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Hamlet & Rosaleen † «l'avenir est ce qu'il y a de pire dans le présent»
ϟ celui qui lit ce titre est un elfe de maison. Ceci était la touche d'humour de Thor.
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Rosaleen G. McCardle
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: hamlet woodcroft, son nom dit déjà tout.
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Message Posté Sam 28 Déc - 17:37.
l'avenir est ce qu'il y a de pire dans le présent
car on vit toujours dans le passé


informations particulièrement pas importantes
ϟ dénomination courante des participants ▬ Woodcroft, Hamlet & McCardle, Rosaleen.
ϟ étiologie du statut subjectif ▬ Privé.
ϟ datation approximative du moment exact ▬ Nous sommes à la mi-mars.
ϟ cadran lunaire appréciable ▬ La soirée vient de débuter, mais le soleil est couché depuis longtemps dans cette partie du monde où rares sont les heures où il réchauffe nos cœurs.
ϟ météorologie sorcièrement acceptable ▬ Au dehors, il a cessé de neiger, mais elle tient toujours. Il doit faire approximativement - 15°.
ϟ saison saisissante et palpitante ▬ Saison 3.
ϟ intrigue globalement intriguante ▬ Première intrigue de la saison.
ϟ chatiment divin exigible ▬ Non merci.

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Message Posté Sam 28 Déc - 18:02.
L’amour est chose bien étrange. Un jour, vous êtes célibataire, vous vivez votre vie et l’amour vous tombe dessus sans crier gare, sans détour, sans subtilité. Il est là, un matin lorsque vous vous réveillez, et vous ne pouvez plus vous en défaire. Car l’amour est traître : il vous donne l’impression que vous êtes exceptionnel, que vous êtes l’unique personne dont l’autre a besoin. Mais ce ne sont que des illusions, car toutes vos certitudes finissent par s’effondrer, tomber sur le plancher dans un fracas assourdissant tandis que vos rêves et vos espoirs se brisent comme du cristal. Vous vous réveillez d’une longue nuit de sommeil, et vous repensez aux rêves que vous avez faits durant cette longue nuit. Vous ne vous reconnaissez pas, car l’amour change les hommes. Alors à ce moment-là, vous décidez de qui vous voulez être, de ce que vous voulez devenir. La personne que vous êtes à présent, la personne que vous avez été, la personne que vous serez. Ces trois-là sont souvent incompatibles. Tandis que vous songez à l’avenir, vous oubliez de vivre le présent. Vous tournez en rond, vous marchez sans voir devant vous, sans vous rendre compte que votre vie, dont vous attendez tellement, est en train de se dérouler sans vous. Et là encore, vous vous réveillez, comme d’un cauchemar. Vous ouvrez les yeux et vous vous dites « Où suis-je ? » Car vous étiez tellement tourné vers le futur que vous ne vous rendez plus compte de rien. Strictement de rien.

L’amour est chose bien étrange. Elle change les hommes, certes, mais est-ce si mal que cela ? Tant que l’amour est là, tout est possible. Tout est envisageable aussi longtemps que vous aimerez. Comment savoir si cela durera toujours ? Vous ne le savez pas, et probablement ne le saurez-vous jamais, car vous ne vivez plus dans l’avenir. Une fois qu’on s’est rendu compte que le présent s’écoule trop vite, vous décidez de le vivre, pour une fois. Vous décidez qu’il est plus que temps de façonner votre avenir par les choses que vous faites maintenant. Il sera toujours bon de penser au futur lorsqu’il sera là.

Mais parfois, ça devient trop dur de laisser faire les choses. Parfois, vous voulez juste modifier ce qu’il se passe car vous savez comment ça va se passer si vous laissez faire. Si l’être que vous aimez prend des risques inutiles, vous savez qu’il lui arrivera malheur, et la seule chose que vous voulez faire c’est l’en protéger. L’empêcher de faire des bêtises pour qu’il reste. C’est égoïste l’amour, tellement individuel. On dit que l’amour c’est partager ? Je ne crois pas. C’est juste une lutte pour la survie de l’autre. Pas pour lui, mais pour nous. Car que serait-on sans lui ? Il est impensable de le voir se battre sans broncher. De le voir revenir couvert d’ecchymoses sans tiquer. Même si on sait que l’on fait la même chose, et que lui ne dit rien. Est-ce parce qu’il ne nous aime pas autant qu’on l’aime ? Est-ce parce qu’il ne serait pas triste s’il nous arrivait quelque chose ? Les choses sont tellement compliquées, lorsque l’on parle d’amour…

J’en étais arrivée à là dans mes réflexions lorsqu’il poussa la porte. Je ne l’avais pas appelé, ni ne lui avais donné rendez-vous. J’étais assise sur un banc de bois, le dos appuyé contre le mur et les jambes repliées contre ma poitrine. Ma tête, posée sur mes genoux, était penchée vers la table. Lorsque la clochette tinta, mon premier réflexe fut de lever les yeux. C’est là que je le vis, digne et fort, comme toujours. Me cherchait-il ? Je ne savais pas depuis combien de temps j’étais là, assise seule devant mon verre d’hydromel dont je sirotais l’arôme de temps en temps. Je ne devais pas boire beaucoup à chaque gorgée, car il était toujours à moitié plein. Ne pas le regarder dans les yeux était un bon prétexte pour boire une longue rasade de vin. Il me brûla la gorge au passage, achevant de me sortir de ma torpeur. Je laissai retomber mes jambes sur le sol, douloureuses d’être restées si longtemps dans la même désagréable position. Attrapant une nouvelle fois mon verre, je daignai enfin le regarder. Il s’était assis face à moi, arborant une expression qui ne disait rien de ses intentions. Était-il furieux de m’avoir cherchée dans tout le village ? S’était-il inquiété ? Ou était-il entré ici par hasard et n’était pas heureux de m’y croiser ? Je n’arrivais pas à sonder ses prunelles claires, mais je savais que les miennes étaient aisément déchiffrables. Je devais sans doute avoir une mine coupable, comme si j’avais fait une grosse bêtise. C’était certes ce que je m’apprêtais à faire…

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Hamlet Woodcroft
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Message Posté Mer 1 Jan - 23:29.


