VULNERA SAMENTO FERME SES PORTES ▲
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Flashing light, oh what a night ϟ Sebastian & Dmitri [PM]
ϟ celui qui lit ce titre est un elfe de maison. Ceci était la touche d'humour de Thor.
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L. Alissa Ravensdale
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Message Posté Lun 25 Nov - 22:55.
Flashing light, oh what a night
Hold me close, we're losing time


informations particulièrement pas importantes
ϟ dénomination courante des participants ▬ Sebastian R. Rhodes & Dmitri B. Kirdan
ϟ  étiologie du statut subjectif ▬  Privé.
ϟ  datation approximative du moment exact ▬ Un samedi à la moitié du mois de mars.
ϟ  cadran lunaire appréciable ▬ Environs vingt-et-une heures.
ϟ  météorologie sorcièrement acceptable ▬  Une pluie fine se déverse sur le village, mais le ciel reste pour autant dégagé, laissant apercevoir une belle lune presque pleine.
ϟ  saison saisissante et palpitante ▬  Saison 3.
ϟ  intrigue globalement intriguante ▬  Prélude saison 3.
ϟ chatiment divin exigible ▬  Non merci. Wink 
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L. Alissa Ravensdale
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Message Posté Jeu 28 Nov - 23:57.
Tu étends un bras devant toi, perdu dans tes pensées qui se bousculent dans ton esprit. Comme toujours. Mais c'est la nuit, et tu restes extérieurement des plus calmes, assis, là, à même le sol au milieu de cette mare de petits cailloux que tu attrapes par poignées à rythmes irréguliers avant de les lancer un à un. Parfois, il te vient le désir d'en jeter plusieurs à la fois, un de chaque main, afin de voir celui qui atterrirait le premier. Tu ris, voyant que le bras droit bats toujours le gauche à ce petit jeu là. Tu inspecte une de ces minuscules pierres avec attention. Tu trouves d'une beauté suprêmes ces formes, ces couleurs que cet objet pourtant si simple peut offrir. Puis, tu en détache les yeux avant de te relancer dans cette passionnante activité. Plic, plac. Les cailloux tombent sur le sol, lentement. Le sable, lui aussi, s'écoule dans cet immense sablier qu'est ta vie. Des cloches sonnent. Il est tard. C'est le moment de bouger.

Tu soulèves ton corps en posant tes mains sur le sol humide. Tu regardes une dernière fois les instruments de ton jeu avec une pensée de honte qui te traverse l'esprit. C'est débile, oui. C'est inutile, oui. Ça n'a rien d'amusant, ça se discute, mais c'est à peu près vrai en comparaison avec d'autres de tes jeux. Pourtant, c'est ton occupation à toi, à toi quand tu veux être seul. Lorsque tu ne cours pas les rues ou la foire, tu préfère décortiquer la pelure de quelques brindilles ou t'exercer au lancer de cailloux. Et même si tu ne l’admettrais jamais sous les yeux de quiconque, c'est une activité qui te plaît. Ta nourrice trouve toujours que tu mets de la terre partout avec tes doigts sales, mais elle ne te reproche pas cet étrange jeu. Elle est heureuse de savoir que tu t'es trouvé une activité calme... Enfin, peut-être appréciera-t-elle moins d'apprendre que tu as fugué ? Tu souris à cette idée. Elle est trop sur ton dos. Si elle se contentait de faire comme toi en ces nuits humides, elle attendrait, bouche close. Elle n'a pas à faire toute une affaire d'une simple disparition qui se limite à quelques heures, tout au plus. Tu reviens toujours sur tes pas, et ce sont toujours les mêmes réprimandes ponctuées de pleurs qui t'accueillent. Elle devrait s'habituer. La nuit, Dmitri est de sortie.

