ai pas l'âme d'un héros, pas la stature d'un leader, mais j'ai le visage d'une amie, et parfois, c'est largement suffisant.  « Looks like the happy ending crap was never made for me after all. » Elle a relevé les yeux vers moi, et je continuais de la regarder, en silence. Je ne l'avais jamais vue comme ça, dans un tel état de faiblesse. Je ne l'avais jamais vue baisser les bras, et là, au milieu d'une arène vide, pour la première fois, elle demandait de l'aide. Il suffit d'un regard pour reconnaître ceux qui ont fait l'expérience de la perte. La vraie perte, celle qui déchire une partie de votre âme et qui laisse un trou trop froid et trop corrompu. Quand on perd quelque chose ou quelqu'un, le premier réflexe, c'est d'essayer de le retrouver. Alors on court, et alors qu'on court, on fuit. On fuit la réalité, parce qu'elle est trop dure à supporter. Parce que c'est trop dur de se dire qu'on ne peut pas retrouver ce qu'on nous a pris. Puis, on se rend compte qu'on chasse des illusions. Des fantômes qui nous glissent entre les doigts. On se rend compte qu'on court après un mythe. On se rend compte que c'est tout ce qu'on peut faire. Alors on continue jusqu'à ce qu'on ait fait le tour du monde trop de fois. Jusqu'à ce qu'on abandonne. Jusqu'à ce qu'on recommence. Mais on ne peut pas courir pour toujours, pas vrai ? Ce n'est que lorsqu'on s'arrête vraiment, au milieu d'une arène désertée, qu'on réalise qu'il ne nous reste plus rien, et que tout ce qu'on a voulu retrouver, on ne le retrouvera probablement jamais. C'est toujours la même histoire, mais elle fait toujours aussi mal, et on n'a toujours pas trouvé de solution, tout simplement parce qu'il n'y en a aucune. Rien ne peut remplacer ce qui a été perdu. Solomonia et moi le savions très bien. Mais c'est dans la nature humaine d'espérer jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien. Et de s'effondrer à ce moment précis.   « But I can't exactly blame anyone. » Elle pleurait, et ça me faisait mal de la voir dans cet état. J'aurais tout donné pour me souffrir à sa place, mais je savais que c'était pas possible. Alors j'ai écouté tout ce qu'elle avait à dire, parce que pour une fois, elle n'était pas seule. Pour une fois, quelqu'un entendait ses prières. Et peut-être que ce n'était pas la personne idéale, mais ça comptait quand même.  « I can't blame him for cheating on me, I can't blame my sister for leaving nor can I blame Snow for betraying me, or Tyler, Irina, Silke, Eilean and Lunnyii for dying. I... And I can't blame my parents for not being there even I want them to be. Because it's my fault. Even if I pray all the time that I might see them again, it's never going to change. » J'ai senti ma gorge se serrer. J'ai compris qu'elle était épuisée, épuisée de courir après des chimères et des rêves impossibles. J'ai compris qu'elle rendait les armes et qu'elle abandonnait la bataille. J'ai compris que j'aurais jamais les réponses. J'ai compris que je ne pouvais être en colère qu'envers les vivants. J'ai compris que l'univers était injuste et exécrable. J'ai compris que la justice faisait partie d'un monde inaccessible ? J'ai compris qu'il y avait trop de choses que j'avais fait passer au second plan. Que j'avais sous estimé chaque événement. Que j'étais tombé dans le piège, comme tous les autres. J'aurais aimé être une meilleure amie. J'aurais aimé avoir pu déceler les signes de tout ce qu'elle révélait. Mais puisque je ne l'avais pas fait, j'avais plus d'autre choix que d'écouter tout en ayant l'impression de l'avoir toujours laissé tomber.   « And if they were here, that would mean that I wouldn't be this person. Because they could give me some advice, that's what parents right ? They give you something to lean on, they're here and you think that they're going to be there all your life, and just in an instant, they're gone. And after years of trying not to feel you find finally something worth dying and living for and the same time. But now ? I didn't have anyone anymore. And I can't blame anyone for all of this, I can't blame you for loosing your memory. I can't blame you for remembering sooner. I can only blame myself, because I chased everyone away. I acted like I didn't feel while I do and it hurts so damn much. Then I did the same with you over and over again, but you're my family, you've always been my family and I... » Elle s'est effondrée dans mes bras, et je l'ai serrée contre moi. J'essayais de contrôler les sanglots, j'essayais de me montrer forte pour elle, mais, malgré tous mes efforts, je ne pouvais pas retenir les larmes. J'arrivais pas à comprendre comment elle pouvait penser que c'était de sa faute. J'arrivais pas à comprendre comment elle pouvait en être arrivée à cette conclusion. J'ai vécu des temps de guerre et des temps de paix. J'ai vu des enfants mourir d'agonie, j'ai vu des tombes se creuser. J'ai senti l'odeur du sang, j'ai entendu les cris. Mais rien ne m'a autant détruite que de la voir dans cet état. Elle était la seule famille qui me restait, et elle était complètement brisée. J'étais en colère. J'en voulais à tous ceux qui avaient choisi de l'abandonner. J'en voulais à tous ceux qui étaient morts, tous ceux qu'on ne pourrait jamais ramener. J'en voulais à tous ceux qui nous avaient laissée seules. J'en voulais à ceux qui l'avaient fait exprès. Ceux qui avaient trahi. Je m'en voulais, aussi, de n'avoir pas été là. De n'avoir jamais entendu tout ce qu'elle voulait me dire. D'avoir cru aux mensonges. « I'm sorry, I'm sorry. I'm so sorry. » J'ai souri, faiblement,  en la serrant un peu plus contre moi.  «It's ok. I'm here. »

