VULNERA SAMENTO FERME SES PORTES ▲
Merci à tous pour avoir pris part à cette formidable aventure.

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Bass&Amelia △ all I want
ϟ celui qui lit ce titre est un elfe de maison. Ceci était la touche d'humour de Thor.
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Sebastian R. Rhodes
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Message Posté Sam 7 Juin - 18:39.
you took my soul
and whiped it clean


informations particulièrement pas importantes
ϟ dénomination courante des participants ▬ Amélia & Bass
ϟ étiologie du statut subjectif ▬ privé, flashback
ϟ datation approximative du moment exact ▬ début du mois de mai
ϟ cadran lunaire appréciable ▬ vers 7 heures du matin.
ϟ météorologie sorcièrement acceptable ▬ début du mois de mai
ϟ saison saisissante et palpitante ▬ saison 3
ϟ intrigue globalement intriguante ▬ prélude
ϟ chatiment divin exigible ▬ nein

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all around my brain ✻ Baby you have a choice, cause you burn my ears with your magic voice. We'll be the broken lovers with the poison cup. And we'll draw in breaths like we don't have air. Oh god, look at me, don't you ever care... Baby you're cruel to me, but you see I love it when you make me plead. I want a scar that looks just like you, 'till then I gotta learn to be a wiser fool.
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Message Posté Sam 7 Juin - 19:04.

Now I've got you in my space,
I won't let go of you.


Il se réveille, lentement, comme d'un rêve. Comme si les cauchemars se terminaient sans qu'il ne puisse s'empêcher de les ressentir. Il regardait tout autour de lui, il regardait ce qui se passait comme si le monde était prêt à lui offrir une nouvelle chance. Il doutait de tout. Il doutait de ce qu'il avait pu être. Il avait voulu tout détruire, comme depuis toujours. Détruire c'était tellement plus simple que de faire le contraire. Il était devenu un monstre comme si ça pouvait l'aider à s'en sortir. Il était devenu un monstre parce que le monde entier avait choisi de le faire tomber. Il n'avait plus eu le choix, il avait dû continuer à se battre, à se défendre comme s'il ne pouvait être rien d'autre à part cet homme, celui qu'on avait construit. Il avait continué à se battre comme s'il n'était qu'un monstre. Il avait continué à se battre parce qu'il avait peur d'être celui qu'il était. Il avait peur d'aimer à nouveau, et ça l'avait détruit. Il avait décidé de devenir un monstre pour les autres, comme si ça pouvait le soulager, comme si ça pouvait l'aider à ne plus avoir mal. Mais au fond, la douleur était toujours là, dormante. Elle était là, et elle le torturait, elle lui rappelait un peu plus chaque jour qu'il ne pourrait pas éternellement avoir ça, il ne pourrait pas éternellement être heureux. Il le savait, au fond, mais il l'ignorait. Parce qu'il retrouvait ce qu'il avait perdu. Parce que le temps avait passé, et que les miracles semblaient être trop rare. Parce que le temps passait, et parce qu'ils n'étaient pas sûrs d'être heureux pour toujours. Il voyait toujours le mauvais côté de l'histoire parce qu'il préférait vivre sans avoir de trop gros espoirs. Il s'était battu comme si c'était la seule chose qu'il pouvait faire. Il s'était battu comme si au fond, il ne lui restait rien. Il espérait que le monde puisse l'entendre. Il espérait que le temps puisse tout changer, mais la vie l'avait écrasé elle aussi, et elle se retrouvait sans rien. Sans la moindre possibilité de s'en sortir. Elle était détruite, et les jours avaient passé comme si rien ne pourrait la sauver. Et lui, il voulait désespérément être cette personne pour elle. Il voulait la sauver, même s'il prétendait depuis toujours. Il voulait la sauver même s'il n'a jamais su être le héros pour elle. Même s'il n'a pas été capable de sauver ce qui comptait le plus au monde pour elle. Il se rappelait de ses hurlements, et de la douleur. Il se rappelait des larmes et de la souffrance. Et ça lui rappelait ce qu'il avait ressenti. Mais ce qu'il pu dire tout haut.

