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La balle est dans ton camp. Vise la tête } Adrian
ϟ celui qui lit ce titre est un elfe de maison. Ceci était la touche d'humour de Thor.
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Ziggy I. Fitzpatrick
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Message Posté Mer 23 Juil - 17:28.
La balle est dans ton camp. Vise la tête
Fight. Tell the truth. Or lies.


informations particulièrement pas importantes
ϟ dénomination courante des participants ▬ Adrian Lesskov & Ziggy Fitzpatrick
ϟ  étiologie du statut subjectif ▬  Privé
ϟ  datation approximative du moment exact ▬ Début septembre
ϟ  cadran lunaire appréciable ▬ Vingt-heures
ϟ  météorologie sorcièrement acceptable ▬  Temps sec et venteux
ϟ  saison saisissante et palpitante ▬ 3
ϟ  intrigue globalement intriguante ▬  jeséjamais
ϟ chatiment divin exigible ▬  Nein


Dernière édition par Ziggy I. Fitzpatrick le Jeu 24 Juil - 11:00, édité 2 fois
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Message Posté Mer 23 Juil - 17:29.
Souffle saccadé, voilà qui laisse deviner que tout se décide. Maquillé comme à la craie, tout détonne et tout me plait. Les mains sont livides vide vide vide. Le chignon est noué, les pointes roses emmêlées, la nuque blanche et tatouée à la vue des autres. Le regard se fait fuyant, parfois indiscret, toujours insistant quant il rencontre de la résistance. Pourtant lorsqu’on la voit, on sait que l’âme vacille, incertaine, cherchant à être étouffée, enveloppée, protégée loin des méandres qui l’attire. Et depuis qu’elle était à Durmstrang, le gouffre qu’elle essayait tant de fuir semblait enfin la laisser tranquille. Eloignée de ses démons et de la mort si récente de son cousin, lentement Ziggy essayait peu à peu de se reconstruire, de revivre, ne serait-ce qu’un peu, même si elle s’y prenait mal, même si elle s’écorchait l’âme et le corps au passage. Pour l’instant, le vent froid et sec semblait littéralement éroder ses idées noires et être si loin de chez elle ne lui permettait pas d’y replonger souvent. Trop de nouveaux regards qu’elle sentait se poser sur elle, s’incruster dans sa chair, dans ses pores, trop de phrases dont elle ne comprenait guère le sens, trop. Son attention était retenue par chaque chose, chaque personne qui croisait son chemin, et à chaque fois Ziggy sentait ses muscles se tendre doucement, la carcasse ne ploie plus, elle s’exhibe, fière. Mais malgré tous les efforts que l’irlandaise pouvait faire, cela ne suffisait pas, cela ne suffirait jamais. A la fin, les autres s’en allaient toujours, à la fin, la nuit tombait toujours, à la fin, elle était toujours seule avec sa putain de mélancolie qui asphyxiait ce qui lui restait d’âme. Toujours les mêmes souvenirs qui revenaient la hanter, toujours lui. Toujours là.

Mais maintenant, Ziggy prenait les devants. Elle sortait de sa torpeur, traversait les couloirs de l’université sans regarder les autres, ignorant leur regard, emmerdant sa parano et voulant juste retrouver le vent qui lui fouettait le visage. A chaque fois elle déambulait, crachant au ciel, des injures sur une foi qui ne la calmait plus, qui ne lui donnait plus le repos qu’elle recherchait. Alors Ziggy vacille, Ziggy cherche l’endroit. Le plus souvent c’est au Tigre Vert, aujourd’hui aussi. Sa main fine tourne la poignée alors que déjà la chaleur presque suffocante du lieu vient la saisir à la gorge. Elle ne s’en plaint pas. Les quelques regards la plante sur place, mais bien vite, Ziggy se ressaissit. Elle en a rien a foutre des autres. Ils ne peuvent plus l’atteindre. Hein, pas vrai Caïn, ils ne peuvent plus m’atteindre. Le regard se fait hautain, ses lèvres sont serrées et la respiration est lente. Doucement Ziggy s’avance, s’assoit sur un coin du bar et respire enfin. Ses pupilles fixent le bois bouffé par les mites. Un doigt fin suit les sillons creusés. Elle ne sait pas combien de minutes, elle est restée comme ça, si vide, si absente. Elle ne sait pas combien de temps elle avait oublié les autres, leur présence qui l’empoisonnait autant. Je regarde le temps pressé. Et puis il y a la sensation étrange d’être transpercé, ça irrite la gorge et on serre les dents. Les pupilles bleues se lèvent, lui, il est là. Devant. A attendre la commande. Elle l’ignore. Parce que la violence qu’engendraient leurs paroles, peut être que Ziggy ne pourrait pas la supporter à ce moment précis. Mais il est trop proche, il la regarde, il fallait qu’elle attaque, question de survie. « Un whisky pur-feu, le traitre. » La voix est lancinante, presque absente, douce. Mais le regard se veut dur, glacial. Poupée qui joue à la grande, poupée qui s’amuse, poupée qui a envie qu’on la bouscule, qui a envie de crier, juste pour voir si elle pouvait encore le faire. Si elle est encore vivante. Le traitre. Elle ne veux même plus croire qu’elle l’a côtoyé, elle ne veux même plus croire qu’il l’a trahi, elle ne veux même plus croire qu’il existe.
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Message Posté Lun 11 Aoû - 14:50.

