VULNERA SAMENTO FERME SES PORTES ▲
Merci à tous pour avoir pris part à cette formidable aventure.

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Your whisper in the breeze {PM}
ϟ celui qui lit ce titre est un elfe de maison. Ceci était la touche d'humour de Thor.
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Honoria P. Vanger
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: La personne qui lui a sauvé la vie en la mettant à l'abri durant un combat.
: vos relations principales ici
: un chaton surnommé snövit, trois portoloins, 2 tickets de transplanage, une potion de mort, une fiole de felix felicis, un sabre de combat supérieur, un uniforme d'escrime, une poudre d'obscurité instantanée.



Message Posté Dim 30 Nov - 12:18.
Your whisper in the breeze
The path to paradise begins in hell.


informations particulièrement pas importantes
ϟ dénomination courante des participants ▬ Dante C. Latimer & Honoria P. Vanger
ϟ  étiologie du statut subjectif ▬  Privé.
ϟ  datation approximative du moment exact ▬ 26 septembre 2057.
ϟ  cadran lunaire appréciable ▬ 19 heures
ϟ  météorologie sorcièrement acceptable ▬ Temps froid, ciel sans lune.
ϟ  saison saisissante et palpitante ▬  Saison 3
ϟ  intrigue globalement intriguante ▬  3.02
ϟ chatiment divin exigible ▬  Non merci.

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Message Posté Dim 30 Nov - 12:18.
Tu étais considérée comme une héroïne du monde sorcier, dorénavant. Du moins, c’était comme ça que les journaux te décrivaient avec tes deux compagnons d’infortune. La vérité, c’est que vous aviez eu beaucoup de chance. Les évènements auraient pu prendre une tournure beaucoup plus dramatique. Mais cette aventure t’avait permis de réaliser que tu avais vraiment changé. Il ne restait absolument plus rien de l’ancienne Honoria. Ça n’avait pas été facile de tout plaquer pour te lancer à la recherche d’Harry Potter, mais tu l’avais fait. Et quand il avait été nécessaire d’employer un sortilège impardonnable, tu n’avais pas sourcillé. Certes, il ne s’agissait pas d’un avada kedavra, mais ce serait l’étape suivante, dès que tu aurais découvert qui avait assassiné Aksel. Tu l’avais juré et tu tiendrais ta parole. Tu ne trouverais le repos que quand tu aurais vengé sa mort. Quelle que soit la personne qui soit responsable, il allait le regretter très cher et si ta quête devait te prendre plusieurs années, soit, tu étais prête à attendre. Le responsable perdrait la vie de la même façon qu’il avait tué Aksel, lâchement. Perturbée par les pensées noires qui t’assaillaient, tu avais senti le besoin de t’isoler. Tu quittas ta chambre, après avoir jeté un bref regard à tes deux colocataires. Elles semblaient comprendre quand tu avais besoin de rester seule et ne t’ennuyaient pas. Avant, cela t’aurait rendue folle, maintenant tu ne pouvais que t’en féliciter. Vous aviez tous été marqués par la guerre et quoi qu’il soit arrivé à ces deux filles, elles n’avaient pas non plus l’air de se remettre aussi bien qu’on l’aurait souhaité. Vous étiez tous dans le même cas, tous à cacher vos instincts de mort derrière des façades plus ou moins craquelées. Parfois, tu avais l’impression que tu te fissurais et que la brèche grandissait tellement qu’elle serait impossible à refermer.

Tu avais besoin d’air. Le froid glacial de Russie te fouetta le visage, te donnant l’impression étrange d’avoir les idées plus claires, le cerveau plus aiguisé que plus tôt. Tu fermas brièvement les yeux, t’abandonnant aux éléments avant de prendre le chemin du parc. La présence oppressante de l’arène au loin t’empêchait de détourner les yeux, te ramenant à la réalité. Tu n’avais toujours pas fait bon usage de tes achats de rentrée et à dire vrai, cela te semblait dater d’une décennie plus tôt. Tu ne te sentais toujours pas prête à reprendre l’escrime. Tes pas t’avaient pourtant menés jusqu’à l’arène déserte. La dernière fois que tu t’y étais trouvée, c’était pour assister au spectacle d’un crachat de feu de tout escrimeur blessé. Et si tu avais tenu à résoudre l’énigme, ce n’était pas du tout parce que tu avais envie de reprendre, mais simplement parce que tu t’étais sentie investie d’une envie de servir à quelque chose, d’une envie de justice. La notion ne voulait plus dire grand-chose aujourd’hui. Au nom de quelle justice avais-tu attaqué un de tes anciens professeurs pour obtenir des informations sur Potter ? Tu commençais de réaliser que rien n’était ni blanc, ni noir. Tout comme Pritchard avait pensé agir pour le bien de la population, tu avais aussi agi pour le plus grand bien en utilisant ce sort interdit. Après un bref regard à l’arène, tu tournas les talons, le cœur battant.

Tu avais besoin de t’entraîner. Le chemin vers la salle de danse te calma profondément et tu te sentis mieux quand tu entras, ignorant délibérément la salle d’escrime située à quelques pas. Il n’y avait personne. Cela t’arrangeait. Les ballerines russes avaient tendance à considérer toute autre danseuse comme une concurrente à abattre et tu passais tellement de temps ici depuis ces derniers mois. C’était la seule chose qui te restait, l’un des seuls moments de bonheur que tu t’autorisais à conserver. Adieu l’escrime et le piano. C’était trop lié au passé. Et pourtant, tu ne semblais pas pouvoir y échapper. Avisant un fleuret échoué sur le parquet, tu te baissas pour t’en emparer, dans l’intention de le mettre de côté pour éviter de te blesser. La faible lueur des bougies ne faisait rien pour éviter les accidents. Pourtant, ton reflet sur le grand miroir te poussa à faire une pause alors que tu observais cette étrangère en possession de cet arme auparavant favorite. Tu eus presque l’impression d’entendre le rire d’Aksel flotter dans l’air, les applaudissements de la foule après un match. Un frisson te traversa et l’arme retomba au sol dans un bruit sourd. Parfois, tu avais réellement l’impression qu’il était près de toi. L’espace d’une brève seconde, cela avait semblé réel. Peut-être étais-tu en train de devenir folle, d’avoir des visions. Peut-être que la magie noire avait déjà commencé de corrompre ton cœur et de t’imposer ses effets néfastes, de te contrôler. Tu te détournas, renonçant à la ramasser. La danse était ta façon d’exprimer ta douleur, ta façon d’oublier la réalité pour te perdre dans les pas. Tu ôtas ta cape et ton pull pour te retrouver en justaucorps, enfilant tes pointes avant de lancer la musique pour t’échauffer. Le bruit d’ouverture de la porte que tu avais laissée entrouverte, ne te fit pas redresser la tête, concentrée sur l’étirement de tes jambes. Même si tu aurais de loin préféré rester seule, tu pouvais t’attendre à ce que ta compagne prenne l’autre côté de la salle et ne t’adresse pas la parole. Comme tu te trompais sur toute la ligne...


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sadique est mon deuxième prénom.
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: recherches de liens en tout genre.
: Cadeyrn S. Turner ♣ Honoria P. Vanger ♣ Evdokiya Voïnova
: ce que vous avez sur vous en ce moment même.



Message Posté Dim 30 Nov - 15:55.
Les jours passent et se ressemblent ... J'ai beau me dire que cela fait à présent trois mois qu'elle m'a quittée et pourtant, la douleur est toujours aussi vive, présente, lacérant à chaque seconde le morceau de coeur qu'il me restait, bien accroché à sa paroi et à ces os qui auraient pu tomber en poussière comme l'avaient fait tant d'autres. Mes yeux se posent un instant sur le mur dont je suis la progression sur ma droite. Les fenêtres embrumées révèlent cependant l'espoir jaillissant d'un coucher de soleil timide qui cache son rougeoiement à mes yeux par l'apparition de nuages que j'imaginent être les mains du soleil. Cet astre divin mais aussi redoutable qui pourrait tous nous anéantir en une caresse. Ainsi ne s'offre-t-il finalement que quelques minces instants à mes yeux vides, me réchauffant par la même occasion mais dont la chaleur m'abandonne aussi rapidement alors que ma silhouette est plongée dans l'obscurité de ce couloir froid aux quelques torches apaisantes et rassurantes. Le noir, je n'en ai jamais été réellement effrayé mais qui sait dans quelles abysses mes pieds pourraient-ils glisser si je décidais d'y passer mon temps ? C'est ainsi que j'apprécie la présence de ces quelques lueurs insignifiante à côté de l'astre pour lequel je dédie quelques-unes de mes sorties.

Sortir ... Ce mot résonne amèrement dans ma bouche, heurtant mon palais aussi sèchement que les mots russes lorsqu'ils jaillissent de mon être pour parler à mes semblables. Cette notion n'a plus aucun sens, plus maintenant que je sombre petit à petit dans le pire des chaos. Pourtant, ce n'est pas la solitude qui me tient par la main, bien sûr que non. Depuis que je suis arrivé à Durmstrang, je n'ai de cesse d'être entouré par de nouvelles personnes, de nouveaux collègues, des élèves frais comme la rosée du matin que je ne tarderai pas à apprendre à connaître et qui me permettront certainement de m'évader. De sortir pour une raison. Après tout, à quoi bon rester enfermé H24 alors qu'il y a tant de choses à découvrir au sein de ce pays dont je n'ignore presque rien ? Mes études m'ont été utiles. L'apprentissage du russe comme seconde langue m'a permis de m'intéresser à l'histoire de ce pays, à l'école de sorcier au sein de laquelle je travaille maintenant, à la culture et l'économie locale qui, bien qu'intéressantes, ne me font ni chaud ni froid. Moi, ce qui me botte, c'est le sport ... Cependant, je n'arrive pas à me motiver pour mon premier amour répondant au nom de Quidditch ... Cadeyrn m'a pourtant proposé de co-diriger le club de Quidditch du coin à ses côtés et de me reprendre en main grâce à cette passion de toujours mais le chemin est long et le terrain de Quidditch est encore trop éloigné de ma chambre et de l'enceinte des murs de Durmstrang pour que je me permette d'y faire une envolée. Je songe pourtant alors à cette sensation étrange qui me saisit lorsque je quitte la terre ferme pour rejoindre les "cieux", flirter avec le vide et effleurer quelques oiseaux curieux de voir des humains les défier à leurs propres jeux. Cette sensation de liberté qui me permettrai sûrement d'ouvrir les yeux sur la réalité, de tourner la page et balayer la noirceur d'un courant d'air bien placé dans mon conduit auditif, remontant jusqu'au cerveau et atteignant finalement mes pensées sombres et obscures qui m'assaillent nuits et jours et qui me rendent dingues ... J'ai parfois l'impression d'avoir des hallucinations, un peu comme celle qui vient de se dissiper devant mes yeux prêtant à peine attention au décor qui m'entoure, fixés dans le vide droit devant moi maintenant qu'il n'y a plus rien d'intéressant à observer par la fenêtre. Une trappe à la poignée dorée m'attire alors que mon oreille se tend à la poursuite de la présence inconnu m'ayant sortie de mes réflexions quelques instants plus tôt. Je m'en approche, bande mes muscles et tire sur la poignée libérant l'accès aux sous-sols où, d'après mes bons souvenirs, s'étendent des galeries à n'en plus finir. Vers quels enfers suis-je en train de me diriger pensé-je au même instant tout en me laissant tomber dans ces galeries encore plus froides et inquiétantes. Je me souviens qu'Evdokiya m'en avait parlé mentionnant la présence de la bibliothèque et d'une fameuse salle du néant ayant suscitée mon intérêt et où je m'étais promis de me rendre lorsque j'aurais un peu de temps à perdre et envie de penser à autre chose qu'à Tatyana. Ce qui n'était évidemment pas mon but ce jour-là. J'errais tel un zombie à la recherche de réponses à mes questions ...

Mon visage retrouve sa mobilité, mon corps semble revivre alors que cette silhouette aux cheveux de feu apparait une fois de plus dans mon champs de vision, attirant mon attention avant de s'éclipser au détour d'un nouveau couloir pour finir dans une pièce dont j'entends la porte se ferme, sur ma gauche. Je grogne légèrement alors que mon cerveau m'encourage à aller à la rencontre de nouvelles personnes, de nouveaux démons et peut-être même de mes hallucinations. Je lui réponds, agacé, que s'il n'y a personne dans cette pièce et qu'il me joue un tour, je vais bientôt songer dans la folie mais il active les commandes de marche de mon corps et fait en sorte que mes pieds me mènent au pas de cette porte après avoir traversé une nouvelle galerie sans réellement faire attention où je mettais les pieds ni même au chemin que j'empruntais. Mes yeux roulent dans leur orbite et je soupire alors que ma main se soulève d'elle même pour aller à la rencontre de la poignée, s'appuyer mollement dessus et m'offrir l'entrée dans cette pièce que je n'ai que très rapidement vue lors de ma première visite de l'institut. J'avais entendu dire qu'on y stockait jadis du matériel d'escrime et peut-être même usagé mais que je pourrais certainement remettre à neuf en un coup de baguette si j'en trouvais quelques restes ... Je sens une case de mon cerveau s'agiter avec excitation à l'évocation de cette idée et je m'avance un peu plus sûr de moi au coeur de cette pièce dont le miroir suspendu au plein milieu de cette dernière me laisse pantois. Qui aurait eu l'idée de mettre un miroir aussi massif en plein milieu d'une salle dont l'intérêt principal était de danser ? Je n'y connaissais peut-être rien en danse mais j'imaginais que si je m'osais à danser un jour et qu'un miroir aussi gros que celui-ci se trouvait sur mon chemin, j'aurais pu le heurter en m'essayant à un nouvel enchainement de mouvements révolutionnaires ...

J'en fais le tour, curieux et la personne sur laquelle je tombe me laisse sans voix. Je me fige face à cette silhouette assise sur le sol qui semble être en train de lacer ses chaussons de danseuses pour ensuite s'étirer, vêtue d'un justaucorps qui lui va à merveille et aux cheveux ... Attendez ... S'agirait-il de cette mystérieuse rousse aperçue à l'enterrement ? Puis au banquet ? Puis dans les couloirs Non. Ca n'est pas possible ... Je laisse les images de ces évènements me revenir en mémoire et me frapper en pleine face avant de reprendre mes esprits et le contrôle de mes pensées et de mon corps. J'aurais eu l'air d'un idiot à la fixer ainsi pendant cinq longues minutes sans justifier ma présence en ces lieux alors qu'elle désirait peut-être tout simplement être seule. Son visage reste de marbre, concentrée sur ses mouvements aux gestes millimétrés, elle fait à peine attention à moi mais moi, je ne peux détourner le regard de cette étudiante. Mon corps se réchauffe, mes muscles retrouvent leur utilité première et je sors de ma torpeur habituelle pour retrouver une lucidité déconcertante. Mes traits se changent et retrouvent leur assurance habituelle, celle que j'arborais au quotidien lorsque j'étais encore à Poudlard et que je m'apprêtais à taquiner mes camarades. En tant que professeur, il était de mon devoir de dispenser des leçons et corriger mes élèves alors, en l'observant jouer sur ses jambes et les étirer avec une agilité déconcertante, je me permets une remarque certainement déplacée destinée à la faire sortir de sa torpeur à son tour. J'étais impatient de voir sa réaction, entendre le son de sa voix et avoir un bref aperçu de la personne mystérieuse qu'elle était et qui m'avait tant intrigué.

Si je puis me permettre, vous ne devriez pas autant étirer vos muscles jeune fille.

Leçon numéro 1 : Observer, interroger, tester.
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Honoria P. Vanger
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Message Posté Dim 30 Nov - 22:39.
Inconsciente du va et vient de cet inconnu qui venait déranger ton sanctuaire, tu te concentrais sur ta respiration, sur l’idée d’étirer tes muscles pour en tirer le meilleur parti un peu plus tard. Le regard que tu sentais sur toi glissait sans réellement t’atteindre. Il était aussi possible que ton interlocuteur se soit rendu compte que tu étais la fameuse héroïne mentionnée dans les journaux. Qui pouvait savoir ce qui leur passait par la tête ? Certainement pas toi. Tu ne le cherchais pas de toute manière. Quand le regard commença de se faire insistant, tu sentis l’ennui te gagner, mais resta déterminée à ignorer cette personne. Finalement, ta tactique sembla payer puisque tu eus l’impression qu’on te laissait tranquille. Tu n’étais pas une fille causante. Ça avait été la première réflexion de ceux qui avaient cherché à te lancer dans une conversation. Apparemment, maintenant on cherchait à te connaître parce que tu avais prouvé ta valeur. Quelle plaisanterie… La vérité, c’était que tu préférais rester éloignée des autres, que tu n’avais plus aucune barrière, ni concernant ta propre survie, ni concernant les moyens à employer pour atteindre tes objectifs. Peut-être étais-tu en train de devenir comme Pritchard. Il était possible que lui aussi, des années auparavant, ait du faire face à un deuil dont il était ressorti transformé. C’était ta façon à toi de te protéger. Si tu venais d’accepter de nouveau Anaëlle dans ta vie, ce n’était qu’en partie parce qu’il s’agirait d’une relation épistolaire et rien d’autre. Tu pouvais tricher avec les mots, enjoliver la réalité à ta guise.  

