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I would have stayed up with you all night ◬ January [PM]
ϟ celui qui lit ce titre est un elfe de maison. Ceci était la touche d'humour de Thor.
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Boromir K. Andropov
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Message Posté Dim 12 Jan - 17:01.
I WOULD HAVE STAYED UP WITH YOU ALL NIGHT
pas de citation donc je meuble hihi


informations particulièrement pas importantes
ϟ dénomination courante des participants ▬ January & Boromir
ϟ étiologie du statut subjectif ▬ Privé.
ϟ datation approximative du moment exact ▬ Fin du mois de mars.
ϟ cadran lunaire appréciable ▬ At night. 21 heures environs.
ϟ météorologie sorcièrement acceptable ▬ Il fait froid, cey la russie biatches  niark Et puis il neige un peu, mais juste un peu parce que voilà hihi .
ϟ saison saisissante et palpitante ▬ Saison 3.
ϟ intrigue globalement intriguante ▬ Prélude saison 3.
ϟ chatiment divin exigible ▬ Non  Wink 
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Boromir K. Andropov
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Message Posté Mer 22 Jan - 17:35.
La neige ne lui avait jamais semblé si froide. Jamais, il n'avait trouvé le froid si mordant. Jamais le vent ne lui avait paru souffler si fort. Jamais. Lorsqu'il tendait un bras pour frôler le duvet blanc qui commençait à s'installer tout autour de lui, c'était comme si cette poudre claire lui était étrangère. Le peu de lumière qui miroitait à sa surface la rendait d'autant plus intimidante, si bien que le jeune homme retira vivement ses doigts. Il ne les y risquerait plus. Soulevant les yeux droit devant, Boromir inspecta l'horizon. Un paysage vague, aux traits indécis. Un brouillard épais semblait sur le point de s'installer. Le médicomage ne reconnaissait plus rien de sa russie native. Comme si les années qui avaient filé loin d'elle avaient laissé s'échapper les souvenirs qui s'y rapportaient. Pourtant, le jeune homme savait que cela était faux. Rien ici n'avait vraiment changé. Lui seul avait changé.

Boromir avait peur. Toute sa vie, il avait fui. Toute sa vie, il s'était appliqué à éviter les situations qui auraient pu l'emporter dans le danger. Il n'avait pas peur des difficultés, simplement de l'inconnu. Et aujourd'hui il se trouvait là où jamais il n'aurait du aller. Là où son avenir devenait plus qu'incertain, où sa vie n'était tenue qu'à un fil. De sa propre volonté, il avait fait un déplacement qui pourrait autant amener sa mort que le soulagement de son existence toute entière. En cet instant, peu importe qu'il survive, peu importe qu'il meurt. Il aurait pris les bonnes décisions, pour une fois. Il oublierait cette part de lui qui semblait depuis si longtemps avoir péri sous les coups de sa conscience qui, en chaque seconde, lui rappelait qu'il se trompait. Car il se trompait. C'était presque certain. Non. C'était certain. Il se trompait et aujourd'hui, il allait au combat. La peur au ventre, fusil pointé, il se présentait au front.

Lorsqu'il entendait son pas résonner dans la neige molle, Boromir sursautait toujours. Il devait faire un bien piètre combattant, comme il se disait. Mais il n'avait pas besoin de se mentir, il savait que c'était l'entière vérité. On ne devient pas résistant en quelques heures. Du moins, il fallait l’espérer. Fermant les yeux, le jeune homme inspira, puis expira. Une fois. Une autre. Lorsqu'il les rouvrit, l'interne en médicomagie à l'hôpital Ste Mangouste regarda la vapeur d'eau qui s'échappait lentement. Il y a quelque chose de fascinant dans le moindre détail lorsque l'on veut échapper à quelque chose qui va suivre. On est prêt à se raccrocher à la moindre once d'intérêt que l'on porte au reste du monde. Dans son cas, Boromir ne se sentait pas la force de se lancer dans le combat, il ne se voyait pas participer à la révolte. Ce sentiment s'insinuait lentement en lui, comme un poison qui s'installerait peu à peu dans son corps jusqu'à en arriver à le détruire. Il sentait son corps qui s'alourdissait, ses membres qui s'engourdissaient. Il sentait les larmes qui lui montaient, des gémissements qui lui venaient. Alors il fixait la fumée qui s'évaporait, qui disparaissait. Il la regardait encore et encore comme pour ralentir le temps. Car plus rien ne l'empêcherait de la trouver, maintenant. Il lui avait demandé de venir. Et il en venait même à le regretter.

Il discernait déjà au loin apparaître une mince silhouette. La sienne. Elle arrivait. Boromir ne savait pas vraiment si elle était en train de courir, ou si elle se contentait de marcher à pas lents comme il avait pu lui-même le faire. Il se posait encore une question idiote. Une question idiote qui lui permettait d'ignorer les véritables interrogations. Celles auxquelles il n'avait jamais trouvé de réponses. January. Dans quelques instants, elle serait tout près de lui. Il se souvenait bien de la dernière fois où il l'avait vue. Elle était déjà un ennemi public, et elle était en train de provoquer un énième coup d'état. C'était la première fois que cela se déroulait sous ses yeux. A l'époque, il s'était demandé pourquoi. Peut-être cet événement, si on oubliait la récente attaque de Durmstrang par le ministère, était-il le déclenchement de l'engrenage qui l'avait amené ici. Peut-être tout était en fait lié à elle. Peut-être avait-il en fait toujours su qu'il la reverrait, et que ce jour là, il la comprendrait enfin.

Il espérait la comprendre.

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