Mais cette nuit est différente. Toutes les nuits sont différentes. Chacune d’entre elles est un signe de renouveau, de recommencement. Chaque apparition de la lune est pour toi le moment de vivre de nouvelles expériences, de ressentir de nouvelles sensations. Et pour cela, tu n'as toujours qu'une idée, toujours qu'un seul moyen ; courir. Courir pour se fuir soi-même, pour perdre tout sens des réalités, des responsabilités. Courir pour se rendre ivre de cette adrénaline qui te parcourt le corps. Courir pour se sentir vivre, le vent fouettant tes joues rosies par la chaleur. Courir pour se sentir à bout, dépasser ses limites, dégager toute cette énergie débordante canalisée en quelques jours. Courir. Encore et encore. Il n'y a que ça de vrai à tes yeux.

Tu te diriges jusqu'au village, toujours pris dans ta course folle. Par instants, tu es bien obligé de t'arrêter, mais tu finis toujours par reprendre ta route. Inlassablement. Comme si tu savais l'endroit où tu devais te rendre, l'endroit où tu devais t'arrêter. Pourtant, tu n'es pas devin, tu ne pratiques pas la divination -c'est à peine si tu sais concrètement ce dont il s'agit. Tu ne carbure qu'aux sentiments. Lorsque ton être entier te crie « stop ! », c'est qu'il faut s'arrêter. Il n'y a d'autre leçon que celle-ci. Tu agis selon tes propres règles, tes propres envies. La nuit, c'est toi, toi seul qui choisis. Toi, face au monde, toi, face aux autres. Tu détiens un pouvoir qu'ils n'auront jamais ; celui de te contrôler. Tu es donc plus fort qu'eux. Tu cours donc jusqu'au quartier est. Tu n'es normalement pas autorisé à t'y rendre, et c'est justement ce qui te pousse à tant fréquenter ce quartier lors de tes escapades nocturnes. Braver des interdits est grisant, si attirant. On ne veut pas ce que tout le monde veut avoir. L'homme désire ce dont on le prive.

Soudain, tu t'arrêtes.

Une façade. Un lieu illuminé par des dizaines de flashs de lumière. Tu te tiens là, fasciné. Tu as déjà vu cet endroit. Tu l'as déjà vu des dizaines de fois. Mais cette nuit est différente, toute les nuits sont différentes. Cette bâtisse est différente. Ces gens qui y entrent et en ressortent sont différents. Tu es différents. Tu décides d'approcher à pas lents, puis, essaye  de voir ce qui se passe à l'intérieur par la grande porte laissée ouverte. Tu te tiens dans l'ombre, observant tel un chat,  en silence, la scène qui se déroule à l'intérieur.
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Sebastian R. Rhodes
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Message Posté Mer 11 Déc - 20:57.



« There's nothing I can see, darkness becomes me. But I'm already there, I'm already there. »

On se pose toujours des millions de questions, sans savoir comment y répondre. On pense à tout le temps que l'on ne possédera jamais. À toutes les minutes qui nous échappe sans qu'on ne puisse jamais les retrouver. Il y a toujours une simple chose, un simple cauchemar qui finit par se réaliser, et on finit par comprendre qu'il suffit d'un seul échec pour rendre le calcul incertain. On comprend qu'il est impossible de vivre sans s'attacher à quelque chose ou quelqu'un, comme si le monde était destiné à nous montrer à quel point il est dur de se battre dans les conditions les plus ridicules. Il n'était pas un héros, ni un guerrier. Il était un beau parleur. Il faisait partie de ceux qui parlaient parce qu'il ne restait plus rien d'autre à faire. Parce qu'ils savaient utiliser leur voix pour apaiser les idiots et pour donner les idées les plus époustouflantes. Il n'avait pas peur de qui que ce soit et il n'avait jamais su réellement craindre la mort. Il n'avait jamais eu peur parce qu'il avait appris que la peur était ce qui nous détruisait. Il avait appris que quoi qu'il arrive, on ne peut pas faire de bon ou de mauvais choix. On ne peut pas oublier ce qui s'apprête à se passer à cause d'une simple variante. Il était protégé par ses idées et défendu par ses propres paroles. Il ne savait pas comment se retrouver dans un monde qui changeait bien trop vite, et avec un espoir qui grandissait peut-être un peu trop rapidement. Alors il se retrouvait au bar, en espérant trouver quelque chose ou quelqu'un qui puisse lui montrer le chemin pour s'évader. Il vivait sans réellement comprendre la force de sa logique, ni la force de ses convictions, parce qu'il était mené par le feu de la vengeance. Il ne faisait jamais partie de ceux qui se taisaient en attendant parce qu'il avait compris à quel point c'était destructeur de se retrouver dans cette position. Il revoyait son frère disparaître en l'espace de quelques secondes, sans qu'il ne puisse rien faire. Parce qu'à l'époque, il était aussi le lâche. Celui qui servait ses propres intérêts. Et d'une certaine façon, ça n'avait jamais changé. Il n'avait pas peur d'être seul. Il avait appris que la solitude était le seul moyen de se protéger réellement contre tout ce qui nous pousse vers le bas. Il avait appris que lorsque l'on aime, tout est bien trop fort. Tout est bien trop faible. Il avait appris que les miracles n'étaient que des idées. Il avait appris que le cœur n'était pas l'organe de la raison. Mais celui qu'il fallait manipuler afin de le transformer en pierre. Et il avait réussi.