Si je puis me permettre, vous ne devriez pas autant étirer vos muscles jeune fille. Sa voix te fit tourner la tête posée sur ta jambe en équilibre sur la barre d’entraînement, tant tu étais surprise d’entendre un son masculin dans cette salle réservée d’ordinaire aux filles. Aucun garçon n’oserait s’adonner à un tel passe-temps. En apercevant un blond dont le visage t’était complètement inconnu, pendant un instant, l’envie de répliquer acerbement s’empara de toi, énervée qu’on ose te critiquer. Encore plus après ce ‘jeune fille’, prononcé d’un ton que tu estimais  condescendant. Tu ne supportais pas qu’on te traite comme une enfant. Tu avais perdu ce droit quand tu avais prit ta baguette pour défendre ta survie et tes convictions. Tu avais perdu ton innocence quand l’éclair vert de l’avada kedavra avait touché la silhouette frêle de ton petit frère. Tu papillonnas des yeux pour chasser la tristesse qui t’envahissait soudainement alors que la scène repassait dans ta tête. Si seulement…

Revenant à l’instant présent, tu repris pied et repensa à celui qui t’avait interrompue. Il n’y connaissait rien, tu en étais persuadée. Tu te demandas s’il te provoquait sciemment, dans l’intention de t’engager dans un duel peut-être ? Voilà qui ne t’aurait même pas étonné de la part d’un russe. Et puis, en réfléchissant, tu réalisas qu’il était un peu trop âgé, même pas si beaucoup plus que toi, pour être un élève ou un étudiant. Aussitôt, tes traits reprirent une apparence impassible, même si intérieurement, ton sang bouillonnait. Tu n’avais pas besoin de ça ce soir. Le trouble était inscrit sur tous les pores de son visage. Tu n’aurais su expliquer pourquoi tu aurais été prête à le jurer. Tu doutais qu’il t’ait volontairement cherchée dans tout l’Institut, mais quoi qu’il veuille, il semblait l’avoir trouvé avec toi. Quelle chanceuse tu faisais… Tu enlevas ta jambe, la laissant glisser au sol. Voilà, maintenant tu étais sur la défensive. Cependant, tant que tu ne savais pas à qui exactement tu avais à faire, plus valait agir avec prudence. Les employés de l’Institut ne prenaient pas les manques de respect à la légère. Faisant preuve de toute la politesse que tu parvenais à réunir en cet instant, tu lui répondis froidement avec un sourire légèrement ironique. Solomonia aurait été fière de toi. Je vous remercie, mais je me passerais de vos conseils en la matière. Vous ne me donnez pas l’impression d’être un danseur étoile. Non pas que c’était ta volonté non plus, mais après tant d’années, tu connaissais par cœur ce dont ton corps était capable. Tout au plus avais-tu perdu du poids à force de perdre l’appétit et ça ne changeait rien à ta souplesse. L’envie enfantine de lui prouver qu’il avait tort te traversa l’esprit pendant une seconde, mais tu étais au dessus de ça. Tu devais garder ton sang froid et cesser de t’enflammer à la moindre provocation. Tu coupas la musique d’un coup sec avant de t’envelopper dans un gilet pour ne pas prendre froid. Impossible de penser à continuer de danser maintenant. L’ignorance n’avait pas fonctionné et puisque tu avais dû lui répondre, il ne partirait plus maintenant. Il avait consciemment cherché à entamer une conversation. Plutôt une confrontation de ton point de vue, mais c’était un détail.

Tu l’observas rapidement, mais décidément, tu n’arrivais vraiment pas à replacer son visage. Tu avais un désavantage de taille ici. Tu restais la petite nouvelle en Russie et ce n’était pas ton séjour prolongé à Londres qui t’avait permis de faire connaissance avec d’autres que les quelques professeurs qui t’avaient déjà fait cours. Puis-je m'enquérir de votre identité ? Tu n’avais aucune intention de donner la tienne tant qu’il ne te retournerait pas la question. De toute manière, il y avait des chances qu’il ait déjà une idée sur ce point. La question t’arrachait les lèvres, te donnait l’impression d’être une position d’infériorité alors qu’il avait l’avantage sur toi, mais bon, vous n’alliez pas rester à vous observer du coin de l’œil pendant toute la soirée. Tu n’étais pas assez patiente pour ça. Peut-être que tu allais réussir à le faire partir de cette façon. Il était toujours possible de rêver… Tu avais vraiment besoin de te vider la tête avant de devoir retourner au dortoir à l’heure du couvre-feu, mais tu ne le supplierais pas pour qu’il te laisse tranquille.

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: ce que vous avez sur vous en ce moment même.



Message Posté Ven 5 Déc - 17:27.
L'observer. Semblable à un stalker, je me déplaçais discrètement sans quitter des yeux sa silhouette qui semblait casser au fur et à mesure des étirements dont elle gratifiait ses muscles. Cela m'aurait presque rappelé mes propres entrainements de Quidditch avec mes camarades de Serpentard il y a de cela plusieurs années ... N'allez donc pas croire que je suis vieux mais la trentaine se rapproche et ça, je ne peux le nier. Quand bien même, je ne me considère pas comme un vieillard même si, en ce moment, mon comportement se rapproche plus d'un petit vieux casanier préférant pleurer sa défunte femme qu'un robuste et dynamique professeur de Stratégie et d'Image sportive ... Et si je reprenais le sport ? N'était-ce après tout pas mon but principal en m'engageant au début de cette rentrée dans cette activité d'enseignement aux côtés de mon fidèle Cadeyrn ? Je fais la moue alors que son profil s'offre à mon regard, imperturbable. Ainsi concentrée sur ses mouvements, elle ne daigne prêter attention à l'étranger que je suis et qui prend ses aises dans cette salle étrange au miroir qui me fait de l'oeil de temps à autres, me déconcentrant partiellement de ma contemplation actuelle. Pour une raison que j'ignorais, j'avais peur qu'elle se brise à tant tenter le diable qui se serait fait un plaisir de provoquer une élongation de la cuisse et je m'apprêtais à y remédier bien qu'essayant de me convaincre que ses choix n'étaient pas mon problème et que si l'héroïne du moment que beaucoup trop d'étudiants s'attendaient à voir participer au tournoi des trois sorciers se faisait mal, cela le serait encore moins. Mais en tant que sportif et maintenant professeur de la filière Sportilèges, je pouvais bien ajouter mon grain de sel. Après tout, ne m'avait-elle pas intriguée pendant autant de temps cette fameuse Honoria à la chevelure de feu ?

J'entends ma voix s'élever et franchir le seuil de mes lèvres en même temps qu'elle et en voyant son air surpris, je le suis à mon tour. Etonnement, certains mots vinrent désagréablement racler ma gorge alors que je me réhabitue au dialecte du coin et bien que mes sourcils s'llongent de surprise un instant, je reprends vite le dessus alors que sa tête ne se mouvoie, libérant cette jambe posée en équilibre sur la barre d'entrainement que j'imaginais réservée aux danseuses et probables danseurs du coin. Alors qu'elle me dévisage, je m'imagine en train de m'essayer à mon tour à la danse classique et ... le résultat me fait doucement sourire. Mes prunelles claires cherchent les siennes, noires et vides. Un voile de tristesse masque ses pupilles éclatantes un instant et je me demande si j'ai commis un impair. En tout cas, il y avait quelque chose dans mon intervention qui l'avait faite réagir et pas en bien ... J'arque un sourcil, intrigué alors qu'elle se perd dans ses pensées. Avait-elle perdu la parole ? Lui avait-on coupé la langue ? Je ne l'espérais pas car je cherchais un adversaire ce soir, un élève assez robuste et avec assez de répartie pour jouer à mon petit jeu d'idiot sensé me sortir de ma torpeur et je l'avais choisie ... Pourquoi elle ? Encore une fois, je n'en sais rien. Depuis l'enterrement, elle ne cesse de danser dans mes pensées et j'aperçois -que ce soit réel ou non- sa silhouette s'évaporer régulièrement dans les couloirs, comme si elle essayait de me guider quelque part ... Je croise le point de chute de son regard et me perds à mon tour un court instant dans ces pensées illusoires. Je l'avais imaginée plus souriante et plus expressive et là, je me heurtais à une impassibilité déconcertante ... Après tout, à quoi m'attendais-je ? C'est d'ailleurs sa réplique qui me fait relever la tête et apercevoir son sourire ironique au coin des lèvres.

Je vous remercie, mais je me passerais de vos conseils en la matière. Vous ne me donnez pas l’impression d’être un danseur étoile.

Un rire amusé s'échappe à son tour de mes entrailles. M'entendre rire me fait une drôle d'impression mais ça n'est pas si désagréable que ça. Apparemment, j'ai bien choisi à qui parler ce soir car en plus d'avoir fait preuve de contrôle de soi, Honoria a réussi à me faire rire. J'étais même prêt à relever le défi, histoire de la faire douter un instant. Ne vous avancez pas trop vite dans vos propos mademoiselle ... Faites place. Je la chasse d'un geste pompeux de la main et agrippe une de mes mains à la barre. Imitant la position qu'elle avait prise quelques instants plutôt, je ferme les yeux, mon visage se ferme lui aussi alors que je respire profondément à l'image d'un parfait danseur étoile -enfin ça c'était l'image que je m'en faisais- laissant mon autre main s'élever gracieusement dans le vide. Je l'imagine toujours avec son sourire ironique me dévisager avec quelques doutes à l'esprit et je ne peux m'empêcher d'ouvrir un oeil pour scruter sa réaction sans même faire un seul mouvement de plus. L'air sérieux que j'aborde se brise et je retrouve l'air amusé que j'avais emprunté auparavant, laissant tomber et l'invitant à rejoindre sa barre préférée d'un geste galant. Vous avez raison, la danse classique et moi, nous ne sommes pas vraiment compatibles ... Mademoiselle ... ? Excusez-moi mais je ne connais pas votre nom. Tout le monde semblait la connaitre pourtant d'après les regards et conversations que j'avais surprises sur son passage. Serait-elle soulagée qu'enfin quelqu'un ne la reconnaisse pas ou plutôt agacée qu'on lui demande son identité ? C'était dans les premiers instants d'une rencontre et du fait des premières réactions qu'on apprenait à réellement connaitre une personne et sa réponse allait en dire bien plus que quelques arabesques et entrechats. Entre temps, elle avait renoncé et coupé la musique pour ensuite se couvrir. Maintenant que j'y prêtais attention, il était vrai qu'il ne faisait pas bien chaud dans cette pièce mais, après tout, était-il vraiment nécessaire de faire bouillir un feu d'enfer en ces lieux où les corps s'échauffaient bien vite ?

Je m'approchais d'une des épées agrémentant les alentours et la saisis entre mes mains que je trouve rocailleuses. Jadis, lorsque je pratiquais encore l'escrime, mes mains étaient affutées et douces mais au fil des ans, elles avaient été affectées par le travail administratif et la présence rêche du papier contre leur peau. J'admirais la lame émoussée et me retournait vers Honoria qui s'intéressait enfin au personnage loufoque que j'étais. Après tout, j'aurais pu être n'importe qui ici, elle ne me connaissait pas et j'aurais pu m'inventer une vie, une identité mais ... J'allais vite être découvert puisque les cours commenceraient dans peu de temps.  Puis-je m'enquérir de votre identité ? Avec un air solennellement idiot, je m'inclinais légèrement face à elle en me révélant. La curiosité est un mauvais défaut dont je suis moi-même affublé mais ... Faites-donc ! Je ne puis rester inconnu plus longtemps puisque nous serons certainement amenés à nous croiser dans les couloirs froids de cet institut ... Je m'appelle Dante Latimer mais vous pouvez m'appeler Professeur ou Monsieur ou encore Dante, faites votre choix. Si vous faites partie de la filière Sportilège, j'aurais le plaisir de tester votre habileté et votre sens aiguisé de la stratégie concernant certains sports de mon choix ... Je jouais avec la lame en même temps, la faisant légèrement vibrer dans les airs. En revanche, si ça n'est pas le cas, je vous retrouverai peut-être parmi les membres des équipes de Quidditch ou ceux d'escrime ... Dans tous les cas, vous serez certainement obligée de subir ma présence incommodante. Curieux, je quittais un instant du regard cette lame pour observer sa réaction. Allais-je la voir prochainement au sein d'un de ces domaines ? Elle seule pourrait me le dire.
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Honoria P. Vanger
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Message Posté Sam 6 Déc - 17:27.
Tu ne savais pas quoi faire de son sourire alors qu’il t’observait. Ta première impression était qu’il se moquait de toi, mais ça devait être uniquement le fait que tu sois toujours sur la défensive. Paranoïaque certains auraient dit. Les critiques avaient semblé revivre dès que ton nom avait fait son apparition dans les journaux, s’affrontant à ceux qui étaient fiers qu’une élève de l’institut soit sous les projecteurs. Une étrangère cependant, et tu n’aurais su l’oublier, de ta prononciation toujours perfectible à tes manières toujours trop françaises, rien n’était jamais à la hauteur dans cet univers fermé et machiste. Il y avait toujours deux sons de violons pour chaque chose, mais de toute façon, tu n’aurais pas pu être plus indifférente à ce qu’ils pensaient tous de toi. En poussant, tu étais même presque fière à l’idée que ce ne soit pas un de ces garçons élevé dans l’idée de devenir le prochain héros, mais toi qui était parvenue à retrouver Potter avec l’aide inestimable de Hamlet et Rosaleen. La seule personne, si tu pouvais la désigner ainsi, qui semblait encore t’importer un peu, c’était ta chouette Thérèse. C’était comme si vous aviez été faites pour vous rencontrer, elle la paria à cause de cette couleur charbon qui jurait tant avec la pureté de la neige et toi la pseudo héroïne écornée. Mais voilà que tu devenais cynique.

Ta remarque le fit rire. Cette fois c’était certain, il était en train de se moquer de toi. Le son semblait presque agressif pour toi qui étais tellement habituée au silence. Il te fit signe de t’éloigner de la barre et tu t’exécutas, dubitative. Il te donnait l’impression d’être capable de tout casser pour faire le malin. Tu croisas les bras, impassible, attendant d’avoir la preuve de ton affirmation, ce signe moqueur toujours au coin des lèvres. Il ouvrit un œil, figé et l’air totalement hors de son élément et le coin de tes lèvres frémit. En le voyant abandonner finalement, un semblant de sourire sembla vouloir faire son apparition sur ton visage. Tu maîtrisas bien vite cette réaction involontaire. A croire que sa bonne humeur était contagieuse ce qui serait bien la première fois. Vous avez raison, la danse classique et moi, nous ne sommes pas vraiment compatibles ... Mademoiselle ... ? Excusez-moi mais je ne connais pas votre nom. Tu étais étonnée, soulagée qu’il ne semble pas savoir qui tu étais. C’était une bouffée d’air frais, la possibilité de ne pas avoir à répondre à la question récurrente sur ta future participation au tournoi des trois sorciers ou à des questions sur ce qui s’était passé. C’était incroyable que ces jeunes pensent tous que tu avais encore envie de te mettre sous le feu des projecteurs et de participer à la farce de Pritchard simplement parce que vous aviez été des alliés de circonstances. Avant la guerre, tu aurais sauté sur l’occasion, mais tu ne savais que trop que cet évènement n’allait pas effacer les troubles agitant la population sorcière. Et tu préférais être dans les tribunes, prête à agir plutôt que face à des milliers d’yeux scrutant tes moindres mouvements. Je m’appelle Honoria. Cela devrait lui suffire. Un simple prénom parce que tu avais encore l’espoir idiot qu’il serait suffisamment passe partout pour ne pas éveiller ses récents souvenirs de la scène politique. A chaque fois que tu lisais la reconnaissance dans leurs yeux, tu repensais à l’air vide du professeur après que tu aies laissé l’impero. Amusant comme certaines petites choses pouvaient vous rappeler le passé. Maintenant, tu n’avais plus du tout envie de danser, mais plutôt de frapper un sac jusqu’à ce que tu ne sois plus capable de réfléchir à rien.