On est resté l'une contre l'autre pendant de longs moments, parce que les murs étaient tombés. On aurait pu continuer de se mentir, de faire comme si tout allait bien, mais on savait pertinemment que c'était faux. Et on n'avait plus le choix, parce qu'on était les seules survivantes d'un carnage qui ne se terminerait jamais. Parce qu'il y aurait toujours cette peur de se retrouver complètement seules. Parce qu'on avait trop vécu, et parce qu'on était fatiguées. On était fatiguées de vivre dans un monde que d'autres avaient choisi d'abandonner.  «It's ok. » Et ces eux mots, c'était tout ce que j'avais pour la rassurer. J'y croyais plus, dans ces deux putain de mots, parce qu'ils m'avaient déçu trop de fois. C'était une promesse sans aucun sens, une prévision destinée à mourir. Pourtant, j'avais envie d'y croire. J'avais envie de croire que ça allait. J'avais envie de croire que ça irait mieux. J'avais envie de croire que tout problème avait sa solution. Que cette solution était simple. Que je la trouverai facilement. Qu'on pourrait se protéger et survivre jusqu'à la fin. Je ne voulais pas vivre dans un monde où ça n'était pas possible. Je me suis détachée d'elle. J'ai posé mes mains sur ses bras. Ma voix était un peu enrouée. Mes yeux, rougis. Si James avait été là, il aurait certainement fait une remarque sur nos hormones. Je l'ai regardée dans les yeux, parce que je voulais qu'elle m'entende. Non, mieux, je voulais qu'elle me croit. « It's not your fault, how could you even think something like that ? » Pour moi, Solomonia avait toujours fait partie de ces êtres exceptionnels qui se sacrifiaient pour ceux qui le méritaient. Derrière son masque de fer, elle n'avait rien fait d'autre que de m'épauler et c'était à mon tour de faire ce qu'elle avait toujours fait. Je voulais lui faire comprendre que c'était pas de sa faute. Je voulais lui faire comprendre qu'elle n'avait aucun regret à avoir. Je voulais lui faire comprendre que les autres étaient des cons. Que l'univers était un lâche. Que la seule façon de le vaincre, c'était de se battre. Et que si elle n'avait plus la force de le faire, je le ferai pour elle.  « It's not anyone's fault, people make their own decision, shit happens, you can't control everything. I wish the universe was logical but it's not. People die, at the most unexpected and despicable moment, it's just the way it is. I know you think your parents would be disappointed, but let me tell you, they would be proud of you, they really would, like I am of you. You cannot imagine how proud I am to be your friend. You fight for what you believe in, you're one of the best soldiers we have, you achieved so much for so many people.  A lot of people know that they're safe because of you.  A lot of people know that they can count on you to save them again. You're not heartless, you care about those people and that's what makes you special. You're a good person, Solomonia, don't doubt that.  You make mistakes, so what, who doesn't ? I make mistakes all the time. You can never learn anything if you don't fail once in a while. And yes, it hurts. It hurts like hell, but if you look a little bit closer, you'll see that so many people will run to help you if you let them. You matter to so many people you wouldn't even know... Don't blame yourself, don't go down that road, because it's a dead end.  You have all the rights to be mad, but don't think for one second that any of this is your fault, because it's not. I wish you could see how special you are to everyone, I just wish I could show you. I would give my life for you, that's how much I love you.  » Je l'ai reprise dans mes bras, comme pour sceller une promesse. On essaie toujours de se protéger. On s'invente des facettes et des murs destinés à nous épargner de tout le mal qu'on peut nous faire. Puis, quand on comprend que c'est impossible, on essaie de protéger les autres. On en fait sa mission, peut-être par égoïsme, parce qu'ils nous protègent aussi, peut-être par altruisme, parce qu'on sait combien ça fait mal de se retrouver seul. Ceux qui ont fait l'expérience de la vraie solitude ne la souhaitent à personne, pas même à leur pire ennemi. Parce qu'il n'y a rien de plus douloureux que de tomber sans avoir l'espoir d'une main à rattraper. Je me suis séparée d'elle. « One day, I lost all my memories. I woke up in a dark and dirty street in London. I didn't know my own name, I didn't know how to cast any spells, I was wreck, I was an amotional shell. The worst part was that I didn't know what family meant anymore. But that was until I met you. You don't have to apologize, we're family, I'll always forgive you. I know you miss your parents and I don't want to replace them in any way, but I will always be there for you, even when you don't want me to.  I don't want you to forget the one that slipped away, but I want you to remember that there still is someone for you. There's James, there's me, there's everyone from the resistance, really. It's not your fault if people are douchebags.   » J'ai détourné le regard, parce que j'étais aussi coupable que les autres. « I let you down when you needed me the most and I'm sorry. I wish I was a better friend to you.  I wish you'd feel comfortable enough to come to me and tell me all of this sooner. I always lean on you and it's not fair. I'm the 24 old lady here, and you saved me more times than I could count.    » Mon regard s'est durci.  «Bafoon, on the other hand, I will kill. Don't you dare making axcuses for what he did. It's not your fault. You've always been too good for him. Seriously, I will rip his nuts apart.  » Puis je me suis retournée vers elle, en souriant. « Thanks for ruining my make up, again.  »