Il a vu qu'elle commençait à ouvrir ses yeux, à s'étirer. Il a souri. Un vrai sourire, pas ceux qu'il faisait pour cacher qu'au fond, il était devenu le pire des connards. « Hello, love. » Il l'a regardé, puis il se rappelait de tout ce qu'il ne serait jamais pour elle. Les gens comme lui n'ont pas le droit de s'en sortir. Les gens comme lui continuent à tomber. Ils se détruisent eux-mêmes et ils abandonnent toutes les batailles. Les gens comme lui finissent par avoir mal, quoi qu'il arrive. Les gens comme lui sont détruits par l'adversité. Ils ont tellement mal qu'ils finissent par torturer les autres, parce que c'est le seul moyen de continuer à tenir. Il avait appris la leçon des millions de fois, et pourtant il continuait à faire la même erreur. Il avait appris la leçon en devenant quelqu'un d'autre. Il avait appris la leçon en perdant tout ce qu'il avait de plus cher, et en devenant le lâche qui ne savait pas faire les bons choix. Il se haïssait parfois pour ce qu'il était devenu. Il se haïssait pour ce qu'il n'était pas et pour ce qu'il ne serait jamais. Il avait appris à abandonner les batailles qu'il ne pourrait pas gagner, mais avec elle il continuait à se battre, sans raisons. Ou plutôt parce qu'il avait une raison qu'il refusait de s'avouer. Il avait peur de la perdre. Et quoi qu'il arrive, quoi qu'il fasse, c'était ça, qui devenait la réalité. C'était ça, qui ne pouvait pas surpasser ses propres mensonges. Il s'était battu contre elle comme s'il se battait contre lui-même. Il s'était battu contre elle parce qu'elle était tout ce qu'il n'aurait jamais mérité d'avoir, et pourtant, ça fonctionnait quand même. « Apart from the fact that you're snorting very loudly, I found no reason to prevent you to get your breakfeast in bed. » Il a pris le plateau qu'il avait laissé sur le bord du lit quand il était parti le préparer quelques minutes plus tôt, et il l'a déposé sur ses jambes. Cela faisait plusieurs semaines que ça s'était passé, et il savait que le temps ne guérissait pas les blessures, au contraire. Le temps permettait de se créer un masque pour dissimuler la douleur que l'on doit contenir. Il l'a regardé un instant. En se demandant si c'était ce qu'elle faisait aussi. « You're okay ? »

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Message Posté Sam 7 Juin - 22:18.



I move slow and steady



« Hello, love. »

A chaque fois qu'elle s'endormait, elle avait peur de ne pas le revoir le lendemain. Alors, lorsqu'elle le vit, lui et son sourire, Amelia sourit à son tour avant de fermer les yeux. Ces temps-ci, elle dormait assez peu. Bien souvent, elle se réveillait, en sursaut, au milieu de la nuit, hantée par les cris de sa fille, comme si la culpabilité l'empêchait de fermer les yeux trop longtemps. Elle était hantée par les remords. Torturée par les souvenirs. Happée par la douleur. Bien entendu, elle était passée maître dans l'art de le cacher. Elle attendait qu'il s'en aille pour craquer. Elle passait ses journées à fixer le vide, à attendre une réponse, à espérer le pardon. Mais il n'y avait aucune rédemption pour les gens comme elle. Ils apprenaient à vivre avec le poids de leurs crimes. Ils devenaient sans morale parce que c'était plus facile que d'avoir une conscience. Ils fuyaient tout ce que les autres affrontaient pour se cacher derrière des masques jusqu'à ce qu'ils ne semblent trop faux ou qu'ils ne deviennent trop usés. Mais cette nuit, elle ne l'avait pas terminée sur son canapé ou sur le porche, à regarder le jour qui se lève. Elle s'était endormie dans ses bras, elle s'était réveillée face à lui. Elle s'étira et croisa son reflet dans le miroir. Elle se redressa et détacha ses cheveux qu'elle avait tressés la veille. Ils tombèrent en cascade sur son dos.


« Apart from the fact that you're snoring very loudly, I found no reason to prevent you to get your breakfeast in bed. »

Elle se tourna vers lui avec une mine offensée puis elle vit le plateau qu'il avait déposé devant elle. Elle fit tout pour retenir son sourire, mais finalement, le sourire gagna la bataille et vint illuminer son visage. On pouvait dire tout ce qu'on voulait sur Amelia. Elle mentait. Elle trichait. Elle fuyait. Elle manipulait. Elle calculait. Elle enviait. Mais lorsqu'un homme faisait quelque chose pour elle, elle devenait comme les autres femmes, incapable de mentir une seconde de plus. Lui, il était à la fois sa puissance et sa faille. Il était à la fois son courage et sa peur. Elle ne savait pas encore exactement comment se comporter avec lui, parce qu'elle savait qu'il était comme elle et qu'il dissimulait tout derrière un masque trop froid. Parfois, elle le trouvait honnête. Parfois, elle capturait un bout de vérité dans son attitude, son regard. Elle s'y accrochait comme on s'accroche à un trésor. Le ciel était tombé sur eux, ils avaient dû composer avec la douleur. Ils avaient appris à survivre. Maintenant, il fallait apprendre à vivre, et c'était bien plus compliqué.

« You're okay ? »

Elle acquiesça en portant le verre de jus d'orange à ses lèvres. Elle en but quelques gorgées avant de s'arrêter. Elle sentait son regard sur elle. Elle savait qu'il s'inquiétait, derrière son silence. Il avait tenu ses promesses. Il l'avait laissée tranquille. Il ne lui avait posé aucune question et il l'avait laissée venir à lui à chaque fois qu'elle avait eu besoin de parler ou de s'effondrer. Elle savait qu'elle était injuste, qu'elle prenait tout et qu'elle ne lui donnait rien. Mais elle était égoïste. Elle était encerclée par la peur de se retrouver seule. Elle essayait encore de comprendre comment on était censé vivre après avoir perdu son enfant.