Et parfois pour oublier qu'il n'était qu'un soldat parmi tant d'autres, même s'il était le meilleur de tous ceux qui se trouvaient là, il allait boire. Il voyait dans l'alcool une échappatoire face à un destin que personne ne peut maîtriser. On fait des choix et on prend des décisions comme si elles n'importaient pas, parce qu'au final, c'est la seule manière de vivre sans mourir un peu plus chaque jour. C'était la seule manière pour voir les choses de la meilleure façon possible. Parce que quand il voyait le visage des soldats s'éteindre, il pensait à tout ce qu'il aurait pu faire pour changer ça. Et quelques secondes plus tard, il se rappelait qu'il ne pouvait pas prendre de risque. Sa survie resterait toujours capitale. Toujours trop importante comparée à tout le reste. Il est sorti du bar pour respirer un peu, s'évader de la foule humaine, et au bout de quelques instants, il a vu un enfant d'à peine une dizaine d'années se tenir debout face au bar. Il n'avait jamais spécialement aimé les enfants. Il n'avait jamais voulu les comprendre, parce qu'il trouvait que c'était une simple perte de temps ; il préférait les oublier parce qu'il savait aussi qu'ils faisaient parfois parti des victimes. Celles dont personne ne parlait. Celles que l'on préférait oublier parce que la vérité était trop honteuse à connaître. Il s'est approché lentement, pour finalement se placer devant lui, en croisant les bras. « Qu'est-ce que tu fais ici, gamin ? » Sa voix n'était pas spécialement chaleureuse, mais il avait essayé de paraître un peu moins froid qu'à son ordinaire pour ne pas l'effrayer. Il essayait de comprendre ce qu'il pouvait bien faire ici, surtout à cette heure-là de la nuit. Il l'a regardé, de haut en bas, pour essayer d'appréhender toute futur réaction, pour essayer de savoir si quelque chose avait pu le pousser à fuir dans la nuit gelée de Russie. Il s'est accroupi pour se mettre à sa taille. « T'as pas des parents ou un truc du genre pour t'empêcher de sortir en pleine nuit dans un endroit pareil ? »

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Message Posté Lun 30 Déc - 12:09.



Ton souffle dégage dans l'air froid une vapeur brumeuse d'un blanc grisâtre. Tu frottes ton bras droit à l'aide de ton membre gauche, persuadé que tu pourras te réchauffer un peu. C'est inutile. Tu te ravises rapidement lorsque tu le comprends. On ne peut pas combattre les froides nuits de Russie. Tu connais bien ces vents d'une fraîcheur glaciale qui soufflent parfois à une vitesse folle, provoquant des tempêtes. Au fond, le vent est comme toi. Il s'agite pour redevenir silencieux et calme quelques heures plus tard. Son humeur est changeante, lui aussi. Aujourd'hui, il n'est pas très fort, mais tu le sens qui siffle près de tes oreilles. Tu l'entends. Il est calme, ce soir. Il doit être heureux.