Mais en désespoir de cause, tu portas plutôt les yeux sur ce spécimen curieux qui avait gracié la salle de danse de sa présence. Il semblait maintenant s’intéresser aux épées, épaves témoignant du passé, mises de côté par des élèves avides d’avoir plus. Avait-il déjà croisé le fer avec quelqu’un ? La première fois que tu les avais vues en entrant ici, tu avais eu envie de les faire disparaître, mais au final, cela semblait être un témoignage approprié de ce que tu avais perdu. Préférant ne pas continuer sur ce raisonnement dangereux, tu t’intéressas à ton interlocuteur. Ce n’était pas trop tôt. À ta question, il reprit contenance et tu te retins de rouler des yeux. Nul doute que beaucoup d’élèves risquaient de chavirer pour ce gentleman de pacotille, fantasme de figure d’autorité inclue. La curiosité est un mauvais défaut dont je suis moi-même affublé mais ... Faites-donc ! Je ne puis rester inconnu plus longtemps puisque nous serons certainement amenés à nous croiser dans les couloirs froids de cet institut ... Je m'appelle Dante Latimer mais vous pouvez m'appeler Professeur ou Monsieur ou encore Dante, faites votre choix. Si vous faites partie de la filière Sportilège, j'aurais le plaisir de tester votre habileté et votre sens aiguisé de la stratégie concernant certains sports de mon choix ... Tu avais eu raison de ne pas te montrer aussi acerbe que tu l’avais voulu au départ. C’était bien un professeur, un nouveau d’après ce que tu pouvais en juger. Vous aviez au moins ça en commun. Tu haussas un sourcil surpris en l’entendant te proposer l’air de rien de l’appeler par son prénom. Il n’était pas d’ici, c’était évident. A moins qu’il se soit un véritable sadique se délectant des conséquences pour l’élève innocent qui oserait le prendre au mot. Cela ne semblait pas correspondre à l’image que tu t’étais faite depuis son arrivée. Je me contenterai de vous appeler professeur si cela ne vous dérange pas.. De toute façon, tu n’étais pas en filière sportilèges, ce serait donc l’une des seules fois où tu aurais à lui faire la conversation. C’était à la fois un soulagement et aussi légèrement décevant ? Non, sûrement pas.  

En revanche, si ça n'est pas le cas, je vous retrouverai peut-être parmi les membres des équipes de Quidditch ou ceux d'escrime ... Dans tous les cas, vous serez certainement obligée de subir ma présence incommodante. La suite de sa phrase te fit tiquer. Sa présence incommodante ? Lisait-il dans tes pensées ? Tu fus tentée de le faire remarquer, mais refreinas cette pulsion à moitié suicidaire. Il n’y avait rien d’étonnant à ce qu’il soit sportif, mais qu’il se charge du club d’escrime… Quelle était la chance ? Il ne devait jamais apprendre que tu avais un jour été une escrimeuse. Non pas que tu sois suffisamment arrogante pour penser qu’il allait tenter de te corrompre, mais tout de même, le silence était d’or et moins il en savait sur ta triste vie, mieux tu pourrais faire semblant. Lui aussi semblait endommagé, mais puisqu’il t’allait allouée cette courtoisie, tu fermerais les yeux sur sa fausse bonne humeur qui cachait des démons intérieurs importants. Chacun compensait à sa manière. Ta main trembla imperceptiblement quand tes yeux furent finalement attirés par l’épée avec laquelle il n’avait cessé de s’amuser, celle là même que tu avais échappée au sol quelques minutes plus tôt. J'ai l'honneur de pouvoir étudier dans la filière de défense magique et j’ai bien peur de préférer la danse à ces activités. . Tu te détournas de lui, incapable de lui laisser ton visage, incertaine sur le fait que tu pourrais cacher tes émotions cette fois-ci. Puisque vous semblez vouloir vous initier au ballet, il se pourrait toutefois que nous nous croisions à l’occasion. C’était une façon de t’assurer de façon détournée s’il comptait revenir ici et si oui, quelles seraient tes solutions pour l’éviter. Il semblait un peu trop curieux à ton goût et tu n’avais pas envie qu’il tente de découvrir ce que tu cachais. Maintenant tu savais que tu devrais faire attention, s’il te croisait dans la salle d’escrime, tu aurais sûrement droit à des questions auxquelles tu n’avais pas de réponses.  

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Message Posté Jeu 11 Déc - 16:21.
Je me mouvais tant tôt près de la barre, tant tôt près du miroir, je n'arrêtais pas de bouger. Savoir attirer l'attention sur soi n'était plus une pratique dont j'étais ignorant. Je savais comment ne pas me faire oublier ou perturber les personnes alentour de sorte à ce qu'elles restent près de moi. Syndrome de la solitude que je craignais ou simplement besoin de faire mon intéressant, j'aimais faire face à des têtes de mule comme celle-ci qui ne se dévoilent pas au premier regard et qui restent froides même lorsque vous vous montrez sympathique avec elles. J'avais cependant réussi à faire se dérider son visage de marbre pendant quelques infimes secondes où un sourire avait fait irruption en constatant que je n'avais aucune connaissance des gestes de base ou de la grâce empruntée à un danseur étoile. J'aurais aimé lui prouver qu'elle avait eu tort mais je ne m'y connaissais pas assez pour m'y risquer. Faire se briser ce masque et cette carapace sûrement destinée à la protéger était mon but principal pour quelques obscures raisons. Et, de façon surprenante, j'avais apprécié la voir sourire tout comme l'entendre prononcer seulement son prénom. Etait-il de nature française que de se dévoiler lentement ? Je n'en savais fichtre rien mais que c'était frustrant ! Cela me poussait même à vouloir en faire encore plus pour la pousser à bout et limite la voir se ruer sur moi pour me ruer de coups. Je haussais les épaules comme si ce prénom ne m'évoquait rien et jetais une fois de plus un regard amusé à son air que j'imaginais être agacé. Seulement, je me disais que si elle ne s'était pas encore enfuie, c'est bien parce que quelque chose la retenait ici ... Etait-ce moi ?

Je me contenterai de vous appeler professeur si cela ne vous dérange pas..
Faites donc Honoria. Préfèreriez-vous que je vous appelle "mademoiselle" ?

Usant du peu de français que je connaissais, je laissais sortir habilement d'entre mes lèvre ce "mademoiselle" parfaitement bien placé et mon talent pour les langues étrangères reprendre le dessus. Je n'avais peut-être pas été très attentif en cours de français à l'université et avait fait du russe ma langue favorite mais j'étais sûr de pouvoir tenir un semblant de conversation dans sa langue maternelle, preuve que j'essayais de l'amadouer, à ma façon. En attendant, le fait qu'elle reste sur ses gardes et qu'elle ne parvienne pas à se détendre me tapais légèrement sur les nerfs. En ce moment, j'avais tendance à m'en prendre à tout et à tous pour la moindre raison mais je venais d'arriver alors, pousser un bout le premier élève que je croisais n'était peut-être pas une bonne idée ... La lueur obscure s'agitant au coeur de mes pupilles disparue donc et laissa place à cet éternel regard jovial que j'aimais emprunter pour paraître plus "normal". Mais qu'est-ce que la normalité ? Ici où tous les élèves étaient si différents qu'ils viennent d'horizons différents, parlent des langues différentes ou étudient des choses complètement différentes, tous étaient uniques à leur façon et acceptés tels qu'ils étaient alors, à quoi bon vouloir être normal ?

J'ai l'honneur de pouvoir étudier dans la filière de défense magique et j’ai bien peur de préférer la danse à ces activités.
Au vu de votre silhouette, je vous aurais bien vu voler sur un balai au poste d'attrapeuse ... Mais ça ce n'est que parce que je voue une passion sans nom au Quidditch ... N'avez-vous jamais pensé à rejoindre l'équipe de votre niveau ?

Prenons donc cette fameuse Honoria pour exemple. Elle étudie la DMA et pourtant aurait un petit faible pour l'escrime qu'elle n'ose avouer. D'origine française, elle est également la fameuse salvatrice de tout un "peuple" et appréciée ou critiquée de tous selon les avis sur le sujet des uns ou des autres. Beaucoup aimeraient qu'elle participe au tournoi des trois sorciers mais elle ... Qu'en est-il de son avis ? J'imaginais qu'elle souhaitait plus que tout qu'on la laisse tranquille au vu de son comportement et son agacement feint. Je l'aimais bien ... cette petite. Le club de Quidditch me tenant également à coeur, je profitais de mon analyse et de mes questions emplies de curiosité pour faire la promotion de mon sport favoris. Je me permettais une nouvelle question en saisissant cet objet faisant office de décoration mais qui s'apparentait plus à une de ses faiblesses.

Dansez-vous depuis longtemps ?

Ses yeux avaient brillé comme jamais, animés d'une lueur nostalgique à la vue du sabre que je tenais entre mes mains sûres d'elles quant au maniement de cette "arme" blanche destinée à l'affrontement noble et à la tournure imprévisible de deux fleuristes s'envolant d'un bout à l'autre de la piste sur laquelle ils évoluaient dans le but de toucher l'autre de la pointe ou du tranchant de la prolongation de leur bras. J'admirais la lame en revenant de temps à autres sur l'expression confuse de la jeune élève à l'accent français. Ce fleuret ressemblait à un ancien vestige d'une fascination intemporelle pour cet art indétronable du monde moldu ayant conquis le monde sorcier à sa façon. De mémoire de vivant, je ne me souvenais jamais avoir vu un duel entre sorcier autre qu'armé d'une baguette magique ... Et dire que je prétendais à la direction du club d'escrime moi qui ne connaissais que la variante moldue ... Dans un sens, je me disais que le traditionnel déroulement d'un affrontement devait être similaire à ce que j'avais connu depuis ma plus tendre enfance mais, qui sait, parfois le monde sorcier révèle quelques surprises ! Et de toute façon, il me restait suffisamment de temps pour en prendre connaissance et rejoindre mes futurs élèves et comparses fleuristes. Je faisais glisser mon pouce droit sur la lame émoussée et esquissait un sourire. Cependant intrigué par le manque de réaction de la jeune fille, je me doutais que ses traits aient révélé une faiblesse concernant cette pratique? Curieux, je faisais jouer le fleuron dans le vide et le lui tendait alors que j'avais remarqué une de ses mains trembler nerveusement à la vision de cet instrument. Sûrement un réflexe d'un passé lointain faisant remonter bien des souvenirs à son cerveau mais aussi à ses membres qui devaient, par réflexe, s'apprêter à retomber dans cette pratique désuète.  

Ne soyez pas timide, Honoria, vos yeux vous ont trahis !

Je lui tendais le manche de l'arme, tenant la lame en parfait équilibre entre mes doigts et tâchait de ne laisser aucun de ses mouvements ou de ses réticences de côté. Quelle que soit sa réaction, je la percerai à jour. Je ne sais pas pourquoi je m'acharnais autant à vouloir la tester mais il en était ainsi alors, en éternel emmerdeur professionnel, je m'appliquais à toucher ses points faibles pour en savoir plus au sujet de cette élève bien trop calme et évasive pour qu'elle ne soit laissée de côté. Les gens compliqués et ayant des choses à cacher m'intéressaient. Non pas parce qu'ils étaient un véritable casse-tête à découvrir mais parce qu'ils étaient souvent les plus intéressants et que je souhaitais plus que tout passer ces futurs mois à venir à faire autre chose que me torturer l'esprit avec de vains souvenirs pour lesquels je ne pouvais plus rien faire ! En parlant de vains souvenirs, peut-être faudrait-il que je songe à contacter Hamlet ... Lui le preux défenseur de toujours de la cause des résistants pourrait sûrement m'éclairer un peu plus à ce sujet, me faire part de tout ce que j'avais manqué et de cette vision des choses de laquelle je m'étais détournée au profit de ce que j'imaginais être, à l'époque, le pouvoir pur et inégalable. A tort bien entendu ...

Allez-y, saisissez ce fleuret ancien et essayez de m'avoir ! Je vous préviens, je suis plutôt rapide ! Si vous me touchez et me blessez, qui sait s'il n'est pas enchanté, ne vous en faites pas, je suis vacciné contre le tétanos sorcier !

Animé d'une nouvelle force enfantine, je retroussais mes manches et lui laissais une fois de plus le choix. Allait-elle céder ou rester bornée et immobile ? Le suspens était grand et moi, j'avais perçu à travers sa silhouette de prétendue danseuse la fine duelliste qu'elle avait pu ou pourrait être.
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Honoria P. Vanger
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Message Posté Sam 13 Déc - 17:40.
Faites donc Honoria. Préfèreriez-vous que je vous appelle "mademoiselle" ? Il parlait français. Cela ne piqua que partiellement ta curiosité. Tu avais la chance de parler 5 langues, alors ce n’était pas ce petit exploit qui allait te faire craquer. Peut-être pensait-il que tu allais être impressionnée ? Tu fus tentée de lui répondre en suédois rien que pour lui faire un pied de nez, mais tu préféras te montrer magnanime. Faites comme vous le souhaitez professeur. Vous seul savez les règles que vous devez suivre dans l’enceinte de cet institut. Tu haussas les épaules, espérant qu'il allait finir par s'en aller. Sauf que non. Toujours pas. Au vu de votre silhouette, je vous aurais bien vu voler sur un balai au poste d'attrapeuse ... Mais ça ce n'est que parce que je voue une passion sans nom au Quidditch ... N'avez-vous jamais pensé à rejoindre l'équipe de votre niveau ? Tu aurais dû lui tourner le dos. Tu regrettais de ne pas l’avoir fait. Il semblait considérer que c’était une invitation à continuer la conversation. Je suppose que c’est un compliment. Pour quelqu'un comme lui du moins. Pourtant tu ne le remercias pas et quand il te demanda si tu avais pensé à faire du quidditch, tu souris presque. Ta mère ne t’aurait jamais autorisé à faire un sport pareil. Elle s’était d’ailleurs toujours catégoriquement opposée à ce que tu fasses du cheval et sans l’intervention de Teddy, tu n’aurais sûrement jamais désobéi. Pourtant, le quidditch ne t’attirait pas. tu n’avais rien contre les balais, mais tu préférais les utiliser pour te déplacer d’un point à un autre uniquement. Non jamais. J’ai tendance à éviter de m’infliger des blessures si je peux l’éviter, les sports barbares ne m’intéressent pas vraiment… Tu ne savais pas quel genre de poste il pouvait occuper, mais tu pouvais vaguement imaginer que ça ne demandait pas vraiment beaucoup de stratégie. Tu avais récolté suffisamment de petites cicatrices à cause de la guerre, certaines par l’escrime, mais rien qu’une bonne potion n’ait pu effacer. Les sortilèges des membres de la République en revanche ne disparaissaient pas d’un claquement de doigt.  

Dansez-vous depuis longtemps ? Tu n’avais pas envie de lui répondre, mais il te restait une once de respect et il restait ton supérieur. Plus tôt, répondre à ses questions n’avait pas semblé le contenter et tu te doutais que ce ne serait pas non plus le cas cette fois. Il devait aussi comprendre que tu n’étais pas une de ces greluches qui aimait parler d’elle à l’infini. Dommage que Thérèse ne soit pas avec toi, elle aurait pu l'attaquer à coup de bec jusqu'à ce qu'il comprenne que tu voulais être seule. Depuis longtemps, oui. Et il n'allait pas cesser de jouer avec ce maudit fleuret ma parole ! Ne soyez pas timide, Honoria, vos yeux vous ont trahis ! A sa remarque, tu haussas un sourcil ? A quoi s’attendait-il, que tu t’empares de la vieille lame pour l’attaquer avec ? Ce n’était pas exclu. Tu n’avais plus vraiment de notion de bien et de mal ces derniers temps… Ce qu’il prenait pour de la curiosité n’était que de dédain, de la douleur. Tu ne savais pas s’il te fallait simplement du temps ou si tu ne pourrais simplement jamais repratiquer l’escrime sans repenser à la blessure de la perte d’Aksel. Le sabre de combat que tu avais acheté n’était pas sorti de son coffret, soigneusement enterré au fin fond de ta malle. Le moment de confusion qui t’avait poussé à l’acheter l’autre fois à la boutique semblait bien loin. tu n’étais plus la rousse qui avait débuté l’escrime dans l’intention d’impression ton père, accepté de mauvaise grâce de te mettre à danser parce que c’était une activité pour filles, toi qui était souvent un vrai garçon manqué. Au contraire, c’était comme si la vie avait refermé le sac, tout secoué pour voir ce qui en sortirait cette fois. Et la nouvelle Honoria se passionnait par la danse, ne supportait plus de faire de l’escrime, ne riait plus, s’éloignait des autres et n’hésitait pas à lancer des impardonnables si nécessaire. Tu n’étais pas sûre d’aimer la nouvelle personne que tu étais devenue, mais tu n’aimais plus non plus celle que tu avais été un an plus tôt.

