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maksim&adrian ϟ without words
ϟ celui qui lit ce titre est un elfe de maison. Ceci était la touche d'humour de Thor.
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Message Posté Sam 6 Sep - 17:02.
Hello, my old heart
How have you been ? Are you still there inside my chest ?

   

   
informations particulièrement pas importantes
ϟ dénomination courante des participants ▬ maxim & adrian
   ϟ  étiologie du statut subjectif ▬  privé
   ϟ  datation approximative du moment exact ▬ milieu du mois de septembre
   ϟ  cadran lunaire appréciable ▬ début de soirée
   ϟ  météorologie sorcièrement acceptable ▬  temps nuageux
   ϟ  saison saisissante et palpitante ▬  saison 3
   ϟ  intrigue globalement intriguante ▬ intrigue 001
   ϟ chatiment divin exigible ▬  nein niark
   


Dernière édition par Adrian F. Lesskov le Sam 6 Sep - 18:49, édité 1 fois
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Message Posté Sam 6 Sep - 18:45.

So let me go
I don't wanna be your hero
I don't wanna be a big man
I just wanna fight like everyone else.



Il y a quelque chose de faux, avec les héros. On pense qu'ils sont là pour nous sauver de nos propres démons. On pense qu'ils sont là pour changer le monde et pour nous aider à retrouver ce qu'on a perdu. On pense que même lorsqu'il ne reste absolument aucun espoir, on a toujours la possibilité de les attendre. Sauf que lui, il a toujours su qu'il y avait autre chose. On lui avait donné ce rôle de héros. On lui avait donné les directives. On lui avait dit ce qu'il devait faire. Et il a tout de suite compris, que même s'il réussissait, tout ça n'était qu'un rôle qu'on lui avait donné. Tout cela n'était qu'une mascarade, celle qui semblait convenir à tout les autres. Il avait appris à définir ce qu'il était par rapport aux autres. Il avait appris à être celui qui réussissait toujours. Celui à qui on ne pouvait rien reprocher. Il avait caché ses peurs comme on cache un monstre au fond d'un placard. Il savait que quoi qu'il arrive, on ne peut pas toujours réussir à s'en sortir. On ne peut pas toujours réussir à se sauver. Parfois, on perd. Parfois, on se détruit. Et c'était ce qui lui était arrivé. Il avait appris à devenir le paradoxe le plus complexe. Celui qui parvenait à sauver les autres sans réussir à comprendre pourquoi est-ce qu'il ne pouvait pas aller mieux, lui aussi. Puis avec le temps, il a fini par obéir. Il a fini par devenir cet homme qui n'avait plus honte de ce qu'il était. Il se battait, et il gagnait toujours. C'était usant, à force, de se dire qu'il n'avait pas le droit de s'échapper, pas le droit de devenir celui qui perdait. Qui échouait à sa tâche. Il continuait à être le héros.

Jusqu'au jour où il n'a pas eu le choix. Jusqu'au jour où il a perdu sa bataille contre le monde. C'était lui, qui s'était battu pour s'en sortir. Mais c'était aussi lui qui s'était perdu au fond d'un gouffre sans fin. Il avait perdu la mémoire, et en même temps, il avait tout perdu. Qui il était, et ce pourquoi il se battait. Avec le temps, il s'était retrouvé dans un monde où il n'était plus vraiment un héros. Du moins, il l'était, dans son esprit. Il pensait agir pour les bonnes causes. Il pensait prendre les bonnes décisions. Il pensait sauver des vies et protéger la mémoire des morts. Si seulement il avait pu savoir qu'en réalité, il était en train d'écraser ce en quoi il a toujours cru. Il se détestait encore pour ça. Il avait tué sans merci. Il avait détruit, et il avait pillé. Il était devenu un monstre, en l'espace de quelques instants. Ça n'était pas des erreurs, à l'époque. C'était des choix. Et c'est ça, le plus dur. Savoir qu'il avait cru bien faire. Savoir qu'à l'époque, dans son regard ne se cachait que la sincérité. Aujourd'hui, tout ce qu'il se disait, c'est qu'il avait perdu, pour la première fois. Il avait échoué dans sa mission. Et ça, c'était le plus difficile à accepter. Comprendre qu'après tout ça, qu'après avoir espéré pouvoir s'en sortir, il n'y avait que la noirceur des abysses.

Il était dans son bar, qui n'était pas très rempli, pour l'instant. La nuit commençait à tomber sur une journée qui avait été nuageuse et pluvieuse. On aurait pu penser que la fin de la guerre changerait tout ça. Qu'après la peur, et la destruction, il y aurait quelque chose de nouveau. Ils ont tous pensés que tout finirait par changer. Que tout serait peut-être mieux. Au final, il n'y avait rien de nouveau. Il n'y avait rien de changé. Les survivants étaient toujours aussi seuls. Toujours aussi malheureux. Lui aussi, il avait perdu. Pas seulement à cause de la mort, mais aussi à cause de ce qu'il avait pu faire. Il avait trahi ses propres principes. Ses amis. Il avait trahi tout ceux qui l'entouraient. Il s'était retrouvé dans le camp adverse, à se demander pourquoi est-ce qu'il ne pouvait pas se rappeler. À se demander pourquoi est-ce qu'il se battait. Aujourd'hui, quand il voyait de vieux amis se retrouver dans son bar, il revoyait tout ce qu'il avait perdu. Il revoyait tout ce qu'il ne pouvait pas avoir. Il savait que c'était stupide. Il savait que ça n'était pas totalement de sa faute. Mais c'était la seule manière pour lui de fonctionner. Il prenait toujours ses responsabilités. Il réalisait qu'il avait perdu, depuis toujours. Il aurait aimé que tout ça soit différent pour lui. Il aurait aimé que tout puisse changer. Parce que désormais, il ne pouvait pas se retrouver dans un monde où il s'en sortirait. Il se retrouvait automatiquement face à son propre destin, face à un monde où il ne pouvait pas gagner, pas cette fois. Il finit par s'adresser à Maxim, assis face au bar. Quand il le voyait, il voyait le souvenir d'une amitié disparue. Le souvenir d'un temps où ils n'avaient pas besoin de souffrir, ni de se retrouver face à la peur. Aujourd'hui ils étaient des hommes brisés par la guerre. Il lui sert un verre. « Toujours autant porté sur la boisson, à ce que je vois. » C'était étrange, comme sensation. De se retrouver face à quelqu'un que l'on est plus vraiment sûr de connaître encore. « Tu comptes travailler ici pendant longtemps ? »

maksim&adrian ϟ without words

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