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B. Solomonia Marcovic
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Message Posté Lun 11 Nov - 17:35.


« Nobody said it was easy, no one ever said it would be this hard. Oh, take me back to the start. »

On se demande si nos amis nous jugerait sur nos actes passés. On se demande comment est-ce qu'ils réagiraient face à nos secrets. C'est pour ça que certaines choses demeuraient secrètes. Pour ça que je choisissais de garder des secrets enfouis en moi. Parce que malgré tout ce qu'elle dirait, elle continuerait à rester une personne juste. Droite. Elle resterait mon amie mais elle ne pourrait pas s'empêcher de juger chaque acte que j'ai pu commettre. Elle ne pourrait s'empêcher de douter de moi. Alors comme tous le monde, je rentrais dans ce monde de secrets et de mensonges. Comme tous le monde, j'inventais une réalité falsifiée. Comme tous le monde, je mentais et je volais. Je préférais me dire qu'elle me voyait de façon positive. Je préférais me dire que les mensonges étaient plus simple. J'aurai préféré abandonner la douleur. J'aurai voulu la pousser à partir. Parce que c'était ce qu'une bonne amie aurait fait. Parce que je voyais les choses d'une différente façon. Et parce qu'après toute la douleur, parce qu'après tous les combats, même si on voyait une lumière se dessiner au loin, ça serait jamais assez. Ça serait toujours bien trop peu. Parce que quoi qu'il se passe, les miracles n'existaient pas pour nous. Par pour moi. On vit toujours dans l'illusion que chaque chose s'arrangera, que chaque cauchemar sera oublié. On vit dans l'illusion que l'on peut réparer ses erreurs et oublier son passé, mais personne ne peut faire ça. Personne n'a le droit d'être confronté à la rédemption. C'est un rêve, un monstre qui nous pousse à devenir des êtres sans âmes. C'est un rêve qui nous pousse à nous battre sans raison apparente, parce que chacun apprend qu'il faut devenir des héros. Parce qu'on veut devenir les personnages principaux de l'histoire. Parce qu'on veut se battre pour une cause, une raison pour laquelle on serait capable de mourir. Parce qu'on veut créer un havre de paix qui puisse contenir tout le passé et tous les secrets qu'on a jamais pu dire à qui que ce soit. Parce qu'on se perd dans l'adversité du présent et du passé. On se perd dans tout ce qui n'est pas réel. On se perd dans les mensonges et dans les promesses que l'on a pas su tenir. « It's ok. I'm here. » Je pleurais dans ses bras et c'était ridicule parce que c'était à moi de la supporter. Parce que ça a toujours été mon rôle. Ma tâche. Parce que j'étais censée l'aider à retrouver la mémoire, et je l'avais laissée tomber. Je l'avais abandonné parce que je ne savais pas quoi faire. Parce que j'avais peur de souffrir et j'avais peur de découvrir que rien n'était suffisant pour la ramener. Découvrir que le sang et la douleur n'était qu'un sépulcre dans lequel elle n'acceptait par de rentrer. Tout n'était que poussière et dans cet empire de glace et de roche, il n'y avait aucune place pour l'espoir. Aucune place pour ce qui avait pu compter auparavant.