« Thirsty. »

Elle but encore un peu avant de reposer le verre avec délicatesse. Amelia Preston était une femme gracieuse dans le mensonge. Elle maniait les apparences comme personne. Elle était consciente de ses atouts. Elle était exceptionnellement belle et ça avait tendance à  en aveugler certains. Mais lui, il jouait au même jeu qu'elle. Il connaissait ses tours par cœur. Il ne se laissait avoir ni par ses regards, ni par ses attitudes. Il voyait clair dans chacun de ses gestes. Peut-être qu'elle lui devait un peu d'honnêteté. Elle se dit qu'elle lui en donnerait plus tard, quand elle serait capable de l'admettre. En attendant, elle préférait construire des illusions. Elle préférait batir des citadelles, tout un royaume de poussière et de cristal qui se brisait un peu plus chaque jour. Elle faisait mine de ne pas remarquer les fêlures. Elle se disait qu'en tentant d'oublier ce qui s'était passé, elle oublierait la douleur qui allait avec.

« First, I know for a fact that I do not snore.  »

Elle savait ce qui était en train de se passer. Ils étaient en train de construire quelque chose. Ils essayaient de ne pas se mentir, mais ils avaient toujours trouvé la vérité trop dure à avaler. Ils savaient mieux que personne combien chaque seconde était précieuse. Et peut-être qu'elle lui épargnait sa douleur parce qu'elle voulait qu'il soit heureux. Elle voulait qu'il se réveille avec un sourire. Elle voulait qu'il ait quelqu'un vers qui il voudrait rentrer le soir. Elle voulait lui donner une raison de croire qu'il pouvait retrouver ce sentiment qu'il avait perdu il y a bien longtemps. Elle voulait qu'il ait une maison, un foyer, une famille. Quelqu'un avec qui il ne se sentait pas complètement seul. C'était ce qu'elle voulait être pour lui. C'était pour ça qu'elle pleurait quand il n'était pas là et qu'elle souriait quand il rentrait. C'était pour ça qu'elle le serrait contre elle dès qu'elle le pouvait. Pour qu'il sache qu'elle était là. Et pour s'assurer qu'il ne la laisserait pas. Elle but quelques gorgées de thé avant de reposer la tasse, un air faussement dégouté sur le visage.

«  Second, I like sugar with my tea.  »

Elle se tourna vers lui. Sa main échoua sur sa joue qu'elle caressait. Elle pourrait s'y habituer, à cette vie là. A cette vie où ils avaient une chance de s'en sortir. Elle avait appris à ne faire confiance à personne, et peut-être qu'elle avait raison. Mais quand on en venait à lui, elle ne répondait plus de rien. Ses principes et ses règles n'avaient plus aucun sens.

«  Smiling, making me breafast in bed, you must really like me.  »
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Message Posté Sam 7 Juin - 22:56.

Lights will guide you home
And ignite your bones
And I will try to fix you.


On se demande souvent ce qu'est le bonheur. Comment est-ce qu'on peut le trouver et soudain ne plus jamais le perdre. On se demande comment est-ce qu'on peut s'en sortir sans aucune égratinure, sans souffrir. On se demande comment est-ce qu'on peut y échapper, à ce désespoir ambiant, comment est-ce qu'on peut arrêter d'avoir peur alors que tous les autres se détruisent à petit feu. Il n'a jamais su comment échapper au monde. Il aurait voulu échapper à tous ceux qui lui disait qu'il n'irait pas mieux. Il aurait voulu ignorer son instinct qui lui criait que quelque chose n'allait pas. Et il lui faisait. Il le faisait continuellement. Il se rappelait de toutes ces fois où il parlait de s'en sortir, de toutes ces fois où il aidait son frère, et où il continuait à le sauver de lui-même. Il se rappelle l'avoir insulté, lui avoir dit qu'il n'était pas assez bien. Lui avoir rappelé qu'il n'était rien de plus qu'un raté. Quelqu'un qui ne saurait jamais s'en sortir. Au fond, il aurait voulu être pardonné, pardonné parce que lui il vivait, et d'autres continuaient à mourir. La douleur continuait à être de plus en plus réelle. Les fantômes se multipliaient, et il se rappelait à chaque fois tous les visages qu'il ne verrait plus jamais. Il aurait voulu savoir pourquoi il n'avait pas pu se sacrifier à sa place. Il aurait voulu savoir pourquoi est-ce qu'il avait décidé d'accepter son sort. Mais il ne le saurait jamais, parce que lui, il ne se sacrifiait pas. Lui, il sacrifiait les autres. Lui, il arrêtait de se battre pour lui. Il se battait pour une autre cause. Il se battait pour son frère qu'il n'a jamais pu aider. Il se demandait parfois ce qu'il dirait, en le voyant loin de son confort, en le voyant se battre comme il aurait peut-être toujours dû le faire. Il se demandait comment il réagirait, s'il pouvait le voir. Mais il ne pouvait pas. Il était mort, enterré, sous la terre, et il n'y avait plus rien à faire, plus rien à changer. Le temps avait fait son œuvre. Le temps avait tout détruit. Le temps avait écrasé les souvenirs comme s'ils n'avaient pas le droit d'exister. Les fantômes continuaient pourtant à le hanter, même s'ils n'avaient aucun visage.