Allez-y, saisissez ce fleuret ancien et essayez de m'avoir ! Je vous préviens, je suis plutôt rapide ! Si vous me touchez et me blessez, qui sait s'il n'est pas enchanté, ne vous en faites pas, je suis vacciné contre le tétanos sorcier ! Tu ne savais pas pourquoi il insistait autant. C’était à croire qu’il tenait à te recruter. N’avait-il pas assez d’élèves dans son club ? Tu savais pourtant que les russes prenaient très au sérieux l’escrime, même s’il s’agissait encore d’un sport plus masculin que féminin. Plus par défi et pour lui clouer le bec, tu t’emparas du vieux fleuret d’un geste sec, te moquant de lui couper le bout des doigts au passage. Tu n’avais pas peur de cette arme, simplement des souvenirs qu’elle te renvoyait au visage. Ta mâchoire se referma alors que tu redressais les yeux vers lui d’un air légèrement méprisant. C’est amusant que vous disiez ça, j’ai récemment fait attraper un élève qui s’était amusé à ensorceler l’équipement d’escrime. Chacun des joueurs crachait du feu à chaque fois qu’il ouvrait la bouche. Tu étais en train de le menacer apparemment. C’était comme si tu n’en avais plus rien à faire. Non pas que tu prennes la grosse tête, mais tu te moquais simplement de ce que les autres pensaient de ton comportement. Tu faisais ta part, participant studieusement en classe pour montrer ton motivation, travaillant dur pour prouver qu’un jour tu pourrais faire une différence.  Non, je ne vais pas vous attaquer. Je ne suis pas d’humeur à jouer. N’êtes-vous pas attendu quelque part ? Je suis persuadée que vous trouverez quelqu’un qui aura envie de vous courser avec un sabre si vous allez dans la salle d’escrime… Maintenant voilà que tu te moquais, mais il commençait de t’irriter vraiment plus que ton taux de tolérance ne l’autorisait. Tu te demandas qui était l’enfant et l’adulte dans votre duo. Tu avais l’impression d’avoir pris vingt ans d’un coup, mais lui semblait avoir régressé. Il semblait tellement joyeux que tu te demandais s’il avait été impliqué dans le conflit. Il n’était pas difficile de remarquer ceux qui débarquaient, protégés des combats et des horreurs associées. Ils semblaient presque déplacés dans l’austérité russe.

Vous n’êtes pas d’ici, n’est ce pas ? Ce n’était même pas vraiment une question tant tu étais persuadée de ton intuition. Et ce n’était pas ton genre de te mettre à te montrer condescendante envers un adulte, mais tu parviendrais peut-être à échapper à une punition. Tu étais même prête à en supporter une tant qu’il ne te supervisait pas durant celle-ci. L’idée même que tu allais maintenant devoir l’éviter pour être sûre qu’il te laisse tranquille t’ennuyait fortement. Tu ne passais pas particulièrement inaperçue avec tes cheveux roux. Laissez-moi vous donner un conseil. Je ne sais pas si vous avez été impliqué durant la guerre, mais ici, nous avons soufferts. Et ce n’est pas en faisant comme si de rien n’était que ça ira mieux. A chaque fois que quelque chose sort de l’ordinaire, notre réflexe est de sortir notre baguette, prêt à se défendre. Chacun se reconstruit à sa façon et ce n’est pas facile quand chaque lieu rappelle une bataille ou des morts. Même maintenant alors que la paix est revenue, les gens continuent de tomber dans l’enceinte de cet institut alors pardon de ne pas se comporter de façon totalement enfantine, mais si vous voulez des fleurs et des licornes, ce n’est pas ici que vous les trouverez.   Ce n’était pas pour rien que l’institut était le bastion de la résistance. Tu repris ta respiration pour te calmer, ayant à peine réalisé que tu avais pointé le fleuret dans sa direction pour bien marteler tes mots. Tu le laissas choir au sol sans plus de ménagement avant de tourner le dos à Latimer. Si tu recevais une punition, tu l’aurais méritée, mais c’était comme si toute ta frustration de ces derniers mois avait cherché à sortir après l’avoir réprimé si violemment. Jouer la comédie avec Pritchard avait aussi porté un coup à ton impassibilité. C’était impossible d’oublier ce qu’il avait fait, même si une petite part de toi commençait d’entrevoir son point de vue. Agir pour le plus grand bien donnait un pouvoir intoxiquant et il était difficile de ne pas succomber à cette ivresse…


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Dernière édition par Honoria P. Vanger le Sam 27 Déc - 12:51, édité 1 fois
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Message Posté Sam 13 Déc - 19:32.
Faites comme vous le souhaitez professeur. Vous seul savez les règles que vous devez suivre dans l’enceinte de cet institut. En effet, elle avait raison et rien que pour agacer l'esprit tourmenté et agacé de ma présence qui lui intimait certainement de répondre avec froideur, j'étais prêt à trouver le nom qui la ferait la plus réagir. Mon petit jeu était stupide. Comme si je n'avais pas pu trouver un autre professeur, un de mes collègues, pour me prêter à ce petit affrontement ... Je me décevais moi-même parfois mais l'enjeu me semblait trop important pour laisser tomber maintenant. Alors, en observant son visage fermé, je me souvenais de ma première intervention à son égard qui avait fait se hérisser ses cheveux sur son crâne. Je réfrénais alors mon sourire carnassier d'emmerdeur de première et répliquait d'un ton amusé Vous n'avez pas tort, jeune fille ! avant de m'épancher un peu plus sur mes amours de toujours dont le Quidditch était un membre de premier choix et ma capacité à imaginer à quel poste chaque personne que je croisais excellerait. En revanche, elle, ne semblait pas réellement convaincue ni même impliquée dans cette nouvelle tentative de conversation que je lançais.  Je suppose que c’est un compliment. Il était clair et net qu'elle s'en voulait de m'avoir adressé la parole et ... J'adorais avoir cette impression. Malgré le fait que je sois un gentil garçon toujours prêt à aider mon prochain, j'avais aussi mes démons -sinon je n'aurais pas fini à Serpentard- et n'hésitais pas à emprunter les sentiers battus les plus dangereux au risque de me prendre un poing dans la face. J'adorais tester mes interlocuteurs et certains le prenaient plutôt bien tandis que d'autres ne m'en détestaient que plus ! J'imaginais qu'Honoria rejoindrait bien rapidement la seconde catégorie ... Les attrapeurs sont vifs et excellents à leurs postes, leurs décisions et rapidité peuvent changer l'issue d'un match ... Je les considère comme de très intelligents joueurs et de fins stratèges, en tout cas pour les meilleurs d'entre eux alors ... j'imagine que l'on peut considérer cela comme un compliment ... J'observais le plafond une fois de plus, amenant un index penseur au coin de mes lèvres et me perdais dans l'étalage des qualités et probables défauts que j'avais constatés chez mes compères attrapeurs et ce jusqu'à ce qu'elle ne me fasse part de son indifférence quant à ce sport et même manifester son probable "dégoût" pour cet art qu'elle venait de qualifier de "barbare" et qui m'avais fait écarquiller les yeux au maximum. Non jamais. J’ai tendance à éviter de m’infliger des blessures si je peux l’éviter, les sports barbares ne m’intéressent pas vraiment… Je levais les yeux au ciel et m'apprêtais à faire une apologie de mon sport préféré, levant les doigts à la batte qui pendait le long de la chaîne accrochée à mon cou. Connaissez-vous le lancer de ... Mademoiselle ? Et les duels magiques ? A ce que je sais, les joueurs de Quidditch ne se livrent pas à de terribles affrontements dans le simple but de heurter l'autre et remporter une victoire sur les blessures ou l'incapacité de faire face de son adversaire ... Bon certes les batteurs de mon genre ont tendance à être plutôt vigoureux mais je serais curieux de voir ce qui vous fait penser que le Quidditch est un sport barbare ... Je serais même tenté de vous faire rédiger 10 parchemins à ce sujet pour animer ma prochaine classe ... qu'en pensez-vous ? J'avais été agacé pendant quelques secondes par cette utilisation du terme "barbare" mais finalement, je trouvais son analyse bien plus intéressante et propice à la menace d'une punition qu'autre chose.

Sérieusement, Dante, tu peux pas t'en empêcher ?

La petite voix aux accents de Cadeyrn qui essayait de me guider vers le droit chemin la plupart du temps me calma et je reportai aussitôt mon attention sur la lame de mon fleuret, aiguisant mon intérêt à son sujet à la lame de sa passion que j'imaginais n'être que la seconde d'une longue liste, précédée de l'escrime comme si de rien n'était. Depuis longtemps, oui. Tu la dévisageais impoliment, attendant une suite à sa tirade qui ne vint jamais. Mademoiselle n'était donc pas une grande bavarde et tu imaginais déjà le contraste entre les pipelettes du coin passant plus de temps à vouloir séduire tout ce qui bouge et les autres filles de la trempe d'Honoria au caractère bien affirmé mais plus discrètes qui, finalement, attiraient plus l'attention que les pots de peinture ambulants. Je commençais à l'apprécier et mourrais d'envie de faire mon curieux et lui parler de l'enterrement mais je n'avais certainement pas envie de parler de Tatyana ... Ou même de penser à ce regroupement macabre en souvenir de nos proches les plus chers ... Alors, au lieu de m'étendre sur le sujet, j'avais saisi l'éclat dans ses yeux, le tremblement de sa main et les avaient tournés à mon avantage. Elle haussa un sourcil, presque indifférente à ma provocation alors que je sautillais de droite à gauche, comme si je me préparais à combattre, attendant une réaction de sa part. C’est amusant que vous disiez ça, j’ai récemment fait attraper un élève qui s’était amusé à ensorceler l’équipement d’escrime. Chacun des joueurs crachait du feu à chaque fois qu’il ouvrait la bouche. Mimant la surprise puis l'excitation, je finis par emprunter un grand sourire enfantin Merveilleux ! J'ai toujours rêvé d'être un dragon ! Dans un sens, j'espérais que les équipements et fines lames de cette pièce avaient été épargnées parce que, si je ratais mon coup, je risquerais d'en payer le prix pour les prochains jours à venir. Quoiqu'il en soit, j'étais ravi qu'elle ait finalement consenti à jouer à mon petit jeu. Je l'aurais trouvé très ennuyeuse de refuser ce petit défi alors, je n'en étais que plus ravi ! Non, je ne vais pas vous attaquer. Je ne suis pas d’humeur à jouer. N’êtes-vous pas attendu quelque part ? Je suis persuadée que vous trouverez quelqu’un qui aura envie de vous courser avec un sabre si vous allez dans la salle d’escrime… Cependant, sa nouvelle réplique me fit soupirer. Votre façon de tenir le sabre Honoria, je ne peux pas passer à côté ! Une fine fleuriste de votre genre devrait relever tous les défis qu'on lui propose et ne pas faire la fine bouche sous simple prétexte de se retrouver face à un enseignant aux airs stupides pouvant retourner sa veste et vous punir la minute d'après ... N'est-il pas ? Mon visage se muait en une expression un peu plus sérieuse alors que je me redressais après m'être légèrement incliné comme si je m'apprêtais à esquiver une de ses attaques. Savez-vous qu'un affrontement peut avoir des effets thérapeutiques ? Surtout lorsqu'il est motivé par l'agacement ... Je lui lançais quelques piques mais commençais à perdre espoir. Même si elle s'y refusait ce soir, je la retrouverai sûrement non loin d'ici ou même dans la salle d'escrime de nuit à contempler sans oser y toucher le matériel y reposant. Le masque recouvrant son visage n'était pas celui d'une jeune femme que j'imaginais avoir dix-neuf ou vingt ans et ce même si les récents évènements avaient été terribles pour grand nombre d'entre les résistants et survivants. Pour une raison que j'ignorais, je voulais l'aider et ce même si elle ne m'avait rien révélé sur elle, son passé, ce qu'elle avait vécu ou même cette tristesse lancinante que j'imaginais peser de tout son poids sur ses frêles épaules ...

Vous n’êtes pas d’ici, n’est ce pas ?
Je l'observais du coin des yeux, m'attendant à ce qu'elle change d'avis et m'attaque et fut surpris pas sa question. Réajustant le noeud de ma cravate autour de mon col et mon cou, c'était à mon tour d'arquer un sourcil interrogateur. Pardonnez-moi ? En posant cette question, plusieurs possibilités s'offraient à moi concernant son réel intérêt. Elle cherchait à m'embêter à son tour bien que je l'imaginais trop sérieuse et intelligente pour ça, elle souhaitait en savoir plus, bien que je sois sûr à cent pour cent que ce ne soit pas le cas ou alors, dernier choix, elle comptait me reprocher mon comportement déplacé et le comparer à ceux des russes de nature froide et loin d'être aussi guillerets que je ne l'étais. Laissez-moi vous donner un conseil. Je ne sais pas si vous avez été impliqué durant la guerre, mais ici, nous avons soufferts. Et ce n’est pas en faisant comme si de rien n’était que ça ira mieux. A chaque fois que quelque chose sort de l’ordinaire, notre réflexe est de sortir notre baguette, prêt à se défendre. Chacun se reconstruit à sa façon et ce n’est pas facile quand chaque lieu rappelle une bataille ou des morts. Même maintenant alors que la paix est revenue, les gens continuent de tomber dans l’enceinte de cet institut alors pardon de ne pas se comporter de façon totalement enfantine, mais si vous voulez des fleurs et des licornes, ce n’est pas ici que vous les trouverez. Piqué dans mon effort surhumain d'agir comme si de rien n'était et de fuir la réalité, j'avais saisi le fleuret qui se trouvait derrière moi en un éclair et l'avait fait glisser à quelques centimètres de sa gorge de sorte à ce qu'elle se retrouve adossée à la barre où elle comptait s'étirer et s'entraîner avant mon intervention. Mon coeur battait la chamade, la rage que je contenais difficilement en moi et que la pensée des licornes et des paillettes assainissait refaisait surface et mes yeux lui lançaient des éclairs. Vous pensez peut-être que je suis allée chevaucher des licornes et Abraxans à Beauxbâtons pendant l'affrontement Miss Vanger ? Vous pensez que votre participation et votre implication dans cette guerre vous donnent le droit de prendre de haut tous ceux qui préfèrent tourner la page ou tout du moins essayer ... Je vais maintenant vous donner un conseil ... Mes yeux ne quittaient pas les siens et mon visage qui n'exprimait rien d'autre que de la fureur vit cependant ses lèvres s'étirer en un sourire carnassier. Nous avons tous nos torts et s'il en est un pour les quelques personnes ayant encore l'espoir de vivre et sourire au monde plutôt que de s'enfermer dans leurs cocons de solitude et d'apitoiement, vous feriez mieux de respecter leurs choix. Vous savez, Honoria, lorsque je vous ai vu pour la première fois, j'étais loin de penser que vous étiez aussi condescendante. Vous êtes jeunes, vous avez le droit de vivre. Nos deuils sont peut-être encore frais mais l'avenir est certainement plus radieux que nos cimetières à la terre fraîchement retournée ... Je respecte votre choix d'être acerbe et amère voire préférer la solitude à l'hypocrisie d'une bonne partie de l'institut mais ... Ce n'est pas en restant dans cet état que vous avancerez alors ...J'en étais sûr maintenant, elle ne m'avait pas vu à l'enterrement et bien que j'ai failli vendre la mèche plusieurs fois, je décidais finalement de ne pas en parler et préférais m'écarter et laisser la rage qu'elle contenait m'attaquer alors que je l'invitais une fois de plus à la faire éclater en s'en prenant à moi. Maintenant, attaquez. Utilisez toute votre rancoeur envers les idiots de mon espèce qui sautillent lorsque le soleil brille et s'émerveillent encore lorsque la neige tombe ! EN GARDE ! J'étais devenu très sérieux et prenais la posture de mise lors d'un duel d'escrime, ne lui laissant d'autre choix que de répliquer en engageant mon fleuret en sa direction.
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Honoria P. Vanger
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♦ Nota Bene
: La personne qui lui a sauvé la vie en la mettant à l'abri durant un combat.
: vos relations principales ici
: un chaton surnommé snövit, trois portoloins, 2 tickets de transplanage, une potion de mort, une fiole de felix felicis, un sabre de combat supérieur, un uniforme d'escrime, une poudre d'obscurité instantanée.