« It's ok. » Sauf que ça n'irait jamais. Ça ne serait jamais suffisant. Ça serait toujours un cauchemar sans fin mais nous n'avions pas le droit d'abandonner. Parce qu'on s'étaient lancées dans un monde qui tournait bien trop vite pour nous. Parce qu'on s'étaient jetées dans les abysses et plus personne n'était là pour nous rattraper. « It's not your fault, how could you even think something like that ? » Je l'entendais parler et je la regardais. Je découvrais à quel point elle imaginait une solution parfaite. À quel point elle avait encore espoir. Alors que pour moi, il n'y avait que des ruines. Je garderais toujours la même image d'une âme brisée par le néant de mon propre cœur. Un sang noir, couvert de ruines et de visages torturés. D'âmes oubliées dans des recoins que je refusais de visiter. Elle m'a serré à nouveau contre elle, et je me rappelais de ces instants où j'avais une réelle famille. De ces instants où j'avais quelque chose pour me sauver de la noyade. Et je savais qu'elle serait toujours mieux que je ne l'ai jamais été. Qu'elle prendrait toujours les bonnes décisions et pour la sauver, je prendrais toujours les mauvaises. Parce que dans cette guerre, il fallait toujours un méchant. « I let you down when you needed me the most and I'm sorry. I wish I was a better friend to you. I wish you'd feel comfortable enough to come to me and tell me all of this sooner. I always lean on you and it's not fair. I'm the 24 old lady here, and you saved me more times than I could count. » Et ça ne comptait pas. Ça ne compterait jamais. « Bafoon, on the other hand, I will kill. Don't you dare making excuses for what he did. It's not your fault. You've always been too good for him. Seriously, I will rip his nuts apart. » J'ai ris pendant une seconde. « Thanks for ruining my make up, again. » J'ai souris. « That's what friends are for, huh ? » J'ai laissé plusieurs secondes s'écouler avant de me tourner sur le côté pour observer l'arène. « But Jan', the things that I did. What I became. » Je me suis retournée vers elle, en levant les bras. Parce que tout ce qu'il me restait, c'était une impuissance visible. Une faible consolation face à tout ce que j'avais détruit. « I got nothing left. » J'ai à nouveau regardé ailleurs parce que ça semblait plus simple. Parce que quoi qu'il arrive, je continuais à dériver, et elle continuait à se rattraper elle-même. « I would never do anything to hurt you because you're my family. Because no matter what I say, no matter how much I lie, it'll never change. » Je l'ai regardé dans les yeux. Comme pour la convaincre de ce que je disais. Parce que ce n'était rien de plus que la vérité nue, sans artifice. Sans décors. La vérité qui blesse et qui soulage. « I did all of it for you. The saving, the sacrifice, the torture, the killing. All of it. There's no one left except you. And I'm damn scared that one day, if you learn all the things that I did, you might leave, because hey, that's what people always do. » Je me suis pincée les lèvres. « But even if you hate me... If you're dying then I'm dying with you. » Elle ignorait tout ça, et pourtant, c'était la promesse que je me suis toujours faite. Celle de la sauver parce qu'elle valait mieux que moi. Parce qu'elle avait le cran de construire une armée et de tout bouleverser pour faire le bon choix. Pour prendre les bonnes décisions. « I know I'm not the hero type. I know that I'm never going to be that person that saves the day. I know that I'm not the perfect friend ever, but you're still like family for me. You showed me what it was like to have a home again. » Je lui ai souris. « And I'm glad you have been my friend. » J'ai laissé quelques secondes passer une fois de plus, et j'ai commencé à errer dans l'arène. « Sometimes I wish we met sooner. I think you'd have liked ''past'' me. I was a completely different person then. »

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I wake up, they said we won. they didn't say what we lost
As the snowflakes cover my fallen brothers, I will say this last goodbye. Many places I have been, many sorrows I have seen, but don't regret, nor will I forget all who took that road with me. Night is now falling, so ends this day, the road is now calling and I must away. To these memories I will hold with your blessing I will go to turn at last to paths that lead home. And, oh, where the road then takes me, I cannot tell. We came all this way, but now comes the day to bid you farewell.
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January D. Lockhart
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Message Posté Mar 12 Nov - 0:10.
«hey sister, do you still believe in love I wonder  »
Oh if the sky comes falling down, for you, there’s nothing in this world I wouldn’t do.