« First, I know for a fact that I do not snore. » Il continuait à sourire quand il la voyait. Il continuait de sourire quand il imaginait tous ce qu'ils pourraient être. Il recommençait à espérer dans le doute. Tout en sachant qu'elle n'était pas elle-même. Qu'elle mentait. Qu'elle s'inventait des sourires et des rires, comme si elle répétait un rôle. Et il détestait ça, parce qu'il savait ce qu'on peut ressentir quand on perd tout ce qu'on avait. Il sait ce qu'on ressent quand on a la place du lâche. Quand on a la place de celui qui ne peut pas s'en sortir. « Second, I like sugar with my tea. » Il avait appris à la regarder, et à reconnaître tous ces tours. Il avait appris à savoir quand elle choisissait d'être Amelia, et plus Kate. Et ça le tuait véritablement, parce qu'elle était insaisissable. Parce qu'elle était comme de la fumée. Il pouvait la voir sans jamais s'en emparer. Elle était déjà partie, elle était déjà trop loin, et il ne pourrait jamais savoir ce que ça signifiait. Sa main à elle s'était posée sur sa joue. « Smiling, making me breafast in bed, you must really like me. » Il la regarde, et il arque un sourcil. « First, believe me, you do. » Il regarde le thé, puis lui montre une fausse mou désolée. « Second, well... Too bad ? » Il sourit à nouveau. Il pense à tout ce qu'il ne serait jamais, il pense à tous les mensonges qu'ils inventent pour pouvoir se sauver de la douleur et de la peine. Il pense à tous les miracles qui ne pourront jamais se réaliser, parce qu'au fond, il ne reste plus rien à part des souvenirs, à part des histoires sans aucune saveur. « Third, yeah, that, perhaps I do. » Il la regarde encore un temps, et il réalise. Il réalise que le temps a tout détruit. Il comprend qu'elle n'ira jamais mieux. Il comprend qu'elle deviendra peut-être un jour comme lui. Un jour, elle ressemblera peut-être au monstre qu'il s'est laissé devenir. Et il refuse de voir ça, parce qu'il sait à quel point il a pu se haïr pour être cette personne. Pour être celui qui ne se sacrifiait pas, mais celui qui regardait les autres le faire, sans se soucier des conséquences. Il se fichait de voir la fin. Il voulait juste qu'ils s'en sortent. Il voulait juste qu'elle redevienne ce qu'elle a pu être, même si c'était impossible. « That's also perhaps why I think that you don't have to hide the fact that you're not okay, I get it. »

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Message Posté Dim 8 Juin - 1:31.



Only I know you get lonely at night



« First, believe me, you do. »

Elle lève les yeux au ciel. La caresse sur sa joue se transforme en légère claque. Elle se reconcentre sur son petit-déjeuner. Elle agit comme si elle ne sentait pas le vide qui avait pris sa place. Elle agit comme si elle n'avait rien à cacher. Elle a toujours su maîtriser les apparences. Elle a toujours su cacher sa douleur derrière un visage impassible. La peur derrière un sourire. Elle joue avec la lumière pour mieux se cacher dans l'obscurité. Le problème, c'est qu'avec lui, ça devient naturel.  Avec lui, les mensonges se transforment en vérité. Il suffit qu'il soit là pour qu'elle oublie la douleur. Parfois, il suffit simplement qu'il la regarde pour qu'elle se sente mieux. C'est quelque chose de rare, et elle sait combien c'est précieux, la vérité. Elle a peur que tout s'écroule, mais ça non plus, elle ne le montre pas. Parce qu'elle préfère agir comme si l'univers avait une dette envers elle. Comme si elle avait acquis ce qu'elle avait gagné et que personne ne pourrait le lui prendre à présent qu'elle avait perdu tout le reste.

« Second, well... Too bad ? »

Un éclat de rire lui échappe. Elle mange les toasts qu'il lui a préparé en se demandant si tout cela est bien réel. Ils sont probablement les seuls à avoir pu trouver la paix pendant la guerre. Parfois, elle se dit que c'est ça le problème. Ils trouvent le bonheur dans l'adversité. Ils trouvent la paix dans l'apocalypse. Que se passera-t-il lorsque le monde autour d'eux trouvera la paix ? Est-ce qu'on entend dans leur voix, déjà, le compte à rebours de la fin ? Elle baisse les yeux.  

« Third, yeah, that, perhaps I do.  »

Encore une fois, elle ne peut réprimer un sourire. Elle lui lance un de ces regards dont elle a le secret. Ceux que personne ne peut saisir, parce qu'elle en dissimule tout le sens. Elle avait toujours vécu dans la peau de quelqu'un d'autre, parce qu'elle avait toujours appris combien l'homme était cruel. Elle savait mieux que personne qu'il ne vivait que pour écraser les autres. On l'avait écrasée trop de fois pour qu'elle prenne le risque à nouveau. Mais peut-être que cette fois-ci, c'était la bonne. Peut-être qu'elle avait plus à gagner qu'à perdre.