Message Posté Dim 14 Déc - 15:22.
Et voilà qu’il recommençait à t’appeler jeune fille, comme pour te narguer. Apparemment, ton indifférence avait le meilleur des effets irritants. Tu lui lanças un sourire crispé. Quoi qu’il en soit, il restait un enseignant et tu allais faire ton possible pour rester irréprochable jusqu’à ce qu’il ne te laisse plus le choix. Peut-être que tu cherchais volontairement à le provoquer pour voir ce qu’il avait dans le ventre aussi. Puisqu’il insistait pour t’infliger sa présence désagréable, tu te sentais en droit de te pousser à partir en montrant ton véritable visage. Ce n’était pas plus mal qu’il n’ait pas la moindre idée de tout statut de célébrité de la semaine. Voilà qui aurait juré avec l’image qu’ils tentaient d’imposer de héros unis pour une même cause. Sauf que leur jeune héroïne était lentement empoisonnée par le mal, se moquait bien qu’on la haïsse. Au contraire, elle cherchait volontairement à provoquer ce type de réaction, c’était plus facile de gérer la haine que ta désolation perpétuelle. C’était la haine qui te faisait avancer depuis la mort d’Aksel, la haine et la vengeance. Si tu perdais quelques fois ces sensations, elles reprenaient rapidement place, comme une petite voix lancinante qui te poussait à agir en te moquant des conséquences. Tu avais l’impression d’avoir pris vingt ans d’un coup, culpabilité te rongeant à la moelle comme une sangsue. Mais pas à l’heure actuelle. Maintenant, c’était plutôt l’irritation qui menaçait. Tu tentas réellement de te montrer agréable, te disant qu’il allait partir si l’ignorance et le mépris ne fonctionnaient pas. Sinon que cherchait-il au juste ? Ça aussi, c’était quelque chose qui te rendait folle. Tu aimais les choses claires, l’honnêteté, un double standard que tu excluais à ta propre personne. Tu n’étais faite que de secrets et de non-dits. Stratège, c’était une qualité que tu t’attribuais. Tu étais une joueuse d’échec décente après tout. Il semblait d’avoir rapidement cerné. À moins qu’il ne cherche à t’amadouer. Tout était possible. Tu ne savais pas sur quel point danser avec lui. C’était peut-être cette inconsistance qui te poussa à te montrer honnête pour une fois. tu ne mentais pas, pour toi le quidditch était barbare. Ce n’était pas pour rien qu’il y avait des morts tous les ans. C’était prendre des risques pour rien, pour une adrénaline brève, la sensation fugace de sentir à quel point on était en vie et que tout pouvait cesser la seconde suivante. Oh, finalement, peut-être n’avait-il pas tort, peut-être devrais-tu te lancer dans ce sport, lancer ton balai à toute vitesse et tenter une feinte, sachant pertinemment que c’était la victoire ou la mort.

Comme prévu, il se vexa. Toi aussi tu commençais de savoir sur quels boutons appuyer pour l’énerver. Pourtant, il sembla chercher à te convaincre au lieu d’abandonner la partie. Il allait trouver une adversaire à sa taille car si tu étais bien une chose, c’était tenace. Tu remarquas finalement cette minuscule batte accrochée à son cou. Ton premier réflexe fut de rire. C’était tellement typique que tu ne savais pas pourquoi tu étais étonnée. Et ça en disait également long sur le genre de personnes qu’il était, acceptant de balancer des cognards pour briser le membre d’un adversaire et s’exposant aux mêmes représailles. Ton amusement fut très mal caché, encore plus quand il commença son apologie du quidditch, en oubliant d’ailleurs de t’appeler de façon condescendante jeune fille dans son énervement. Bien… Tu haussas un sourcil quand il se permit de dire que les duels étaient plus barbares. Tu avais vu la barbarie sur le champ de bataille et les gentils duels que vous pratiquiez à Durmstrang n’avaient rien à leur envier, fort heureusement. « Il suffit de regarder le nombre de morts dans cette discipline pour se faire idée. Les duels sont encadrés et les bons duellistes respectent les règles. Les joueurs de quidditch ont tendance à les contourner pour gagner. » Tu l’avais vu tant de fois, des coups déloyaux balancés dans le dos de l’arbitre. Il n’allait pas parvenir à te faire changer d’avis. « De plus, il n’y a qu’en quidditch que les joueurs restent parfois plus de 24 heures sur leur balai pour gagner un match. Ce qui démontre peut-être de la ténacité, mais aussi un certain esprit masochiste envers leur propre corps. » S’il voulait se lancer dans un combat rhétorique, cela pouvait prendre longtemps et tu n’en avais pas. Il semblait dorénavant évident qu’aucune autre ballerine n’avait décidé de venir s’entraîner ce soir. Ce n’était pas plus mal qu’elles ne soient pas témoin de cette rencontre singulière, mais elles auraient sûrement contribué à le faire fuir. À défaut, tu aurais sûrement pu pousser l’enseignant dans leurs bras. Tu étais persuadée qu’elles auraient apprécié l’attention. Je serais même tenté de vous faire rédiger 10 parchemins à ce sujet pour animer ma prochaine classe ... qu'en pensez-vous ? Pensait-il que tu allais te confondre en excuse en écoutant la menace du parchemin ? Étais-tu inconsciente de continuer à marteler ton avis en te moquant des conséquences ? Mais qu’il te les donne ces parchemins. Tu les ferais en un soir, cela t’empêcherait de refaire ce cauchemar récurrent.

Tu étais une fille têtue. Ça avait toujours été un de tes pires défauts, même si certains bien-pensants préféraient dire que tu défendais tes opinions avec conviction. « Oh, je peux vous rédiger ces parchemins. Ils feront sûrement polémique vu la section pour laquelle vous enseignez, mais ce sera un point de vue contradictoire intéressant. » Tu avais souhaité devenir médicomage en premier lieu alors il n’y avait absolument rien d’étonnant à ce que tu aies cette position très tranchée en matière de sport dangereux. Tu avais eu aussi ce sentiment concernant les duels, mais c’était avant de réaliser qu’ils n’étaient qu’une pâle copie de ce qui attendait tout élève qui sortait dans la société et faisait face aux conflits. Les duels préparaient aux combats à venir quand le quidditch ne faisait que faire prendre des risques inconsidérés, tout comme l’équitation. Tu devais reconnaître ça à ta mère, elle avait eu une position claire sur ce point. Un silence légèrement dérangeant s’installa après que tu aies répondu à sa question sur tes années de danse classique. Mais non, tu n’allais pas le combler. Tu te détournas complètement de lui après avoir aperçu le fleuret, en profitant pour détacher tes cheveux roux, ta nuque commençant de frissonner. Difficile de dire si c’était à cause du froid de cette salle inhospitalière ou de ton ressenti par rapport à ses actions. Mais tu préférais tout faire plutôt qu’admettre la raison de ton éloignement de cette discipline. Tu pouvais faire face aux conséquences quoi qu’il advienne. Tu n’avais plus rien à perdre, c’était une certitude. Tes parents auraient sans doute pensé le contraire, mais tu savais qu’ils te pensaient coupable tout au fond. Latimer commença de s’échauffer, pensant sûrement que tu allais le prendre au mot concernant sa proposition de duel. Dans cette salle de danse en tout autre lieu. Ta menace ne sembla pas porter ses fruits. Il sembla encore plus énergisé si possible après ta confession. A moins qu’il ne te croie pas. Merveilleux ! J'ai toujours rêvé d'être un dragon ! Tu roulas des yeux. Peut-être Aksel aurait-il ressemblé à ça en grandissant. Ça ressemblait bien à une phrase qu’il aurait pu prononcer. Tu pouvais voir une certaine similarité entre les deux et c’était loin de t’enchanter. Parce que tu n’aurais jamais l’opportunité de vérifier cette théorie, il ne vieillirait jamais jusqu’à atteindre la trentaine. C’était sûrement même la raison pour laquelle tu cherchais autant à la repousser. Tu clignas des yeux en ayant l’impression d’apercevoir sa silhouette. Si tu avais des visions, tu avais un problème bien plus grave que gérer cet énergumène.

Il sembla déçu que tu casses son délire, mais tu t’en moquais comme de ta première chaussette. Et d’ailleurs comment pouvait-il savoir que tu avais été escrimeuse ? Votre façon de tenir le sabre Honoria, je ne peux pas passer à côté ! Une fine fleuriste de votre genre devrait relever tous les défis qu'on lui propose et ne pas faire la fine bouche sous simple prétexte de se retrouver face à un enseignant aux airs stupides pouvant retourner sa veste et vous punir la minute d'après ... N'est-il pas ? Tu secouas la tête. Il pouvait te punir, tu n’aurais aucun scrupule à expliquer que c’était parce que tu avais refusé de croiser le fer contre lui. D’ailleurs, tu n’allais pas te priver de le dire. Pour le moment, il n’avait été que menaces et mots en l’air, mais tu n’avais pas vu beaucoup d’actions. « Vous devriez me punir immédiatement alors. Je ne pratique plus. » Le ton de ta voix contenait une finalité qui n’appelait pas à la contestation, mais ça ne serait pas suffisant. L’aveu te coûtait car c’était admettre que tu avais été un jour escrimeuse. Maintenant, il allait chercher à savoir pourquoi et c’était absolument hors de question. Tu ne savais même pas pourquoi tu n’avais pas tourné les talons puisqu’il semblait refuser de le faire. Mais tu ne supportais pas de perdre et c’est le goût que cette échappée aurait eu. Il l’aurait sûrement pris comme tel lui aussi. Énervée par cet aveu et refusant de lui laisser l’opportunité de reprendre l’avantage, tu te mis à attaquer de la meilleure façon que tu connaissais, avec les mots. il avait souhaité un duel, il l’aurait même si les modalités seraient différentes.

Il sembla surpris par ce brusque revirement de conversation et tu en fus victorieuse, ne prenant même pas la peine de faire une pause avant de continuer ta diatribe. Il allait voir ce que ça faisait de se sentir sur la brèche. Il débarquait avec ses grands principes minables sans se soucier de ce qu’il provoquait. Oh tu savais évidemment à quel point ton discours était prétentieux, sentencieux même. Toi non plus, tu n’étais pas d’ici, mais à sa différence, tu avais parfaitement ta place dans cet univers froid et désolé. C’était une promesse faite à Aksel que tu ne l’oubliais pas quoi qu’il arrive. Tu ne fléchis même pas en le voyant s’emparer d’un fleuret, ni ne frémis quand il le pointa à quelques millimètres de ta gorge. S’il souhaitait t’attaquer de colère, qu’il le fasse. Tu avais déjà eu pire. Tu l’aurais mérité. La petite voix te le souffla au creux de l’oreille. Tu avais fait du mal toi aussi. Le karma… Tu reculas, jusqu’à la barre qui stoppa ta course, ta baguette dans ta main, prête à le stupéfixer si nécessaire. Cela ferait certes mauvais genre de s’en prendre à un enseignant, mais tant pis. La rage se lisait dans ses yeux et tu sentis tes dents se retrousser en un geste bestial, bien loin de te calmer en te sentant menacée de la sorte. Attaque… Il l’a mérité…

Vous pensez peut-être que je suis allée chevaucher des licornes et Abraxans à Beauxbâtons pendant l'affrontement Miss Vanger ? Vous pensez que votre participation et votre implication dans cette guerre vous donnent le droit de prendre de haut tous ceux qui préfèrent tourner la page ou tout du moins essayer ... Je vais maintenant vous donner un conseil ... Lui te donner un conseil. De nouveau, cette envie déplacée te lui rire au nez se manifesta inopinément. Tu devais avoir des envies suicidaires pour continuer à le provoquer de la sorte, malgré ta posture. Mais c’était parce que tu savais que tu avais raison. Il ne s’était pas battu, c’était certain. Il avait peut-être perdu quelqu’un, mais c’était la culpabilité et la honte qui parlaient bien plus que l’affront causé par tes mots. « J’écoute. » Tu haussas un sourcil, attendant ses mots avec une impatience feinte. Nous avons tous nos torts et s'il en est un pour les quelques personnes ayant encore l'espoir de vivre et sourire au monde plutôt que de s'enfermer dans leurs cocons de solitude et d'apitoiement, vous feriez mieux de respecter leurs choix. Vous savez, Honoria, lorsque je vous ai vu pour la première fois, j'étais loin de penser que vous étiez aussi condescendante. Vous êtes jeune, vous avez le droit de vivre. Nos deuils sont peut-être encore frais mais l'avenir est certainement plus radieux que nos cimetières à la terre fraîchement retournée ... Je respecte votre choix d'être acerbe et amère voire préférer la solitude à l'hypocrisie d'une bonne partie de l'institut mais ... Ce n'est pas en restant dans cet état que vous avancerez alors ... Voilà tout ce qu’il avait à te dire ? Tu plissas les yeux. Tu étais complètement enragée qu’il retourne la situation et te mette en porte à faux. Ton poing se serra violemment, tes phalanges craquant sous le geste inhabituel. Tu n’avais jamais été une personne violente, mais tu étais à deux doigts de te jeter à son cou pour le mordre ou l’étouffer. Le fait qu’il soit professeur ne risquait pas d’agir en sa faveur. Oui, il avait raison sur un point, tu avais parfaitement le droit d’être amère et cassante si cela te chantait. Il s’éloigna finalement et tu te redressas de toute ta hauteur, laissant ton épaule droite se remettre en place, un son qui résonna dans le silence électrique qui n’était entrecoupé que par vos respirations saccadées. Si quelqu’un entrait en cet instant, tu te demandais ce qu’il penserait de votre situation « Et vous de respecter le mien ! Je ne vous ai pas demandé de venir ici pour m’ennuyer ! Et qui vous dit que j’ai envie d’avancer ? Qu’est ce que ça peut vous faire comment je me comporte tant que ça ne touche pas les autres ? » Le souvenir d’une conversation presque similaire avec Solo te revint en mémoire. Tu avais recommencé à changer, mais c’était avant toute cette histoire avec Potter. C’était comme si cet impardonnable avait ouvert la boite de Pandore. Le fait de savoir que ça avait été si facile de lancer ce sort, de le faire fonctionner te faisait douter de tout. Ça n’était pas la guerre qui t’avait permis de réussir. Tu avais peur que ce mal ait déjà été en toi avant ça, attendant simplement le bon moment pour se manifester.

Maintenant, attaquez. Utilisez toute votre rancoeur envers les idiots de mon espèce qui sautillent lorsque le soleil brille et s'émerveillent encore lorsque la neige tombe ! EN GARDE ! Cette fois-ci, ton rire finit par briser le silence, moqueur. Malgré tout, il continuait de s’acharner à te pousser. Tu avais l’impression d’un insecte qui se débattait pour s’échapper du piège de l’araignée qui s’apprêtait à la dévorer. Qui était l’araignée, cela restait sûrement à déterminer. Tu ne savais plus qui était le plus suicidaire de vous deux. Tu pointas ta baguette dans sa direction, incapable de penser au fait que tu allais attaquer un professeur. Il avait l’air malin avec son fleuret tout rouillé. Tu voyais rouge, le cynisme cédant place à l’envie de le réduire à néant. « Avez-vous envie de mourir ? » Ce serait un entraînement… Tu avais toujours douté être capable de lancer le sortilège de mort sur quelqu’un, mais après tout peut-être avais-tu en toi la cruauté et l’envie de blesser suffisante pour y parvenir… Ta main se resserra encore plus autour du bois de ta baguette. Ne pas fais ça… L’envie de vaincre, de dominer céda place à la confusion. Aksel ? Mais non, ce n’était pas lui. Et tu ne croyais pas à ces histoires ridicules d’ange gardien. Tu pointas ta baguette et appelas un sabre, tentant de calmer les battements furieux de ton cœur et de ne plus avoir une vision rétréci de la scène. Le sabre arriva dans ta main après quelques secondes de flottement et tu l’observas avant de t’en emparer. Tu salissais le seul souvenir d’Aksel. Tu ne pouvais pas faire ça. Tu le lanças comme un poignard dans sa direction, de toutes tes forces. Tu voulais lui faire mal.    



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Dante C. Latimer
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♦ Nota Bene
: recherches de liens en tout genre.
: Cadeyrn S. Turner ♣ Honoria P. Vanger ♣ Evdokiya Voïnova
: ce que vous avez sur vous en ce moment même.