« That's what friends are for, huh ? » J'ai souri en repensant à tout ce qu'on avait traversé depuis le début. A tous ceux qu'on vaait vu tomber, les uns après les autres. A toutes les guerres qu'on avait fait. A toutes les fois où on avit pensé que ça serait fini, terminé, et à toutes les fois où ça avait fini par recommencer. Les explosions, les sorts, les adieux, les dernières volontés. L'espoir dans un regard déjà vide, les cris dans un silence de mort, l'écho d'un monde qui avait cessé de tourner. J'ai essayé de trouver un sens à tout ce qui n'en avait pas. J'ai essayé de justifier des morts injustes. J'ai essayé d'ignorer tout ce qui me blessait. Tous ces visages que je ne verrai plus. Tous ces amis qui avaient choisi de disparaître. J'ai compris qu'on était seules. J'ai compris ce que ça voulait dire.  « But Jan', the things that I did. What I became. »  J'ai conservé le sourire autant que je pouvais, parce que c'était comme ça que j'affrontais l'adversité. C'était comme ça que je me montrais forte. C'était comme ça que je balayais d'un revers de main tout ce qui voulait nous détruire. Tout ce qui s'immiscçait dans notre esprit, à la recherche de la faille à transformer en brèche, de la brèche à transformer en séisme, et du déisme à transformer en cataclysme.  Elle avait fait des erreurs. J'en avais fait aussi. C'était la seule façon qu'on avait trouvé pour avancer. Et aujourd'hui, on se retrouvait face à tous les crimes, tous les affronts, tout ce qu'on n'avait pas réussi à saisir au bon moment. Tous ces regrets qu'on portait sur nos épaules, mais on n'en avait que deux, des épaules, et tout devenait trop lourd. « I got nothing left. » Elle fuyait mon regard, je continuais de la fixer. Je continuais d'essayer de comprendre comment on avait pu se retrouver là, dans un monde en guerre, en sang, et en poussière. Je continuais d'essayer de trouver la solution, le moyen de s'en sortir, le moyen de survivre. Mais peut-être qu'il n'y en avait pas. Peut-être qu'il suffisait de se battre et d'espérer que ça suffirait. Peut-être qu'il fallait tenir des jours. Ou des mois. Ou des années. Mais peut-être que ça valait le coup. Parce qu'il y avait une toute petite chance de récupérer tout ce qu'on avait perdu. Et c'était cette petite chance qui me faisait tenir. Cette minuscule possibilité qu'un jour, quand je sourirai, ça serait vrai à nouveau. « I would never do anything to hurt you because you're my family. Because no matter what I say, no matter how much I lie, it'll never change. » J'ai continué d'arborer le même sourire alors qu'elle me regardait dans les yeux. La vérité, c'était que la famille n'était pas une affaire de sang. La famille se méritait. C'était un lien qui se construisait, au fil des guerres et des batailles. La famille, c'est ceux qui vous sortent de la perdition sans rien demander en retour. C'est ces personnes qui vous pardonnent avant même d'avoir avoué votre crime. C'est ces personnes qui donneraient tout pour vous. C'est elle. C'est moi.  « I did all of it for you. The saving, the sacrifice, the torture, the killing. All of it. There's no one left except you. And I'm damn scared that one day, if you learn all the things that I did, you might leave, because hey, that's what people always do. »  J'ai froncé les sourcils en me demandant comment elle pouvait penser que je voulais partir. Elle était tout ce que j'avais de stable. Elle était la seule qui ne partirait pas, la seule qui ne me laisserait pas tomber, la seule qui resterait à mes côtés quoi qu'il arrive, et je lui devais exactement la même chose. C'était pas une question de dette, pas une question de promesse, c'était quelque chose qui avait toujours été plus fort et qui nous protégeait à chaque fois.  «  But even if you hate me... If you're dying then I'm dying with you. » Mes lèvres tremblaient. C'était une possibilité que j'oubliais toujours, parce que je ne voulais pas y penser. C'était quelque chose de lointain, d'inaccessible. Quelque chose dont je me protégeais avec une bonne dose d'ignorance. La mort. On se regarde et on se promet en silence de revenir. On se regarde et on se jure solennellement de ne pas mourir. On se bat pour sa propre vie. On se bat parce qu'on sait que l'autre fait la même chose et qu'on ne veut pas le laisser tomber. Je l'avais laissée tomber. J'étais parfaitement consciente de ce que j'avais fait en souhaitant perdre la mémoire. J'avais abandonné tous ceux que j'aimais. Et c'était un secret que je ne révélerai jamais.  J'ai essuyé une larme qui coulait sur ma joue, pour tenter de sauver les apparences. « I know I'm not the hero type. I know that I'm never going to be that person that saves the day. I know that I'm not the perfect friend ever, but you're still like family for me. You showed me what it was like to have a home again. » J'ai répondu à son sourire. Solomonia était ma personne. Elle était celle que j'appelais dès que j'avais besoin d'aide. Celle qui me sauvait la mise et qui ne demandait jamais rien en retour. Celle qui m'aiderait à enterrer un cadavre si je lui demandais. Celle qui m'avait sortie de ma cellule lorsque j'étais condamnée à mort. Celle qui me sauvait, encore et encore, alors que j'étais pas sûre de le mériter. Celle qui écoutait mes doutes, et qui m'encourageait. « And I'm glad you have been my friend. » Mes yeux embrumés. J'ai hoché la tête, pour lui dire que je pensais la même chose. J'étais incapable d'aligner trois mots. La guerre m'avait tellement pris, tellement vidée, que j'avais peur que ce genre d'instant me soit volé au moment où ils se passaient. J'avais peur que la vie se rende compte de combien on tenait l'une à l'autre, et qu'elle nous sépare. Quand on n'a plus rien, quand on a vu ses amis crever sur le champ de bataille, quand on a tellement pleuré qu'on compte les sourires sur les doigts de la main, ce qui reste, ce qu'on possède encore devient indispensable à notre survie, et on donnerait notre vie pour le protéger.  « Sometimes I wish we met sooner. I think you'd have liked ''past'' me. I was a completely different person then. » Parfois, je me faisais la même réflexion, mais pour des raisons différentes. Si on était destinées à mourir ici, dans une guerre fratricide, alors j'aurais aimé la connaître depuis le début pour avoir passé tout le temps possible avec elle. J'ai répondu presque immédiatement. « Well, I wouldn't remember you anyway. Amnesic whore, remember ? Plus I like present you. Present you's my friend. Past you's a stranger.  »