I was too young to understand,
The flowers sleeping in her hands.


Le problème avec la vérité, c'est qu'elle finit toujours par se retourner contre nous. On espère pouvoir devenir d'autres personnes, on espère pouvoir rattraper ses erreurs. Il s'était perdu dans tout ce qu'il n'était pas, il s'était perdu dans les phrases qu'il n'avait pas su dire. Il avait menti sans le savoir. Aujourd'hui, il revoyait tout ce qu'il avait pu faire, sans réaliser qu'il tuait ses amis, et qu'il détruisait ses principes. Il aurait voulu changer ça, il aurait voulu réparer toutes ses erreurs, mais il ne restait que des ruines. Il ne restait que des promesses. Il n'avait pas su faire les bons choix. Il était devenu un pantin. Il le réalisait, maintenant plus que jamais. Il réalisait qu'avec le temps, les cauchemars ne s'effaçaient jamais. Il avait prié pour une vie meilleure. Il avait prié pour l'oubli, parce que c'était tout ce qui l'avait protégé depuis le départ, et aujourd'hui, il faisait face à tout les souvenirs qu'il aurait tellement souhaité oublier. Il avait l'impression de faire face à un empire de poussière. Comme s'il était le roi, assis sur un trône couvert de poussière et de sang. Comme s'il avait gagné sa liberté en détruisant tout ce qu'il avait pu être. Il n'était rien d'autre qu'un monstre. Il n'était rien d'autre qu'un tueur. Et il savait que quoi qu'il arrive, il ne pourrait pas changer le monde. Il ne pourrait pas changer la donne. Pour lui, c'était trop tard. Pour lui, ça ne sera jamais assez. Il n'y aura que des souvenirs, il n'y aura que des promesses, et il n'y aura que des souffrances.

On pense qu'on peut changer la donne. On pense qu'on peut prendre en main son destin, et qu'on peut tout faire pour le modifier. On pense aussi que si on fait assez attention, on peut arriver au bout, et on peut sauver tout ce qu'il y a à sauver. Mais la réalité, c'est qu'au fond, on se perd, à chaque instant. On pense qu'on peut tout contrôler, alors que c'est le monde qui nous pousse à suivre sa course folle. On rêve de pouvoir, on rêve d'amour et on rêve de bonheur. On se perd dans toutes ces envies que l'on ne parvient pas vraiment à assouvir. Et au final, on comprend qu'il n'y a pas d'issues. Comme si on était condamné à vivre comme des esclaves, comme si on était condamnés à ne jamais assez aimer. À toujours un peu trop souffrir. Lui, il avait tout perdu, il n'avait que des souvenirs. Lui, il n'avait que des promesses. Son cœur s'était brisé trop de fois. Il avait tout détruit, à chaque fois. Il se rendait coupable pour tout ce qu'il n'a jamais pu sauver. Il n'était pas un héros. Et il ne voulait plus l'être. Il avait tout donné, et il avait tout perdu. Il avait parié, et comme à chaque fois, il n'avait plus rien. Il aurait aimé être quelque chose d'autre que le traître. Il aurait aimé être autre chose que le monstre. Il avait tout abandonné, peu à peu. Et quoi qu'il arrive, il restait seul, face au poids de toutes ses erreurs. Il n'était pas celui qui méritait de s'en sortir, il était celui qui avait tellement donné qu'il ne parvenait plus à réaliser ce qu'il était.

Alors il reste là, dans son bar, à chercher ce qu'il pourrait faire pour avoir le courage de se battre à nouveau. Mais il ne restait que le vide. Il ne restait qu'un cimetière bien trop rempli. Il ne restait que des corps inanimés, ensevelis sous la terre. Des personnes qui ne reverraient jamais leur famille. Des parents qui continueront à se demander à quoi aurait pu ressembler leurs enfants s'ils avaient eu la chance de grandir encore un peu. La guerre n'était pas juste. Elle n'épargnait personne, et elle ne sauvait aucune personne. Elle continuait à briser les rêves et les espoirs. Elle continuait à transformer les souvenirs en cauchemar. C'était sa seule mission. C'était la seule chose qu'elle autorisait. Il ne la voit pas arriver, au départ. Il ne réalise sa présence que lorsqu'elle commence à parler. « Un whisky pur-feu, le traître. » Il lève les yeux vers elle, et il soupire. Il commence à la servir. « Tu n'as pas changé, à ce que je vois. » Il savait ce qu'il était aux yeux de certains. Il était celui qui avait changé de camp. Il était celui qui n'avait aucune excuse. « Ziggy, ce n'était pas moi, pas vraiment, tu le sais. » Il lui tend son verre, et il la regarde dans les yeux. « J'avais perdu la mémoire et ils ont choisi de m'utiliser. »
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La balle est dans ton camp. Vise la tête } Adrian

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