Message Posté Dim 14 Déc - 19:22.
« Il suffit de regarder le nombre de morts dans cette discipline pour se faire idée. Les duels sont encadrés et les bons duellistes respectent les règles. Les joueurs de quidditch ont tendance à les contourner pour gagner. » Si les duels étaient si bien encadrés, il n'y aurait nul besoin de règles ni d'arbitres pour les mettre en place ... Le tournoi des trois sorciers, en revanche, est une réelle menace ... et j'ose deviner que vous ne portez pas réellement cette brillante idée du gouvernement dans votre coeur. Arquant un sourcil interrogateur bien que je n'ai pas réellement besoin d'une réponse à cette nouvelle question, ayant bien deviné son point de vue et le majeur problème auquel elle était confronté en évoquant directement la mort alors qu'en général, lorsque deux individus parlaient de Quidditch, ce thème n'était abordé qu'une fois sur quatre. Je devinais que les évènements récents avaient bel et bien eu l'impact escompté par Pritchard et, une fois de plus, je me haïssais de ne pas avoir ouvert les yeux avant et avoir osé travaillé au sein de ce ministère pourri jusqu'à la moelle. Maintenant que j'étais au sein d'une institution qui avait souffert des décisions prises par les tout puissants de ce monde, que je rencontrais des élèves et collègues qui avaient été jetés au sein d'une bataille qu'ils ne désiraient pas, contre leur gré, je m'en voulais d'avoir été du mauvais côté de la pente. Je ne me félicitais d'aucune des décisions prises et ce même si je n'avais pas réellement oeuvré en faveur d'une paix que nous retrouvions à peine. en voyant la détresse dans ses yeux, la tristesse animer la flamme rageuse brûlant en elle et les sujets qui pouvaient la toucher et qui ne devraient pas être le genre de préoccupation pour une élève de son âge, je sentais le remord pointer le bout de son nez. Voilà pourquoi je m'acharnais à la faire sortir de son mutisme, de ses gonds et me balancer en pleine face tout ce qui n'allait pas dans le monde sorcier voire même ce qui n'allait pas chez moi. Et elle aurait très bien pu me frapper en même temps que je l'aurais laissée faire. Un juste revers de médaille, voilà ce que je méritais. Une punition pour mes choix et mon aveuglement. Sans tout ça, peut-être que Tatyana serait encore parmi nous au lieu d'être ensevelie sous des tonnes de terre aux côtés des autres braves sorciers tombés à la guerre et pour lesquels je n'avais rien fait.

Bien qu'il aurait pu être aisé de jeter la première pierre à mes parents et leur éducation stricte, je ne le faisais point. A quoi bon s'en prendre à eux qui n'avaient jamais eu l'audace d'ouvrir leur esprit au monde et aux milliards de possibilités qui s'offraient à nous dans un monde d'égalité et de fraternité ? Ils n'étaient que des ignorants mauvais et conservationnistes qui tenaient à leur précieuse terre et à ce qu'ils estimaient être un monde juste sans uluberlus tels que les nés moldus ou sang-mêlés pour saper leur magie ... Cette rencontre avec l'une des héroïnes du dernier évènement m'intriguait mais me servait aussi de claque, coup de pied au cul ou toute autre expression collant au contexte que l'on pourrait trouver. Après tout, nous avions été dans deux camps différents et aujourd'hui, celui que je pensais supporter grâce à toute une idéologie ayant eu raison de moi pendant tant d'année avait perdue. Je pense ne pas être le seul à regretter et à être sincère dans mon amertume mais je me doutais que beaucoup d'autres familles refuseraient d'accepter la victoire des résistants alors que, me concernant, j'étais prêt à leur serrer la main, me confesser à eux et les soutenir. Cependant, je n'en étais pas encore prêt. Avant cela, il me faudrait accepter la réalité et passer à travers les cinq étapes du deuil. Mais avant d'accepter le deuil, il me faudrait traverser ses cinq étapes à savoir le déni, la colère, le marchandage, la dépression pour finalement ouvrir les bras à l'acceptation . Pour l'instant, et selon l'analyse d'Honoria, je vivais encore dans le déni, je refusais de penser, évoquer ou parler de l'inévitable et préférais me bercer de douces illusions pouvant me rendre bucolique et crédule ... Et dire que ce n'était que le début ...

« De plus, il n’y a qu’en quidditch que les joueurs restent parfois plus de 24 heures sur leur balai pour gagner un match. Ce qui démontre peut-être de la ténacité, mais aussi un certain esprit masochiste envers leur propre corps. » N'avez-vous jamais repoussé les limites de votre corps et de votre âme Honoria ? J'ai été élève avant vous et je peux vous assurer que les études, révisions et devoirs sont la pire des pratiques barbares qui existent en ce monde ... mais au moins, elles tiennent l'esprit occupé ! J'aimais débattre et son avis, bien que penchant du côté négatif de la balance et ayant pu m'agacer, m'intriguais plus qu'autre chose. Il était fascinant de voir à quel point les avis des uns et des autres pouvaient converger et il était encore plus intéressant d'en savoir plus sur le vécu d'un individu pour justifier ce positionnement. Seulement, je ne tenais pas à en découvrir plus que ça sur cette élève en un soir et de toute manière, elle ne me laisserait pas accéder à ses vieux démons aussi facilement contrairement à beaucoup de jeunes filles prêtes à pleurer sur les épaules de leurs professeurs et se faire rassurer. Honoria était forte ou, tout de moins, c'était l'impression qu'elle donnait en public. Chose que j'appréciais. Nous avions tous nôtre façon de réagir et de vivre et parfois, les confrontations pouvaient être explosives ... Comme la nôtre. Elle avait d'ailleurs jeté un regard amusé, peut-être moqueur en direction de ma batte et semblait décidé à ne pas changer d'avis. De toute façon, là n'était pas mon but ! J'aimais cet instant où les esprits s'échauffaient et les voix montaient pendant lesquels chacun pouvait réellement dire ce qu'il pensait sans être jugé. Bien que cela ne m'aurait pas étonné qu'elle me voit ou considère comme un véritable barbare.

« Oh, je peux vous rédiger ces parchemins. Ils feront sûrement polémique vu la section pour laquelle vous enseignez, mais ce sera un point de vue contradictoire intéressant. » Je tiquais, ma paupière tremblota légèrement alors que j'affichais un sourire à la fois jaune mais affichais une mine satisfait de sa réponse. Que pouvais-je attendre de cette forte-tête si ce n'est une provocation constante ? « Chaque point de vue est le bienvenue Mademoiselle Vanger, sachez-le, et même si je suis l'un des représentants de cette filière, j'apprécie que mes élèves aient l'esprit vif et critique. La plupart d'entre eux sont simplement des lèches-bottes qui tiennent à avoir des bonnes notes et qui se contente de suivre et répéter exactement les mêmes chose qu'ils ont étudié et appris ... » J'astiquais la lame et reprenais. « Grâce à de telles opinions, nous pourrons peut-être un jour changer le monde et même la façon de jouer et ainsi banir tout aspect "barbare" du Quidditch, qu'en pensez-vous ? » Certes, il y avait beaucoup de joueurs qui prenaient place sur le terrain pour torturer les autres et moi-même, j'ai eu mes petits moments de vengeance personnelle ou de pur acharnement contre mes adversaires mais dans le fond, l'aspect fair-play de ce sport et tactique était ce qui m'attirait le plus. Alors, j'imaginais que pour rendre sensible plus de personnes à cet art et avoir plus de monde dans les gradins lors des matchs internationaux de Quidditch, il ne fallait pas seulement écouter les amoureux de ce sport mais aussi les contestataires. En plus d'être mystérieuse, Honoria me donnait de nouvelles idées ... Je regrettais à cet instant de ne pas la compter parmi mes élèves mais me garder bien de le dire et me demandais à quelle voie elle pouvait bien s'intéresser en remplissant les rangs des élèves ayant opté pour la DMA ... Le silence s'installa malgré tout. J'avais gardé cette question dans un coin de mon esprit. Pour une raison que j'ignorais, j'avais arrêté de lui poser des questions sur sa vie privée et ses études et au vu de sa réponse sèche quant à la danse, j'estimais avoir fait le bon choix. Elle détacha ses cheveux que j'observai alors se déployer le long de ses épaules jusqu'à toucher ses omoplates. Tatyana aussi avait des longs cheveux ... ils n'étaient certes pas roux mais tu adorais l'observer les coiffer, y glisser ses doigts après qu'elle ne les ait lavés ... Clignant des yeux, je chassais de ton champs de vision l'illusion de la voir à nouveau sortant de la salle-de-bain, imitant ce geste que j'avais imaginé et reprenais au sérieux le défi que je venais de lui lancer, la gratifiant d'une phrase sortant de son contexte incluant l'un de tes rêves de gosse. D'ailleurs, en parlant de dragon, tu devrais vérifier les disponibilités pour le stage de dressage de dragons ...

« Vous devriez me punir immédiatement alors. Je ne pratique plus. »
Sa réponse avait été à double-tranchant dont l'un avait entamé ma patience. A quoi bon s'affronter avec des mots vains ... Peut-être faudrait-il passer à l'action une bonne fois pour toute non ? L'homme d'action que j'étais -bien que je sois également un fin défenseur de la rhétorique- promettais de la contraindre à le revoir en finissant cette entrevue par une convocation dans son bureau dans les jours à venir mais tu te gardais bien d'en parler pour le moment, souriant en coin à cette pensée. Après tout, les professeurs de Durmstrang n'étaient-ils pas réputés pour être stricts et prendre la moindre provocation d'un élève comme une trahison ou une entorse au règlement justifiant d'une retenue ? Dans tous les cas, tu parviendrais à connaître la raison de son abandon de l'escrime. Perdre une fine lame alors que le club d'escrime allait tout juste réouvrir n'était pas permis ! Cependant, malgré ma patience illimité, je finis par laisser la colère prendre le dessus. Rester guilleret et bon enfant allait bien pendant quelques minutes, voire quelques heures mais au bout d'un moment, je finissais par flancher et encore plus lorsqu'une élève aussi réactive qu'Honoria se trouvait devant moi. Elle voulait me bousculer ? Très bien, elle allait avoir ce qu'elle désirait. Je pris donc les devants et entama un processus d'attaque auquel elle répondit en me montrant ses dents de façon très bestiales alors que je serrais les miennes et contractais la mâchoire en la fixant de mon regard enragé. Elle ne sembla cependant pas se sentir menacée mais je tins alors que je savais très bien qu'elle avait sa baguette à la main et aurait très bien pu m'envoyer rouler à l'autre bout de la pièce si elle l'avait voulu. Je ne mesurais cependant pas mes mots et, bien que loin d'être agressif, je laissais ton ressenti jaillir. Dans un coin de ma tête, j'avais envie de lui dire qu'elle s'était mêlée d'une bataille que des adultes lâches dans ton genre auraient du gérer mais ... je ne pouvais que saluer ses exploits à elle et à ses petits camarades alors au lieu d'être critique envers sa lutte en faveur des résistants, je lui parlais de son comportement, chose qu'elle n'allait sûrement pas apprécier. Et en effet, elle plissa les yeux, tu fis de même alors que tu entendais le craquement sourd des articulations de sa main briser le silence déjà rompu par nos respirations bestiales. Un sourire inquiétant en coin des lèvres te fis la provoquer une fois de plus en chuchotant légèrement alors que tu commençais à éloigner la lame de son cou. « Vous ne comptez pas me frapper Honoria, la retenue qui en découlerait aurait raison de vous et de votre air agressif. » Elle n'en tint pas compte et me balança sa rancoeur en pleine face, abordant enfin les raisons de son agacement. « Et vous de respecter le mien ! Je ne vous ai pas demandé de venir ici pour m’ennuyer ! Et qui vous dit que j’ai envie d’avancer ? Qu’est ce que ça peut vous faire comment je me comporte tant que ça ne touche pas les autres ? » J'acquiesçais d'un signe de tête, mimant mon approbation mais répliqua aussitôt. « Jusqu'à présent je croyais que nous avions une conversation tout à fait intéressante, vous allez un peu loin avec cette histoire d'ennui ! Je suis vexé. » Amusé, employant un ton moqueur, je relâchais finalement la pression et reculais de quelques pas avant de la provoquer une fois de plus. Ma dernière tentative que je considérais déjà comme une réussite. Quant au reste de ses questions, je les avais volontairement ignorées. Je ne pouvais définitivement pas lui parler des remords que je ressentais à chaque fois que je voyais un étudiant se perdre dans les limbes du désespoir et se retrouver vieilli de vingt ans alors qu'il n'en avait à peine vingt ... Je balayais alors la fin de sa tirade d'un revers de main et me mettais en position, la prévenant que je n'allais pas attendre son approbation cette fois-ci et passais à l'attaque. J'avais besoin de me défouler maintenant ... Et son rire moqueur toucha en plein coeur ma rage qui nous fit nous retrouver face à face, nos lames se croisant bruyamment alors qu'elle acceptait finalement de reprendre l'escrime le temps de quelques minutes. Je n'avais pas sérieusement envisagé le fait qu'elle soit sérieuse en laissant un « Avez-vous envie de mourir ? » au ton tout à fait menaçant m'atteindre. J'avais haussé les sourcils et rit avant de courber l'échine. Aussi suicidaire qu'elle, m'étais lancé en sa direction alors qu'elle utilisait finalement sa baguette pour attirer un fleuret dont elle s'empara habilement. J'observais son visage animé par un regain de rage et elle parait aussi rapidement et habilement que moi. Notre affrontement venait de commencer mais j'imaginais qu'aucun de nous ne laisserait l'autre prendre le dessus ou gagner cette bataille. Je ne me considérais plus comme un professeur mais simplement comme un fleuriste animé par la seule envie de s'imposer. J'attaquais, non pas à l'aveuglette, mais précisément et appréciait sa répartie. Les lames parlaient à notre place et mes muscles retrouvaient leurs réflexes d'antan, lorsque je pratiquais encore tous les week-ends avec mon grand-père. J'esquivais une nouvelle attaque sauvage et me permettais un Vous voyez quand vous voulez ... Vos parades sont sublimes ! En grand amoureux du sport et des techniques d'autrui, je ne pouvais ne pas faire de commentaire sur sa façon de se battre bien qu'elle soit animée par les mauvaises raisons. J'avais trouvé un adversaire de taille et qu'elle que soit l'issue de ce duel, j'allais m'intéresser de plus près au cas Vanger. Je ne pouvais certes pas lui rendre l'innocence de sa jeunesse et les proches qu'elle avait perdu mais je pouvais au moins faire quelque chose pour elle ...
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Honoria P. Vanger
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♦ Nota Bene
: La personne qui lui a sauvé la vie en la mettant à l'abri durant un combat.
: vos relations principales ici
: un chaton surnommé snövit, trois portoloins, 2 tickets de transplanage, une potion de mort, une fiole de felix felicis, un sabre de combat supérieur, un uniforme d'escrime, une poudre d'obscurité instantanée.



Message Posté Sam 20 Déc - 10:45.
« N'avez-vous jamais repoussé les limites de votre corps et de votre âme Honoria ? J'ai été élève avant vous et je peux vous assurer que les études, révisions et devoirs sont la pire des pratiques barbares qui existent en ce monde ... mais au moins, elles tiennent l'esprit occupé ! » Oui, il avait peut-être raison sur ce point, mais à la différence du quidditch, les études étaient un mal nécessaire pour avoir une carrière et se former l’esprit, pour pouvoir détecter quand un sorcier commençait de devenir une menace pour tout un peuple avec ses idées. Personne ne forçait quelqu’un à monter sur un balai en revanche.  Mais continuer cette conversation ne mènerait à rien de bon. Tu camperais sur tes positions comme il campait sur les siennes. « Acceptons simplement que nous sommes en désaccord sur la question. » certes, quand tu t’étais échappée de ta chambre, tu avais souhaité te vider la tête, mais sûrement pas de cette manière. Ce qui devait être une soirée de détente en dansant s’était transformé en affrontement à peine voilé avec un total inconnu qui ne semblait pas vouloir te lâcher la jambe. Tu voyais qu’il ne s’était pas attendu à ce que tu ne sois pas effrayée par sa menace de punition. Il allait devoir trouver autre chose, parce que t’obliger à écrire ton opinion sur un sujet quelconque ne t’avait jamais posé problème. C’était plutôt pour te taire qu’il fallait agir. C’était certainement une chance pour vous deux qu’il ne t’enseigne pas, parce que tu savais d’avance que vous auriez rendu la situation impossible. « Chaque point de vue est le bienvenue Mademoiselle Vanger, sachez-le, et même si je suis l'un des représentants de cette filière, j'apprécie que mes élèves aient l'esprit vif et critique. La plupart d'entre eux sont simplement des lèches-bottes qui tiennent à avoir des bonnes notes et qui se contente de suivre et répéter exactement les mêmes chose qu'ils ont étudié et appris ... » Tu te contentas d’un hochement de tête bref. Tu en connaissais un certain nombre comme ça. Apprendre par cœur ne suffisait pas. Ce n’était pas de connaître l’existence d’un sort qui allait vous sauver la vie durant une bataille, mais avoir l’idée de l’utiliser à son avantage et s’adapter à son environnement. Vous n’étiez pas réellement préparés à affronter l’extérieur. C’était d’autant plus vrai à Beauxbâtons où la beauté et le raffinement régnaient sur tout. N’ayant pas eu confirmation qu’il exigeait bien ces parchemins, tu notifias néanmoins dans un coin de ta tête de les lui remettre d’ici la semaine prochaine. Serait-ce pris comme une déclaration de guerre ? Cela était bien possible et sûrement pas non plus la meilleure façon de t’assurer de ne plus le revoir. Tu doutais cependant qu’il ait besoin que tu lui offres une excuse s’il comptait trouver une autre occasion de t’ennuyer. « Grâce à de telles opinions, nous pourrons peut-être un jour changer le monde et même la façon de jouer et ainsi bannir tout aspect "barbare" du Quidditch, qu'en pensez-vous ? » L’idée était belle, mais de beaux discours n’y changeraient rien. Et ça ne touchait malheureusement pas qu’au quidditch. L’homme était un loup pour l’homme. Tu ne savais plus quel moldu avait eu ce propos, mais il était clair qu’il avait parfaitement cerné ses congénères. Tu étais d’accord. Penser le contraire était naïf ou fou selon. Même toi, tu avais fini par évoluer, par t’adapter à cette triste réalité. « La barbarie est inscrite en l’homme et je doute que quoi que ce soit puisse changer cela un jour. Mais j’espère qu’on me prouvera le contraire. » Tu détournas les yeux des siens et gagna du temps en te recoiffant, consciente de son regard pesant sur ta nuque.  