J'ai pensé des milliers de fois à la personne que j'étais avant de perdre mes souvenirs. J'ai essayé de rassembler les preuves et les pièces à conviction. Mais c'est dur de se reconstruire à travers la mémoire des autres, d'affronter les contradictions, d'accepter qu'on n'est qu'un étranger, un aliéné qui contemple un monde sans y participer. Peut-être que le passé gagnait à être connu. Mais nous étions piégées dans le présent. Dans le résultat de toutes nos erreurs, de toutes les fois où on n'a pas réussi à rattraper ce qu'on perdait. Toutes les fois où on a pillé nos âmes. On était tout ce qui restait d'une époque révolu. Et parfois, j'avais peur qu'on disparaisse, à notre tour. Qu'on laisse la guerre prendre le dessus. Le sang remplacer les mots. Les cris remplacer les rires. Les erreurs remplacer le pardon. Je me suis avancée vers elle, en souriant. « You have me, and, unfortunately for you, I'm not going anywhere. » Parfois, tout ce qu'on a, ce sont des mots. On peut se dire que les promesses ne sont que du vent. Des mensonges en devenir. Combien de promesses avaient vous vu tenir ? On peut se dire que les serments sont des illusions, qu'on les brisera à un moment où à un autre. Quand on y réfléchit, ils sont faits pour être détruits. Mais on peut aussi se dire que, quand il ne nous reste plus rien, les mots sont tout ce qu'on a. Et, quand on y croit suffisamment, alors ils prennent une signification incroyable. J'ai détourné le regard quelques instants. Peut-être qu'il y a une raison pour laquelle on ne dit pas ces choses là. Peut-être que c'est parce que dès qu'on les prononce, quelque chose de terrible arrive. J'étais prête à prendre le risque.  J'ai relevé lesyeux vers elle.  «I could never leave you, nor could I hate you.  Because, truth be told, you're my sister, you're my family, you're my person, you're all I've got.» C'est la peur au fond. La peur de perdre, la peur de se retrouver seul, la peur de finir comme tous les autres, la peur de se laisser gagner par l'amertume, la peur de crier dans le vide, et de n'avoir aucune réponse. C'est cette peur qui nous pousse à nous attacher aux autres, et à les considérer comme des êtres si précieux qu'on mourrait avec eux si jamais il leur arrivait quelque chose.  « You shouldn't be ashamed of the person you've become, because I'm really proud of her and I wouldn't change her for anything in the world.  » J'ai gardé le silence quelques instants. J'ai contemplé l'arène à mon tour, étonnée par le calme qui y régnait. C'était presque quelque chose de divin. Comme si on nous accordait enfin la paix avant de nous rendre la guerre. Je me suis tournée vers elle. « When we win, because we will, we're going to drink all the vodka your country have. Team public ennemies, right ?   » J'ai avancé mon poing vers elle pour qu'elle le frappe, comme faisaient les jeunes. J'ai jamais très bien compris en quoi consistait cette coutume. Puis je me suis rendue compte que c'était sur cette main que je portais la bague de fiançailles que James m'avait offerte. J'ai baissé la tête, gênée.   « Oh and, there's that.  »


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Message Posté Jeu 21 Nov - 20:52.



« All the stars are burning for you. But none of them is going to last. »

« Well, I wouldn't remember you anyway. Amnesic whore, remember ? Plus I like present you. Present you's my friend. Past you's a stranger. » Une étrangère. C'était la vérité. C'était tout ce que je ne serais jamais plus. C'était cette rage qui se décuplait et qui continuait de représenter la haine. C'était cette rage que je ne parvenais plus à maintenir, celle qui se cachait à l'intérieur de moi. J'étais le monstre et j'étais la victime. Je voulais lui dire ce que j'ai été. Je voulais continuer de lui montrer que j'ai été quelqu'un d'autre. Que j'ai été un monstre sans réellement pouvoir l'être. Je voulais lui dire la vérité, mais on ne peut pas toujours faire le bon choix. On doit mentir et on doit prétendre. On doit montrer que rien ne compte. On doit inventer des histoires comme si elles avaient une réelle valeur. On échappe ce qui est contenu à l'intérieur de nous, et on sent cette rage nous posséder, comme s'il était devenu impossible d'être quoi que ce soit d'autre. J'étais en train de m'envoler au loin comme une âme que l'on a pas su envoyer au ciel. J'étais en train d'errer, tel un fantôme dont on ne peut se débarrasser. Les croix et les prières ne sont plus que des objets sans le moindre sens. On vit en enfer sans même le réaliser. On vit en enfer sans même l'accepter. On devient ce que l'on est destinés à devenir. On prétend, et on ment jusqu'à ce qu'il ne reste que des bribes, des mensonges. Jusqu'à ce qu'il ne reste que des histoires que l'on est incapables de finir. C'est comme si tout se déployait face à nous, comme si tout commençait à avoir un sens, comme si rien n'était pourtant clair. Comme s'il n'y avait qu'un mensonge de plus. Comme si la chaleur nous brûlait. Comme si les étoiles étaient contre nous. Comme si elles se dressaient, telle une armée qui refusait d'abandonner les ordres, et les plans. « You have me, and, unfortunately for you, I'm not going anywhere. » Je voulais lui dire que c'était assez. Que ça serait toujours assez. Je voulais lui dire que j'avais reconstruit une famille et que je n'avais plus besoin d'être en colère. Mais ça resterait pour toujours. Ça ferait parti de moi. Ça serait la réalité, jusqu'à ce qu'on change de mensonge. « I could never leave you, nor could I hate you. Because, truth be told, you're my sister, you're my family, you're my person, you're all I've got. » J'ai souri. Parce qu'elle était cette fille qui continuerait toujours à croire en ma rédemption. Parce qu'elle continuerait à voir ce qui n'était pas réellement là. Ce qui avait disparu depuis trop longtemps. Cette étincelle d'espoir qui n'était qu'une histoire parmi tant d'autres. « You shouldn't be ashamed of the person you've become, because I'm really proud of her and I wouldn't change her for anything in the world. » Elle offrait une vision fausse de ce monde. Parce qu'elle pensait que j'étais le héros de l'histoire. Elle pensait que j'étais la méchante qui s'était transformée en suivant le chemin de la rédemption. Sauf qu'il n'y avait pas de rédemption. Pas de retour en arrière. Plus maintenant. Pas pour moi. Et il n'y en a probablement jamais eu.