Un homme avance vers toi. Il a les yeux rivés sur ton petit corps grelottant. Tu tentes un instant de l'ignorer, repensant à tout ce que l'on t'a dit plus jeune : « Ne parle pas aux inconnus », « Si on t'apostrophe dans la rue, passe sans rien dire ». Cependant, la tentation est trop forte. Tu croises son regard. Il a l'air en colère... Il a l'air triste. Rien chez lui ne vient caractériser la joie. Il te toise toujours, impassible. Et du fais de même. Tu regrettes d'être tellement plus petit, car sa carrure imposante te donne une impression d'infériorité. Non, tu n'as que faire des impressions. Toi, tu rivalises avec cet homme, quelle que soit sa taille. Tu le regardes, toi aussi. Il n'est pas si fort, lui qui n'a rien fait à part jeter un long coup d’œil dans ta direction. Il ne te fait pas peur, tu tentes de t'en persuader.

« Qu'est-ce que tu fais ici, gamin ? »

Il a adopté un ton qui te paraît méprisant. Tu ne le comprends pas. Jamais, au grand jamais, tu n'as vu cet homme. Et pourtant, tu as l'impression qu'il te déteste. Comme si une force négative émanait de lui pour se diriger droit vers toi. Il a l'air d'en vouloir au monde entier. Mais le monde ne fait de mal à personne. Ce ne sont que certains individus qui le composent qui sont capable de créer la douleur et la peur. Il ne le sait peut-être pas. Peut-être pense-t-il que tu es quelqu’un de mauvais. Peut-être est-il simplement mauvais lui-même. En tous les cas, tu n'as le temps de poser aucune question, car il reprend déjà, prenant une voix un peu plus douce, mais toujours quelque peu brusque :

« T'as pas des parents ou un truc du genre pour t'empêcher de sortir en pleine nuit dans un endroit pareil ? »

C'est une question embarrassante. Tu ne sais pas comment réagir. Dois-tu prendre sur-le-champ la poudre d'escampette ? C'est ce que tu fais d'habitude, lorsque des villageois remarquent ta présence dans les rues la nuit tombée. Tu n'as cependant pas envie de faire comme d'habitude. Ce soir, tu veux changer du quotidien. Ce soir, tu veux connaître quelque chose de différent. Quelque chose qui te fasse vibrer d'une autre manière qu'en courant des heures dans les broussailles avoisinantes. Tu veux comprendre pourquoi cet homme est dans cet état, tu veux rester avec lui. Tu veux gagner cette liberté dont tu rêves depuis toujours. Celle que tu es persuadé de mériter, du haut de ta dizaine d'années. Tu veux faire comme tu le désires, pour une fois. Alors tu réponds franchement à ton vis-à-vis qui ne t'a, pendant le temps de ta réflexion, pas quitté des yeux :

« Ils sont pas à la maison. Ils travaillent. Je rentrerai quand j'aurai envie de rentrer. Pas tout de suite. »

Tu as essayé, en répondant, de te donner une voix plus grave que la normale. Ainsi, tu espères donner l'impression d'être plus âgé. Ce n'est pas vraiment réussi, mais tu n'y as rien perdu. Enfin... Tu pries pour qu'il ne te trouve pas ridicule, auquel cas il pourrait bien décider de te ramener immédiatement chez toi, ce qui serait loin de te plaire. Tu finis par lâcher la question qui te brûle les lèvres depuis quelques minutes, déjà. Tu sais bien qu'elle risque de ne pas lui plaire mais ta curiosité est trop forte :

« Dis, tu es en colère ? C'est parce que je suis dehors la nuit ? Mais je fais tout le temps ça ! »

Tu remarques le ton presque suppliant que tu as employé à la fin de ta réplique. Tu rougis intérieurement. Oui, tu es complètement ridicule. Tu aimerais un instant pouvoir corriger la manière dont tu t'es exprimé, mais c'est impossible, tu le sais bien. Tant pis.
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Message Posté Ven 24 Jan - 22:27.

Climb, is all we know.