Le voir te proposer un duel avait été comme une validation de ce que tu savais. Et tu réalisas que ton blocage avec l’escrime ne venait plus uniquement d’Aleksei. Ce sport noble tant admiré autrefois ne te donnait le sentiment que de revoir encore et encore des affrontements. Tu ne parlais pas de ce que tu ressentais, de ce qui était arrivé. Tu ne voulais pas qu’on ait pitié de toi, qu’on te considère comme une faible gamine traumatisée par la guerre. Une part de toi l’était peut-être, mais l’autre était devenu comme ces hommes que tu critiquais. Ce Dante était comme la petite voix qui tentait de t’attirer vers le côté obscur, de te faire renier le reste de tes principes pour un motif connu de lui seul. Et tu ne savais pas comment faire pour qu’il abandonne. Tu ne comptais pas faire intervenir quelqu’un d’autre dans votre conflit, mais si la situation venait à devenir insupportable, tu n’hésiterais pas à en référer à votre responsable du club de danse. Après tout, elle n’apprécierait sûrement pas beaucoup qu’un petit étranger tente de lui piquer l’une de ses meilleures ballerines. Si ça faisait de toi une fille incapable de s’occuper seule de ses problèmes, alors tant pis. Tu n’allais pas abandonner la partie tout de suite par contre. « Vous ne comptez pas me frapper Honoria, la retenue qui en découlerait aurait raison de vous et de votre air agressif. » Sa remarque ne fit que t’amuser d’avantage. N’avais-tu pas prouvé que tu étais largement au dessus de ces petites menaces ? Tu avais affronté des dangers bien plus grands sans aucune peur pour ta propre survie. « Pensez-vous ? » Qu’est ce qu’il pouvait te faire qui soit si monstrueux hein ? Tu n’en avais rien à faire. Le parcours autodestructeur dans lequel tu envisageais de t’engager te laissait complètement de marbre. Tu savais qu’il te faudrait annihiler tous sentiments positifs pour réussir ce que tu avais juré d’accomplir. Et ce n’était pas cet homme que tu n’avais jamais vu avant ce soir qui allait te faire changer ta course. Tu continuas avec fiel de lui dire ce que tu avais sur le cœur. Cherchais-tu à la culpabiliser d’avoir provoqué cette situation qui n’aurait eu lieu d’être s’il avait accepté de te laisser l’espace nécessaire ? Peut-être que oui. Sauf que ça n’eut pas du tout l’effet escompté. Il préférait contourner l’obstacle au lieu de l’affronter de front. « Jusqu'à présent je croyais que nous avions une conversation tout à fait intéressante, vous allez un peu loin avec cette histoire d'ennui ! Je suis vexé. » Apparemment, tu t’étais fourvoyée. Ce que tu avais pris de la froideur avait apparemment été interprété bien différemment par le blond. A moins qu’il soit attiré par le mépris comme deux côtés opposés d’un aimant. Ce n’était pas ton cas, mais il semblait aveugle sur ce point.

Tu ne pus que remarquer son silence coupable face à ton bombardement de questions. Et tu souris, victorieuse. Sa façon de détourner la conversation, c’était quelque chose que tu connaissais personnellement bien. C’était ta tactique favorite dès que tu sentais que quelqu’un comptait t’interroger sur ta vie. Détourner l’attention. Tu avais tapé en plein dans le mille, c’était évident. Peut-être pensait-il savoir des choses sur toi, mais maintenant tu avais aussi une information à utiliser contre lui. Et vous n’alliez pas en rester là. Tu étais une personne rancunière, qui détestait ne pas pousser quelqu’un jusqu’à ce qu’il soit le nez dans la poussière une fois provoquée. Le pardon n’était pas envisageable, même s’il avait entretenu l’idée naïve que ce soit possible. Il finit par reculer et tu te redressas de toute ta hauteur, plus sérieuse et furieuse que jamais. Il ne te connaissait pas, ne savait pas de quoi tu étais capable. C’était ce qui tournait dans ton esprit, mais la voix courroucée qui te chantait de le punir se moquait bien qu’il ait fait cette erreur. Tant pis pour lui. Et même si tu allais forcément le regretter, parce qu’on n’attaquait pas un professeur impunément dans un tel institut, tu ne parvenais pas à te raisonner pour éviter de lui donner ce qu’il souhaitait. Il t’avait manipulée afin de te faire craquer. Quand tu aurais eu le temps de te calmer, de retracer tous les évènements qui avaient amené à cet instant précis, tu allais lui en vouloir, le haïr encore plus pour avoir osé agir de cette façon. Mais maintenant, la seule façon que tu connaissais pour te défendre, l’instinct ancestral de l’homme, était l’attaque. Sa façon pathétique de te forcer à répliquer ne faisait que te remplir de moquerie. Tu allais l’écraser, enfoncer le clou après ta dernière victoire. Pensait-il qu’il avait gagné parce que tu finissais par bouger ? Sûrement, pour cette manche, mais tu avais gagné beaucoup plus tout à l’heure sans qu’il ne le réalise. Son expression semblait être le miroir de la tienne. Tu ne lui donnas qu’un dernier avertissement avant de décider que tu n’avais pas la force de l’ignorer une fois de plus. Il ne t’avait pas prise au sérieux, riant de ta réplique. Une erreur qu’il ne ferait pas deux fois. Ta menace avait été très sérieuse, au dam les conséquences. Mais loin de reculer, Latimer sembla au contraire n’en être que plus échauffé. C’était un oui donc. L’arme qui atterrit dans ta main te donna l’étrange impression de retrouver une vieille amie après des années de séparation. Le parallèle de ta rencontre avec Anaëlle te vint à l’esprit. C’était la même chose. Doux-amer, parce que tu n’étais plus la même personne que la dernière fois où vous aviez partagé des souvenirs. Tu lanças l’attaque.

Tu t’étais douté qu’il ne devait pas être totalement ignorant de cette pratique vu qu’il avait pris en charge ce club, c’était d’ailleurs une chance pour lui. N’importe qui d’autre aurait déjà été débordé par tes attaques et tu préférais ne pas envisager ce qui se serait passé si tel avait été le cas. La vérité, c’était que tu étais presque certaine que tu n’aurais pas réussi à t’arrêter avant qu’il ne bouge plus du tout. C’était peut-être là ta solution. L’avada kedavra t’apporterait-il la paix une fois que tu aurais retrouvé l’assassin d’Aksel ? Ou bien, devrais-tu plutôt agir de façon plus moldu pour évacuer ta haine ? Quiconque tuait un enfant de quinze ans ne méritait pas la moindre mansuétude… Tu donnais toute la force possible dans tes parades, souhaitant le faire plier, énervée qu’il tienne. Pourtant, ta colère finit par passer aussi brutalement qu’elle avait fini par se manifester. « Vous voyez quand vous voulez ... Vos parades sont sublimes ! » Ce fut cette phrase entre toutes qui te remit brutalement les pieds sur terre. Ce fut comme recevoir un seau d’eau sur la tête. Tu avais l’impression d’entendre ton entraîneur. Ne resta plus alors que la lassitude. Tu reculas d’un pas, laissant la pointe du sabre glisser vers le sol. Ta respiration hachée se régula lentement, les battements de ton cœur reprenant un rythme normal alors que tu observais ton adversaire, ton ennemi, d’un œil plein de rancœur. Tu avais adoré ton frère et vous aviez même eu plusieurs points communs avant tout ça, mais maintenant c’était comme si tous ses défauts te crachaient au visage. Lui aussi faisait du quidditch, après une insistance de plusieurs années qui avait fait craquer les défenses de votre mère poule. C’était comme si tu venais de l’affronter lui et pas ce Latimer. Ton visage pâlit. Tu agissais pour toutes les mauvaises raisons du monde. Tu polluais les seuls souvenirs heureux que tu aies d’Aksel par la colère. C’était exactement ce qui t’avait peur, que ce ne soit plus comme avant. Tu avais eu raison de le craindre. C’était exactement ce qui était en train de se produire. « Non. Je ne peux pas faire ça. » Tu réalisas que tu étais en train de lui donner exactement ce qu’il avait voulu. Tu cessas immédiatement le combat, relâchant le sabre. L’arme tomba dans un bruit métallique au sol assurant la trêve. Maintenant, il allait sûrement te punir, et tu avais sur le bout de la langue la provocation visant à s’assurer qu’il le fasse s’il avait encore le moindre doute. Tu pouvais même envisager brièvement de tourner les talons et de le laisser là en plan, mais tu n’étais pas lâche. Tu croisas les bras, stupéfaite de réaliser que tu avais la chair de poule.

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♦ Nota Bene
: recherches de liens en tout genre.
: Cadeyrn S. Turner ♣ Honoria P. Vanger ♣ Evdokiya Voïnova
: ce que vous avez sur vous en ce moment même.



Message Posté Mar 23 Déc - 1:03.
Honoria pourrait clairement être une menace à l'ouverture d'esprit et l'attitude nonchalante que j'avais décidé d'adopter depuis les tragiques évènements récents. En plus de me donner l'impression d'avoir un avis tranché sur tout et être têtue en toute circonstance, elle s'avérait être dure à convaincre ... Mais loin de vouloir la convaincre -ça n'était pas mon but principal bien que j'appréciais les changements d'expressions qu'affichait son visage à mesure que sa contrariété augmentait me plaisait- je souhaitais avant tout la voir sortir de ses gonds. J'avais appris que les plus redoutables ennemis n'étaient pas ceux qui ouvraient leurs bouches pour s'exprimer et donner leur avis mais ceux qui se taisaient et n'exprimaient rien, pas même la moindre contrariété et en ce qui concerne la jeune étudiante, je ne souhaitais pas l'ajouter à mon tableau d'ennemis que j'avais accroché la veille au soir au mur de ma chambre, comme pour me rappeler que le monde n'était pas rempli seulement d'alliés mais aussi de redoutables personnages pouvant représenter un obstacle certain au déroulement de notre vie. La rousse serait un obstacle à ma fausse joie mais je l'aurais à ma façon ... « Acceptons simplement que nous sommes en désaccord sur la question. » Affichant une moue convaincue, je la laissais clore le sujet, ne m'estimant ni vainqueur, ni vaincu de ce débat qui aurait pu durer des heures. J'avais certes des arguments qui pourraient la faire plier ou elle avait certainement aussi plus d'un tour dans son sac mais l'heure n'était pas à la parlotte ... Nous étions tous deux mentalement et physiquement fatigués et n'allions pas tarder à craquer. J'apportais le point final à cette conversation en fermant mes lèvres et déglutissant silencieusement alors que je me rendais compte que ma bouche et ma gorge étaient plus sèches qu'à leur habitude. Serait-ce l'adrénaline d'un conflit vivifiant qui m'avait tant fait réagir ? Je finissais finalement par reprendre la parole, atténuant l'esprit de provocation et de surenchère qui nous avait tous deux animés quelques courts instants et admirait son point de vue, la sagesse de ses paroles et mettait en avant l'intelligence d'opinions divergentes plutôt que l'entrechoquement qu'elles auraient pu causer. Et finalement à elle de finir par une pensée philosophique qui me fis sourire, appréciant la qualité de ces termes. « La barbarie est inscrite en l’homme et je doute que quoi que ce soit puisse changer cela un jour. Mais j’espère qu’on me prouvera le contraire. » Quoiqu'il en soit, j'étais fasciné par la rousseur de ses cheveux alors qu'elle me tournait le dos pendant quelques instants en se recoiffant, savourant encore les quelques dernières paroles qu'elle venait de prononcer. Avant d'être un passionné de sport, j'étais également un amateur de la rhétorique, des grands discours et des pensées bien construites. Sa conclusion et analyse finale sur l'homme me fit à mon tour hocher la tête alors que je me grattais la nuque en même temps que j'imaginais ses cheveux venir chatouiller la sienne.

S'ensuivit une montée d'agressivité des deux côtés de la piste alors que j'empoignais énergiquement mon arme et qu'elle finissait par faire de même après de longues tentatives de perversion de ma part. J'ignorais la raison pour laquelle elle avait refusé et s'était tant opposée à croiser le fer avec moi ... Avait-elle peut du mal qu'elle pouvait me faire ou se pouvait-il qu'une autre raison bien plus sombre et intime ne l'empêche de renouer avec ce sport qu'elle avait pourtant l'air de maîtriser à merveille ? Quoiqu'il en soit, il aurait été dommage de passer à côté d'un tel duel ! J'étais peut-être légèrement rouillé, j'appréciais toujours de mettre à l'épreuve mes compétences et celles de mes élèves qu'ils fassent ou non partie de ma filière. Il serait d'ailleurs une merveilleuse idée de provoquer des élèves en duel comme le faisaient les gentleman d'un temps ancien, se giflant du revers de leur gant pour provoquer un ennemi en duel à mort ... Sauf que ce à quoi je songeais et cette vendetta que je pensais lancer dans les couloirs ne serait pas aussi dangereuse. Le directeur l'aurait certainement mal pris et j'aurais pu être renvoyé. Et puis, loin de moi l'idée de vouloir transpercé la peau de nos chers élèves ou de me voir asséner un coup fatal alors que je recherchais seulement de nouvelles recrues, un moyen pour moi d'apaiser ces douleurs latentes qui me suivaient du soir au matin. Le sport avait toujours eu un effet bénéfique sur mon corps et mon esprit et avec les épreuves auxquelles avaient fait face nos chères petites têtes brunes, rien ne vaudrait mieux qu'une thérapie de groupe ! Je notais d'ailleurs cette idée à l'encre invisible sur la paroi supérieure de mon crâne me promettant d'en parler avec Cadeyrn dès que je le verrai ... Décidément, ma vie n'était plus rien sans lui !