« That's also perhaps why I think that you don't have to hide the fact that you're not okay, I get it.  »

Le silence. Son souffle se bloque dans sa cage thoracique. Le monde arrête de tourner. Elle n'y avait pas pensé depuis qu'elle s'était réveillée. Son cœur cogne contre sa poitrine. Son sang se propulse contre ses tempes. Des bourdonnements dans ses oreilles. Des larmes aux yeux. Le bruit de la tasse qu'on pose sur un plateau. Un visage recomposé dans un sourire trop faux. Elle tourne la tête vers lui.

« No, you don't.  »

Il ne comprenait pas. Il ne pouvait pas comprendre, de toute façon. Elle n'avait pas envie qu'il comprenne. Elle voulait oublier. Elle voulait passer à autre chose. Elle ne voulait pas en parler. Elle ne voulait pas lui dire qu'elle avait honte. Elle ne voulait pas lui dire qu'elle crevait sous les remords. Il n'avait pas besoin de savoir. Elle n'avait pas besoin de prononcer. Elle préférait largement faire comme si tout allait pour le mieux. Parce que parfois, c'était suffisant. Parfois, même, c'était vrai. Elle baissa les yeux.

« You don't have a kid. You don't know what it feels like. »

Il avait perdu son frère, mais ce n'était pas la même chose. Ce n'était pas la même douleur. Ce qu'elle ressentait, ce n'était pas simplement un vide. C'était comme si elle avait assisté à sa propre mort. C'était comme si on lui avait pris une partie d'elle même qu'elle ne pourrait jamais retrouver. Elle devrait vivre sans, elle le savait, et elle essayait. C'était dur, mais elle essayait. Elle releva les yeux.

« And I don't want you to know. »

Elle ne voulait pas qu'il sache. Elle ne voulait pas qu'il ressente sa douleur. Il avait déjà la sienne, et elle était lourde à porter. Elle ne voulait pas qu'il souffre à cause d'elle. Elle voulait qu'il continue de lui sourire. Elle voulait qu'il continue de lui montrer qu'il était possible d'être heureux malgré toutes les ombres qui les pourchassaient. Elle poussa un soupir.

« Look, I don't know how you do it, but you're making me feel better.»

Amelia n'était pas le genre de femmes qui disait ce genre de choses. Elle n'était pas le genre de femmes qui exposait à la vue de tous les sentiments qui pouvaient la gouverner. Elle n'était pas le genre de femmes qui disait la vérité. Mais pour lui, elle le devenait. Elle lui lança un sourire encourageant.

«I didn't wake up last night. I just slept, all the way through. And fine, maybe I snored, who cares. But that's progress. I hadn't slept like that in weeks. »  

Elle baissa les yeux, parce qu'elle avait trop peur de la vérité pour ne pas s'en cacher. Elle n'était confiante et assurée que lorsqu'elle mentait. Le reste du temps, elle était trop brisée pour espérer quoi que ce soit. Alors elle prenait des risques, elle jetait les dés, et elle attendait de voir lequel de ses espoirs tomberait en premier.

« All I'm saying is that I'm ok. I may not be good or perfect, but I'm ok. Ans that's a start, right ? » »
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Message Posté Dim 8 Juin - 14:16.

And I'm a goddamn coward,
but then again so are you
And the lion's roar, the lion's roar
Has me evading and hollering for you.


« No, you don't. You don't have a kid. You don't know what it feels like. And I don't want you to know. » C'était vrai. Il n'a jamais eu de famille. Il a attendu, et il est devenu quelqu'un d'autre. Il a attendu et il est resté désespérément seul. Il n'avait pas su comment s'en sortir lorsqu'il n'était plus seul. Il a toujours été celui qui ne pouvait pas s'en sortir, il a toujours été celui qui n'avait pas appris à être autre chose qu'un soldat. Il se vengeait un peu plus chaque jour, comme si ça pouvait soulager les mœurs, comme si ça pouvait changer tout ce qui s'était déjà passé. Il avait vécu seul et il avait appris à se défendre contre tout ce qu'il n'avait pas. Il était toujours là, même si ça ne comptait pas. Même si ça n'avait aucune valeur. La guerre entraîne des soldats qui ne semblent pas prêts pour la mort. Lui, il l'était. Mais aujourd'hui, il changeait. Il se transformait, et il faisait partie de ceux qui avait une raison de s'en sortir. Il voulait changer le monde. Il voulait venger son frère, et il voulait venger ce qui lui était arrivé à elle. Il voulait la sauver des mensonges et des promesses. Il voulait la sauver de la peur et de la terreur, mais il ignorait à quel point c'était ridicule. Elle n'a jamais été la victime, elle a toujours été celle qui contrôlait le jeu, et lui, il a été celui qui se croyait assez intelligent pour être plus fort qu'elle. Mais il ne l'était pas. Il l'était seulement en apparence. Il avait cru aux promesses, il avait cru à tout ce qu'elle lui avait montré, comme un idiot. Il avait cru à chaque baiser, à chaque sourire. Il avait cru à un jeu qui n'était qu'une simple histoire inventée.