« When we win, because we will, we're going to drink all the vodka your country have. Team public ennemies, right ? » J'ai ri, puis j'ai vu sa bague. « Oh and, there's that. » Je voyais tout ce que je n'aurai jamais. Je voyais la colère. Parce que même si j'étais heureuse pour elle, je réalisais que je ne pourrais jamais prendre sa place. Que je serais toujours celle qui attendrait un miracle qui ne pouvait pas venir. Quelque chose qui avait déjà disparu. Un rêve de petite fille qui ne s'était jamais réalisé. « Wow. » C'était la douleur qui restait la plus forte. La peine de ressentir tout ce qu'on ne pourra plus jamais toucher , même du bout des doigts. « He must really love you. » C'était le regret qui a suivi. Et l'acceptation. Le sourire, pour couvrir la façade. « I'm sorry. I'm really happy for you. » Je l'ai prise dans mes bras. Parce qu'elle méritait de gagner. Parce qu'elle méritait d'arriver au bout de l'histoire. Et de gagner. Elle méritait tout ce que je ne pourrais jamais avoir. Et tout ce que je n'aurai jamais pu comprendre. « To be honest, I think I already drank half of the vodka in Russia anyway. And I'm going to drink the other half now. » J'ai regardé autour de moi. « This place used to be always full. Now it's dying, like everything here. » J'évitais son regard. J'imaginais que tout ça n'était qu'un rêve. Une illusion. Parce que c'était tout ce que c'était. Une succession de moments sans logique, qui s'assemblaient. « The stupidest thing is that I'm not even mad at him, you know. I'm mad at myself. Because all this time I believed that this was my chance. » J'étais cette fille forte qui ne pouvait être touchée par rien. Cette fille qui ne souffrait qu'en silence. Cette fille qui mentait et qui racontait tout ce qu'il fallait pour continuer à prétendre. « I feel so stupid being like this over a guy. » J'ai avancé encore un peu plus. « Because I actually never thought he would be able to do something like that to me. » Et je me suis finalement retourné vers elle. Parce que même si elle ne comprenait pas, elle écoutait. Elle était la seule à le faire. « But anyway, life never turns out the way you expect it. »

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I wake up, they said we won. they didn't say what we lost
As the snowflakes cover my fallen brothers, I will say this last goodbye. Many places I have been, many sorrows I have seen, but don't regret, nor will I forget all who took that road with me. Night is now falling, so ends this day, the road is now calling and I must away. To these memories I will hold with your blessing I will go to turn at last to paths that lead home. And, oh, where the road then takes me, I cannot tell. We came all this way, but now comes the day to bid you farewell.
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Message Posté Dim 8 Déc - 18:28.
« it's just a spark but it's enough to keep me going  »
I thought I would be happy by now