Amusée par mes menaces, l'étudiante ne fit qu'y répondre avec un regain de provocation qui fit sauter un des nerfs de mes épaules, me lançant cruellement et m'arrachant une grimace. « Pensez-vous ? » Le ton employé était volontairement tranchant, en tout cas assez pour me faire me révolter et vouloir la trancher en rondelle. Peut-être pas en rondelle mais réduire à néant cet esprit de tête d'Hipogriffe qu'elle arborait depuis le début de notre rencontre. J'avais tendance à fuir le conflit mais la présence et l'attitude d'Honoria me revigoraient. Elle serait d'ailleurs certainement surprise et inquiète de savoir ceci mais je gardais ça sous le coude pour lui faire peur à ma façon la prochaine fois que je la verrai ... Cependant, je doutais qu'elle soit facilement impressionnable comme l'avaient démontrées ses répliques cinglantes et son air revanchard. Quoique je dise, mes mots semblaient faire réagir l'être moqueur et haineux qui sommeillait en elle mais derrière tout cela, je me doutais qu'il y avait quelque chose d'autre. J'étais d'un naturel très curieux et la plupart du temps, j'en payais le prix puisque tout le monde n'appréciait pas d'être passé au rayon X de mes questions manquant cruellement de tact et de délicatesse. J'aimais acquérir de nouvelles connaissances, apprendre à découvrir une nouvelle personne, découvrir ses forces, ses faiblesses pour que, le jour venu, je puisse m'en servir à mon avantage et le compter comme une personne de confiance et de valeurs à mes côtés. J'estimais beaucoup mes amis et encore plus les inconnus que je croisais chaque jour ... Lorsque je frôlait du coude un être dont je ne connaissais rien, je ne pouvais m'empêcher de l'observer, d'imaginer ce qu'il lui était arrivé au cours de sa vie et qui l'avait mené à être ici en ces lieux, en ce jour bien précis ... Le hasard était bien fait et parfois, on passait à côté de grandes occasions. J'avais fait la connaissance de viles personnes au ministère britannique et rares d'entre elles avaient un bon fond. Je les reconnaissais ces pourritures puisqu'elles adoptaient le même comportement que mes parents, des lâches, dont j'avais copié les us et coutumes pendant trop de temps vivant sous leur coupe et oeil attentif qui me gardait bien de faire le moindre faux pas. D'ailleurs, alors que j'y repensais à l'instant où Honoria m'assénait un coup déconcertant qui fit trembler le bras qui maintenait fermement le fleuret, je ne les avais pas prévenus de mes plans ... Ils avaient malgré tout assez de contacts pour savoir ce que je faisais et où j'en étais rendu aujourd'hui et je ne serais même pas surpris de voir débarquer l'un d'entre eux à durmstrang pour essayer de me remettre les idées en place ... Ce serait une très mauvaise idée. Ils ignoraient encore ce que j'avais découvert. A quel point je haïssais les êtres de leur genre qui avaient soutenu le parti le plus menaçant du monde qui avait mis à mort la femme que j'aimais. L'amour et la mort avaient beau être intimement reliés, je refusais d'accepter cette perte et encore moins sachant que nous étions tous deux originellement dans deux camps différents ... Le fer de nos lames crissèrent, témoignant de leur état précaire et avancé alors que le son aurait du être pur et bref entre deux lames parfaites ... Celles-ci, émoussées, ne permettraient aucun son délicat et cette musique que j'imaginais jadis lorsque je croisais le fer avec mon grand-père me paraissait maintenant tellement loin ... Je ne pouvais me remémorer ce son familier, cette mélodie presque parfaite qui s'élevait de nos échanges violents ... Ces crissements répétés faisaient ressurgir le bruit insoutenable de l'appartement londonien que j'avais mis à sac alors que j'apprenais l'inévitable et terrible nouvelle ... Je me mordais l'intérieur des lèvres et attaquais de nouveau après avoir reculé pour finalement avancer et prendre l'avantage avant qu'elle ne fasse de même. Mes yeux se laissaient distraire par son visage qui affichait tant d'émotions contradictoires ... J'ignorais ce qui se passait dans sa tête à l'instant même où je me laissais rattraper par de vieux démons mais j'imaginais qu'il y avait autant de bordel dans son cerveau que dans le mien ... Son visage me parut à un instant serein, purement concentré et parfaitement adapté à la circonstance. Je me retenais cependant de sourire, sourire me faisait perdre mes moyens lorsque je combattais et nous n'en avions pas fini !

Le duel dura ainsi de longues minutes. Je n'aurais su dire combien de temps nous avions échangé silencieusement cette fois-ci mais je me surpris à transpirer. J'avais enlevé ma veste d'hiver à la capuche doublée de fourrure synthétique au début du duel et l'avait posée contre le miroir qui renvoyait le reflet de nos pas de "danse" si je pouvais appeler ainsi nos sauts et mouvements. J'avais toujours beaucoup aimé observer des duels d'escrime. Les duels professionnels plus que tout ! Des mouvements des fleuristes s'élevait une grâce inégalable et une précision redoutable que j'avais longuement admirée et tentée de reproduire ... Il me manquait cependant la grâce qui émanait de mon adversaire du jour. Mon grand-père m'avait dit que je me battais comme un dragon alors qu'il aurait fallu que je sois aussi agile et flexible qu'un serpent. J'imaginais alors nos corps changer en ces animaux respectifs et nos assauts être physiques et redoutables ... Le dragon l'aurait sûrement emporté par son poids et la puissance de ses assauts mais le serpent était rusé et vif. Il lui suffisait de plonger ses crocs à un endroit stratégique pour avoir raison du dragon et je prenais enfin conscience de la dangerosité émanant du regard de l'étudiante. Je savais de quoi elle était capable et qu'à fanfaronner devant elle, je risquerais d'être mordu à mort ... Sur cette pensée morbide, je m'apprêtais à attaquer mais mon assaut fut stoppé en plein vol par la pointe de la lame de son fleuret qui glissa contre le sol alors que la vitalité qui brillait dans son regard était perdue. Honoria était soudainement brisée. En à peine quelques heures, vous étiez tous deux passés d'une extrême à une autre et tu la voyais maintenant comme une étudiante normale. Ses grands airs s'étaient évaporés et il te sembla percevoir quelques tremblements émaner de ses membres alors qu'elle laissait échapper un « Non. Je ne peux pas faire ça. » à peine audible. Intrigué, tu arquas un sourcil et lâcha ton arme. Tu n'allais pas profiter du revirement de situation, j'étais trop fair-play pour ça. Son armure avait été percée à jour et elle était à présent immobile comme perdue entre deux dimensions. Tu tentas un « Honoria ? » pour attirer son attention mais elle ne sembla pas réagir. Inquiet, tu allas chercher ta veste et la glissa sur ses épaules l'invitant à s'accrocher au coude que tu lui tendais alors qu'elle croisait les doigts pour ne pas faillir et se faire mal en heurtant le sol. Calmant les battements de mon coeur à renfort de grandes respirations, j'avais laissé ma fierté de côté pour être attentif et délicat. Il me semblait que la moindre parole de travers aurait pu avoir raison d'elle et qu'elle explose pour finalement avoir raison de moi une bonne fois pour toute. Alors, au lieu de parler, tu lui laissas le choix d'accepter ton coup de pouce en l'accompagnant où elle le voudrait à l'aide de ce coude secourable. Je gardais finalement les commentaires de cette bataille pour moi et attendais patiemment jusqu'à ce qu'elle décide ou d'accepter que je la raccompagne ou qu'elle rebrousse chemin et me maudisse jusqu'à la fin de mes jours.
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Honoria P. Vanger
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♦ Nota Bene
: La personne qui lui a sauvé la vie en la mettant à l'abri durant un combat.
: vos relations principales ici
: un chaton surnommé snövit, trois portoloins, 2 tickets de transplanage, une potion de mort, une fiole de felix felicis, un sabre de combat supérieur, un uniforme d'escrime, une poudre d'obscurité instantanée.



Message Posté Lun 29 Déc - 15:07.
Tu le provoquais inlassablement, cherchant quelque chose qui restait indéfinissable et bien trop hors de portée. Que cherchais-tu à provoquer ? Tu ne savais pas non plus. Tu avais besoin de voir que tu n’étais pas la seule à prendre toute cette situation à cœur, loin des faux semblants, loin des regards hantés de tes camarades ayant aussi combattu sur le champ de bataille. Partout où tu allais, tu te demandais si le meurtrier d’Aksel était présent, s’il savait qui tu étais. C’était insoutenable de ne pas savoir. Ça te torturait l’esprit en permanence, te rendait peut-être paranoïaque. Tous ceux qui n’avaient pas été dans les rangs de la Résistance devenaient des suspects. Ton attitude portait ses fruits. Son maintien avait changé du tout au tout depuis que les hostilités avaient commencé, mais tu semblais avoir pris le dessus. Sans t’interroger sur les conséquences futures d’une telle attitude, cela te rengorgeait, te poussait à continuer jusqu’au point de rupture. Celui de qui ? Cela restait encore à déterminer. Tu réalisais bien que ta façon de repousser tous les êtres humains qui t’approchait ne pouvait pas tenir à la longue. A ton grand désespoir, tu ne réussirais pas à faire carrière en ignorant ou rembarrant tous ceux qui cherchaient à engager une conversation. Ça ne voulait pas dire pour autant que tu devais apprécier et chercher à prolonger ces conversations insipides. La seule compagnie de Thérèse et de ton chaton n’allait pas pouvoir tenir sur le long terme, peu importe à quel point tu tenais à ces deux créatures. Tu ne te reconnaissais plus. Tu n’étais pas sûre d’aimer la personne que tu étais devenue depuis la guerre. Tu n’avais jamais été insolente devant des adultes, n’avais jamais cherché volontairement à provoquer les conflits. C’était à l’opposé des valeurs qu’on t’avait enseignées. Tes parents seraient sans doute atterrés de te voir agir de la sorte. Au final, tu ne valais sûrement pas mieux que ces vendus du ministère qui défendaient leur ministre auréolé de gloire.  

La violence semblait t’emplir de toute l’énergie qui t’avait manquée ces derniers temps. Tu étais incapable de penser aux conséquences de cette conduite. Tu ne parvenais pas à te sentir concernée de ton futur sort, ni de la réaction de ta directrice de filière quand elle apprendrait la conduite que tu avais eue face à un de ses collègues, après lui avoir fait une impression tout à fait correcte durant votre rencontre. Tu refusais de lâcher prise, de le laisser gagner. Toute ta frustration de la situation jaillissait contre lui alors qu’il n’était la cause de rien, si ce n’était avoir été un peu trop insistant. Il te rappelait qui tu étais seulement un an plus tôt. C’était comme si tu étais confrontée à toi-même, à Aksel avant que tout ne tourne au drame. La réalité ou les visions que tu avais parfois de ton petit frère te faisaient perdre tout contrôle. Un cri bestial sortait de tes lèvres alors que tu continuais d’attaquer, souhaitant plus que tout le faire plier. Tu étais presque étonnée que personne n’ait encore surgi dans la salle après avoir entendu la commotion que vous provoquiez, le son sourd des lames s’entrechoquant se répercutant contre les vieilles pierres de l’institut. Sûrement, quiconque passait à proximité pouvait s’interroger sur la provenance de ce son dans une salle de danse classique. Tu manquas de peu de prendre l’avantage, selon les muscles de son bras trembler. Concentrée sur les mouvements de l’adversaire, tu ne pensais à rien d’autre qu’à la victoire. Ce vieux sentiment familier qui envahissait tout ton corps du bout des doigts à la pointe de tes cheveux te rendait électrique. Finalement, même après presque un an d’arrêt, toi non plus tu n’étais pas tellement en dehors du coup. Tu parvenais à tenir tête, même si tu ployais à certains moments. Tu étais stupéfaite de découvrir que la rage te faisait égaler la puissance masculine du professeur, à moins qu’il ne soit rouillé.

Tu en vins à regretter que le sabre soit si vieux, si peu affuté, qu’il soit incapable de faire encore plus mal avant de réaliser le tournant funeste qu’avait pris ton esprit. Tu n’avais même pas l’excuse de te défendre, c’était toi qui avait attaqué la première. Évidemment, il n’avait pas été le dernier à t’encourager, mais l’idée que tu puisses franchir si facilement ce seuil était terrifiant, malgré tes projets de vengeance. Tu devenais comme eux, comme ceux que tu avais naïvement annoncé vouloir combattre. Quel avait été le vrai prix de la guerre pour toi ? Tu pris une brusque inspiration, comme si l’air venait à te manquer et que tu allais étouffer. Le sabre tomba au sol dans un vieux bruit métallique. Tu ne réagis même pas à son début d’attaque, lâchant le fleuret sans même tenter de te protéger, presque inconscient qu’il était toujours dans la même pièce que toi. Une part de ton esprit convaincue d’être la cause de tous les maux du monde espérait sans nul doute même qu’il ne s’arrête pas à temps, qu’il te touche, que le sang coule. Ça ne fut pas le cas.

C’est à peine si tu remarquas son expression perplexe à te voir passer d’une seconde à l’autre par ces deux sentiments opposés. Il devait penser que tu étais une déséquilibrée. Il n’aurait pas tort en fin de compte. La guerre t’avait pas mal abîmée, même si tu faisais semblant du contraire. Tu étais une espèce de lunatique dont l’humeur variait aussi sûrement que la météo. Les forces jetées dans la bataille t’avaient laissées tremblante et faible. Tu ne te sentais pas mieux, c’était mille fois pire, comme si la lame de ce fleuret t’avait transpercé le cœur à de multiples reprises. Mais tu refusais de t’écrouler devant témoin. Il faudrait attendre d’être seule. Toute envie de te battre t’avait quittée. Tu n’étais plus qu’une loque. Ta peau semblait soudainement glacer et tu te mis à trembler comme si tu étais prise de fièvre. Tu montrais rarement ce qui t’affectait, mais tu croisas pourtant les bras pour tenter vainement de te réchauffer. C’était vain puisque cette glace qui s’emparait de tes membres n’était que l’objet de ton esprit et rien d’autre. Ton père t’avait souvent dit que le pouvoir de l’esprit supplantait tous les autres. Malheureusement, tu n’étais pas encore maîtresse de ta propre tête. « Honoria ? » Tu l’entendis à peine t’appeler, enfermée dans tes propres tourments. La fureur d’être vue en position de faiblesse bataillait violemment contre l’envie de se laisser tomber à terre, recroquevillée pour pleurer sans jamais t’arrêter. Tu avais pensé passer ce cap durant l’été, mais apparemment, ça n’avait été qu’un leurre. Tu n’allais pas bien. Il avait fallu cet anglais pour briser la façade que tu présentais au monde, pour briser les maigres illusions auxquelles tu t’accrochais. Tu le haïssais pour ça. Tu avais tenté de garder la tête au dessus des vagues et tu avais réussi jusqu’à ce soir. Tu avais dû te montrer particulièrement cruelle dans une autre vie pour le payer autant dans celle-ci. Il n’aurait plus manqué qu’un autre inconnu débarque dans la salle pour que l’horreur soit complète. Si Latimer n’avait pas su qui tu étais, d’autres ne seraient certainement pas aussi ignorants.

« Vous devriez partir. » Ou toi tu devrais. Si ce n’était l’inquiétude que tes jambes ne te supportent pas jusqu’à ta chambre, tu aurais déjà quitté la pièce depuis longtemps. Tu n’aimais pas te montrer faible et s’il lui prenait l’envie de t’aider, de te prendre en pitié, tu ne le supporterais pas. La haine et la violence valaient bien mieux. L’idée même que tu étais supposée rentrer retrouver tes colocataires, incapable de te laisser aller sans qu’elles n’en soient témoin te dissuadait de reprendre le chemin de l’université. Mais où aller ? Tu avais pensé que la proximité forcée d’autres être humains te serait bénéfique, t’empêcherait d’avoir des idées noires et de sombrer dans la cruauté, mais cela t’empêchait aussi de dévoiler des émotions qui ne demandaient qu’à sortir. Tu avais tenu trois mois, c’était déjà quelque chose. C’était si facile d’oublier qu’en réprimant ses émotions, elles finissaient par exploser au centuple quand on n’était plus capable de se contrôler. Le contact fugace d’un tissu sur tes épaules passa la barrière trouble de tes pensées et tu réalisas finalement qu’il était toujours là, même s’il n’avait rient dit. Un russe aurait assurément rit, se serait gaussé de te voir dans cette position d’infériorité après avoir été aussi méchante plus tôt, mais pas lui. Si tu avais encore eu le moindre petit doute qu’il n’appartenait pas à cet univers, il venait définitivement de disparaitre. Son geste de compassion te remplissait de tristesse. Si la situation avait été inversée, tu n’aurais sûrement pas agi de la même manière. Tu clignas des yeux, prenant conscience de son bras tendu vers toi comme une ligne de survie. Lui aussi devait avoir compris que tu tenais encore debout par la grâce de Merlin. Tu n’étais pas certaine de mériter tant d’égards. De plus, tu étais une personne rancunière et tu n’oubliais pas qu’il était à moitié fautif de la situation. Tes yeux se posèrent sur son coude, hésitation visible sur les traits de ton visage. Accepter venait à reconnaître que tu étais plus faible que lui. Peu importait à quel point tu étais sur le point de céder, ta fierté de Vanger l’emporterait toujours. « Je n’ai pas besoin de votre aide. » Tu ne comptais pas le remercier de son geste, même son ta voix manquait de son mordant habituel pour repousser son geste. Tu ne plierais jamais, plus jamais. Tu n’étais plus habituée à être touchée par quiconque. Thérèse et ton chaton Shadow ne comptaient pas. Ton premier contact humain ne serait pas avec un ennemi. Tu étais peut-être à terre, mais tu allais te relever à la seule force de tes deux bras.

Inspirant calmement, tu sentis ton sang froid reprendre le dessus. Tu avais toujours l’impression d’être frigorifiée, mais cela passerait. Il fallait que tu te calmes avant de reprendre le chemin de l’université. Tu ne savais pas l’heure qu’il pouvait bien être, son arrivée semblait remonter à plusieurs heures déjà, mais cela serait étonnant. L’énervement avait simplement modifié ta perception du temps. Tu ne savais pas ce qui allait se passer maintenant. Tu ne voulais pas laisser l’impression que tu étais une demoiselle en détresse à secourir. Tu n’avais besoin de personne. Tu attendais la sentence qui allait tomber aussi sûrement que le soleil s’était couché.

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