« Look, I don't know how you do it, but you're making me feel better. » Il l'a regardé, sans comprendre. Parce qu'il n'était pas cette personne. Il n'était pas celui qui la sauvait. Il n'était pas celui qui la protégeait. Il était celui qui avait commencé à la détruire. Et peut-être que c'était ça, leur destin. Se détruire l'un l'autre jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien que des souvenirs, que des histoires. Se détruire jusqu'à ce que le monde devienne un cauchemar. Jusqu'à ce qu'il ne soit plus rien à part une histoire, un visage inconnu. « I didn't wake up last night. I just slept, all the way through. And fine, maybe I snored, who cares. But that's progress. I hadn't slept like that in weeks. » Il voulait se dire que ça serait assez, mais ça ne le serait peut-être jamais. Peut-être qu'elle continuerait à se réveiller en sanglots. Peut-être qu'elle continuerait à attendre qu'il disparaisse pour craquer. Il ne savait pas comment être celui qui la sauvait. Il ne savait pas comment être quelqu'un d'autre à part celui qui cherchait à se venger de ses propres erreurs et de sa propre lâcheté. « All I'm saying is that I'm ok. I may not be good or perfect, but I'm ok. And that's a start, right ? »

Il a embrassé son front. Il l'a regardé comme s'ils pouvaient gagner de cette manière. Comme s'ils étaient ceux qui avaient finalement tellement brûlés qu'ils méritaient de s'en sortir, qu'ils méritaient de devenir d'autres personnes, celles qui finissaient par être sauvées dans l'adversité. Il n'a jamais cru aux miracles. Il n'a jamais cru que les gens puissent changer. Il n'a jamais cru que les gens puissent devenir d'autres personnes. Il n'a jamais cru en l'honneur, il savait qu'il y avait toujours des erreurs. Il savait qu'au fond, les choses dont on est le plus sûr finissent par être détruites. Il savait que les certitudes n'existent pas. Les certitudes ne sont que des histoires, elles ne sont pas là pour être réelles, elles sont là pour nous rassurer. Elles sont là pour nous écraser, pour nous torturer. Elles sont là pour nous rappeler que rien n'est éternel, et que dans touts les cas, il n'existe pas de moyens de s'en sortir. « I'm glad then. » Il regarde et il ne voit pas le mensonge dans ses pupilles. Il la voit et il voit sa nouvelle chance, il la regarde, et il observe tout ce qu'il ne peut pas avoir. Il observe tout ce qui est déjà perdu. « I'll be there for you, you know. I'm not gonna leave now. We're going to be okay. » Il la rassure avec ses propres peurs. Il la rassure avec ses propres mensonges. « People are going to make research, in order to know who were the people who caught you back there. They'll be found. »

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Message Posté Lun 9 Juin - 0:26.



It's a constant game



Il l'embrasse sur le front et elle sourit. Elle se dit qu'ils sont un bon compromis entre le mensonge et la vérité. Entre les illusions et la réalité. Peut-être que leur vie serait plus simple s'ils n'avaient pas tous ces secrets qu'ils connaissaient sans oser se les dire. Mais ce n'était pas comme ça qu'ils fonctionnaient. Amelia le savait très bien. Ils n'étaient pas le genre de couple qui se disait tout. Ils avaient besoin d'une certaine urgence, ils avaient besoin d'un risque. Ils avaient besoin de se sentir à la fin du monde pour oser s'avouer ce qu'ils étaient. Ils jouaient à un jeu qu'ils ne contrôlaient déjà plus. Ou peut-être était-elle la seule à jouer cette fois-ci. Elle avait encore trop à cacher et trop à dire. Elle était encore trop coupable pour espérer autre chose.

« I'm glad then. »

Elle sent la rose qu'il a déposé sur le plateau. Elle se demande où il a bien pu en trouver une à cette époque là de l'année. Puis elle arrête de se poser des questions. Elle respire son parfum. Elle joue avec. Elle essaye de comprendre ce qu'ils sont en train de faire. Ils se rapprochent un peu trop de la vérité, et ça lui fait peur, comme tout ce qui est vrai, tout ce à propos de quoi elle ne peut pas mentir. Parce que ça veut dire qu'elle ne peut pas se protéger. Ca veut dire qu'elle souffrira,à un moment ou à un autre. C'est là qu'elle commence à réfléchir à une sortie de secours. Un plan B. C'est son mode opératoire, ou quelque chose comme ça. Elle a toujours un coup d'avance, même lorsqu'elle est seule à jouer.  

« I'll be there for you, you know. I'm not gonna leave now. We're going to be okay. »

Elle baisse les yeux. Elle sourit. Elle aimerait le croire, mais il existe un tas de promesses brisées qu'il lui a déjà faites. Elle aimerait lui répondre qu'elle sera là, aussi, qu'elle ne partira pas, mais il savent tous les deux que c'est faux. Ils savent tous les deux qu'elle profitera de la première occasion pour s'enfuir. Elle aimerait être plus courageuse. Elle aimerait avoir la force de rester. Elle aimerait avoir le choix. Elle aimerait pouvoir l'aimer comme il le faisait. Elle avait besoin de lui. Petit à petit, il était devenu indispensable. Elle tenait un peu trop à lui, et ça la terrorisait.