« Wow.  He must really love you. » J'ai compris que mon geste était peut-être indélicat quand j'ai vu son visage. J'ai baissé la main, machinalement, et les yeux, en même temps. On dit qu'il faut profiter du moment présent, on crie carpe diem et on prétend qu'on est libre. On ne se rend jamais compte de combien c'est vrai avant d'avoir tout perdu. Donc oui, le bonheur est éphémère. Oui, on peut vous l'arracher à tout moment. Oui, on peut se retrouver au fond du trou en un rien de temps. Et parfois, on n'a pas la force de taper du pied pour remonter. Parfois, c'est plus simple de se laisser couler. Et j'essayais de lui tendre la main, j'essayais vraiment. Mais peut-être qu'elle ne voulait pas être sauvée. Peut-être que c'était pas à moi de le faire.  « I'm sorry. I'm really happy for you. » Elle m'a pris dans ses bras, je l'ai serrée contre moi. Je savais que je devais chérir ces moments où on n'entendait pas les cris d'agonie, ou on ne sentait pas le sang couler, où la mort ne nous servait pas ses effluves. Je savais que chaque seconde comptait, je savais que tout était précieux et que tout était fragile. On ne se rend pas combien on aime la sécurité avant de perdre toutes les sûretés qu'on pouvait avoir. Parfois, je m'en voulais d'être heureuse. Je trouvais ça égoïste, parce que d'autres étaient morts pour que je puisse respirer encore un peu. Mais je me rappelais de la sentence qui pesait sur nous. Je me rappelais combien tout ne tenait plus à rien.  « To be honest, I think I already drank half of the vodka in Russia anyway. And I'm going to drink the other half now. » J'ai souri en me demandant comment on avait fait pour devenir aussi amer. Pour rendre des gamins conscients du danger de mort. J'ai souri en me demandant comment on pouvait être aussi cruel. J'ai essayé d'imaginer un monde où tout irait bien, un futur où on serait tous réunis et où la seule chose dont on aurait peur serait d'arriver en retard au dîner de famille. Puis je me suis rappelée que c'était impossible. Mais même si ça faisait mal de se dire qu'on ne serait jamais le portrait de famille idéal, c'était la seule chose à laquelle je pouvais me raccrocher, la seule chose qui me faisait tenir. « This place used to be always full. Now it's dying, like everything here. » J'essayais de comprendre ce qu'elle pouvait ressentir. J'essayais d'imaginer les gradins pleins à craquer. Les cris d'encouragement. Les applaudissements des supporters. J'essayais d'imaginer un monde vivant, mais tout semblait conquis par la mort. Elle avait réclamé sa couronne, et on lui avait donné un empire. J'aurais fait n'importe quoi pour la voir sourire, vraiment. J'aurais tout donné pour lui accorder une journée de répit. Une journée où elle n'aurait pas à affronter la guerre. J'étais impuissante. Et ça me tuait.  « The stupidest thing is that I'm not even mad at him, you know. I'm mad at myself. Because all this time I believed that this was my chance. » Elle se sentait trahie, et je pouvais la comprendre. Il lui avait fait miroiter des illusions pour tout détruire ensuite. Je le détestais, parce que c'était lui qui avait causé tout ça. Je lui en voulait parce qu'il avait détruit tout ce qu'elle avait essayé de construire. C'était à cause de lui qu'elle se perdait à chaque respiration, parce qu'elle errait sans aucun but, sans une ancre pour la raccrocher à la réalité. Ca me faisait mal de ne pas lui suffire. Ca me faisait mal de voir qu'elle avait besoin de lui alors qu'elle m'avait moi. Mais je savais aussi combien il avait toujours compté pour elle, même si elle n'avait jamais réussi à le dire. « I feel so stupid being like this over a guy. » J'ai souri, parce qu'on en revient toujours au même point. On aime se dire qu'on est fort, on aime se dire qu'on se suffit à soi même, qu'on pourra se débrouiller tout seul. Mais on a toujours besoin des autres. On a toujours besoin de ce roc sur lequel s'appuyer quand tout le reste part en vrille.  « Because I actually never thought he would be able to do something like that to me. » Elle s'est retournée vers moi et j'ai baissé les yeux. J'aurais aimé avoir pu la protéger de tout ça. Mais le mal était fait, et tout ce que je pouvais espérer faire, c'était de réparer ce qui avait été brisé. Ca prendrait du temps et beaucoup de patience. Mais je lui devais bien ça. « But anyway, life never turns out the way you expect it. » On peut prévoir la cruauté des autres. On connaît tous la réalité de la nature humaine. Mais on préfère se laisser aveugler, parce qu'on ne veut pas croire que quelqu'un puisse nous blesser à ce point. On ne veut pas croire qu'il soit possible d'avoir aussi mal. La douleur peut faire ressortir le meilleur ou le pire de nous. Et chez elle, c'était clairement la deuxième solution. Elle avait choisi d'abandonner. Mais moi, je pouvais pas la laisser tomber. Je savais qu'elle aurait fait la même chose pour moi. Je me suis avancée vers elle, en souriant. J'ai enroulé mon bras autour du sien. « How boring would it be if it did ?  » On ne peut pas échapper à la douleur. On peut essayer, on peut courir, on peut se fermer à tout ce qui peut nous blesser, mais on manquerait la meilleure partie. On manquerait tout ce qui peut nous élever, nous rapprocher, nous faire rire, nous rendre heureux. Alors parfois, il faut accepter les mauvaises choses pour pouvoir profiter des bonnes. On a marché, en direction de la sortie.  « I'm going to stab him with a fork, wax his damn eyebrows and kick his ass until he's just a fat dollop head lying on the floor, you know. I really am. » J'avais envie de me dire qu'on était plus fortes que tout ce qui cherchait à nous faire couler. J'avais envie qu'on s'en sorte. J'avais envie qu'on vive, encore longtemps, et qu'on se rappelle de toutes ces fois où on a failli abandonner.  « Wanna come to my room for a sleepover tonight ? We could do some voodoo on Bafoon. I already made a doll. »


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