Que faisons-nous de notre existence ?  La plupart des gens ne font pas grand-chose, ils survivent juste, au travers d’un brouillard gris et informe. Cela ne veut pas dire qu’ils sont tristes, qu’ils n’ont pas de raison de vivre. Ils passent juste à côté de la plupart des possibilités offertes par l’existence, de la plupart des expériences excitantes qui nous font nous sentir pleinement vivants. Par manque de conviction, ou par manque d’opportunité. Il est en effet extrêmement rare de se retrouver pris au milieu d’une révolution ou d’une dictature et de décider de monter sur les barricades. Et quand on s’y trouve embarqués malgré nous, alors que faisons-nous de cette opportunité ? Décidons-nous de rester en retrait, en sécurité, en laissant d’autres plus compétents ou motivés prendre en main les événements, ou participons-nous avec eux ? Bien entendu, cela dépend en grande partie de notre caractère, ou des circonstances dans lesquelles nous nous trouvons. Un homme jeune et en pleine santé, sans attaches, aura plus de raison de se jeter dans la mêlée qu’un autre, plus vieux et père de famille non ? D’autant plus si le premier est lui-même dans le cœur de cible des tortionnaires. Hamlet était précisément ce premier homme, et maintenant qu’il était là, et qu’on lui donnait une possibilité de se rendre utile, il n’allait pas rester assis sur ses talons en attendant que le conflit se résolve sans lui.

Ce qui ne voulait pas dire qu’il était particulièrement optimiste ni enthousiaste à l’idée de se battre. Qui est heureux de se battre ? Un psychopathe ou un sadique, probablement. Mais il voulait faire quelque chose de son existence, se rendre utile, et améliorer les choses. Utopiste peut-être, mais il faut bien avoir un idéal sinon que faisons-nous là, honnêtement ? Et puis, que faire s’il ne se battait pas ? Retourner à Poudlard ou Londres, pour être jetés automatiquement dans la fosse des mal-aimés de la République ? Ou se tourner vers le monde moldu et rentrer chez sa mère à Oxford ? Ca faisait longtemps que le monde moldu n’était plus une éventualité dans son esprit, pas même une solution de replis. Il était un sorcier, aucun doute là-dessus. Non, franchement, il avait beau prendre la question par tous les bouts, il était condamné à rester ici et se battre. On manquait constamment de bras pour lutter contre la République après tout, il s’en rendait bien compte tous les jours en entrainant les plus jeunes. Il leur manquait du monde, et surtout des gens vraiment compétents. Hamlet avait parfaitement conscience qu’il n’était pas lui-même un soldat. Un an et demi de défense des nations ne vous transforme pas en combattant expérimenté. Il le savait, et c’est pour ça qu’ils auraient d’autant plus besoin des forces et talents du plus de monde possible, si faibles soient-ils, les siens y compris. Il doutait oui, car tout le monde doute face aux tumultes de l’existence et face aux choix qui peuvent changer le cours de l’histoire. Mais il pensait sincèrement, après un âpre débat interne, faire le bon choix.

Les rues du village du bois étaient plutôt animées quand il y entra, ce qui offrit un contraste saisissant avec la solitude des bois qui les séparaient de l’institut. Il prit une inspiration avant de s’y engager, se préparant aux passants pressés, ou non, et aux commerçants surveillant le pas de leur porte, les sourcils froncés. Ces gens ne l’appréciaient pas forcément. Ce n’était pas personnel, c’était les combats qui inquiétaient les gens. Et ils avaient raison en un sens, mais ça ne voulait pas dire qu’il voulait être interpelé pour un débat philosophique maintenant. Il rentra donc les épaules en essayant de se faire petit, ce qui vu sa taille et sa masse était une tentative assez risible et vouée  l’échec. Il décida d’aller directement au tigre vert pour se mêler aux gens et écouter l’ambiance générale et les opinions circulant. Prendre l’air du temps, renifler l’air du temps. Il s’interrompit toutefois sur le pas de la porte du bar quand, en scannant la salle, il aperçut une figure plus que connue à travers la foule. Rosaleen. Il sourit, car il était un idiot amoureux qui, en tant que tel, était toujours heureux de voir l’objet de son affection et ne pouvait se douter du conflit intérieur que celle-ci vivait et qui allait, fort probablement, lui tomber dessus. Insouciant crétin, il nageait à présent à travers la foule pour atteindre Rosaleen et s’assoir en face d’elle.

Hey ! Salut ! Qu’est-ce que tu fais dans le coin ?

Il lui sourit et, s’il vit bien l’expression de son visage, il n’en dit mot, lui laissant le choix de lui en parler ou non selon son intention.

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Rosaleen G. McCardle
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Message Posté Dim 5 Jan - 14:15.