 « People are going to make research, in order to know who were the people who caught you back there. They'll be found. »

Le monde s'arrête de tourner. Elle conserve un visage impassible, illuminé par un sourire, mais son cœur cogne un peu trop vite contre sa poitrine. Elle pourrait lui dire la vérité, mais elle est trop égoïste. Elle préfère conserver encore un peu ce qu'ils essayent de construire. Elle sait qu'ils ont fondé leur royaume sur de la poussière. Elle sait qu'un coup de vent effacera tout. Mais, pour l'instant, elle a besoin de lui, alors elle se tait. Elle pose la rose sur le plateau, délicatement.

« That's a very good news. »

Elle pose son plateau sur sa table de chevet. Elle a perdu l'appétit. Elle sait exactement ce qu'il faut qu'elle dise. Elle sait exactement quel mensonge elle doit inventer. Elle sait exactement comment entretenir l'illusion. Elle l'a fait des milliers de fois auparavant. Elle prend garde à fermer son esprit. Elle ne veut pas qu'il sache. Elle ne veut pas qu'il voit. Elle se tourne vers lui. Elle le regarde droit dans les yeux.

« But I have you now. And I trust you.  »

Elle relève les draps et sort du lit. Elle s'étire et ouvre les rideaux. Elle s'échappe. Elle ouvre la fenêtre.   Elle regrette la vue qu'elle avait à Londres. D'ici, on ne voit que des champs et des montagnes. Elle croise son regard plusieurs fois dans le miroir. Elle se sent coupable mais elle ne montre rien. Elle se sent coupable et dégueulasse. Elle se dit qu'elle ne le mérite pas. Elle déteste ce qu'elle est parfois. Elle déteste son égoïsme et sa peur. Elle finit par se retourner.

« Sebastian ?  »

Elle enfile un pull, un peu trop grand pour elle. Elle a froid.

« Could you stop staring at me like a psycho, please ?  »
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Sebastian R. Rhodes
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Message Posté Lun 9 Juin - 1:11.

You're not my home.
I'm on a fire escape,
Where you said to wait,
And I did, yes I did.


Il y avait toutes les minutes qu'on continue à gaspiller. Il y a la lumière qui nous brûle, il y a les visages qui ne se ressemblent jamais. Il y a les miracles et les promesses, et il y a aussi les choses qu'on pensait avoir, mais qui ne nous appartiennent pas. Il y a toutes ces histoires qu'on a continué à se raconter comme si ça pouvait sauver la mise. Depuis le départ, il a douté. Depuis le départ, il a été le meilleur soldat pour qu'on ait toujours besoin de lui. Il se rendait indispensable pour ne jamais avoir à partir. Pour pouvoir faire ce pour quoi il était venu : se venger. Quoi qu'il fasse, quoi qu'il dise, c'était ce qui compterait toujours le plus. C'était ce qui arriverait toujours en premier dans sa liste, et c'était presque cruel de lui mentir de cette manière. Inventer une vie qui ne pourrait pas exister au sein d'une guerre qui faisait rage. Mais ce n'était qu'un faible mensonge, un simple détail qu'il pourrait enfin oublier si la guerre se terminait. C'était ce qu'il pouvait attendre, aujourd'hui. Que la guerre se termine, et que les visages redeviennent souriants. Que la guerre se termine, et qu'il puisse redevenir ce qu'il a toujours été : un lâche. Il ne savait pas comment changer sa nature, et avec le temps, il avait fini par se convaincre qu'il ne le pourrait jamais. Il ne pouvait pas être ce qu'elle attendait, et au fond, il avait peut-être trop peur de se l'avouer. C'était pour ça qu'il continuait à prétendre. Il ne pouvait pas être cette personne pour elle. Il ne pouvait pas être un héros, même s'il essayait désespérément de l'être. Il pensait que c'était pur. Mais ils n'étaient rien de plus que ce qu'ils ont toujours été : des menteurs. Des acteurs prêts à manipuler pour vivre une vie qu'ils auraient voulu avoir. Ils étaient passé maître dans l'art de la manipulation, si bien qu'ils finissaient par croire aux mensonges de l'autre. C'était le plus cruel à réaliser, à son avis. C'est pour ça qu'il prétendait de ne rien savoir. Il prétendait être quelqu'un d'autre, il prétendait être un monstre, il prétendait être une autre personne.

« That's a very good news. » Quand il y repensera plus tard, il s'en voudra. Parce qu'il aurait dû voir, les faux sourires. Parce qu'il aurait dû savoir que tout ne pouvait pas se terminer aussi facilement pour eux. Il aurait dû savoir depuis le départ qu'ils étaient voués à se détruire. Mais c'était presque trop ridicule d'imaginer autre chose, à ce moment-là. Il voyait tout ce qu'il voulait voir. Elle avait gagné, et il perdait un peu plus à chaque seconde. Elle avait gagné, et il n'était qu'un simple pantin dans les jeux qu'elle avait concocté. Ils semblaient pourtant heureux. Ils semblaient réellement l'être, pendant quelques instants. Il avait fini par s'en persuader. Il avait fini par réaliser qu'il ne voulait pas être un monstre. Il était simplement décidé à en devenir un. C'était devenu difficile de respirer, c'était devenu difficile d'être réellement un tueur. C'était devenu difficile d'accepter ce qu'il était. Alors il devenait quelqu'un d'autre. Il devenait cette façade qu'il avait construit. « But I have you now. And I trust you. » Il la regardait, et il cherchait l'erreur. Il cherchait ce qui n'allait pas, comme s'il savait que quelque chose devait forcément mal se terminer pour eux. Peut-être qu'il l'a toujours su, qu'elle ne pourrait jamais être cette personne pour lui. Peut-être qu'il passerait même sa vie entière à se mentir en restant à ses côtés.