Il n'avait pas la carrure d'un héros, en réalité. Il n'avait pas la carrure d'un gagnant. Il n'était pas celui qui s'en sortait avec l'or et les multiples trophées. Il était celui qui se cachait derrière une étoffe trop sombre. Il était celui qui modifiait les règles du jeu jusqu'à ce que tout soit en sa faveur. Il était celui qui se cachait dans les pires endroit en prétendant changer le monde, alors qu'il ne faisait que le détruire. Il n'a pas su faire les bonnes promesses. Il n'a jamais su être un héros, il n'était que l'autre. Celui qui sacrifiait les soldats pour se protéger d'une guerre dont il n'avait jamais voulu. Il se battait par colère, par vengeance, plus que par conviction. Il se battait pour oublier que tout était de sa faute, pour empêcher la culpabilité de le ronger, comme une maladie dont on ne peut se débarrasser. Il voyait la pire des situations, il connaissait les plus cruels des dénouements, et à chaque fois, il savait qu'il ne pourrait pas modifier la donne. Il devait juste accepter d'avoir mal. Il devait juste accepter de ne jamais être assez, quoi qu'il arrive. Il devait accepter d'être un monstre, caché parmi les ombres. Un démon aux multiples visages, qui prétendait être mauvais pour les bonnes raisons. Sauf que personne ne pouvait le comprendre. Personne ne pouvait le savoir. On devait toujours attendre, on devait toujours regarder les plus cruelles des solutions pour trouver un miracle, pour croire en lui. Il n'avait pas prévu de changer. Il n'avait pas prévu de devenir ce qu'il était aujourd'hui. Il avait juste prévu d'être un monstre parmi les âmes torturées du paradis. Il était en enfer, et pourtant certains rêvaient de le sauver de sa perdition. Certains rêvaient de voir comment est-ce qu'il pourrait se relever. Et lui, il continuait à être persuadé qu'il ne pourrait jamais l'être. Il continuait à changer le monde uniquement dans ses rêves, parce que c'était le seul endroit qu'il pouvait encore contrôler. « Ils sont pas à la maison. Ils travaillent. Je rentrerai quand j'aurai envie de rentrer. Pas tout de suite. » Il le regardait avec curiosité, sans comprendre où toute cette innocence a pu partir. Lui aussi, il a été comme lui. Il a rêvé d'aventures et de rêves que personne ne pouvait comprendre. Lui aussi il avait eu l'envie de partir à l'aventure, sans jamais réussir. « Dis, tu es en colère ? C'est parce que je suis dehors la nuit ? Mais je fais tout le temps ça ! »

Il a laissé un rire s'échapper de sa bouche. « Non, je suis pas en colère. Crois-moi, si je l'étais, tu aurais déjà commencé à courir, petit. » Il regardait autour. Parce que tout ce qu'il restait, c'était la désolation. Les millions de choses que personne ne devrait voir, surtout pas un enfant. Sauf qu'il n'était pas vraiment du genre à protéger les innocents. Il n'était pas du genre à jouer les héros et prendre la bonne décision. Tout ce qu'il faisait, c'est continuer à faire les plus mauvais choix. Continuer à être la mauvaise personne, parce que c'était la seule chose qu'il était capable d'être, la seule personne qu'il puisse comprendre et maîtriser. Il était un fantôme parmi les vivants, un tueur parmi les anges. Un démon enfermé au paradis. Condamné à vivre parmi ceux qui le détruisaient. Il n'était rien de plus qu'un mensonge, rien de plus qu'un miracle dissimulé entre les joies et les peurs. Il se fichait du monde entier, et c'était comme ça que ça marchait. Comme si on avait tous le temps, alors que nous n'étions tous que des visages inconnus, des promesses que personne ne pouvaient maîtriser, ni comprendre. Il n'avait jamais su perdre. Il continuait à gagner, peu importe le coût, peu importe tout ce qui pouvait se trouver sur son passage lorsqu'il était à nouveau à terre. Alors qu'il regardait tout ce qu'il n'avait pas, sans comprendre pourquoi est-ce que rien ne s'arrangeait jamais. Sans savoir pourquoi est-ce qu'il n'était pas celui que l'on attendait, et celui qui vivait dans les eaux troubles du mensonge. Il s'est assis sur le banc juste à côté, en gardant un œil sur le gamin. « Pourquoi est-ce que t'es ici ? C'est pas vraiment l'endroit le plus divertissant du pays, si tu veux mon avis. Il y a des lieux beaucoup plus intéressants que ça. »

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