« Sebastian ? Could you stop staring at me like a psycho, please ? » Il sourit, et il lève un sourcil. « A psycho ? Please, my pride is deeply wounded. » Il se lève à son tour, et il avance, jusqu'à se mettre devant elle. Il garde un sourire aux lèvres, comme s'il ne demandait même pas pour la vérité. Comme s'il ne voulait même pas apprendre à quel point les mensonges étaient profondément enfoui en elle. Il l'avait toujours su, qu'elle le trahirait un jour. Il refusait juste continuellement de se l'admettre. La vérité était trop crue à avaler. La vérité, c'était comme un cadavre qui se cachait dans un placard, comme un mensonge qui avait déjà l'air trop faux. La vérité, c'était tout ce qu'il ne voulait pas entendre, et pourtant, il posait quand même la question, au cas où. « Kate, you're not, hiding something from me, are you ? »

_________________
Our love was made
for movie screens
all around my brain ✻ Baby you have a choice, cause you burn my ears with your magic voice. We'll be the broken lovers with the poison cup. And we'll draw in breaths like we don't have air. Oh god, look at me, don't you ever care... Baby you're cruel to me, but you see I love it when you make me plead. I want a scar that looks just like you, 'till then I gotta learn to be a wiser fool.
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Message Posté Lun 9 Juin - 21:48.



stolen paradise.



« A psycho ? Please, my pride is deeply wounded. »

Elle sourit. Elle le regarde se lever. Elle comprend que c'est ça qu'elle veut. Pas la sécurité. Pas l'assurance de savoir que ça existe. Mais la légèreté avec laquelle il lui sourit. La façon dont il l'a regarde. Le bonheur que ça lui procure. L'impression de lui appartenir. L'impression d'avoir quelqu'un sur qui s'appuyer lorsque tout le reste s'en va. Elle a conscience de la fragilité de ce moment. Alors elle l'observe comme on observe un objet précieux, un objet de collection. Elle le regarde comme on regarde un trésor. Ils ne sont pas parfaits et ils n'ont pas l'intention de le devenir un jour. Ils sont conscients de leurs défauts. Ils sont les seuls à pouvoir vivre avec.

« Kate, you're not, hiding something from me, are you ? »

Il est là, juste en face d'elle. Elle peut sentir son inquiétude. Elle la balaye. Elle sait exactement ce qu'il faut qu'elle fasse. Ca la tue, mais elle le fait quand même. Parce qu'elle sait que la vérité est du genre à tout briser. Elle ne peut pas lui dire qu'elle l'a trahi. Elle ne peut pas briser ce qu'ils ont. C'est égoïste et elle est faible. Elle choisit toujours la solution de facilité, même si c'est celle qui la brisera le plus. Juste comme ça, elle revêt son masque. Juste comme ça, elle redevient la menteuse et la tricheuse qu'elle a toujours été. Elle ne pense pas aux conséquences, parce qu'elle ne peut pas se douter qu'elle se trahira elle-même. Elle a l'impression de contrôler la situation. Elle a l'impression que rien ne peut lui échapper. Elle conserve le même sourire, celui qu'elle sait qu'il aime. La même lueur dans le regard. Elle ne flanche pas un seul instant.

« Oh, darling, please. »

Elle pose ses mains sur sa nuque, qu'elle caresse. Elle rapproche son visage du sien. Elle joue à un jeu dangereux, et elle le sait. Mais quelque part, elle aime ça. Quelque part, elle aime cette illusion de pouvoir qui n'est qu'éphémère. Elle sait qu'à un moment ou à un autre, ça se retournera contre elle. Mais à ce moment là, elle est trop détruite et trop perdue pour y penser. Jamais elle ne pourrait penser qu'elle est sa propre faiblesse. Sa propre apocalypse. Elle pense qu'elle ne fera pas les mêmes erreurs. Elle pense qu'elle peut oublier et aller de l'avant. Elle se noie dans des illusions toutes plus confortables que la vérité qu'elle rejette. Juste comme ça, elle fuit.

«  I'm a woman. I'm always hiding something from you. »

Elle sourit. Elle s'éloigne. Elle fait danser les illusions autour de lui. Elle sait qu'elle ne devrait pas, mais il y a quelque chose chez elle qui la fait revenir au point de départ à chaque fois qu'elle croit atteindre la ligne d'arrivée. L'histoire se répète, et à chaque fois qu'elle croit y échapper, elle y est enfouie trop profondément pour repérer le mode opératoire.  Elle fait le lit, rapidement et ramasse leurs vêtements éparpillés sur le sol.

«  Why aren't you at work anyway ? Did Halden give you a day off ?  »

Elle se retourne.

«  And we're staring like a psycho again. »
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